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En parcourant ce chemin

En parcourant mon chemin Photo et poème par RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

En marchand simplement

En marchand simplement, je me suis rendu compte que rien ne pouvait être prévu pour le commun des mortels. Certes, l’être humain gagne le pain à la sueur de son front tout en faisant du mieux qu’il peut pour son avenir. Mais en réalité, seule la nature est la plus forte. Elle ne se préoccupe guère de ce qu’il arrivera car elle sait comment reprendre le dessus.

D’une forêt en flammes renaitront de jeunes pousses qui deviendront à leur tour des arbres splendides. Des rivières sortant de leurs lits nourriront le sol affamé. Des naissances succèderont aux décès des animaux jadis invincibles. Des feuilles aux couleurs d’automne laisseront leur place au manteau blanc de l’hiver lequel fondera au soleil printanier annonça la chaleur bienfaitrice de l’été. C’est la roue qui tourne de son mouvement perpétuel.

En marchand simplement, j’ai compris qu’il y a une multitude d’autres chemins. Des chemins dont seul celui qui s’y trouve en est responsable. Il fait avec ce qu’il y trouve et laissera au suivant ce qu’il en aura décidé. Voilà la responsabilité des actes de chacun face aux événements de sa vie et de la vie d’autrui.

En marchand simplement, j’ai compris qu’il y aura de nombreux lendemains. Des lendemains qui sont déjà dans le creux de nos mains. De nos mains vides de tout et pourtant remplies de tellement de possibilités. Des possibilités alimentées par nos rêves, par nos espoirs et par nos désirs.

C’est en marchand simplement que j’ai compris que c’est par ce cycle que la vie se maintiendra encore et encore.

C’est en marchand simplement que j’ai compris que je ne m’en fais pour rien.

Réflexion de RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Au milieu de l’herbe

Au milieu de l'herbe
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Au milieu de l’herbe

Bonjour tout le monde,

Il n’y a rien de plus utile qu’une belle journée ensoleillée du mois d’août pour vous parler des petits et grands plaisirs d’été. Des plaisirs qui font de la vie autre chose qu’une succession de morosité, de labeur et de sueur. C’est un fait que bon nombre d’entre nous passent leur temps à travailler souvent dans des conditions plus ou moins enviables, à affronter des situations fort déplaisantes et à faire de leur mieux tout en tirant le diable par la queue. Fort heureusement, la saison estivale apporte un peu de bonheur et souvent beaucoup de beauté à l’existence.

Pour ma part, j’aime bien l’été pour trois raisons précises. Des raisons qui s’enchevêtrent les unes aux autres. Bon ! Je reconnais d’emblée que vous risquez d’être en désaccord avec les propos qui vont suivre. Cependant, sachez que j’en assume la pleine et entière responsabilité. De dit-on pas que la liberté de s’exprimer s’accompagne inexorablement par l’imputation qui en découle.

La première raison réside dans la chance de pouvoir allègrement admirer les beautés féminines que je peux rencontrer, ne fut-ce que par un simple coup d’œil, dans leurs manifestations aussi variées que plaisantes. En effet, quoi de plus beau que la grâce féminine aux yeux de celui qui sait la contempler à sa juste valeur? J’ai bien écrit à sa juste valeur puisque le respect a été, est et sera toujours de mise chez votre humble serviteur. Et puis, comme j’adore répéter à qui veut connaître le fond de ma pensée à ce sujet : La beauté n’est point un péché tout comme la laideur est loin d’être une vertu.

La deuxième raison est celle de la multitude de sources d’inspiration que la saison estivale me procure. En effet, la luminosité est à son meilleur dans les journées d’été comparativement à toute autre saison de l’année. D’ailleurs, je suis toujours étonné à chaque fois que je me rends dans la belle région de Matane en Gaspésie tellement le soleil y est si bon, si agréable et si chaleureux. Un soleil qui reflète à la perfection les gens de cette superbe région. Mais, il y aussi le souffle incroyable que m’assurent les chaudes journées d’été lors de mes nombreuses compositions poétiques.

À cela s’ajoute, vous devez certainement vous en douter un peu, la collaboration tellement précieuse et combien appréciée de mes fidèles artistes par le vaste monde. Vous noterez que la luminosité des jours et la qualité exceptionnelle des photos de nudité artistique, parfois légèrement érotique, constituent une mixture fort intéressante. N’est-ce pas ?

La dernière raison est celle des nombreux souvenirs que l’été me font parfois revivre au plus profond de moi. En effet, je me revois marcher le long des plages qui bordent ma région natale qu’est Sept-Îles où je pouvais humer l’air marin sans oublier les nombreux lacs et rivières où je contemplais les forêts vierges. Bien entendu que je ne peux pas passer sous silence le terrain familial où parfois je m’étendais sur la verte pelouse. Que de beaux souvenirs de ce temps de mon enfance, de mon adolescence et de ma lointaine innocence. Que des souvenances qui en mon esprit forment une aide surprenante dans la composition de mes poèmes pour mon plus grand plaisir et, je le souhaite ardemment, pour le vôtre aussi.

En résumé, le fait de vivre loin de la nature contrairement à ma vie de jadis rend impossible de m’étendre au milieu de l’herbe. Toutefois, je peux le faire en esprit à chaque fois que l’occasion de composer mes poèmes se présente à moi. Croyez-moi sur parole que je ne raterai aucune occasion qui se présentera à moi. Je vous le jure maintenant et pour toujours.

Merci infiniment pour votre assiduité.

Rollandjr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Entends mon cri, mon frère !

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Photo prise à l’Espace Mushagalusa de Montréal

Entends mon cri, mon frère !

 

Entends mon cri, mon frère !

N’entends-tu pas l’appel de notre sœur, la terre ?

Qui nous implore de mettre fin à son triste destin,

Qui nous exhorte de choisir maintenant un autre chemin.

 

Écoute cette parole de sagesse !

Que m’ont transmise les âmes remplies de tristesse,

De voir ce que nous avons fait de ces rivières et de ces mers,

De constater jusqu’à tel point vous avez préféré nous faire la guerre.

 

Discerne le sens de mes paroles !

Que m’ont données les esprits sacrés telle une obole,

Une offrande d’amour qui nous transformera pour toujours,

Qui pourra peut-être si nous le désirons façonner de meilleurs jours.

 

 

Entends ma voix pendant qu’il est encore le temps,

Le temps de transformer la fatalité de nos descendants,

Un avenir toujours possible enfoui au plus creux de nos mains,

Car nous avons encore le pouvoir de transformer nos lendemains.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Le chanteur n’est plus

Dessin par Juste Angèle

Magnifique dessin par Juste Angèle

Le chanteur n’est plus

 

Voix grave remplie de mélancolie
Qui savait faire vibrer nos âmes dans la nuit
Et nous transporter sur les rivières européennes
En nous laissant bercer par une chanson bohémienne.

 

Triste jour du mois d’octobre
Qui annonce la perte d’une lumière
De cette richesse provenant des jours d’hier
À notre époque où ne sont glorifiés que violence et les ordres.

 

Chanteur sensible
À la voix irrésistible
Et que dire de sa personnalité?
Qui nous manquera pour l’éternité.

 

Oui, le chanteur n’est plus.
Mais grâce à lui nous avons tout vu.
De par son talent immense de compositeur
Il y aura toujours une de ses chansons au sein de nos cœurs.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Insoumis

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Photo par Mélanie Dufresne de Chambly

Insoumis

 

Contre vents et marées,

En parcourant rivières et longs prés,

En allant à contre-courant de ces valeurs,

De ces règles élaborées par ces hypocrites et ces menteurs.

 

Quoiqu’il advienne de ce monde perdu,

Dévasté par tant de crimes, de pleurs et ses vertus.

Vertus données aux gens pour justifier leurs monstruosités,

D’avoir condamné filles-mères et leurs nouveaux-nés rejetés.

 

Devant tant d’injustice, je ne peux que dire non.

Car j’ai choisi de ne point garder silence en taisant mon nom.

Jamais mes yeux se fermeront devant tant de souffrance,

Et toujours ma bouche dénoncera ces âmes démences.

 

Insoumis devant ces tyrans, je serai.

Insoumis devant ces voleurs à cravates, je resterai.

Insoumis devant ces destructeurs de vierges forêts, je me lèverai.

Insoumis devant ces malfrats de tout acabit, je me dresserai.

 

Insoumis en ce jour béni,

Insoumis devant le futur infini,

Insoumis de corps et sûrement d’esprit,

Insoumis je resterai pour combattre mes ennemis.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada