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Que passent les nuages

Que passent les nuages

 

Photo par Viktoria de Québec

 

Que passent les nuages

 

Contre vents et marées,
Toujours ainsi depuis que je suis né,
En moi résident l’ombre et la lumière,
Me transportant parfois vers les cieux ou en enfer.

 

Chaque jour je me réveille,
Pour parfois accomplir des merveilles,
Chaque nuit, d’épuisement total je m’endors,
Sans trop me demander si j’ai eu raison ou tort.

 

Chaque jour avance l’heure de mon départ,
Voilà pourquoi je vis avant qu’il ne soit trop tard.
Petits péchés mignons j’ai avec grand plaisir accompli,
En amenant avec moi quelques belles inconnues dans mon lit.

 

J’ai certes fait des erreurs,
À chaque jour, à chaque heure.
Les assumer, parfois j’en ai eu peur,
S’avouer simple humain nous ramène à une torpeur.

 

Cette torpeur du temps qui passe sur un fil,
Et de nos retours sur nos vies souvent défilent,
Ce que nous aurions aimé tant faire bien autrement,
Même si nous savons si bien qu’il en est impossible assurément.

 

Passent les jours du passé,
Passent les chemins de notre destiné,
Passe lentement le temps éphémère de nos âges,
Devant les jours de soleil ou de pluie que passent les nuages.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Noir et blanc

Noir et blanc
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Noir et blanc

 

Ô mon tendre amour,
Ce soir, je t’ai écrit un billet.
Car en moi un foudroyant venin y est,
Qui brûle mon être et rend mon esprit si sourd.

 

Mais, sache que j’ai envers toi aucune récrimination.
Simplement cette fatale sensation d’être à l’abandon.
Je voulais t’en te le dire en évitant te faire trop souffrir,
Car temps heureux nous avons su partager avec le sourire.

 

Je me souviens à l’école de notre enfance,
Que déjà je protégeais ta tendre innocence,
Te consolant avec passion tes moments de tristesse,
Tout en imprégnant dans ton cœur des instants d’allégresse.

 

Ô ma chérie te rappelles-tu au lycée,
La première fois que je t’ai embrassée ?
J’étais si maladroit dans mes mouvements,
Que tu m’as alors serré dans tes bras gentiment.

 

Nous nous sommes fréquentés très longtemps,
Et de faire l’amour, nous avons attendu le bon moment.
Car nous souhaitions nous donner l’un à l’autre pleinement,
Afin de bâtir un amour authentique qui durera éternellement.

 

Dans les jours de bonheur ou de malheur,
Nous étions ensemble contre vents et marées,
Chaque moment de ma vie, tu étais à mes côtés.
Chaque jour qui se levait, sans cesse je t’ai admirée.

 

Puis le temps passa de manière inévitable,
Jeune dame j’ai rencontrée à une soirée mondaine,
Submergeant alors en moi une pensée si impure et vilaine,
Face à son charme et ses cheveux roux, j’ai commis l’irréparable.

 

Dans son lit avec liberté j’y suis allé.
Malheur à moi ! Oui, c’est vrai que je t’ai trompée.
Sur ses lèvres si pulpeuses, j’y ai déposé mes baisers,
Dans son intimité, j’y ai laissé ma semence qui t’était alors réservée.

 

Me pardonneras-tu mon erreur ?
Me blanchiras-tu de ce péché, de cette horreur ?
Me gracieras-tu de mon crime, de mon manque d’honneur ?
Comment puis-je sécher tes larmes alors qu’en lisant cette lettre tu pleures ?

 

Tout est ma faute ! Oui, je l’admets.
La honte m’accable de tout son poids si lourd,
Vers toi ô ma chérie, oserais-je revenir un de ces jours ?
Dis-le-moi une seule fois et je te promets de disparaitre à tout jamais.

 

En une minute tout en moi est devenu si noir,
En une minute est disparu tout le blanc qui en moi s’y trouvait,
Alors que dans le fond de mon cœur, je peux le jurer, comme je t’aimais,
Par mon erreur de parcours, sur nous s’est abattue la couverture du désespoir.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Insoumis

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Photo par Mélanie Dufresne de Chambly

Insoumis

 

Contre vents et marées,

En parcourant rivières et longs prés,

En allant à contre-courant de ces valeurs,

De ces règles élaborées par ces hypocrites et ces menteurs.

 

Quoiqu’il advienne de ce monde perdu,

Dévasté par tant de crimes, de pleurs et ses vertus.

Vertus données aux gens pour justifier leurs monstruosités,

D’avoir condamné filles-mères et leurs nouveaux-nés rejetés.

 

Devant tant d’injustice, je ne peux que dire non.

Car j’ai choisi de ne point garder silence en taisant mon nom.

Jamais mes yeux se fermeront devant tant de souffrance,

Et toujours ma bouche dénoncera ces âmes démences.

 

Insoumis devant ces tyrans, je serai.

Insoumis devant ces voleurs à cravates, je resterai.

Insoumis devant ces destructeurs de vierges forêts, je me lèverai.

Insoumis devant ces malfrats de tout acabit, je me dresserai.

 

Insoumis en ce jour béni,

Insoumis devant le futur infini,

Insoumis de corps et sûrement d’esprit,

Insoumis je resterai pour combattre mes ennemis.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Envers et contre tout

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Envers et contre tout

 

Envers et contre tout,

Je me tiendrai toujours debout,

Contre vents violents et marées sombres,

Je saurai garder vives les mémoires de tous ces hommes.

 

Défendre leurs honneurs,

D’avoir sacrifié leurs vies en ces heures,

Pour leur foi en Christ leur unique Sauveur,

Et de mettre leur espoir en un monde toujours meilleur.

 

Levons l’étendard contre les tyrannies,

Qui de nos existences avec cruauté le nient,

Offrons nos bras meurtris aux indigents de cette terre,

Sur cette terre où tant de gens ignorent que Dieu est le Père.

 

Protégeons en tous temps nos valeurs,

Celles que transmirent nos ancêtres de bon cœur,

Sur ces quelques arpents de neige d’une blancheur si pure,

Et de ces arbres d’automne tellement fiers de leur si belle parure.

 

Pays du nord si froid en hiver,

Contrées sauvages si chaudes en été,

Patrie émerveillée par son automne coloré,

Terroir de mes aïeux dont éternellement j’en serai fier.

 

Héritage à nos futurs descendants,

Sans oublier à tous leurs précieux enfants,

Souvenez-vous de ceux qui plantèrent une croix,

En ce sol destiné à perpétuer notre sang et garantir notre foi.

 

Se souvenir de tous nos nombreux frères morts au combat,

Rien de plus valeureux pour la liberté que de passer de vie à trépas,

Déposons ces gerbes de fleurs sur ces pierres témoins de leur courage,

Afin de perpétuer en souvenir leurs noms maintenant et d’âge en âge.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Mon beau blanc pays

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Mon beau blanc pays

 

Mon beau blanc pays,
Que mes ancêtres courageux,
Affrontèrent tels des gens valeureux,
En bâtissant villages qui devinrent leur patrie.

 

Des bancs de neiges et des rivières de glace,
Ils en firent fières demeures tel de véritables palaces,
De la forêt ils en tirèrent subsistance rendant grâce à Dieu,
Et de leurs labours ne ménagèrent guère effort de cœur si précieux.

 

Contrées formées par de vastes plaines,
Tant d’ardeur coula sans cesse dans ses veines,
De ce peuple amant d’une langue de la lointaine France,
Et contre toutes attentes, osa défier ses ennemis avec persévérance.

 

Avec une force herculéenne et une inébranlable foi en la destiné,
Il affronta mille dangers en protégeant avec tendresse leurs nouveaux-nés,
Sans jamais faiblir un seul instant devant terribles vents et grandes marées,
Il se tint debout faisant un véritable honneur aux générations plus fortunées.

 

Oubliez pas mes amis et connaissances du nord,
Qu’en vos aïeuls se joua bien plus que vous croyez votre sort,
Et de vos nombreuses régions telles la Gaspésie jusqu’en Abitibi,
Nulle n’aurait été fondée sans le désir d’un peu de pain et d’une terre bénie.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada