Archives de tags | existence

Ça me blesse

a me blesse
Photo par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

Ça me blesse

 

Qui a dit que les mots sont sans importance ?
Croyez-moi ! Ils peuvent tuer aussi bien qu’une corde de potence.
Je buvais ses paroles trompeuses comme l’on boit à la claire fontaine,
Moi qui lui offrais mon corps sans broncher à chaque nuit pour faire ma vilaine.

 

Que de gestes d’amour pur, je lui ai donnés.
Que de baisers sur le long de son corps je lui ai prodigués,
Que de ses fantasmes dont j’en ignorais même l’existence j’ai réalisés,
Toujours souriante, toujours belle, toujours prête tel qu’il me l’a demandée.

 

Ne me doutant point ce qui allait arriver en cet instant en cette nuit,
J’ai voulu lui faire une grande surprise qu’il s’en souviendrait toute la vie,
Arrivée dans son appartement, j’y ai trouvé une missive écrite par une étrangère,
Quelques feuilles parfumées et griffonnées à la main dont la teneur je n’en savais guère.

 

Quelques phrases à la main de jeune femme si bien composées,
Que de ma simple compréhension, je pouvais certainement pas en douter,
Des mots sensuels tournés en phrases sans équivoque pour la femme que je suis,
Des tournures de phrases que j’aurais pu faire tellement mon coeur comme le sien fut épris.

 

Coeur si épris mais comme on lui avait menti,
Mensonge, cruauté, hypocrisie sans omettre l’envie.
L’envie de tout quitter, de tout abandonner pour en finir,
Pour en finir avec cette douleur, cette torpeur qui m’a envahie.

 

Oui, cette lettre m’a blessée, presque tuée.
Alors que je lui avais donné mon attention sans compter,
Sans rien demander en retour si ce n’est qu’être entièrement blanc,
Mais ces phrases imprimées à l’eau de rose a enlevé en moi mon amour assurément.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Mots inutiles

Mots inutiles

Modèles : Phylactère et RollandJr St-Gelais

Bonjour tout le monde,

Je désire en cette journée du mois d’octobre m’entretenir sur un sujet qui semble être tabou au sein de la société actuelle. Une société pour laquelle tout doit s’exprimer par des mots. Des mots qui, à force d’être utilisés à tors et à travers, en arrivent à perdre leurs sens premiers. Des mots qui sont galvaudés à tous vents et qui sont corrodés par des gens se voulant se donner une certaine importance auprès de leurs pairs.

L’on a qu’à prendre, à titre d’exemple, les mots utilisés par quelques personnages politiques en ayant pour optique la déformation de la réalité. Il en est de même de quelques chroniqueurs peu soucieux de donner un minimum de crédibilité dans leurs propos. Et que puis-je affirmer du manque flagrant de respectabilité du français tant écrits que parlé dans le monde de la francophonie ? À vrai dire, je n’ose pas l’imaginer. Seule consolation ? Un tel phénomène se trouve également tant anglophone que germanophone. Quel en est l’ampleur ? Excellente question à laquelle je n’ai point de réponse.

Toutefois, un aspect fondamental semble échapper à notre époque et qui est l’inutilité des mots. En effet, bien que vivre c’est avant toute chose communiquer, il ne suffit guère de le faire par des mots. Souvent, un regard prolongé, un geste fait de manière brève ou bien tout en douceur ou bien encore la promiscuité de deux corps peuvent en dire plus qu’un long discours. D’ailleurs, ne dit-on pas qu’une image vaut mille mots ? À cela viennent s’ajouter les émotions auxquelles chacun d’entre nous ont eu à expérimenter au cours de son existence. Certes, on peut décrire telle ou telle émotion à l’aide de mots. Mais aucun d’entre eux ne pourra faire vivre ladite émotion. Pourquoi donc ? Une émotion se vit avant toute chose.

La plus belle expérience qui démontre hors de tout doute l’inutilité des mots est bien les sentiments amoureux. Combien de mots peuvent expliquer la joie d’être en présence de la personne aimée ? Combien de mots peuvent faire vibrer un coeur lors d’un échange de baisers ? Combien de mots peuvent décrire la douceur d’une caresse tant reçue que donnée lors d’une relation intime ? La liste peut être quasi infinie.

Je dois reconnaître, lorsque je relis le présent texte, que cela peut paraître contradictoire de développer un tel sujet en utilisant autant de mots. Et pourtant, il m’est si souvent arrivé de vivre des émotions fortes que je n’arrivais pas à les décrire tellement la tempête me charroyait sur les vagues profondes de mon âme. Était-il utile d’écrire un tel texte ? Pas vraiment ! Car je peux aisément deviner qu’en votre fort intérieur, vous y avez déjà longuement réfléchi sans dire un mot.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Être modèle

Modèle sexué
Avec la permission de G. Teillot

Être modèle

 

Être modèle,
Devant ces demoiselles,
Voilà une véritable passion,
Tel que de prier au mur des lamentations.

 

Prier pour une cause perdue ?
Prier pour une foule à perte de vue ?
Prier pour la menace envers l’environnement ?
Hurler sa colère envers nos pervers gouvernements ?

 

Moi, j’ai choisi une autre bataille.
Même si à vos yeux que rien de ça ne vaille.
C’est mon but depuis à la coupe de l’amertume j’ai bu,
Je ne suis enivré de ce poison seul devant cette foule et nu.

 

De ce poison, de ces regards, qui me mènent aux enfers.
Regards inquisiteurs lourds comme aux pieds boulets de fer.
Certains choisissent de crier à pleins poumons leurs colères,
Et d’autres préfèrent agir en gardant les pieds sur terre.

 

Pour moi l’ultime bataille est tout à fait autre,
C’est d’offrir ma nudité aux artistes à mes hôtes,
Et par ma fragilité s’exprime tout mon amour de la vie,
Puisque mes mots gravés en leurs coeurs témoignent de mon espoir infini.

 

J’ai librement choisi de vivre ainsi,
Cela vous déplaît ? Passer votre chemin, je vous prie.
Car je ne sais vraiment que faire de votre moralité,
Tellement par votre suffisance votre existence est empoisonnée.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Comment je me trouve ?

Comment je me trouve
Votre humble serviteur

Comment je me trouve ?

Texte dédié à la belle Émilie

Bonjour tout le monde,

Enrichir son blogueJ’espère que vous allez bien et que vous vous préparez pour la saison automnale qui frappe à nos portes. Pour ma part, tout va pour le mieux. En effet, outre quelques problèmes de dos qui m’ont quelque peu perturbé mon existence depuis les derniers jours, la vie poursuit son cours inlassablement à l’image d’une rivière longeant une des nombreuses contrées de mon beau coin de pays. Certes, mon pays ne possède pas l’histoire du continent européen et encore moins celui de l’Asie ni de l’Afrique, mais c’est mon pays et je ne l’échangerais pour aucun autre.

Cette réflexion sur mon coin de pays m’amène àIMG_20190623_153018 répondre à une question d’ordre existentialiste : Comment je me trouve ? Question bizarroïde puisque je passe d’une réflexion sur mon coin de pays à celle sur ma vision de mon corps. Une vision qui s’est construite au fil des années, du temps, des expériences de vie et de mon cheminement quotidien. En effet, tout est une construction liée de près à son existence de tous les jours. Puisque la vie est semblable à une ligne continue faite de milliards de petits points noirs qui se collent les uns sur les autres, il en est ainsi des secondes qui nous quittent dès leurs apparitions faisant ce que nous sommes. Je devrais plutôt écrire « ce que nous décidons d’en faire » puisque tout est relié à notre décision finale et à elle seule.

 

AdonisCe que je suis en ce moment même où je compose le présent texte est différent de ce que je serai une fois que j’aurai terminé. Certes, une différence minime mais tout de même présente puisque ma réflexion sur un tel thème s’est posée sur un texte en utilisant des mots ayant chacun une signification précise. Autrement dit, je suis passé d’une réflexion abstraite à une réflexion, s’il est possible d’utiliser une telle expression, plus concrète. Il en est ainsi pour nous tous car, que nous le voulions ou pas, nous changeons tout aussi lentement qu’inexorablement.

Certes, il y a des événements qui peuvent nous marquer tellement au fer rouge que notre fort intérieur peut être transformé à tout jamais. J’ai, à titre d’exemples, des deuils de personnes qui nous ont quitté et dont leurs départs ont laissé un grand vide, des peines d’amour qui nous fait douter de notre capacité d’aimer et surtout d’être aimés et, le dernier exemple, des rejets voir même des insultes non méritées. La liste pourrait s’allonger presqu’indéfiniment.

Il est vrai que l’image que j’ai de mon corps, de saScreenshot_20190823-170943 différence, de ses forces, de ses faiblesses et de tout ce qu’il me reste à découvrir est intimement liée à mon parcours de vie. En effet, ayant souvent été utilisé par des avocats sans scrupules et immoraux dont leur seul objectif était de s’enrichir au dépend de la crédulité de mes parents tout en servant de cobaye pour faire avancer la science dans l’espoir de réparer les erreurs du domaine pharmaceutique aurait pu m’amener à me révolter. Or, il en n’est strictement rien.

IMG_20190802_162232_587Un vieil adage amérindien affirme que le meilleur moyen de se venger du mauvais sort c’est de lui faire un grand sourire et de poursuivre son chemin. C’est ce que j’ai fait et jamais je ne l’ai regretté. Oui, certaines personnes m’ont déjà insulté sur mon physique et en des termes que par un souci de respect envers moi-même je me refuse de les retranscrire tellement ils dignes du zéro kelvin en ce qui a trait sur le plan intellectuel. Et ce, même dans des lieux de cultes. Certes, cela ne m’est guère arrivé souvent. Quoiqu’il en soit, c’est loin d’être agréable. Chose amusante à retenir, je n’ai jamais vécu de pareilles situations en des lieux où tout bon chrétien n’oserait pas y mettre les pieds. Et comme je n’ai guère la prétention de me définir comme un chrétien exemplaire mais plutôt comme un modeste pécheur, j’adore y mettre les pieds à l’occasion.

Un autre élément à souligner : C’est un fait. Je suis très orgueilleux. Il n’est pas question pour moi de m’agenouiller devant qui que ce soit, si ce n’est à Dieu et à lui seul. C’est à la fois ma principale qualité mais aussi mon plus grand défaut. En effet, d’un côté, je me serais refusé de réaliser bien des choses n’eut été mon orgueil. Je pense notamment à ma volonté d’être autonome, de faire bien des choses que le commun des mortels n’oserait pas essayer de faire, même pas en pensées, de franchir des barrières presque à la limite de la permissivité. Mais attention ! Toujours en ayant un respect mutuel entre les personnes concernées. Un orgueil qui m’a fait comprendre que je suis plus qu’un animal de foire ni un être sur qui on va s’enrichir. Toutefois, mon orgueil m’a aussi joué de vilains tours tout en y apprenant des leçons parfois amères mais toujours profitables. Ainsi va la vie !

IMG_20190901_113123Suis-je beau ! Comme j’ai répondu à une amie sur le réseau social Facebook, je ne suis peut-être pas le plus bel homme au monde, mais je possède tout de même une belle humeur et un optimisme qui me donne, semble-t-il, un certain charme auprès de la gente féminine. À cela s’ajoute mon goût prononcé pour les vêtements haut de gamme et une présentation soignée de ma personne. Et puis comme je le répète souvent : « La beauté n’est point un péché, mais la laideur est loin d’être une vertu ». Qui plus est ! La beauté est un concept des plus difficiles à définir, à lui mettre garde-fous, et même à circonscrire dans le temps et l’espace. De plus, chacun d’entre nous a sa propre vision de ce qu’est la beauté. Pour certains, la beauté se résume au plan physique tandis que pour d’autres, cela sera davantage au plan cérébral et pour d’autres … la liste pourrait être sans limite.

Pour ma part, j’ai décidé de me trouver beau tout simplement. Pourquoi donc ? Il faut d’abord plaire à soi-même avant de vouloir plaire coûte que coûte aux autres. Aucune autre personne que soi-même peut réellement nous sentir belle même si la beauté se trouve dans les yeux de … celui qui regarde.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Je réponds enfin à cette question

Enrichir son blogue

Je réponds enfin à cette question

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien et que vous soyez prêts et prêtes à affronter la queue de l’ouragan qui frappera bientôt à nos portes. Pour ma part, rien ne me fait peur. Ni les démons des enfers, ni la foudre et encore moins tout ce que l’on nous annonce dans les nouvelles dignes des histoires de l’Apocalypse. J’en ai vu d’autres. Croyez-moi sur parole !

Ceci écrit, une de mes amies et poétesse m’a posé cette question bien légitime. Comment puis-je écrire via un ordinateur en l’absence de mains pour utiliser un clavier ? Il s’agit là d’une question qui mérite d’être répondue une fois pour toutes. Vous me direz sans aucun doute que toutes les questions se posent. Hé bien, détrompez-vous. Il y a des questions à laquelle on m’a posé qu’elles m’ont douté de manière très sérieuse de la bêtise humaine. Des questions que je me refuse de retranscrire ici dans un souci de respect envers moi-même. Et je n’exagère aucunement.

Tout d’abord, prenez note que je suis un homme ayant deux défauts majeurs. Je suis extrêmement orgueilleux et d’une rancune sans précédent. Toutefois, si je n’avais pas ces deux défauts majeurs, il est fort possible que je n’aurais pas fait la moitié du chemin que j’ai réalisé jusqu’à maintenant. Par exemple, cela m’a pris plus de 57 ans à accepter d’utiliser une chaise roulante pour mes déplacements chez-moi malgré les nombreuses blessures à mon moignon. Cependant, je compte bien crever avant d’être obligé de l’utiliser lors de mes déplacements à l’extérieur de chez-moi. Je préfère être vu debout qu’assis. Que voulez-vous ? Je suis fait ainsi.

Ensuite, pour ce qui est de ma rancune, cette dernière m’a permis de rendre coup pour coup lorsque le respect de ma personne a été bafouée par des individus sans scrupule, voire immoraux, en quelques occasions rarissimes. Il faut savoir par où je suis passé pour arriver à me comprendre.

Enfin, je tente par tous les moyens de vivre une vie des plus normale qui soit avec mes limites physiques. Des limites que j’ai, selon mes proches, outrepassées de manière fort étonnantes. Là encore, j’en ai travaillé un bon coup.

Bon, je reviens à ma question : Comment puis-je écrire via un ordinateur en l’absence de mes mains pour utiliser un clavier ? Tout simplement en utilisant mes deux bouts de bras. Exactement comme vous le faites avec vos dix doigts. Et, ma fois, je tape assez vite compte-tenu des circonstances. Il en est ainsi lorsque je mange, je prends ma douche etc. Oui, vous pouvez imaginer que j’en ai fait des efforts pour en arriver là. C’est un fait. Je reconnais que je ne suis guère le seul à vivre pareilles situations. Mais je refuse de manière catégorique d’être comparé à un autre tout comme celui-ci n’a pas à se comparer à moi. Chaque être humain a son chemin à réaliser selon son propre niveau. Car comme dit si bien un adage hindou :  » Vaut mieux accomplir son karma de manière imparfaite que d’accomplir celui d’un autre de manière parfaite « .

Je vous remercie de m’avoir lu.

Rolland St-Gelais de Québec au Canada

Était-elle obligée de poser nue pour son cheminement?

67903105_10156710254727523_931615214372126720_o

https://www.journaldequebec.com/2019/08/13/safia-nolin-se-denude-pour-le-clip-de-lesbian-break-up-song?fbclid=IwAR0S-HnDf2Yd4ctLvKGx1XzU-k2_IJ8j1cTocgq8_PBDF6lJnfqyIdVoYyE

Était-elle obligée de poser nue pour son cheminement?

Puisque je suis moi-même modèle nu occasionnel pour des écoles d’arts et des ateliers en arts un peu partout au Québec, je crois être bien placé pour répondre à cette question : Était-elle obligée de poser nue pour son cheminement?

Vivant avec un handicap physique bien visible des suites de la thalidomide, je m’étais souvent questionné si mon corps pouvait être perçu autrement que pour avoir été une source de revenus pour certains avocats sans scrupules ou bien une simple erreur médicale que l’on devait absolument corriger. Avouons-le ! On m’aurait tout simplement avorté de nos jours.

Or, devenir modèle nu a été pour moi un tremplin qui m’a permis de constater que mon corps malgré sa (différence) pouvait être vu comme beau et pleinement masculin (en dépit de l’image angélique encore véhiculée dans la société d’aujourd’hui.) Je peux dans ce cas parfaitement comprendre son cheminement personnel. Et pour être franc avec vous, c’est probablement la plus belle réalisation qu’elle a faite jusqu’à maintenant. Là, c’est mon humble opinion.

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais

Québec(Québec)

Canada

Au milieu de l’herbe

Au milieu de l'herbe
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Au milieu de l’herbe

Bonjour tout le monde,

Il n’y a rien de plus utile qu’une belle journée ensoleillée du mois d’août pour vous parler des petits et grands plaisirs d’été. Des plaisirs qui font de la vie autre chose qu’une succession de morosité, de labeur et de sueur. C’est un fait que bon nombre d’entre nous passent leur temps à travailler souvent dans des conditions plus ou moins enviables, à affronter des situations fort déplaisantes et à faire de leur mieux tout en tirant le diable par la queue. Fort heureusement, la saison estivale apporte un peu de bonheur et souvent beaucoup de beauté à l’existence.

Pour ma part, j’aime bien l’été pour trois raisons précises. Des raisons qui s’enchevêtrent les unes aux autres. Bon ! Je reconnais d’emblée que vous risquez d’être en désaccord avec les propos qui vont suivre. Cependant, sachez que j’en assume la pleine et entière responsabilité. De dit-on pas que la liberté de s’exprimer s’accompagne inexorablement par l’imputation qui en découle.

La première raison réside dans la chance de pouvoir allègrement admirer les beautés féminines que je peux rencontrer, ne fut-ce que par un simple coup d’œil, dans leurs manifestations aussi variées que plaisantes. En effet, quoi de plus beau que la grâce féminine aux yeux de celui qui sait la contempler à sa juste valeur? J’ai bien écrit à sa juste valeur puisque le respect a été, est et sera toujours de mise chez votre humble serviteur. Et puis, comme j’adore répéter à qui veut connaître le fond de ma pensée à ce sujet : La beauté n’est point un péché tout comme la laideur est loin d’être une vertu.

La deuxième raison est celle de la multitude de sources d’inspiration que la saison estivale me procure. En effet, la luminosité est à son meilleur dans les journées d’été comparativement à toute autre saison de l’année. D’ailleurs, je suis toujours étonné à chaque fois que je me rends dans la belle région de Matane en Gaspésie tellement le soleil y est si bon, si agréable et si chaleureux. Un soleil qui reflète à la perfection les gens de cette superbe région. Mais, il y aussi le souffle incroyable que m’assurent les chaudes journées d’été lors de mes nombreuses compositions poétiques.

À cela s’ajoute, vous devez certainement vous en douter un peu, la collaboration tellement précieuse et combien appréciée de mes fidèles artistes par le vaste monde. Vous noterez que la luminosité des jours et la qualité exceptionnelle des photos de nudité artistique, parfois légèrement érotique, constituent une mixture fort intéressante. N’est-ce pas ?

La dernière raison est celle des nombreux souvenirs que l’été me font parfois revivre au plus profond de moi. En effet, je me revois marcher le long des plages qui bordent ma région natale qu’est Sept-Îles où je pouvais humer l’air marin sans oublier les nombreux lacs et rivières où je contemplais les forêts vierges. Bien entendu que je ne peux pas passer sous silence le terrain familial où parfois je m’étendais sur la verte pelouse. Que de beaux souvenirs de ce temps de mon enfance, de mon adolescence et de ma lointaine innocence. Que des souvenances qui en mon esprit forment une aide surprenante dans la composition de mes poèmes pour mon plus grand plaisir et, je le souhaite ardemment, pour le vôtre aussi.

En résumé, le fait de vivre loin de la nature contrairement à ma vie de jadis rend impossible de m’étendre au milieu de l’herbe. Toutefois, je peux le faire en esprit à chaque fois que l’occasion de composer mes poèmes se présente à moi. Croyez-moi sur parole que je ne raterai aucune occasion qui se présentera à moi. Je vous le jure maintenant et pour toujours.

Merci infiniment pour votre assiduité.

Rollandjr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Le rêve du philosophe

Le rêve du philosophe
« Le rêve du philosophe » Poème par RollandJr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

Le rêve du philosophe

 

La soirée est enfin terminée,
Alors qu’à toi souvent j’ai pensée,
En souhaitant te dire comme je t’ai aimée,
Tout en voyant que le temps de dormir était arrivé.

 

Lentement je me suis glissé sous le drap,
Même si toi chérie, malgré moi, tu n’y étais pas.
Fermant les yeux en écoutant la pluie tomber doucement,
Tout en imaginant pouvoir t’embrasser ô mon amour tendrement.

 

Aussitôt mes pensées se transformèrent en un monde imaginaire,
Dans lequel cessèrent d’exister la haine, la misère et toutes les guerres.
Me retrouvant en l’espace d’un instant dans une forêt tellement extraordinaire,
Que j’ai cru être dans un conte de fées que jadis me racontait ma défunte mère.

 

Vagabondant allègrement à travers les arbres verdoyant,
Respirant l’air pur que la nature m’offrit si abondamment,
Tout évitant de déranger les tourterelles dans les bois chantant,
Car rien de plus beau d’entendre en cette vie leurs mélodieux chants.

 

Alors que je ne m’y attendais guère,
Je te vis en habit d’Ève dans une clairière,
Que tu étais belle et si naturelle telle une hirondelle,
Prête à s’envoler, au moindre bruit, d’un simple battement d’ailes.

 

Pour la première fois de mon existence,
Les mots d’amour me brûlèrent de leur absence,
Car aucun mot ne pouvait exprimer ce que je ressentais,
Dans le rêve du philosophe que je suis malgré la joie qui m’animait.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Les trois muses

Les trois muses
« Les trois muses » Poème par RollandJr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

Les trois muses

 

Me promenant dans la forêt,
J’y ai trouvé une agréable rivière,
Dans laquelle y coulait eau pure et claire,
Occasion si belle de m’y baigner comme il me plaisait.

 

Aussitôt chemise et pantalon retirés,
À la rivière, je m’y suis prestement jeté.
Ne me souciant guère que de vivre cette liberté,
Moi, un homme vivant dans la brume d’une grande cité.

 

Corps immergé à moitié,
Dans cette eau fraîche si appréciée,
Quelle sensation agréable avec dame nature,
De pouvoir communier à la fois de corps et d’esprit pur.

 

Je ne pensais à rien,
Encore moins à tous ces vauriens,
Qui polluent de leurs présences mon existence,
Et qui plus souvent qu’autrement jouent avec ma patience.

 

C’est alors qu’apparurent à quelques mètres de moi,
Dames à fières parures sous le soleil brillant de tous ses éclats,
Trois dames si belles que germèrent en moi des idées inavouables,
Sans pour autant malgré mon éducation rigide ressentir un sentiment coupable.

 

Elles me firent signe d’avancer,
Sans attendre de leurs vœux, j’ai acquiescé.
Ne me doutant jamais un seul instant de ma virilité,
Elles allèrent allégrement l’admirer voire la contempler.

 

Elles sourirent bien gentiment,
En me demandant de rester là calmement,
Ha ! Ce qu’elles étaient jolies ces mystérieuses muses.
À ce que j’ai pu comprendre, une partie de mon anatomie les amuse.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

La pensée de la semaine

La pensée de la semaine
« Pensée de la semaine » Poème par RollandJr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

La pensée de la semaine

Attendre c’est un peu vivre, un peu souffrir.

Mais c’est dans la souffrance que se trouve la plus profonde des espérances.

Par RollandJr St-Gelais de Québec au Canada