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Ta beauté antique

Ta beauté antique Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo de la collection de Appetitive-Soul Source : https://www.deviantart.com/appetitive-soul/art/1900-112a-931363688

Ta beauté antique

 

Ta beauté antique,

Quelle grande source poétique !

Une période de l’histoire si lointaine,

Tout resplendissait chez la femme romaine.

 

Elle savait se mettre en valeur,

Pour le plaisir des yeux et la joie du cœur,

Une longue toge d’une blancheur immaculée,

Suffisait pour attirer les faveurs de la couronne de laurier.

 

Comme j’aurais voulu vivre ce temps révolu,

Que de combats de gladiateurs aguerris j’aurais vus !

Que de courses de chevaux attelés j’aurais encouragées !

Mais, avant tout, à ces formidables orgies, j’aurais participé.

 

Avoir la chance de boire et de festoyer lors des saturnales.

Jouir de ces réjouissances sans craindre les affres infernales.

Y a-t-il une autre raison de vivre ? Serait-ce simplement souffrir ?

Profitons du bon temps lorsqu’il passe, non pas de survivre.

 

Quand je vois notre monde actuel tellement terne si pathétique.

Quelle tristesse ! On ne peut découvrir la passion véridique.

Tout doit être divulgué, exhibé, sans aucune pudeur.

Y égarer mon âme, cela me fait vraiment peur.

 

Beauté légendaire ! Grâce d’une époque perdue !

Dis-moi ! Un jour, avec toi, m’amèneras-tu ?

Vivre dans ton palais entouré de verdure.

Je suis prêt à te donner un amour pur.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Tout était sombre

Tout était sombre Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par AayKing Source : https://www.deviantart.com/aayking/art/Bedroom-nude-930619201

Tout était sombre

 

J’ai enfin terminé mes travaux,

Où rien, à mes yeux fatigués, ne vaut !

Documents à signer, clientèle à rassurer.

Voilà ce dont mes études m’ont condamné.

 

Mes parents étaient fiers de leur garçon.

Il allait suivre les pas du père, le fiston.

Être un agent de bureau est un emploi.

Sécurisant pour la paie et pour un toit.

 

C’est, au fil du temps, tellement ennuyeux.

Que tout devient fastidieux devant mes yeux !

Le plaisir se transforme en une interminable corvée,

Et la joie du travail bien accompli en une écrasante morosité.

 

Je suis finalement de retour.

Sans faire de bruit, j’ai fait un détour.

Dans ta chambre tamisée afin de voir la splendeur,

De ta grâce en entendant le carillon sonner l’heure.

 

C’est en constatant la fraîcheur réconfortante de ton éclat,

Que j’ai enfin compris que ma raison d’être se trouvait en toi !

La pureté de cette lueur te recouvrait avec une belle légèreté.

Tandis que tu étais entourée d’une étonnante tranquillité.

 

Je n’ai pas pu m’empêcher de sourire,

Tout en me rappelant comme il est bon de vivre.

Qu’il suffit parfois de peu de chose pour illuminer notre existence !

Qu’il est souvent futile de se faire tant de remontrances !

 

Aurais-je mieux fait ou pire au sein de ma destinée ?

Voilà une question à laquelle toute réponse n’est que vanité.

Car aucun mortel en ce monde ne peut connaître le fil des événements.

Qui l’amènera indubitablement vers le nihilisme ou vers le couronnement.

 

Une chose est maintenant incontestable.

Tu es dans mon cœur un trésor d’une valeur inestimable.

Tu es le soleil qui a dissipé de mes doutes leur écrasante ombre,

Tu as dirigé en mon être une lumière bienfaitrice là où tout était sombre.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Sorcière

Sorcière Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par Wonderless Photography Modèle : JenovaxLilith Source : https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/W-I-T-C-H-930436960

Sorcière

 

Sorcière ! Vous avez dit « sorcière » !

Vous osez m’accabler des maux sur cette terre.

Mais, qui sont les responsables des pires crimes de l’humanité ?

Seraient-ce les religions qui ont tué des innocents au nom d’un Dieu de bonté ?

 

Mon savoir et ma science n’ont que faire de vos superstitions.

Mes notions ont été transmises sur de nombreuses générations.

En effet, la nature a révélé aux femmes sages ses mille secrets,

Pour concocter des potions magiques et des remèdes parfaits.

 

Combien d’enfants ai-je sauvés d’une mort certaine ?

Alors que la chrétienté déversait toute la haine,

Face à mes consœurs et envers moi-même par jalousie.

En projetant devant ses brebis l’image d’une sainte qui prie.

 

Heureusement qu’il y a la saison automnale.

Celle où la fraîcheur éloigne de moi toute forme de mal.

La légère luminosité du soleil septembral sur les feuilles.

Indique avec certitude que ces dernières feront une boisson forte.

 

Qu’est-ce qui est plus efficace que des extraits de potiron ?

Pour apprêter mes délicieux breuvages pour les garçons.

Quoi de plus sûr que de l’écorce de bouleaux ramassée à la file,

Pour mijoter de doux nectars afin de rallumer le cœur des jeunes filles.

 

Oui, sans aucune gêne, je suis bien une sorcière.

Et, je l’avoue, de tout mon être, de toute mon âme, j’en suis fière.

Vous avez certes deviné. Je suis évidemment cartomancienne à mes heures.

Toutefois, c’est pour ma propre satisfaction et pour votre grand bonheur.

 

Reconnaissez-le ! Confessez-le ! Vous redoutez mes pouvoirs.

Vous croyiez vivre dans la clarté alors que vous êtes dans le noir.

Soyez rassurés ! Sincèrement, je ne vous en veux pas.

Car, on craint toujours ce qui est différent de soi.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Le moment où elle m’a souri

Le moment où elle m’a souri Poème de Rolland Jr St-Gelais Source : https://www.deviantart.com/appetitive-soul/art/79-929706293

Le moment où elle m’a souri

 

Un jour, je me suis rendu dans la splendide cité de Paris.

La « Ville Lumière » qui porte bien son nom à ce que l’on dit.

Des cabarets aux aspects simples où se produisent des artistes,

Des musiciens qui jouent des chansons joyeuses ou tristes.

 

Il y a même des endroits qualifiés d’un peu spéciaux.

Des mecs de toutes les classes sociales y vont incognito.

Des époux ignorés aux célibataires en manquent d’affections.

Vous constaterez qu’en ces années instables, ils sont devenus légion.

 

Profitant de mes vacances au maximum,

Je me suis dit : pourquoi pas ? Je suis aussi un homme.

M’informant en toute discrétion où je pouvais trouver un tel endroit.

Aussitôt que j’ai appris ce renseignement, je m’y suis dirigé de ce pas.

 

Une maison où une lampe rouge brillait imperceptiblement.

Sur le côté droit d’une porte qui rompait avec l’âge de cet établissement.

Une fois ma venue dûment payée, j’y suis entré sans trop me questionner.

Après tout, j’y suis allé non pas pour m’embêter, mais bien pour m’amuser.

 

J’ai fait la connaissance de la charmante Chloé.

Une dame qui avait conservé de sa jeunesse l’éclat de la beauté.

Car, je me doutais bien, par son tempérament mature,

Qu’elle était d’une phase de l’existence plutôt mure !

 

Nuit si raffinée tant désirée en ce monde si imparfait.

Moment de délectation pour mon corps, pour mon palais.

Enivré de parfum mystérieux et de baisers prodigués,

Par une hôtesse aux apparences d’une antique divinité.

 

Mais, par-dessus toute chose, ce qui restera en ma mémoire.

Un doux souvenir qui me réchauffera le cœur lorsque viendra le dernier soir.

Le moment fatidique où mon âme quittera ce corps vers une autre vie.

C’est la fois où, avant que je retourne à mon hôtel, elle m’a souri.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Le temps perdu

Le temps perdu Poème et photo par Rolland Jr St-Gelais de Québec au Canada

Le temps perdu 

 

J’ai perdu mon temps, 

À penser à toi trop longtemps, 

À me conter des histoires, 

Chaque heure du soir. 

 

J’espérais vivre ensemble, 

Puisque rien ne nous ressemble. 

Fonder une famille nombreuse. 

Et te rendre pour toujours heureuse. 

 

Je me rends compte de mon erreur, 

Qui me plonge dans une profonde torpeur.

Faute avouée ! Elle est à moitié pardonnée. 

Comment puis-je en mon âme l’extirper ?

 

J’avais tant rêvé de toi chaque nuit. 

Tu étais la source de ma vie.

Oui, nulle richesse ne m’appartient.

Mon cœur était aussi le tien.

 

Maintenant que tout est clair, 

Je vais prendre un peu d’air. 

Afin de laisser partir en moi,

Ce qu’il reste encore de toi. 

 

Le temps est définitivement perdu,

Il y a tant de choses que je n’ai pas vu.

Voilà pourquoi je continue mon chemin,

Car, qui sait ce que me réserve le destin. 

 

Il fait vraiment beau dehors, 

La vie est bien plus précieuse que l’or.

Inutile de regarder le passé si imparfait, 

Puisque mon avenir, c’est moi seul qui le fais. 

 

De 

 

Rolland Jr St-Gelais 

Québec (Québec)

Canada