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Je ne peux pas le croire

Je ne peux pas le croire
Je ne peux pas le croire de RollandJr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/I-can-t-believe-852270589

Je ne peux pas le croire

 

Bonjour mon chéri,

J’ai une chose à te dire aujourd’hui,

Une nouvelle qui ne te fera guère plaisir,

Je tenais absolument à t’en avertir.

 

Sache que je regrette de l’avoir fait,

Et vraiment ce n’est pas mon genre tu le sais,

Tu étais parti à ton travail très tôt ce doux matin,

Par un hasard j’ai découvert une lettre écrite à la main.

 

Malgré moi, je n’ai pas pu m’empêcher.

De la lire avec précaution tel un parchemin à déchiffrer,

Un témoignage qui alla pour le reste de ma vie me bouleverser,

Sache avant toute chose que jamais je ne pourrai te le pardonner.

 

Une lettre écrite par une main étrangère,

Qui, ma foi, était si cruelle que j’ignorais que faire.

Une lettre avec des mots d’amour d’une femme inconnue,

Je n’en revenais pas de ces mots que j’en suis tombée des nues.

 

Pourquoi m’as-tu trompée?

Et m’avoir si longtemps mystifiée.

Je voulais tant avoir des enfants beaux et grands,

Avec toi que nous aurions élevé avec amour assurément.

 

Pourtant en ce bel été nous nous sommes fiancés.

Devant nos parents notre amour nous avons proclamé,

Nous nous sommes mutuellement jurés entière fidélité,

Mais dès l’instant où j’ai vu ces mots, mon cœur s’est brisé.

 

Pourquoi m’avoir tant menti?

Maintenant que je sais la vérité,

Entre nous deux, c’est bel et bien terminé.

Car je ne peux pas le croire que tu en avais une autre dans ta vie.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Ciel ou en enfer?

Ciel ou enfer
Ciel ou enfer ? de RollandJr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/Heaven-or-hell-851752592

Ciel ou en enfer?

 

Ciel ou enfer ?

Où irais-je ?

Excellente question,

Béatitudes ou damnation.

 

Tout ce pose ici et maintenant,

Car demain sera peut-être trop tard,

Dame mort me piquera avec son dard,

Et confession sincère sera loin de moi possiblement.

 

Quel est le lot de vivre,

De vivre ses folies jusqu’à en être ivre,

De ressentir les mille plaisirs de la chair,

De humer les parfums de ces dames dans les airs.

 

Pardonnez-moi ô mon Dieu ces plaisirs,

Car loin de ces dames je ne fais que souffrir,

Je ne peux revenir sur le passé et mes erreurs,

Pour mon avenir, ai-je raison d’en avoir peur?

 

Personne ne connait de quoi son avenir sera fait,

Homme prudent agit pour son bienfait,

Et pourtant rien ne lui est certain,

Peut-être sera-t-il décédé demain.

 

Mais, ce que j’adore mes maitresses,

Recevoir leurs tendres baisers et caresses,

Être leur maitre tant adulé tant adoré,

Être leur esclave tellement aimé.

 

Le temps passe et je me demande ceci:

Ai-je bien tellement réussi ma vie?

Car je sais qu’un jour tout sera fini,

Où irais-je une fois que mon âme sera partie?

 

Une chose est toutefois sûre,

Je suis loin d’être l’homme le plus pur,

C’est ce que je n’ai pas pu faire que je regretterai,

Et non pas ce que j’ai fait lorsque le pont je franchirai.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Ô mon ami Pierrot

mon ami Pierrot
Ô mon ami Pierrot Par RollandJr St-Gelais Photo par Marc Bergmann Source : https://www.deviantart.com/marcbergmann/art/very-tender-touches-848604333

Ô mon ami Pierrot

 

Dans la fraîcheur de la blanche nuit,

Je me suis, de mon envie, gaiement assouvie.

Pensant à tous ces Pierrots qui n’avaient pas de plumes,

Pour caresser la peau de leurs bien-aimées brunes.

 

Dis-moi mon bon ami Pierrot,

Oui toi, mon tendre ami si beau.

Fredonnes-tu cette chanson de la douce France,

Car c’est le cas pour moi quand je bouge délicatement mes hanches.

 

Au clair de la lune ! Que me chantait ma mère.

Lorsque mon père parti dans les contrées étrangères,

Car il fallait bien y travailler pour ma mère et sa progéniture,

Attendu que rares sont ceux qui se contentent d’amour et d’eau pure.

 

Dis-moi mon ami Pierrot, as-tu apporté avec toi une plume?

Cette plume qui saura me satisfaire jusqu’à la levée de cette brume.

Prête-moi ta plume jusqu’à l’aurore jusqu’au petit matin,

Car il m’est tellement pénible de me servir de mes mains.

 

Que ta plume sert à autre chose qu’à écrire un mot,

Car c’est à la lueur de ma chandelle que je m’envolerai si haut,

Dans le pays imaginaire, de la luxure et du plaisir charnel,

Là où le désir de la chair brûlera d’un feu éternel.

 

Je t’ouvrirai bien ma porte mais je suis bien trop occupée,

À commettre mon humble faiblesse, ce doux véniel péché.
Dépose donc ta plume bienfaitrice sur le cadre du vitrail,
Et que Dieu agrémente mon plaisir sans représailles.

 

Par

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Notre noirceur

Notre noirceur
Notre noirceur Poème composé par RollandJr St-Gelais Photo réalisée Rick B. d’Allemagne Source : DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Notre noirceur

 

Nous sommes responsables,

Par conséquent, nous sommes coupables,

De nos choix allant du préférable jusqu’au pire,

De notre vivant jusqu’au moment où l’on expire.

 

Nous sommes frères aux milles couleurs,

Et rien en ce monde n’est plus faux que ces leurres,

Qui que l’on soit, il y en a qu’une seule qui en nous bouge.

Qui démontre jusqu’à tel point nous sommes semblables : le rouge.

 

Moi, prisonnière de ces fers,

J’illustre la haine de nos guerres,

Celles que nos esprits tourmentés ont imaginées,

Celles que nos craintes face à l’autre ont façonnées.

 

Mains et pieds enchaînés,

De nos fureurs, il faut à tout prix s’en libérer.

De nos torpeurs, souhaitons d’en être à jamais déliés.

Et de nos illusions, de nos êtres pour toujours éloignées.

 

Tout ce que l’on construit n’est qu’éphémère,

Du plus petit au plus grand navire voguant sur les mers,

Des sous-marins allant dans les profondeurs des océans,

Jusqu’aux vaisseaux lancés avec éclat dans le firmament.

 

Chaque chose est construite par la main de l’homme.

Lui seul peut ériger les murs de haine comme les ponts d’amour,

 Lui seul peut ensemencer les graines de la paix qui germeront un jour,

Que l’on soit blanc ou noir, à vrai dire nous sommes frères en somme.

 

Sous le ciel bleu béni par le temps ensoleillé,

Nous devons apprendre à s’aimer et à se respecter,

Ne laissons pas nous imposer toutes formes de haine et de peur,

Avant qu’il soit trop tard et que nous soyons enveloppés par notre noirceur.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Tu ne pourras jamais m’attacher les yeux

Tu ne peux pas attacher mes yeux
Tu ne pourras jamais m’attacher les yeux Poème par RollandJr St-Gelais Dessin par CapitaPerdu Source : https://www.deviantart.com/capitaperdu/art/You-Cant-Tie-My-Eyes-841886599

Tu ne pourras jamais m’attacher les yeux

 

Je suis consentante,

Je dirais même bien contente,

De satisfaire ce moindre désir,

Car j’y prend, comment dire, mon plaisir.

 

Te servir de jouet,

Dans ton si beau palais,

Tu m’y invitas avec un verre à la main,

Un verre qui contenait un vin au goût incertain.

 

Que j’ai accepté sans hésitation,

Pendant que jouait une douce chanson,

Au titre si invocateur : Under pressure.

J’allais y prendre mon pied j’en étais sûr.

 

À ta future esclave tu lui expliquas tout,

Alors que montait en elle un tel désir si fou,

D’être ta babiole, ta bestiole, ton objet, ta chose,

Pour dire vrai, c’est la première fois qu’une telle expérience j’ose.

 

Tu m’amenas dans ton donjon,

Tout gentiment tel un bon garçon,

Lumière tamisée dévoilait instruments divers,

Qui me firent comprendre que ton vécu ne date pas d’hier.

 

Tu me souhaitas la bienvenue dans ton lieu de supplices,

Où tu me feras découvrir avec précaution la saveur de bien des délices,

Des moments de satisfaction que je n’ai jusqu’alors jamais connu,

Pendant que tu admirais chaque parcelle de mon corps nu.

 

Tu me plaças sur un tabouret,

Voilà le premier pas était enfin fait,

J’étais pour la soirée tant attendue à ta merci,

Cette soirée que je rêvais tant est maintenant et ici.

 

Tu me regardas bien attentivement,

Comme si tu réfléchissais bien sagement,

À trouver ce qui m’irait bien comme un gant,

C’est alors que surgit cette idée bien mystérieusement.

 

Une corde que tu ramenas de ton voyage en Chine,

Ce pays aux pires tortures brisant les plus dures échines,

Cette corde était réservée à celle que tu trouverais la plus belle,

À celle qui aurait la peau soyeuse et fragile comme de la dentelle.

 

Avec grand soin tu enrobas mes seins,

Avec cette corde manipulée par tes chaudes mains,

En faisant sur ma poitrine une croix telle une martyre,

Que l’on jeta jadis en pâture devant la foule romaine en délire.

 

Avec ma volonté, je t’ai laisser faire.

Car, pour tout dire, je ne voulais guère me défaire.

D’être pour toi cet objet que tu convoitas depuis longtemps,

Alors, ô maître adoré, vas-y gaiement et prends tout ton temps.

 

Attache-moi avec fermeté les bras,

Afin de mes tourments je n’y échappe pas.

Mais, souviens-toi dans tes gestes de mon unique vœu,

Nous avions convenu que tu ne pourras jamais m’attacher les yeux.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada