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Une chevauchée sur la plage

Une chevauchée sur la plage Œuvre de Maryse Veysseyre (France) Poème de Rolland Jr St-Gelais (Canada)

Une chevauchée sur la plage

 

Je me souviens de mes vacances d’été,

Soucieux de fuir le tumulte de la grande cité,

J’avais choisi d’aller visiter une région éloignée,

Où je pouvais à ma guise me changer les idées.

 

C’était l’une des régions captivantes,

Où la chaleur et la beauté y sont invitantes,

Beauté des paysages et de ces femmes enivrantes,

Des femmes aux regards magiques et à la voix vibrante.

 

Mais, de tout ce qui m’a le plus séduit,

Ce qui m’a le plus surpris, voir vraiment ébloui,

Cela a été d’être le témoin privilégié d’une noble vérité,

Que mon père n’avait de cesse, durant mon enfance, de répéter.

 

De toutes les œuvres réalisées par Dieu,

Une seule était parmi elles descendue des cieux,

Elle représente, par sa grâce et par sa force, la perfection,

De tous les animaux offerts à l’humanité, l’œuvre ultime de la création.

 

C’est en admirant six chevaux galopant au soleil,

Que je me rendis compte qu’ils étaient sans pareils,

Chevaux courants face au vent chaud de la Gaspésie,

Région aux collines verdoyantes où l’on apprécie la vie.

 

C’est par une chevauchée sur la plage,

Cavalcade accomplie par des chevaux sans âge,

Que j’ai enfin compris ce qu’est en soi l’essentiel,

Savoir en tout temps s’étonner de la nature qui est si belle.

 

Sur la plage, j’ai vu six chevaux,

Des chevaux si forts et tellement beaux,

Des chevaux de cette région fière et rebelle,

Ah comme j’ai souhaité que cet instant demeure éternel.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Voilà un exemple de la perfection en noir et blanc

Maya timide photo par Rick B., d’Allemagne Texte de Rolland Jr St-Gelais Source : https://www.deviantart.com/rickb500/art/Shy-Maya-867072937

Voilà un exemple de la perfection en noir et blanc

Bonjour tout le monde,

Comme vous le savez déjà, je recherche continuellement des œuvres photographiques de gamme supérieure. Une recherche qui a un double objectif. En premier lieu, le respect absolu d’atteindre l’excellence au sein de mon blogue artistique. Une excellence qui est au cœur de chaque article qui y est publié. En second lieu, faire connaître les artistes qui ont accepté de collaborer à la mise en œuvre d’un tel blogue consacré à la poésie, la photographie, et sur la réflexion personnelle sur divers aspects de la vie. Des artistes envers qui j’ai une reconnaissance absolue.

Il va de soi que je découvre des œuvres photographiques qui m’interpellent, et ce, tant par leur simplicité que par les effets visuels. En effet, il est souvent superflu de mettre l’accent sur une surabondance d’effets visuels qui pourrait aboutir à ruiner le résultat final. Comme le dicton l’affirme si bien, la modération a bien meilleur goût. Ce qui est encore plus vrai dans le monde du  »noir et blanc ».

C’est un fait indéniable que le nu artistique est souvent présenté de manière classique par la majorité des photographes qui œuvrent dans ce créneau de travail. Et pour cause, puisque les émotions peuvent davantage ressortir chez le modèle. Attention ! Je n’affirme pas qu’un tel résultat ne peut avoir lieu dans les photos réalisées en couleurs. Bien au contraire! Toutefois, le  »noir et blanc » a ceci de particulier, il adoucit le regard dès le premier coup d’œil.

La photo réalisée par mon ami Rick B., d’Allemagne est sans contredit un exemple parfait de ce qu’est la perfection en noir et blanc. En effet, l’harmonie entre le modèle et le décor y est exceptionnelle. À cela s’ajoute l’expression émotionnelle divulguée telle une prise de vue à l’époque où le cinéma en était qu’à ses balbutiements. Enfin, la suavité de la pose démontre une présence tant physique que psychique de la charmante dame. Le tout nous est présenté avec un sens professionnel indéniable du photographe.

Je vous remercie de votre attention.

Rolland Jr St-Gelais de Québec au Canada

J’ai déposé mon arme

J’ai déposé mon arme Photo par Joël Pélerin Texte critique de Rolland Jr St-Gelais

J’ai déposé mon arme.

Mon cher ami,

C’est bel et bien l’une de tes œuvres photographiques les mieux réussies. En effet, tout y est dévoilé avec un professionnalisme que toi seul peux accomplir. Plusieurs éléments font de cette photo une œuvre d’art digne des plus grandes salles d’exposition. Mais, par souci d’éviter d’alourdir mon commentaire, j’en retiens les trois principaux.

En premier lieu, le jeu subtil d’ombre et de lumière qui nous présente le corps magnifique de cette dame. Un jeu qui met en relief les différentes parties de ce corps, et ce avec un respect absolu. Ce qui est d’autant plus difficile à réaliser étant donné que l’on peut admirer les parties intimes tout en les incluant dans l’ensemble de la photo. C’est là un véritable tour de force.

En deuxième lieu, la posture de cette femme met en avant la grâce de son corps. Une grâce qui s’harmonise à la perfection avec la présence de ce sabre japonais. Serait-ce un katana? Je ne saurais pas répondre à cette question. Quoiqu’il en soit, une telle posture me fait penser à une séance de combat aux sabres. En effet, l’agencement des pieds, celui du buste, des épaules et des cuisses constituent la fin du combat. Un combat qui doit se faire dans les règles de l’art.

En dernier lieu, tu es arrivé à insister sur les mains du modèle. En effet, les mains constituent la cible, si tu préfères le point de mire, de la photo. Les mains reflètent à elles seules toute la tendresse qui se dégage d’une telle œuvre d’art. Une tendresse qui contrôle le sabre. En terminant ma critique personnelle, je me permets de poser ces questions; un sabre est-il en soi une arme de guerre? Serait-il plutôt un signe de paix lorsqu’il est manié avec un esprit noble?

Encore bravo pour cette œuvre photographique remarquable.

Ton ami Rolland Jr St-Gelais de Québec au Canada

Aquarelle Suzanne au bain par Fabienne Roques

Suzanne au bain aquarelle par Fabienne Roques

Aquarelle Suzanne au bain par Fabienne Roques

Bonjour tout le monde,

J’ai le plaisir de vous présenter une œuvre tout à fait remarquable accomplie par Fabienne Roques. Une artiste qui ne cesse de faire vibrer les cordes les plus sensibles chez les gens qui ont la chance de découvrir ses créations artistiques, et ce, grâce à son talent extraordinaire. Son originalité dans la réalisation de ses œuvres est une marque qui la définit à la perfection. En effet, de telles créations exposent un sujet d’une grande sensibilité; la nudité féminine.  Une exposition à la fois spontanée et originale. Deux réalités fondamentales dans le domaine de l’art.

C’est le cas notamment avec cette aquarelle baptisée ;  »Suzanne au bain ». Une aquarelle qui a attiré mon regard pour deux raisons particulières, mais complémentaires. En premier lieu, l’agencement des couleurs donne au tableau une douceur qui agrémente le regard. En second lieu, le corps attribué à cette Suzanne est fort original à mes yeux d’humble amateur d’art. Tout y est présenté, mais avec une touche que je qualifierais de bien personnelle. Une touche qui serait, en quelque sorte, un style propre à l’artiste. Un style qui me fait penser à celui de Picasso tellement l’authenticité y est présente.

Toutefois, j’ai souhaité connaître l’opinion de l’artiste à propos de son œuvre. Qu’a-t-elle voulu réaliser? Qu’a-t-elle ressenti? Qu’a-t-elle voulu rechercher pendant son acte de création? Trois questions auxquelles Fabienne Roques a répondu de manière judicieuse en ces termes :  » Je ne cherche pas à démontrer quoique ce soit.  Je fais des aquarelles comme un musicien fait ses gammes. Je ne prémédite absolument rien. En réalité, c’est l’eau et les pigments qui décident. Le contraire de ma manière de peindre à l’huile sur toile.  »

Un élément à retenir concerne l’angle dont Suzanne au bain peut être découverte. À mes yeux, j’ai imaginé la voir entrer dans son bain alors que j’y étais déjà. Serait-ce un fantasme inconscient? C’est fort possible. Il est vrai comme le dit si bien Fabienne Roques que « l’œuvre parle toujours et qu’il faut être à son écoute ». Cependant, les oreilles de l’auditeur lui font entendre ce qu’il ressent en lui. Nul ne peut échapper à ce fait psychologique.

Quoiqu’il en soit, selon l’artiste, il faut savoir se mettre à son service tant pendant la réalisation de l’œuvre qu’une fois que celle-ci sera terminée. Une vision fort intéressante à développer dans un éventuel article portant sur le sujet. C’est à suivre …

Merci à vous de votre assiduité !

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Tout est une question de goûts

« Le Déjeuner sur l’herbe » par Édouard Manet (1832-1883)

Tout est une question de goûts

Bonjour tout le monde,

Je désire tout d’abord à remercier mon amie Ghislaine L. qui m’a fait connaître cette œuvre magistrale réalisée par Édouard Manet (1832-1883) lors d’une de nos nombreuses discussions empreintes d’un respect mutuel. Comme vous le savez sans aucun doute, je suis passionné par la nudité artistique depuis quelques années déjà. Une passion qui est devenue la pierre angulaire dans la construction de ce blogue tout en y insérant des publications liées à la poésie, à la photographie et à des réflexions personnelles sur divers aspects de la vie.

Ensuite, comme j’en ai fait mention précédemment, notre discussion m’a permis de connaître à la fois cette œuvre grandiose et son auteur tout en comprenant l’importance de la variété des regards sur une œuvre où la nudité est présente. Oui, c’est un fait indéniable que chaque personne possède ses goûts dans le domaine artistique et ce, que ce soit dans le monde de la musique, celui du cinéma, celui des belles-lettres et, dans le cas présent, celui de la peinture. Notons ici que contrairement à l’adage que les goûts ne se discutent pas, je réponds avec plaisir ceci : les goûts peuvent tout à fait se discuter, mais ne peuvent en aucun temps s’imposer.

Mais, qui suis-je réellement pour exprimer mon goût personnel à propos d’une telle œuvre ? Étant qu’un simple amateur dans ce domaine, j’ai préféré laisser la parole à un illustre personnage de la littérature française qui a su avec adresse lui rendre justice. Selon Émile Zola (1840-1902), « Le Déjeuner sur l’herbe » est la plus grande toile d’Édouard Manet, celle où il a réalisé le rêve que font tous les peintres : mettre des figures grandeur nature dans un paysage. On sait avec quelle puissance il a vaincu cette difficulté. Il y a là quelques feuillages, quelques troncs d’arbres, et, au fond, une rivière dans laquelle se baigne une femme en chemise ; sur le premier plan, deux jeunes gens sont assis en face d’une seconde femme qui vient de sortir de l’eau et qui sèche sa peau nue au grand air.» Or, c’est justement la présence de cette femme nue qui a fait scandale auprès du public de l’époque à tel point qu’on le qualifia de voyeur. Une épithète peu élogieuse à son endroit en dépit du fait qu’il se trouvait à la même époque plus d’une cinquantaine de tableaux où présentés au musée du Louvre dans une mixité des personnages nus et d’autres habillés.

Or, l’œuvre de Manet avait tout de même ceci de particulier. À savoir son intention d’une part, d’obtenir des contrastes intenses et, d’autre part, de trouver des réalités authentiques pour mener à bien un tel tableau. Il est cependant fort à parier qu’une telle perspective était hors d’atteinte pour le grand public.

Que faut-il donc discerner dans « Le déjeuner sur l’herbe »? La réponse est sans équivoque : absolument tout. Comme l’écrivain et journaliste Émile Zola l’avait affirmé d’une manière que je qualifierais de poétique dans son analyse : « c’est le paysage entier, avec ses vigueurs et ses finesses, avec ses premiers plans si larges, si solides, et ses fonds d’une délicatesse si légère. Et de poursuivre, « c’est cette chair ferme modelée à grands pans de lumière, ces étoffes souples et fortes, et surtout cette délicieuse silhouette de femme en chemise qui fait dans le fond, une adorable tache blanche au milieu des feuilles vertes, mais, et c’est mon humble avis, ce dernier élément qui est le plus important, « c’est enfin cet ensemble vaste, plein d’air, ce coin de la nature rendu avec une simplicité si juste, toute cette page admirable dans laquelle un artiste a mis tous les éléments particuliers et rares qui étaient en lui. »

En ce qui me concerne, j’aime bien ce style de peinture où la nudité est présentée à la fois simple et authentique. Bien entendu, le fait qu’une femme nue se retrouve devant deux hommes habillés peut inciter à une interrogation d’ordre moral. À vrai dire, y a-t-il là matière à scandale? Je ne le crois pas puisqu’il faut, comme Émile Zola l’a bien fait remarquer dans son analyse, voir l’ensemble du tableau. Un ensemble qui décrit à la perfection la beauté de la nature. Une nature que l’on a peut-être mise au rencart depuis le début du XXIe siècle au nom du progrès économique, mais qui reprend ses droits depuis la prise de conscience d’une partie importante de la population, notamment depuis le début des années 2000. L’impact majeur du mouvement amorcé par Greta Thunberg qui a occasionné des marches dans plusieurs pays pour la défense de la nature, et notamment pour dénoncer le réchauffement climatique, est un élément incontestable d’une telle prise de conscience.

Seule ombre au tableau, c’est la femme qui se retrouve nue devant les hommes. Pourquoi l’inverse ne serait-il pas possible, voire souhaitable? Ce à quoi je répondrai, ceci: autres temps, autres mœurs. J’irais même jusqu’à dire, autres temps et autres façons de voir la réalité. Car, ne l’oublions pas, chacun d’entre nous a sa propre vision de ce qui l’entoure. Ce qui est encore plus vrai que l’on soit un homme ou que l’on soit une femme.

Je terminerai donc ce présent exposé sur une note bien personnelle sachant fort bien que certaines personnes ne partageront pas mon opinion sur le sujet. Et, je l’avoue qu’elles en aient parfaitement le droit. Pourquoi l’inverse n’existerait-il pas? À savoir un homme nu se retrouvant des femmes habillées. Ce à quoi je répondrai avec tout mon respect envers la femme, tout simplement parce qu’il n’y a rien de plus noble, de plus divin et de plus admirable que la nudité féminine. C’est tout à votre honneur. Croyez-moi sur parole!

Merci de votre attention.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Mes références au présent texte viennent de : Le Déjeuner sur l’herbe — Wikipédia (wikipedia.org)