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Fais-moi confiance

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Fais-moi confiance

 

Aujourd’hui, je suis allé voir un médecin.

Avec qui, je me sentirais entre de bonnes mains.

Cela faisait quelques temps que je ressentais des douleurs.

Et, j’en éprouvais à mon regret de plus en plus de peur.

 

La date de mon rendez-vous advint.

Prenant mon courage, j’y allai d’un pas certain.

Dans un cabinet privé, j’ai été accueilli avec respect.

Ne connaissant pas quoi m’attendre à ce qu’il m’arriverait.

 

Feuilletant un magazine, j’essayai d’occuper mes esprits.

Car, après tout, il est trop tard pour reculer à ce moment-ci.

J’ai remarqué que le décor avait un petit-je-ne-sais-quoi.

Une ambiance si chaleureuse qui me réconforta.

 

Les membres du personnel étaient légèrement vêtus.

Ce qui était loin de me déplaire à première vue.

Des femmes d’une beauté exquise œuvrèrent.

Elles se comportèrent telles des fourmis ouvrières.

 

Puis, l’une d’entre elles est venue me trouver,

Pour m’amener dans la grande pièce juste à-côté.

Elle me demanda sur le champ de retirer mes fringues,

Ce que je fis sans discuter, même si je me sentais dingue.

 

Soyez rassuré ! Je suis l’infirmière attitrée de votre docteur.

Elle arrivera pour la consultation dans un quart d’heure.

Elle possède une expertise médicale qui vous étonnera.

Sa connaissance, j’en suis certaine, vous médusera.

 

Une femme à la chevelure rougeâtre entra avec délicatesse

Elle portait des lunettes qui lui donnèrent une allure de déesse.

Un collier orangé pendu à son cou me faisait songer à l’automne.

Baissant sa monture, elle observa avec attention ma virilité d’homme.

 

Elle devina sans outre mesure le poids de mon célibat.

Et de ses mains expertes, de cette douleur, elle me soulagea.

Quand je pense que depuis des jours je m’en faisais pour si peu.

Et, maintenant, je peux dire que je suis un gars vraiment très heureux.

 

Elle m’a fait une ordonnance médicale.

Afin d’éviter de souffrir de nouveau d’un tel mal.

D’aller voir un établissement spécialisé dans ce domaine.

Elle me suggéra par écrit quelques endroits. Quelle veine !

 

Trois fois par mois seront, à mon avis, raisonnables.

Pas plus, car tout excès serait, à mes yeux, impardonnable.

Tenez mon cher ! Je vous donne mes honoraires pour aujourd’hui.

C’est avec un soupir de soulagement que je lui ai dit merci.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Ma muse

Ma muse Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par JRekas Source : https://www.deviantart.com/jrekas/art/My-musa-Carolina-873602539

Ma muse

 

Qui est là?

Serait-ce toi?

Assise sous mon toit?

Immobile jusqu’au bout des doigts.

 

Ébloui par ta beauté silencieuse,

Dans une pose tellement mystérieuse,

Dis-moi : Avec moi, es-tu vraiment heureuse?

Rien de plus terrible de savoir que tu serais malheureuse.

 

Ton corps d’une pureté indescriptible,

Répartit celle de ton âme incorruptible,

Cette âme qui anime ton être tant sensible,

Cet être maintenu dans un état indestructible.

 

Ô beauté exquise, que tu sois ma muse,

Tout cela au fond de moi tellement m’amuse,

Même si le temps passe et qui tranquillement s’use,

Par ton charme, tu as réussi à me séduire. Ô quelle belle ruse!

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

L’œil de Dieu

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

L’œil de Dieu

 

Je suis l’œil de Dieu,

Et Dieu est une femme,

Et, par-dessus, une jolie dame,

Qui fait de toi entre ses mains ce qu’elle veut.

 

Je vois tout ce que tu fais,

Inutile de cacher vraiment qui tu es,

Tu aimes fréquenter les donjons,

De tes maîtresses, être leur bon garçon.

 

Maitresse Christine qui est d’une beauté exquise,

Celle dont ton âme s’est tellement éprise.

Beauté magique ! Beauté féérique !

Venant du monde des pays nordiques.

 

Que dire de maîtresse Bella?

Qui saura te mener là où elle le voudra.

Te tirer des flammes de l’enfer de la souffrance,

Pour te faire découvrir l’ultime plaisir de la bienveillance.

 

Péché de la chair ! Péché de la luxure !

Qui convient de l’âme la plus perverse à la plus pure.

Aucun plaisir n’a d’égal que celui d’être entre les mains d’une maîtresse,

Qui sait te combler de ses tortures élaborées comme de ses caresses.

 

Où iras-tu après cette vie?

Toi qui feras, malgré tout, l’envie.

De bien des gens prisonniers de leur morale,

Et qui pourtant, vénèrent des idoles qui font tant de mal.

 

Regarde-moi bien dans les yeux,

Dis-moi : tel est ton désir, ton vœu le plus précieux?

Serait-ce être près de moi, être à mes côtés?

Devenir ta chérie, ton amour, ta bien-aimée!

 

Je suis celle qui te surveille,

Qui te fera découvrir bien des merveilles,

En temps voulu, mon vilain coquin.

Mon beau ! Tu seras entre mes mains.

 

Regarde bien cette triade,

Et fuis ce monde rempli de façades,

Rejoins-moi vite ! Si tu l’oses.

Tu seras alors ma chose.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

La vieille veste de cuir

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

La vieille veste de cuir

 

Je ne suis qu’une vieille veste de cuir

J’ai parcouru bien des pays et des contrées

J’y ai vu des gens à la recherche d’une âme à aimer

Des gens comme bien d’autres qui n’en finissent plus de souffrir.

 

Mon maître possédait une moto sur laquelle il voyageait

Partout où en ce monde il y allait, jamais il ne m’oubliait

Dans ses randonnées en terres étrangères, il croisait belles dames

Qui ravinaient en lui d’un vieil amour une auguste flamme.

 

Nous dormions souvent à la belle étoile

De ces étoiles brillantes dans le ciel qui lui servaient de voile

Que ce temps de ses chansons de bonheur me paraît si lointain

Quand je me rappelle toutes ces mélodies, tous ces refrains.

 

Puis, il fut un jour ou bien peut-être même une nuit

Pardonnez-moi, je ne me souviens plus tellement je m’ennuie

Il rencontra au bar d’une auberge une dame à la beauté exquise

Quel coup de foudre ! Combien de fois, se sont-ils fait la bise?

 

Oh surprise ! Le grand amour était au rendez-vous.

Comme des enfants devant un jeu, ils étaient un peu fous.

Devinant au plus profond de moi mon souhait tenu si discret

Sa vieille veste de cuir, il lui pria de la mettre afin de voir s’il lui allait.

 

Quelle nuit de plaisir interdit, de passion charnelle et de volupté

Comme des amants portés dans leur extase, ils ont ensemble passé

De toutes les vestes de cuir en ce monde, j’étais sûrement le plus heureux.

Car pour combler de caresses cette femme si jolie, nous étions deux.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Pieds nus sur les galets

Pieds nus sur les galets Poème de RollandJr St-Gelais Dessin par Maryse Veysseyre de la France

Pieds nus sur les galets

 

Pieds nus sur les galets

Souvent en été je m’y promenais

En pensant à tous les coups que j’avais faits

À l’époque de ma tendre jeunesse où tout m’amusait

 

Sur les galets, je pensais

À toutes celles en secret que j’aimais

Il y avait une rousse qui m’avait tant impressionné

Par son accent d’Angleterre où je crois bien qu’elle y était née.

 

Si je me rappelle bien, il y avait aussi une canadienne

Comme j’aurais voulu qu’elle soit pour une aventure mienne

Car jamais je n’avais connu une dame si fière de son coin de pays

Elle en parlait avec tant d’ardeur qu’elle m’avait chaque fois ébloui.

 

Ah ! Que de souvenirs de cette époque si folle

Où à chaque veillée de chants joyeux et de farandoles

J’y allais pour faire la rencontre de ces dames à la beauté exquise

Pour y émouvoir les dames qui me firent penser à de nobles marquises.

 

Sur ces galets, je pratiquais mes pas de danse

Tout en inventant mes plus belles histoires de romance

Que je racontais à celles qui seraient accrochées à mes lèvres

À moins que je succombe aux charmes insoupçonnés d’une nouvelle Ève.

 

Sur ces galets, à mon avenir, je ne me souciais guère

Car trop jeune pour penser à quel métier plus tard j’allais faire

Mais fort heureusement sous l’œil attentif de mon sage et bienveillant père

Qui me confia qu’un jour je devrais faire un choix de toute manière.

 

Sur ces galets, j’ai pris conscience qu’un jour je serai un homme

Qui devra travailler pour de ma pitance ne point mendier

Et d’une famille savoir subvenir à ses besoins

Qui sera fière du travail fait par mes mains.

 

Sur ces galets réchauffés par le soleil

J’admirais le paysage et la mer leurs merveilles

Car je savais bien qu’un jour mon cœur serait épris d’une femme belle

Avec qui je fonderai un nid heureux où nous serions telles des hirondelles.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada