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L’indomptable

L’indomptable Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par G.B. D’Allemagne Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/The-untamable-894740770

L’indomptable

 

Je suis un être de chair,

Une femme fière et belle,

Une femme libre de voler de ses ailes,

Une femme libre de voguer dans les airs.

 

Vous voulez m’asservir?

N’y pensez pas même dans vos rêves.

Car je suis descendante de Lilith et non d’Ève,

Pour ma liberté, je combattrai jusqu’à mon dernier soupir.

 

Ma conscience m’appartient,

Mon corps est mon bien le plus précieux,

Le donner, je le ferai seulement quand je le veux.

Je suis fière d’être ce que je suis et je sais que je le vaux bien.

 

J’enlève ce vêtement qui m’étouffe,

Ce vêtement qui n’est pas fait de chair,

Cette tenue que vous vouliez que je porte pour vous plaire,

Car à vos yeux, je suis simplement que de la bouffe.

 

Je crie ma liberté avec pleine fierté,

Je suis celle que vous ne dompterez jamais,

Femme d’aujourd’hui, et non d’hier, c’est ce que je voulais.

L’indomptable! Voilà qui je suis maintenant et pour l’éternité.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

 

Une autre nuit

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

 Une autre nuit

 

Bonsoir ma tendre chérie,

Je suis venu simplement te voir,

J’ai même apporté quelque chose à boire,

Car je me disais que tu en avais peut-être envie.

 

Comment a été ta journée?

De mon côté, je ne sais pas quoi dire.

Car sans toi c’était triste à en souffrir,

Si tu savais comme à toi sans cesse j’ai rêvé.

 

Comme le temps passait,

Je voulais te faire une surprise,

Une simple surprise fraîche comme la brise,

Quelques mots pour te dire comme tu me plais.

 

Puis-je te demander une saveur?

Rester avec toi jusqu’au petit matin,

Car avec toi s’envolent tous mes chagrins,

Je te promets que je partirai aux petites heures.

 

Mais avant de me répondre,

Permets-moi de te chanter un air,

Une chanson de mon pays qui saura te plaire,

Écoute la mélodie de mon violon naviguer sur les ondes.

 

Une nuit avec toi me transportera vers le pays des rêves,

Une nuit avec toi calmera mes craintes et mes pleurs,

Une nuit avec toi fera mon plus grand bonheur,

Je serai ton Adam et tu seras ma chère Ève.

 

Une autre nuit, je t’en supplie mon amour.

Une autre nuit, car jamais ce ne sera pour la vie,

Une autre nuit, car à jamais tu seras en mon esprit,

Une autre nuit que je me souviendrai pour toujours.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Es-tu Ève ?

Es-tu Ève ? Poème par Rolland Jr St-Gelais Photo par JREKAS Source : https://www.deviantart.com/jrekas/art/and-I-used-to-be-Eve-887473422

Es-tu Ève ?

 

Écoute-moi, ô femme étrangère.

Entends ma supplique, mon humble prière.

Réponds-moi, je t’en conjure, ô ma très chère.

Viens-tu d’une contrée de paix ou d’un pays en guerre ?

 

Rarement, mes yeux ont vu un corps si menu.

Tu es belle comme un ange descendu des cieux.

Je n’ai jamais eu la chance d’admirer une telle beauté,

D’une femme qui possède une silhouette si bien sculptée.

 

Es-tu le fruit de mon incontrôlable imagination ?

Es-tu l’une de mes nombreuses hallucinations ?

Pourquoi as-tu franchi les terres de toutes ces nations ?

Serait-ce pour semer en mon esprit une telle confusion ?

 

Tu me rappelles Ève et son bien étrange récit,

La source de tous nos malheurs et de nos maladies,

Depuis le jour où elle fit manger à Adam le fruit interdit,

Qui acquiesça à sa demande, car ébloui par sa beauté infinie.

 

Toi que je vois en cet instant précis,

Toi, qui en mes songes, je suis à ta merci,

Toi, pour qui l’espace d’un souffle, je perds l’esprit

Laisse-moi te prendre dans mes bras, je t’en prie.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Pieds nus sur les galets

Pieds nus sur les galets Poème de RollandJr St-Gelais Dessin par Maryse Veysseyre de la France

Pieds nus sur les galets

 

Pieds nus sur les galets

Souvent en été je m’y promenais

En pensant à tous les coups que j’avais faits

À l’époque de ma tendre jeunesse où tout m’amusait

 

Sur les galets, je pensais

À toutes celles en secret que j’aimais

Il y avait une rousse qui m’avait tant impressionné

Par son accent d’Angleterre où je crois bien qu’elle y était née.

 

Si je me rappelle bien, il y avait aussi une canadienne

Comme j’aurais voulu qu’elle soit pour une aventure mienne

Car jamais je n’avais connu une dame si fière de son coin de pays

Elle en parlait avec tant d’ardeur qu’elle m’avait chaque fois ébloui.

 

Ah ! Que de souvenirs de cette époque si folle

Où à chaque veillée de chants joyeux et de farandoles

J’y allais pour faire la rencontre de ces dames à la beauté exquise

Pour y émouvoir les dames qui me firent penser à de nobles marquises.

 

Sur ces galets, je pratiquais mes pas de danse

Tout en inventant mes plus belles histoires de romance

Que je racontais à celles qui seraient accrochées à mes lèvres

À moins que je succombe aux charmes insoupçonnés d’une nouvelle Ève.

 

Sur ces galets, à mon avenir, je ne me souciais guère

Car trop jeune pour penser à quel métier plus tard j’allais faire

Mais fort heureusement sous l’œil attentif de mon sage et bienveillant père

Qui me confia qu’un jour je devrais faire un choix de toute manière.

 

Sur ces galets, j’ai pris conscience qu’un jour je serai un homme

Qui devra travailler pour de ma pitance ne point mendier

Et d’une famille savoir subvenir à ses besoins

Qui sera fière du travail fait par mes mains.

 

Sur ces galets réchauffés par le soleil

J’admirais le paysage et la mer leurs merveilles

Car je savais bien qu’un jour mon cœur serait épris d’une femme belle

Avec qui je fonderai un nid heureux où nous serions telles des hirondelles.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Mets ce que tu veux

Mets ce que tu veux Poème par RollandJr St-Gelais peinture à l’huile de Maryse Veysseyre

Mets ce que tu veux

 

Mets ce que tu veux,

Mets tout ce que tu peux,

Car il suffit vraiment de peu,

Pour dévoiler ta beauté à mes yeux.

 

Un simple drap de satin,

Fait par des minutieuses mains,

Que tu le portes ou que tu l’enlèves,

Tu ressembleras toujours à la belle Ève.

 

Cette femme qui par son charme légendaire,

Entraîna Adam vers le péché originel et son ère.

Que tu sois entièrement nue ou simplement vêtue,

Je saurai de bonne grâce préserver ta vertu.

 

À moins que si tel est ton plus sincère désir,

Tu offres ton corps pour une étreinte le temps d’un soupir.

Un soupir qui atteindra le fond secret de mon cœur,

Afin que de notre destiné nous en éloignions les pleurs.

 

Nos craintes en cette période étrange et aux sombres heures,

Où toutes les paroles prononcées ne sont que des leurres,

De ces éloquences faites par de gens sournois,

De leurs palabres, ils en font un tournoi.

 

Sors de cette eau et rejoins-moi,

Ô mon amour, ce que j’ai envie de toi.

De toi en cette journée si froide d’hiver,

Où tout me semble être tellement à l’envers.

 

Enlève ton vêtement,

Tu en seras belle assurément,

Porte-le, tu le seras éternellement.

De ton choix, je le respecte sûrement.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada