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Ô mon ami Pierrot

mon ami Pierrot
Ô mon ami Pierrot Par RollandJr St-Gelais Photo par Marc Bergmann Source : https://www.deviantart.com/marcbergmann/art/very-tender-touches-848604333

Ô mon ami Pierrot

 

Dans la fraîcheur de la blanche nuit,

Je me suis, de mon envie, gaiement assouvie.

Pensant à tous ces Pierrots qui n’avaient pas de plumes,

Pour caresser la peau de leurs bien-aimées brunes.

 

Dis-moi mon bon ami Pierrot,

Oui toi, mon tendre ami si beau.

Fredonnes-tu cette chanson de la douce France,

Car c’est le cas pour moi quand je bouge délicatement mes hanches.

 

Au clair de la lune ! Que me chantait ma mère.

Lorsque mon père parti dans les contrées étrangères,

Car il fallait bien y travailler pour ma mère et sa progéniture,

Attendu que rares sont ceux qui se contentent d’amour et d’eau pure.

 

Dis-moi mon ami Pierrot, as-tu apporté avec toi une plume?

Cette plume qui saura me satisfaire jusqu’à la levée de cette brume.

Prête-moi ta plume jusqu’à l’aurore jusqu’au petit matin,

Car il m’est tellement pénible de me servir de mes mains.

 

Que ta plume sert à autre chose qu’à écrire un mot,

Car c’est à la lueur de ma chandelle que je m’envolerai si haut,

Dans le pays imaginaire, de la luxure et du plaisir charnel,

Là où le désir de la chair brûlera d’un feu éternel.

 

Je t’ouvrirai bien ma porte mais je suis bien trop occupée,

À commettre mon humble faiblesse, ce doux véniel péché.
Dépose donc ta plume bienfaitrice sur le cadre du vitrail,
Et que Dieu agrémente mon plaisir sans représailles.

 

Par

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Notre noirceur

Notre noirceur
Notre noirceur Poème composé par RollandJr St-Gelais Photo réalisée Rick B. d’Allemagne Source : DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Notre noirceur

 

Nous sommes responsables,

Par conséquent, nous sommes coupables,

De nos choix allant du préférable jusqu’au pire,

De notre vivant jusqu’au moment où l’on expire.

 

Nous sommes frères aux milles couleurs,

Et rien en ce monde n’est plus faux que ces leurres,

Qui que l’on soit, il y en a qu’une seule qui en nous bouge.

Qui démontre jusqu’à tel point nous sommes semblables : le rouge.

 

Moi, prisonnière de ces fers,

J’illustre la haine de nos guerres,

Celles que nos esprits tourmentés ont imaginées,

Celles que nos craintes face à l’autre ont façonnées.

 

Mains et pieds enchaînés,

De nos fureurs, il faut à tout prix s’en libérer.

De nos torpeurs, souhaitons d’en être à jamais déliés.

Et de nos illusions, de nos êtres pour toujours éloignées.

 

Tout ce que l’on construit n’est qu’éphémère,

Du plus petit au plus grand navire voguant sur les mers,

Des sous-marins allant dans les profondeurs des océans,

Jusqu’aux vaisseaux lancés avec éclat dans le firmament.

 

Chaque chose est construite par la main de l’homme.

Lui seul peut ériger les murs de haine comme les ponts d’amour,

 Lui seul peut ensemencer les graines de la paix qui germeront un jour,

Que l’on soit blanc ou noir, à vrai dire nous sommes frères en somme.

 

Sous le ciel bleu béni par le temps ensoleillé,

Nous devons apprendre à s’aimer et à se respecter,

Ne laissons pas nous imposer toutes formes de haine et de peur,

Avant qu’il soit trop tard et que nous soyons enveloppés par notre noirceur.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Tu ne pourras jamais m’attacher les yeux

Tu ne peux pas attacher mes yeux
Tu ne pourras jamais m’attacher les yeux Poème par RollandJr St-Gelais Dessin par CapitaPerdu Source : https://www.deviantart.com/capitaperdu/art/You-Cant-Tie-My-Eyes-841886599

Tu ne pourras jamais m’attacher les yeux

 

Je suis consentante,

Je dirais même bien contente,

De satisfaire ce moindre désir,

Car j’y prend, comment dire, mon plaisir.

 

Te servir de jouet,

Dans ton si beau palais,

Tu m’y invitas avec un verre à la main,

Un verre qui contenait un vin au goût incertain.

 

Que j’ai accepté sans hésitation,

Pendant que jouait une douce chanson,

Au titre si invocateur : Under pressure.

J’allais y prendre mon pied j’en étais sûr.

 

À ta future esclave tu lui expliquas tout,

Alors que montait en elle un tel désir si fou,

D’être ta babiole, ta bestiole, ton objet, ta chose,

Pour dire vrai, c’est la première fois qu’une telle expérience j’ose.

 

Tu m’amenas dans ton donjon,

Tout gentiment tel un bon garçon,

Lumière tamisée dévoilait instruments divers,

Qui me firent comprendre que ton vécu ne date pas d’hier.

 

Tu me souhaitas la bienvenue dans ton lieu de supplices,

Où tu me feras découvrir avec précaution la saveur de bien des délices,

Des moments de satisfaction que je n’ai jusqu’alors jamais connu,

Pendant que tu admirais chaque parcelle de mon corps nu.

 

Tu me plaças sur un tabouret,

Voilà le premier pas était enfin fait,

J’étais pour la soirée tant attendue à ta merci,

Cette soirée que je rêvais tant est maintenant et ici.

 

Tu me regardas bien attentivement,

Comme si tu réfléchissais bien sagement,

À trouver ce qui m’irait bien comme un gant,

C’est alors que surgit cette idée bien mystérieusement.

 

Une corde que tu ramenas de ton voyage en Chine,

Ce pays aux pires tortures brisant les plus dures échines,

Cette corde était réservée à celle que tu trouverais la plus belle,

À celle qui aurait la peau soyeuse et fragile comme de la dentelle.

 

Avec grand soin tu enrobas mes seins,

Avec cette corde manipulée par tes chaudes mains,

En faisant sur ma poitrine une croix telle une martyre,

Que l’on jeta jadis en pâture devant la foule romaine en délire.

 

Avec ma volonté, je t’ai laisser faire.

Car, pour tout dire, je ne voulais guère me défaire.

D’être pour toi cet objet que tu convoitas depuis longtemps,

Alors, ô maître adoré, vas-y gaiement et prends tout ton temps.

 

Attache-moi avec fermeté les bras,

Afin de mes tourments je n’y échappe pas.

Mais, souviens-toi dans tes gestes de mon unique vœu,

Nous avions convenu que tu ne pourras jamais m’attacher les yeux.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Comme tu m’attendais

Comme tu m'attendais
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Comme tu m’attendais

 

Alors que tout était silencieux,

Après avoir passé cet instant délicieux,

Une nuit à s’embrasser, à se cajoler et à s’aimer,

Je m’étais endormi alors que toi tu étais sur le lit allongée.

 

À la main une cigarette tu avais allumée,

Tu semblais être si perdue dans tes pensées,

Portant ton regard ici et là malgré la lumière tamisée,

Sans que t’en aperçoives, j’ai ouvert les yeux et je t’ai regardée.

 

Je t’ai regardée afin dans le secret du moment admirer ta beauté,

Ce que parfois bien étrange et bien drôle peut être la destinée,

Car par une belle journée, nous nous sommes rencontrés,

Sur une terrasse, je t’ai offert un simple café.

 

C’était peu de chose mais avec tout mon cœur.

Car dans cette ville inconnue j’y suis venu avec ardeur,

Décidé d’y faire ma vie et d’y trouver belle femme à aimer,

Et de partager tous les moments magiques avec mon adorée.

 

Le temps tranquillement passa,

Et au fil des jours et des nuits, chez-toi tu m’invitas,

Deux êtres dans cette cité perdue apprirent lentement,

À se connaître, à s’apprivoiser et puis à s’aimer éperdument.

 

Nous le savions très bien que nous étions faits l’un pour l’autre,

Et au plus profond de mon cœur, je serai toujours ton hôte.

Et dans ton âme, un grand secret s’y trouvait.

Ô mon amour, comme tu m’attendais.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Le meilleur de moi-même

Le meilleur de moi-même
« Le meilleur de moi-même » DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Le meilleur de moi-même

 

En ce jour d’été,

Chez-toi, je suis allé.

Avec sourire et un cœur léger,

Te rencontrer pour projet le réaliser.

 

Bras dessous, avec moi j’apporterai.

Toutes choses qui auront leur grande utilité,

Mais celle qui aura le plus d’importance sera la simplicité,

Car, être tellement fragile voilà ce qu’est un modèle en sa nudité.

 

Bien amicalement, nous préparons cette séance avec précaution.

Puisque depuis si longtemps, toi et moi, nous en rêvions.

Toi derrière cette caméra qui sera entre tes doigts,

Et moi qui fera belle oeuvre d’art devant toi.

 

Laissant libre court à ton imagination,

Nous nous ferons confiance avec raison,

Peu importe les lieux que tu auras choisis,

Je serai professionnel avec cœur et un bel esprit.

 

À la lumière du jour, de mon corps tu en feras le tour.

Au gré de tes fantaisies, nous en rirons avec un bel humour.

Car, là où il y a de la gêne, il n’y a point de plaisir. C’est ce que l’on dit.

Mais, d’ici cette journée tant espérée, penses à cette journée d’été et puis souri.

 

Certes, mon corps n’est point celui d’un bel Adonis ni d’un dieu.

Mais, entre bien d’autres, il possède ce petit quelque chose de merveilleux.

Toute une histoire l’habite, celle d’un homme si spécial mais tellement heureux,

Qu’il a qu’un seul désir pour cette journée, c’est que nous ayons un souvenir joyeux.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada