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En ce jour de la Suisse

 

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En ce jour de la Suisse (1er août)

Je désire par la présente souhaiter une bonne fête nationale aux citoyens de la Confédération helvétique. Vous avez amplement raison d’être fiers de vivre dans un pays si magnifique où règne une paix qui fait l’envie de bien des gens de par le vaste monde.

Qui plus est! Votre amour de la culture démontre sans aucune ambiguïté que vous êtes parmi les peuples les plus ouverts à la diversité sans pour autant renier votre passé et votre propre culture. Une culture de grande richesse.

Honneur à vous et longue vie à la Suisse!

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Regard en coin

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Magnifique dessin réalisé par mon ami Eri Kel de la France

Regard en coin

 

Bonsoir tous les artistes, mes amis,

Soyez indulgents envers moi, je vous prie.

Je suis originaire d’un pays qui est le mien,

Et fier de mon fort accent du nord canadien.

 

Certes, je n’ai point votre expérience ni votre culture.

Mais pourtant ma maison quoique modeste a une belle devanture.

Mon corps dénudé est celui que m’ont transmis mes aïeux,

Gens braves et découvreurs de ce pays sauvage avec un cœur courageux.

 

Avez-vous vu? Je suis bien nue.

Esprit féminin dans ce corps menu.

Mais dans mes veines coule un sang précieux,

Celui de mon ancêtre chevalier français si beau et valeureux.

 

J’ai traversé cet immense océan,

Que traversèrent mes ancêtres d’antan,

Et je suis là devant vous avec un sourire,

Avec un regard en coin pour cacher mon coquin plaisir.

 

De

 

RollandJr St Gelais

Québec (Québec)

Canada

Comment pouvais-je ignorer cette peinture ?

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Peinture réalisée par Magali Holgado Permission obtenue de sa part pour la représentation de cette magnifique peinture.

Comment pouvais-je ignorer cette peinture ?

Bonjour tout le monde,

Vous le savez probablement déjà. Je suis membre de quelques groupes artistiques au sein du réseau social Facebook. Cela me permet d’être en relation avec des artistes au talent indéniable. Je profite souvent de ce privilège pour communiquer avec certains d’entre eux dans un cadre purement « professionnel ». En effet, le respect de leurs vies privées est pour moi un élément fondamental dans mes rapports au sein desdits groupes.

C’est ainsi que votre humble serviteur peut découvrir des œuvres tout à fait remarquables réalisées par certains d’entre eux. Il m’arrive parfois de rester plusieurs minutes à regarder, admirer et analyser une oeuvre afin d’essayer de comprendre les raisons qui poussent mes yeux à ne plus la quitter. Autrement dit, pourquoi suis-je perturbé par une telle oeuvre ? Souvent les raisons sont d’une telle simplicité qu’elles peuvent passer sous silence si je ne prends pas le temps requis de bien les découvrir. Et, à mon grand étonnement, c’est la redécouverte de mes plus profondes valeurs qui fait figure de fil conducteur dans mon cheminement.

C’est un fait indéniable que nous voyons, percevons et sommes sensibles au monde environnant à travers nos propres valeurs qui nous ont été inculquées par nos proches et ce, dès la petite enfance. Personnellement, la foi chrétienne de tradition catholique a sans contredit une influence indéniable dans ma vision des choses et ma philosophie de vie.

Il est important de retenir un fait de la plus haute importance. C’est-à-dire que chaque religion chrétienne a pour fondement une tradition influencée par la culture et la philosophie dans laquelle elle a pris racine. Voilà pourquoi la culture latine influencée par les philosophes grecques ont donné naissance à la tradition catholique comme expression de la théologie à l’égard de la foi chrétienne. Pour leur part, les églises orthodoxes furent influencées par la culture byzantine et peut-être une interprétation plus scolastique des philosophes grecs. Il en est de même des traditions protestantes où, notamment, la découverte du nouveau monde fut déterminante pour l’émergence des églises réformées. Il va de soi que les langues tant parlées qu’écrites et toutes les subtilités qui leur sont particulières constituent des facteurs déterminant dans les expressions de la foi chrétienne.

Enfin bref, une telle peinture réalisée par une main de maîtresse a favorisé une questionnement d’ordre théologique en mon fort intérieur. Pourquoi donc étais-je si ébahi dès l’instant où mes yeux se posèrent sur cette peinture ? Je dirais en guise de réponse que tout réside en ma foi chrétienne vécue en tant que catholique. Une tradition qui a permis, avec des périodes plus ou moins sombres au cours de l’histoire, la création d’œuvres artistiques qui témoignent à elles seules toute la splendeur de l’homme et de la …. femme.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Un beau weekend : Nadeshicon 2018

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En belle compagnie féminine 

Un beau weekend : Nadeshicon 2018

Bon début de semaine tout le monde,

J’espère de tout mon cœur que votre weekend se passe bien. De mon côté, ce fut jusqu’à maintenant un weekend rempli de couleurs et, de surcroît, des couleurs asiatiques plus particulièrement nippones. En effet, la convention Nadeshicon 2018 se déroule tout le weekend dans la belle ville de Québec au pavillon universitaire Maurice-Pollack de l’université Laval de Québec.(1) Une convention brillamment montée par des gens passionnés par le monde surnaturel des mangas japonais.

30264810_10155602234182523_6988767915013046272_o (1)Hé bien oui ! Je m’intéresse à une multitude de formes d’arts existant dans ce monde où la diversité doit être vue comme un enrichissement de soi et des autres. Il n’est donc pas question de rejeter une quelconque culture, ni d’en faire un éloge au détriment de tout ce qui compose la mosaïque du genre humain. Bref, comme disait un survivant de l’holocauste :  » Tous les peuples sont bons. Il n’y a que les individus qui font la différence. « 

C’est ainsi qu’en ce samedi matin, je me suis préparé de bonne heure30221964_10155601913912523_9179919599318073344_o afin de déguster un savoureux déjeuner à mon petit restaurant de mon quartier dans l’objectif de me rendre le plus tôt possible à ladite convention. Pourquoi donc me diriez-vous ? Tout simplement pour y découvrir les quelques nouveautés qui se trouvent tant au sein des kiosques que parmi les costumes fabriqués de toutes pièces par les cosplayers qui y seront présents. Croyez-moi sur parole ! Je fus comblé sous bien des angles. Il va de soi qu’une brève présentation du déroulement de cette convention s’impose afin de se faire une idée assez juste de la logistique nécessaire à un tel événement.

30226646_10155601971642523_5251840182247751680_nTout d’abord, le nombre de kiosques est tout de même étonnant si l’on tient compte de l’espace disponible pour chacun d’entre eux. Des kiosques qui nous font découvrir toute une gamme d’articles en tout genre, en respectant le caractère général du public, et qui regorgent de milles petites trouvailles. Ensuite, les cosplayers se prêtent allègrement à prendre des poses pour permettre aux photographes amateurs ou professionnels de garnir leur portfolio. Vous devez certainement vous douter que je n’ai pas pu résister à la tentation de prendre quelques clichés desdits cosplayers dans leurs costumes. Enfin, il y a eu tout au long de cette convention une liste d’ateliers qui traitèrent sur divers sujets reliés au monde du manga japonais. Malheureusement, je n’ai pas eu la chance d’assister à l’un d’entre eux. Toutefois, je compte bien m’y reprendre ce dimanche en après-midi.

C’est ce que je traiterai dans mon prochain article. Bien entendu, que d’autres aspects seront présentés au courant de la semaine. Comme dit le proverbe :  » Dans tout plaisir, l’essentiel c’est de le faire durer.  » C’est à suivre. D’ici-là, portez-vous bien !

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais de Québec Canada

(1) Il s’agit de l’université que votre humble serviteur a fréquenté lors de sa quadruple formation en histoire, science politique et en communication publique ainsi qu’en théologie.

Une autre réalité méconnue : La prestation en classe

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Une autre réalité méconnue : La prestation en classe

Bonjour tout le monde,

J’ai eu l’idée en assistant à un match de hockey à Québec de donner suite à cette série de diaporamas concernant le déroulement de mes prestations de nudité artistique. En effet, il me semble tout à fait normal de créer et de vous présenter un diaporama à partir des photos prises dans le cadre du cours de dessin à l’université du Québec en Abitibi-Tesmicamingue (satellite Montréal) qui a eu lieu lundi le 19 février 2018. Certes, ce n’est pas la première fois que mes services ont été requis dans le cadre de ce cours de niveau universitaire. Toutefois, le fait de réaliser des photos à la fois du déroulement du cours et des œuvres réalisées par les élèves de madame Samuelle D.-H., dans l’optique de produire un tel montage est tout nouveau. À vrai dire, c’est aussi pour une question de justice à l’égard des ces élèves et de leur enseignante que ma décision de créer ce diaporama fut prise durant le match de hockey. Et, entre vous et moi, ils méritent bien une telle attention de ma part.

Bref, c’est avec un grand honneur que je vous présente ledit diaporama composé de photos prises par nul autre que madame Samuelle D.-H., lors de ma prestation en tant que modèle vivant (nu intégral) réalisé dans une institution académique de haut niveau. En effet, le réseau publique des universités québécoises, communément connu avec les sigles de U.Q.A. suivie de la première lettre de la ville où elle se trouve, est reconnu pour son excellence et sa rigueur d’enseignement.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Porter son joug ?

 

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Une modèle nue formidable : Pascale Nicolas de France

 

« Porter son joug ? »
« Parce que nous avons tous le nôtre à porter. »
Un chef-d’oeuvre de l’artiste François
Un véritable plaisir de partager avec vous.
RollandJr St-Gelais de Québec

Poser, un chemin de croix ?

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Dessin de Eri Kel de la France

« Poser, un chemin de croix ? »
« Non, le plus souvent une vraie passion pour celles et ceux qui posent.»

Par Eri Kel

« Je suis bien d’accord avec toi mon cher ami. Poser nu est une philosophie de vie, une manière d’être et de devenir. Humble opinion de ma part. »

Par RollandJr St-Gelais de Québec

Un véritable petit chef-d’oeuvre
Chef-d’oeuvre qui me fait plaisir de partager avec vous.

Une belle trouvaille

Une belle trouvaille :

Ils sont modèles vivants, et nous racontent : « La nudité donne de la puissance »

Par Chloé Pilorget-Rezzouk

Source : https://www.nouvelobs.com/rue89/nos-vies-intimes/20180115.OBS0618/ils-sont-modeles-vivants-et-nous-racontent-la-nudite-donne-de-la-puissance.html

Dans le murmure des ateliers, ils offrent leur corps nu aux fusains, crayons et pastels des artistes ou étudiants en art. Paroles de modèles vivants.

Un jour, un croquis a attiré notre attention. Le modèle, une femme aux cheveux blonds flamboyants, portait sur son corps nu un simple manteau rouge tombant sur ses jambes. Une forme de puissance se dégageait de l’ensemble. On s’est demandé qui était ce modèle vivant : on aurait bien aimé le retrouver, lui poser des tas de questions.
Il suffit de lancer le sujet autour d’une table pour aiguiser la curiosité, susciter une foule d’interrogations d’apparence triviale, mais qui trahissent bien l’aura de mystère, de fascination et d’incompréhension qui enveloppe souvent le modèle vivant : « Ça ne te gêne pas de te mettre nu(e) devant tout le monde ? » ; « C’est facile comme boulot, non ? »

Coups de froid, douleurs articulaires et musculaires… Prendre – et tenir – la pose n’est en réalité pas si simple. En 2008 et en 2014, les modèles vivants avaient manifesté pour faire entendre que poser nu était un « vrai métier », demander la reconnaissance de leur statut et une amélioration de leurs conditions de travail. Professionnels ou occasionnels, ils sont aujourd’hui payés de 20 à 30 euros de l’heure.

Il y a, comme dans tout corps de métier, des modèles courus plus que d’autres, des « stars » du milieu. Il y a d’ailleurs des « bons » et des « mauvais » modèles. Comprendre des plus inspirants que d’autres. Car pour ce qui est de l’art de la pose, l’enjeu ne réside pas tant dans la beauté du corps que dans le don d’une énergie, d’une créativité – celle de proposer, d’inventer des mouvements répondant aux besoins de l’artiste.

Dans « les Yeux nus » publié en 2016, Claire de Colombel, artiste et modèle, écrivait :
« Tant que le corps devant nous ne tremble ni ne transpire, on ne se dit pas que ce qu’il vit est éprouvant. Du modèle, on se demande juste parfois ce qui lui passe par la tête. A quoi tu penses quand tu poses ? »
On leur a soufflé la question, entre autres. Paroles de modèles vivants, d’habitude fort silencieux.

Maria : « Ma façon d’être modèle est très politique »
Maria Clark, 49 ans, 1,68 m, 58 kg. Artiste-plasticienne, et modèle vivant depuis 26.

Comment j’ai eu envie de faire ça

« La première fois, c’était pour mon compagnon peintre. J’avais 23 ans. Mais mes premières poses nues en école, c’était en 1997 aux Ateliers beaux-arts de Paris. C’est par la danse contemporaine que je suis arrivée à la pose. Depuis, j’ai toujours mené en parallèle mon activité de modèle et mon activité d’artiste.

Ce que je gagne
Pendant dix ans, j’ai été modèle professionnelle. Je posais entre 30 et 35 heures par semaine, une journée type se composant de deux séances de trois heures. Je gagnais environ 20.000 euros par an, avec un complément d’allocation chômage.

L’avantage, c’est d’abord une grande souplesse de planning et la chance de pouvoir choisir avec qui on travaille. Gagner ma vie ainsi m’a permis de rester libre pour mes projets artistiques. Au fil des ans, le corps trinque un peu. J’ai décidé de ralentir le rythme pour me consacrer à mon travail personnel.

Moi et mon corps
Je suis quelqu’un de tonique. Je me sens incarnée, engagée physiquement dans mon rapport au monde ; ça me plaît. Mon corps, c’est mon outil de travail, car j’ai également une activité de performeuse.
Je l’ai toujours considéré avec bienveillance. Bien sûr, il y a des parties que je préfère comme mon cou, mes épaules, et d’autres qui me plaisent moins, comme mes fesses.
Je me sens assez libre avec la nudité. Mais en dehors de la sellette, je ne me balade pas nue dans l’atelier. Je serais mal à l’aise. La nudité, c’est mon costume, un habit de peau. On pourrait croire que le modèle nu est vulnérable, mais c’est tout l’inverse : la nudité donne de la puissance.

Quand je suis en séance
16392383Pour m’imprégner de l’ambiance de l’atelier, j’arrive en avance. Derrière le paravent, j’enfile mon kimono de travail avant de l’ôter, une fois sur l’estrade.
Une, cinq, dix, 45 minutes… Je me renseigne sur les temps de pose, car on ne tient pas les mêmes postures en fonction du temps. La douleur vient se nicher dans différents endroits, selon la pose et son mouvement. Il ne faut pas se faire mal ! Le modèle possède une certaine fierté : il ne veut pas bouger, et tenir. Je me souviens d’un travail dans un atelier de dessin : pendant trois mois, quinze heures par semaine, je devais tenir la même pose assise. Au long cours, cette position est devenue douloureuse, les points d’appui finissent par faire souffrir. Je ne le referai plus. Lors des intermèdes de quinze minutes, j’enchaîne quelques étirements. Pour permettre aux muscles et aux articulations de respirer, j’effectue des micro-mouvements intérieurs pendant la pose. Un modèle qui souffre est tendu, et les élèves le sentent.
Durant la pose, je me concentre sur ma respiration, c’est un état proche de la méditation. Je peux passer 45 minutes sans penser à rien. Si les poses sont rapides, alors je pense à la suivante juste avant de changer.
Selon les cours, on est libre de proposer des poses inventives ou amusantes. Une fois, j’ai mis ma tête dans un seau ; une autre, j’ai utilisé des branchages, car la thématique proposée par l’enseignant était la forêt.

Ce que ça m’apporte
J’ai accueilli la pose comme une démarche philosophique qui nous questionne dans16392407 notre rapport au vivant, à ce que l’on est. Quand je pose, je suis Maria, avec mes spécificités ; mais j’incarne aussi, avec humilité, une représentation de l’humanité. Ma façon d’être modèle est politique ; ce qui me plaît dans la pose, c’est que par ma présence, les élèves et artistes peuvent s’épanouir. Je pense que l’art est un espace dans lequel chacun peut devenir qui il est. Or, je crois que c’est par l’épanouissement individuel qu’une société peut aller mieux.

Le regard des autres
J’ai tellement posé pendant dix ans que l’atelier est devenu mon terreau social ! J’oublie que cela peut encore choquer ou étonner les gens d’être nu. Cela plaisait moyennement à mes parents, je crois. Peut-être une peur du qu’en-dira-t-on… Mais ils ont fini par accepter, car j’ai développé, au fil des ans, une pensée artistique et engagée autour de cette activité. »

Christophe : « C’est magique de se voir dessiné par d’autres »
Christophe, 53 ans, 1,75 m, 58 kg. Consultant en environnement, modèle occasionnel depuis cinq ans.

Comment j’ai eu envie de faire ça
« Je ne suis pas devenu modèle par hasard. Ma mère était étudiante aux Beaux-Arts de Lyon, à la fin des années 1950. A l’époque, les cours de nus n’étaient pas mixtes. Parfois, il arrivait alors que les élèves prennent la place du modèle. Dans le carton à dessins de ma mère, on trouve ainsi à la fois des croquis qu’elle a réalisés et d’autres où c’est elle qui apparaît. Ça m’a marqué. Il y a toujours eu une sensibilité artistique dans la famille, dont j’ai hérité puisque je peins un peu à l’aquarelle.

Ce que je gagne
Avant je posais une journée par mois, ça représentait presque un treizième mois sur l’année. Mais depuis cet été, j’ai perdu mon emploi. Je me suis donné pour objectif d’en vivre. Pour l’instant, je gagne environ 500 euros par mois, en posant par-ci par-là. Je commence à être connu localement, mais il faut faire face à la concurrence, il y a beaucoup de modèles.

Moi et mon corps
J’ai un physique assez mince, plutôt apprécié dans les cours ou ateliers, car mes muscles sont bien dessinés. J’ai toujours fait attention à mon alimentation et, lorsque j’étais plus jeune, je pratiquais énormément de sport de plein air. Je ne pense pas être particulièrement beau, mais je suis bien dans mon corps. Petit, j’ai fait du naturisme avec mes parents.

Quand je suis en séance
Il faut trouver des poses confortables, du moins pas trop en déséquilibre. J’essaie16392311 d’avoir au moins trois points d’appui différents pour pouvoir basculer discrètement de l’un à l’autre afin de détendre un peu les muscles et faire circuler le sang. En plein hiver, c’est assez dur : il n’est pas rare d’avoir froid, malgré le chauffage. Dès que la pause survient, j’enfile mon peignoir. Je ne pose pas toujours à poil. Je viens parfois avec un chapeau, et même avec des vêtements originaux pour les cours de croquis de personnages. Un pantalon à motif écossais ou rayé permet aux élèves de travailler le pli des vêtements en plus du mouvement du corps. Ce que ça m’apporte
Je trouve cela magique de se voir dessiné par les autres, même si cela n’est pas toujours très fidèle. J’aime particulièrement lorsque les élèves sont peu nombreux et crayonnent par terre, à mes pieds, près de la sellette. C’est génial parce que je peux voir le dessin se construire au fur et à mesure.

Le regard des autres
En en discutant avec mes amis, j’ai découvert que l’une de mes copines avait envisagé de le faire quand était étudiante pour gagner un peu sa vie. Plus j’en parle, plus j’ai l’impression que ça choque de moins en moins. »

Sheraz : « Ce beau regard porté sur vous, ça fait du bien »
Sheraz, 38 ans, 1,62 m, 56 kg. Travailleuse sociale, modèle vivant occasionnel depuis bientôt trois ans.

Comment j’ai eu envie de faire ça
« Depuis très jeune, je dessine des nus d’après des reproductions ou mon imagination. Je trouve ça très beau, le nu. Il y a quelque chose de gracieux, d’inspirant. J’ai toujours beaucoup admiré les modèles. L’idée venait, partait, revenait… Je me répétais : ‘Quand je serai prête.’ À 36 ans, j’ai eu le déclic : ‘Faut que je fasse les trucs dont j’ai envie, sinon je vais le regretter.’ J’ai répondu à des annonces d’artistes indépendants. C’est comme ça que j’ai commencé.

Ce que je gagne
Je ne pose pas à temps plein, ça reste de l’ordre du plaisir. Le mois où j’ai touché le plus, j’ai empoché 300 euros.

Moi et mon corps
Poser nue ne me pose pas de problème, mais je n’irai jamais sur une plage naturiste ou me mettre « topless ». En séance, je me dis parfois que j’ai un peu de ventre, qu’il faut que je fasse gaffe pour être plus à l’aise devant les autres. En fait, les gens ne sont pas là-dedans. Entre mes 15-20 ans, j’étais très forte. Puis, je me suis affinée. Devenir modèle m’a permis de me percevoir autrement, de renouer avec un côté féminin. Ce beau regard porté sur vous, ça fait du bien, ça valorise. On me dit que je suis harmonieuse, que je dégage de la sensualité. Avant, je me voyais moins.

Quand je suis en séance
À chaque fois, j’ai le trac. J’espère inspirer. Dès le moment où l’artiste pose ses yeux16392309 sur moi, l’appréhension s’en va. Au début, j’avais besoin d’être guidée pour les poses. Il y en a certaines à ne pas faire : à genoux sur les orteils repliés, les bras levés au-dessus de la tête… Ça fait trop mal. Quand je pose, j’essaie de penser à autre chose. Je me remémore de bons moments pour ne pas penser, justement, au fait que je ne dois pas bouger. La douleur passe et revient, mais il faut tenir. En atelier, je n’écarte jamais les jambes. Ça ne se fait pas trop. Je me le suis permis seulement avec deux artistes, je me sentais à l’aise. Certains peuvent être un peu dans la séduction. Une fois, j’ai senti le regard changer : il devenait lubrique, pervers. J’ai lâché de manière ferme : ‘Ta façon de me regarder, ça ne va pas être possible.’ Au fond, j’avais hyper peur. Je suis partie.

Ce que ça m’apporte
Le fait d’être passée de l’autre côté, c’est fort. En entrant dans l’atelier d’un artiste, j’entre dans son monde. Chacun a son univers : ça m’a ouvert à des styles ou des œuvres que je ne voyais pas auparavant. Et puis, une sorte de co-création s’opère, alors qu’en regardant un tableau on ne pense pas forcément au modèle derrière.

Le regard des autres
C’est un peu compliqué avec les hommes. Le dernier, il fallait toujours que je le rassure sur la façon dont ça s’était passé. Beaucoup ne comprennent pas que le désir est sublimé par l’art, qu’on n’est pas dans une démarche de drague. ‘C’est obligé que le mec ait envie de toi’, me disent certains. En fait, je n’en parle pas, pas même à mes amis. Quand je vais poser, c’est mon moment, mon espace à moi. »

Le métier de Barbara: modèle vivant à l’Académie des Beaux-Arts de Tournai

 

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Photo ? Isabelle PALMMITESSA

 

Le métier de Barbara: modèle vivant à l’Académie des Beaux-Arts de Tournai

Par Isabelle PALMMITESSA

Source :https://www.rtbf.be/info/regions/detail_le-metier-de-barbara-modele-vivant-a-l-academie-des-beaux-arts-de-tournai?id=9799794

À l’Académie des Beaux-Arts de Tournai, dans la classe de dessin de modèle vivant, il fait chaud. Et c’est normal. Les étudiants installés en arc de cercle regardent Barbara. A peine couverte par un léger drapé la jeune femme est quasi nue, immobile. La pose dure cinq minutes, elle pourrait être plus longue. C’est le professeur, François Tasiaux, qui fixe la durée. Pour le reste, pour la pause, c’est le modèle qui choisit. C’est pour cela que n’importe qui ne peut pas être modèle, ce n’est pas une question de physique mais bien de créativité: « Tout le monde peut être modèle à condition de bien connaître son corps, de pouvoir gérer son effort et d’avoir une certaine inspiration – explique le professeur -, ce qui manque chez certains modèles débutants c’est la créativité. Après trois poses, ils ne savent plus quoi faire ».

Barbara Louis, elle, ne manque pas d’idées. Elle alterne les poses debout, assise, avec un objet en main, avec ou sans drapé. A la moitié du cours, petit break pour permettre au modèle de se relâcher. Barbara enfile un peignoir, nous allons pouvoir faire connaissance.

36 ans, la voix douce, la jeune femme explique comment elle en est arrivée à choisir ce métier hors du commun. « J’ai posé pour la première fois à l’âge de neuf ans, pour un photographe, mais j’étais habillée… » précise-t-elle en riant. « Après j’ai eu d’autres expériences, positives, c’est ça qui mise en confiance et qui m’a donné envie de continuer. Et maintenant j’ai l’impression d’être complètement à ma place et d’être tellement heureuse dans ce que je fais que je n’ai pas envie de faire autre chose ».

55d0a9598215d0b61d296acb0aa32dd2-1514552584Passionnée d’art, la jeune femme est continuellement en recherche d’inspiration. Dans les livres, les musées, le cinéma: « Je suis moi-même dans une énergie de création, de dessin, de photo, je vais voir des expos… Parfois, quand je regarde un film chez moi, je fais un arrêt sur image, parce qu’il y a un mouvement que je découvre, je suis constamment en recherche ». Cet amour de l’art, la jeune femme l’affiche sur son corps, les magnifiques tatouages qu’elle porte sont autant de références aux artistes qu’elle admire.

Mais pourquoi faut-il poser nu? Une question à laquelle les dessinateurs répondent facilement: « C’est très important, c’est ce qui permet de progresser, c’est la meilleure façon de comprendre l’anatomie du corps humain, les articulations, les muscles, les proportions… explique un étudiant. Ces jeunes sont d’ailleurs reconnaissants et admiratifs face au travail de Barbara: « c’est difficile, il faut tenir longtemps, à l’examen d’entrée, elle a fait une pose de trente minutes – explique une jeune fille. On sent qu’elle a confiance, qu’elle s’assume pleinement, elle est là pour s’exprimer. J’admire cette liberté du corps. Et c’est beau » – ajoute une autre étudiante.

Mais n’y a-t-il jamais de malaise, de gêne face à ces jeunes gens et jeunes filles? « Lors des premiers cours, quand on ne se connait pas, à travers leur attitude et leurs regards, les élèves me renvoient le fait que je suis nue, raconte Barbara, il faut prendre le temps d’apprendre à se connaitre mais ça passe très très vite, il n’y a pas de gêne, sinon je ne pourrais pas faire ce métier ». D’ailleurs, aussi surprenant que cela puisse paraître, Barbara se décrit comme une femme pudique: « Je suis mal à l’aise quand je dois me déshabiller chez le médecin, je n’aime pas me mettre en maillot à la plage. Ici, c’est parce que c’est mon, métier, il y a une motivation, un but, une raison ».

Mais ce métier de modèle vivant est éprouvant pour le corps, il exige une bonne hygiène de vie. Barbara surveille son alimentation, fait du yoga, consulte régulièrement un ostéopathe. Ce corps est son outil de travail, elle doit en prendre un très grand soin.

Une modèle extraordinaire : Sandrine C.

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Modèle nue : Sandrine CARRASCOSA Photographe : Valentin ROBERT

Une modèle extraordinaire : Sandrine C.

Bonjour tout le monde,

C’est avec un immense plaisir que je partage avec vous cette photo tout à fait extraordinaire d’une amie de la France, tout comme votre humble serviteur, est passionnée par le monde de la nudité artistique. Elle est l’exemple parfait où la beauté, la nudité et la sensualité peuvent être présentées et regardées avec un respect indéniable.

Je tiens à remercier mon amie Sandrine Carrascosa pour sa permission d’utiliser, en mentionnant bien entendu l’auteur de ce chef-d’oeuvre, cette photo dans le cadre de mes publications au sein de mon blogue dédié à la nudité artistique, à la photographie et à la poésie.

Admirez tout simplement cet oeuvre indéniable.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec) Canada