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L’histoire de vie de Séléné Alsace

Prélude

Bonjour tout le monde,

Voilà quelques jours, j’ai fait une demande spéciale au sein de ma page Facebook et de mon compte DeviantArt afin d’inviter les artistes qui ont contribué à la construction de mon blogue artistique de rédiger un texte sur leurs parcours professionnel et personnel. En effet, j’ai remarqué au fil de mes réflexions qu’il était plutôt rare que je laisse parler lesdits artistes. Certes, leurs œuvres parlent par elles-mêmes de leurs talents et de leur savoir-faire mais ne comblent en aucun cas un grand vide laissé par ces questions légitimes : Qui sont-ils et quels sont leurs chemins? Pourquoi avoir choisi un tel domaine? Bref, leur donner la parole.

Plusieurs artistes ont répondu à ma requête tandis que d’autres ont préféré mettre un voile pudique sur leurs vies. Je respecte le choix des derniers et je remercie les premiers. La liberté de choisir est un droit fondamental à mes yeux. Or, il y a parmi les artistes qui ont acquiescé à ma demande une charmante dame qui a composé un texte si captivant que j’ai choisi de vous le présenter quel tel. C’est pour moi une question de justice à son égard.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Séléné Salace 4
Vous pouvez vous abonner à son compte Instagram Selene.alsace

Histoire de vie de Séléné Alsace

J’écris cette histoire suite à l’appel de Rolland St-Gelais pour la simple raison que  je trouve sa démarche intéressante.

Drôle d’impression que celle d’écrire sa propre histoire sur ce sujet. Lorsque je commence à écrire ces quelques lignes, je comprends vite que je vais devoir mettre un peu d’ordre dans mes pensées. J’ai d’un coup tant de choses à dire! 

J’ai depuis toujours admiré les gens qui savaient dessiner, ils me faisaient rêver. J’aurais toujours aimé dessiner mais à chaque fois que j’ai tenté l’expérience, je me sentais trop “cadrée” pour pouvoir m’exprimer et je n’ai pas persévéré dans cette activité. 

Ma vie se résume en un mot : heureuse. Mon parcours professionnel est riche en expériences diverses mais qui n’ont rien à voir avec le domaine artistique. J’ai toujours vécu ma vie à 200% et je l’ai remplie au maximum de mes capacités.

Il y a un peu plus d’un an, j’arrive à un moment de ma vie où j’ai besoin de faire le point, un besoin de m’arrêter et de regarder. J’ai tant de questions que je ne me suis jamais posées. J’ai l’impression que les couleurs du tableau de ma vie se sont mélangées. Je réalise que je me connais mal et je commence une quête sur moi et aussi sur la vie en général, notre perception du monde, de l’autre. Je lis beaucoup et j’ai l’impression d’arriver parfois à m’échapper de mon corps pour prendre de la hauteur, voir sous un angle nouveau. Je découvre des choses que je n’avais jamais vu avant, mon regard change, ma sensibilité aussi, j’apprends la compassion…

Un jour,  je lis un livre illustré par Francesca Volchitza Marta et j’ai le coup de coeur pour ses dessins. Je ressors mes crayons et j’en dessine quelques-uns. Cette fois je continue parce que j’y prends du plaisir et que personne ne m’impose quoi que ce soit. Le thème développé par cet artiste m’inspire beaucoup, elle dessine beaucoup sur le thème de la féminité. J’aime sa façon abstraite de magnifier la femme. Je commence à m’intéresser de plus prêt au rapport au corps, à mon corps et je prends conscience que c’est une partie de moi que je connais mal. Notre culture en a fait abstraction. Seul l’art s’autorise à le traiter comme sujet principal. Il fait pourtant partie de moi depuis si longtemps et je l’ai ignoré, je ressens presque un sentiment de culpabilité envers mon propre corps mais aussi le corps en général.

Séléné Salace 1Pour assouvir ma passion nouvellement découverte pour le dessin, je rassemble des tonnes d’images dont j’aime le style artistique, souvent avec beaucoup de couleurs, souvent des femmes, souvent nus, souvent de l’art abstrait. Je m’intéresse ensuite aux postures, aux courbes, aux corps et je commence à devenir passionnée. Je les regarde, je les observe et je les dessine. Je complète ma galerie par des planches d’anatomie, des croquis, des statues. Je dessine de plus en plus et petit à petit, j’adapte les postures, les ombres…je prends plus de liberté. La peinture devient un plaisir, une sensation et le corps est mon unique sujet. 

Ma peinture dérange. Je me souviens alors que le corps nu est tabou aujourd’hui. Pourtant je ne suis pas prête à renoncer à le dessiner. Pour ne heurter personne et préserver mon entourage, je me construis un univers parallèle dans lequel je laisse exprimer ma sensibilité.

Ma peinture est intuitive, je fais des erreurs, je me trompe, j’essaye encore et parfois j’ai une bonne surprise. Au fil de mes essais et grâce aux échanges avec des artistes et des modèles, mes peintures me ressemblent de plus en plus, les messages et les commentaires m’encouragent à poursuivre mon voyage.

Un jour, j’ai l’occasion de dessiner un modèle masculinSéléné Salace 2 d’après une photo, je dessine depuis, avec autant de plaisir les hommes et les femmes mais je ne peux me résoudre à y rajouter de l’accessoire. Le nu a pour moi une pureté que je n’ai aucune envie de polluer. J’aime capturer l’instant, sans le forcer et j’ai une préférence pour travailler sur le corps dans son intégralité, avec la même importance accordée à chaque détail anatomique, sans que le sexe en soit caché ou bien mis en avant. Un traitement holistique du corps en quelque sorte.

Séléné Salace 3Aujourd’hui j’ai rejoint un atelier de modèle vivant et franchit ainsi, une nouvelle étape dans ma perception du nu. Je dessine parallèlement de plus en plus d’après des photos de modèles avec qui j’ai préalablement échangé, ne serait-ce que quelques mots. J’ai envie d’aller toujours plus loin dans mes peintures, de rendre quelque chose de plus fort. A présent, chacune de mes peintures capture un moment, une soirée, un modèle, mon état d’esprit, toutes racontent une histoire unique. C’est en quelque sorte les rendre vivantes. Je ne peux obtenir ce résultat si je dessine à partir de planches d’anatomie.  Ma peinture devient authentique, elle est mon oeuvre mais aussi celle de mon modèle qui me prête son corps, et ce, même lorsque je dessine d’après une photo et que mon modèle n’est pas physiquement devant moi. J’aime cette collaboration.

Je trouve le corps fondamentalement “beau”, j’aime la diversité des physiques, je peins toujours avec respect et gratitude pour ce corps qui se laisse attraper par mon coup de crayon. Lui qui est d’ordinaire vu, je le regarde maintenant. Le corps d’un modèle et les yeux d’un artiste, sans parole, sans contact, l’essence même de l’échange. Et pourtant il s’en dégage tant de force.

Il n’y a plus de barrières, plus de protections. Devant la confiance en l’artiste, la sensibilité du modèle se dévoile et avec elle, sa vulnérabilité aussi. Le résultat en est une peinture plus profonde qui va au-delà de l’apparence physique. C’est en tous cas ainsi que je ressens le nu artistique et c’est ainsi que je souhaite le vivre. Je ne saurai choisir entre le corps et la peinture, j’aime autant l’un que l’autre. 

La particularité de mes peintures est de ne pas représenter les détails du visage. Les principales raisons en sont la complexité d’une part et le souhait de certains modèles de garder l’anonymat d’autre part. Mais aussi et surtout parce que mes dessins représentent tous une part divine et sans représentation du visage, chacun pourra plus facilement se reconnaître en eux !

Séléné Alsace

Dessins gracieusement offerts par Séléné Salace

En ordre d’apparition :

La première : « Voyage au cœur de soi – Peinture à l’huile – Modèle Nicolas TheJasmin Maudaile merci pour ta collaboration. »

la seconde : « Avance vers demain – Peinture à l’huile sur tons bleus de cobalt – Merci à mon modèle pour sa collaboration « 

La troisième :  » La vent se lève – Peinture à l’huile sur tons gris – Autoportrait »

La Dame

La Dame
« La Dame » Critique par RollandJr St-Gelais Photo par G.B. d’AllemagneInstagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

La Dame 

Bonjour tout le monde, 

J’imagine que vous devez le savoir depuis quelques-unes de mes dernières publications, j’aime beaucoup apporter une critique sur certaines œuvres réalisées par mes précieux collaborateurs inscrits sur le site DeviantArt. Un site qui regorge de créations artistiques tant sur le plan de la photographie que celui du dessin et ce, peu importe si lesdites créations ont ou non un lien quelconque avec la nudité. C’est un honneur pour moi d’avoir obtenu leurs permissions afin d’utiliser certaines de leurs œuvres pour la rédaction d’articles au sein de mon blogue. 

C’est d’autant plus un honneur pour votre humble serviteur d’apporter une critique, somme toute personnelle, des œuvres que j’ai choisies dans le cadre de mes activités. Des activités qui, à ma grande surprise, sont devenues l’une de mes raisons de vivre. Quoi de plus agréable de partager avec vous ma passion pour l’écriture par le biais de mon blogue? Je ne remercierais jamais assez mes parents pour avoir inculqué le goût de l’écriture et de la lecture. Un goût qui ne cesse de grandir de jour en jour. 

Mais, il est maintenant le temps de vous présenter une réalisation photographique faite par G.B. qui est l’un de mes deux plus fidèles collaborateurs d’Allemagne. (1) Pourquoi ai-je choisi une telle œuvre plutôt qu’une autre ? C’est une excellente question dont la réponse est en deux volets. En premier lieu, le sujet de la photo m’a interpellé profondément. En effet, la femme possède une aura à la fois de mystère et de force. Un mystère lié à la féminité qui l’habite et le meuve. Une force qui parfois m’étonne et parfois me fait craindre. Craindre quoi ? Pourquoi craindre ? Je ne sais quoi vous dire. En second lieu, une telle pose fait souvent l’apanage de plusieurs photographes spécialisés dans le domaine du nu. Cependant, et c’est un fait intéressant à noter, chacun d’entre eux le fait à sa manière c’est-à-dire en apportant une vision qui est innée à la personne qui fait le cliché. Une personne qui a ses expériences de vie, ses joies, ses peines, ses succès et ses échecs lesquels contribuent à sa propre vision de ce qui l’entoure. 

En ce qui concerne cette photo intitulée ¨La Dame¨, traduction du titre original de ¨The Lady¨ choisi par G.B. d’Allemagne, je trouve sa vision de cette pose classique très intéressante pour plusieurs raisons. Raisons que je résumerais par ces trois éléments majeurs : Simplicité, sobriété et classicisme grecque.  

Simplicité 

Le premier élément qui a attiré mon regard est sans aucun doute la simplicité de cette photo. Une simplicité qui est quelque peu déconcertante surtout je pense que la nudité est enrobée de frivolité en tous genres, du moins dans la majorité des cas. Une frivolité qui alourdit ce qui devrait être, par la définition même de la nudité, la légèreté de l’être. Une légèreté qui se définit tout autant par le point suivant qui est la sobriété.  

Sobriété 

Ici, tout ce qui compose la photo présentée dans cet article entre à la perfection dans ce que j’appelle : la sobriété. Une sobriété qui rappelle ce dicton : la modération a bien meilleur goût. En effet, tout est empreint de sobriété : le corps nu et sans bijoux ni signe distinctif du modèle féminin, un rouge à lèvre posé délicatement sur des lèvres qui en feraient rêver plus d’un amant sans oublier un arrière-plan où les couleurs épousent à la perfection à la fois la teinte délicate de la peau et le blond des cheveux de la femme. Seul le bleu des yeux, un bleu azur qui accroît la beauté du visage, ressorte de l’ensemble et ce, avec une douceur tout à fait remarquable.  

Classicisme grecque 

Il serait quasi impardonnable de ne point terminer cette critique par un dernier point fort essentiel. Je fais référence à la ressemblance avec le classicisme grecque. Une période qui a marqué de manière incroyable le monde des arts tant par la beauté des œuvres réalisées que par les poses immortalisées notamment par les statues. L’on a qu’à penser aux statues de la Grèce antique. 

Chose à la fois étrange et amusante, la photo qui vous est présentée possède plusieurs caractéristiques à la période de l’Antiquité. C’est notamment le cas de l’endroit où se trouve le modèle. Quoi de plus conventionnel d’un meuble en bois pour y déposer une œuvre où la nudité est présentée de manière simple et sobre? Quoi de plus symbolique que de posséder une telle œuvre en sa demeure afin de montrer, parfois même pour épater, sa culture ? 

Quoiqu’il en soit, j’ai tellement aimé cette photo qu’il m’était impossible de ne point y apporter ma contribution bien modeste en faisant ma propre critique. Oui, je suis pleinement conscient que mes qualifications en tant que critique d’arts sont loin d’être satisfaisantes pour être qualifié de professionnel dans un tel domaine. Mais, entre vous et moi, est-il nécessaire de posséder des telles qualifications pour apprécier à sa façon toute œuvre d’arts? En ce qui me concerne, seule la passion peut en certaines circonstances être suffisante. C’est mon humble avis. 

Merci de m’avoir lu ! 

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada  

(1) Le second collaborateur d’Allemagne est mon bon ami Rick B., envers qui j’ai un profond respect. 

Chaleur de l’instant

Chaleur du moment
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Chaleur de l’instant

Bonjour tout le monde,

Vous savez depuis que vous suivez la publication de mes articles, que ce soit sous la forme de proses ou bien de poèmes, au sein de mon blogue artistique que l’un de mes objectifs est de transmettre l’instantanéité du ressenti à l’égard des modèles, hommes ou femmes, qui jalonnent les réalisations photographiques découvertes au fil de mes correspondances avec des photographes du monde entier. De telles correspondances ont favorisé une ouverture d’esprit chez votre humble serviteur.

Soyez rassurés ! J’ai conscience de la chance qui m’est offerte de pouvoir échanger avec des gens appartenant à des cultures à la fois linguistiques et historiques différentes les unes des autres. Des différences qui nous enrichissent mutuellement. C’est là une opportunité qui, à l’instar de l’étoile filante dans le firmament, doit être saisie dès que l’occasion se présente. Une occasion qui, trois fois hélas, semble être passée sous silence dans notre mode actuel où tout ce qui est futile a remplacé de manière irrévocable l’essentiel.

Or, l’essentiel n’est-il pas de savoir saisir la chaleur de l’instant? Une chaleur qui réchauffe la profondeur de notre être et ce, dans ces moindres parcelles. Qui dit savoir saisir, dit aussi savoir attendre le bon moment. Pour se faire, le temps écoulé n’a aucune importance puisqu’une seconde d’attente a la même valeur qu’une heure ou bien une journée entière. Parfois, il suffit d’un heureux hasard pour trouver la pose parfaite, c’est-à-dire celle qui a su capter, tel un rayon de soleil par un matin automnal, le rayonnement inhérent du sujet.

Réussir un tel exploit est digne de mention. En effet, pour paraphraser une parole de l’évangile, beaucoup sont appelés mais peu sont élus. Dit autrement, plusieurs artistes tentent d’attraper en douceur l’immédiateté d’un moment vécu. Chose davantage plus facile qu’à faire, et ce, peu importe le support utilisé. Or, c’est avec un plaisir immense que je vous présente une telle œuvre rarissime.

Une œuvre photographique qui joint à la perfection la beauté féminine, la luminosité des lieux et une sensualité du modèle. Une beauté féminine remarquable, une luminosité qui agrémente notre regard et une sensualité du modèle qui lui donne un léger cachet de ce que je qualifierais de quasi mystique. Ce sont là trois éléments qui démontrent le professionnalisme de mon ami et collaborateur Rick B., d’Allemagne.

Je vous remercie de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

English version

Heat of the moment

Hello everyone,

You know since you follow the publication of my articles, whether in the form of proses or poems, in my art blog that one of my goals is to convey the immediacy of feeling towards models, men or women , which mark the photographic achievements discovered through my correspondences with photographers from all over the world. Such correspondences have fostered an open-mindedness in your humble servant.

Rest assured! I am aware of the opportunity to interact with people from different linguistic and historical cultures. Differences that enrich each other. This is an opportunity that, like the shooting star in the firmament, must be seized as soon as the opportunity arises. An opportunity that, three times alas, seems to have been ignored in our current mode where all that is futile has irrevocably replaced the essential.

But isn’t it essential to know how to capture the warmth of the moment? A heat that warms the depth of our being and this, in these small estities. Who says know how to grasp, also says to know how to wait for the right moment. To do so, the time elapsed does not matter since a second of waiting has the same value as an hour or a whole day. Sometimes it only takes a happy coincidence to find the perfect pose, that is, the one that has captured, like a ray of sunshine on an autumnal morning, the inherent radiance of the subject.

To achieve such a feat is noteworthy. Indeed, to paraphrase a word of the gospel, many are called but few are elected. In other words, several artists try to gently catch the immediacy of a lived moment. This is easier than it is, regardless of the medium used. However, it is with immense pleasure that I present to you such a rare work.

A photographic work that perfectly combines the feminine beauty, the luminosity of the place and a sensuality of the model. A remarkable feminine beauty, a luminosity that embellishes our look and a sensuality of the model that gives it a slight stamp of what I would describe as almost mystical. These are three elements that demonstrate the professionalism of my friend and collaborator Rick B., from Germany.

Thank you for reading me.

RollandJr St-Gelais
Quebec City
Canada

Une très belle journée à la fois patriotique et artistique

Une très belle journée à la fois patriotique et artistique

Bonjour tout le monde,

IMG_20190623_130735J’espère que vous allez bien et que votre début de saison estivale se déroule selon vos attentes. Pour ma part, j’ai eu la chance de vivre une célébration tant patriotique qu’artistique haut en couleurs. En effet, je suis allé assister aux activités de la St-Jean-Baptiste, communément appelé Fête nationale du Québec depuis 1977 dans ma belle province, ce dimanche 23 juin. Et, je dois dire que j’ai été agréablement surpris à maints égards.

Tout d’abord, je dois avouer que je suis à la foisIMG_20190623_101419 patriotique et nationaliste. J’aime autant la terre où je suis né que l’ensemble du peuple qui y vit depuis des générations. Le peuple québécois est fier de ses racines tout en étant tourné vers l’avenir. C’est aussi un peuple attaché à ses principes tout en étant ouvert à la différence et au respect d’autrui. Un respect qui doit aller dans les deux sens. Un peuple qui désire garder sa culture, sa langue et ses traditions lesquelles ont pour fondement la recherche de la paix. À ce sujet, saviez-vous que le Québec est l’une des rares nations, peut-être même la seule, où l’amour est la pierre d’angle de l’œuvre de son auteur ? Un auteur natif de la même région que votre humble serviteur qu’est la côte-nord et j’ai nommé Gilles Vigneault.

Bref, cette journée revêt pour moi une importance capitale en tant que membre de la seule nation francophone en Amérique qui possède ses institutions politiques et ses principaux leviers économiques tout en promouvant la beauté de la langue française.

IMG_20190623_143401Ensuite, les festivités auxquelles j’ai assisté m’ont permis de découvrir un trio musical aux talents formidables. À vrai dire, cela faisait longtemps que je n’avais pas entendu des chansons aussi bien jouées par des artistes de Québec. Des voix féminines sublimes, des chansons chantées de manière à la fois simple et remplie de chaleur humaine, le tout accompagné très sobrement. Le résultat a été fort respectable. J’ignore si vous le saviez, mais je ne rate jamais l’occasion de discuter avec les artistes quand ces derniers veuillent bien m’accorder quelques minutes de leur précieux temps. C’est ainsi que j’ai eu la chance de rencontrer les membres féminins du trio musical connu sous le nom de Barbara Tempête tout de suite après leur spectacle.

Quelle belle chaleur humaine qui se dégage dans lesIMG_20190623_153018 yeux de ces charmantes dames ! Quelle gentillesse qui se manifeste dans chacune de leurs paroles et quelle courtoisie sublime qui s’exprime dans leur attention qu’elles eurent envers votre humble serviteur ! À vrai dire, ce fut l’un de mes plus beaux moments de la journée. J’ai tellement aimé leur prestation que je profite de cet instant pour vous présenter une vidéo réalisée par ce trio au sein même de mon blogue artistique dédiée à la nudité artistique, à la poésie et à la photographie ainsi que par un phénomène de ricochet aux découvertes que je fais dans ma vie. Une vie remplie de belles surprises.

IMG_20190623_160847Enfin, comment puis-je passer sous silence la présence formidable d’un trio féminin d’origine amérindienne, plus précisément de la nation huronne-wendat, qui vit dans la grande région de Québec ? Est-il utile de vous expliquer que sans l’aide inestimable des amérindiens la présence du peuple québécois aurait été léguée aux oubliettes de l’histoire ? En effet, ils ont été présents à chaque fois où les canadiens-français, le nom que nos ancêtres portaient fièrement, avaient besoin d’eux. D’ailleurs, les relations entre les québécois et les amérindiens vivant sur les terres qui allèrent devenir le Québec ont été plutôt positives. On ne peut pas en dire autant des relations amérindiennes et de l’envahisseur britannique. Mais, c’est une autre histoire.

La prestation de ce trio huron-wendat a été faite sousIMG_20190623_161032-ANIMATION la forme de danses traditionnelles. Non seulement, la foule présente a eu droit à un petit cours de spiritualité amérindienne mais elle a eu l’opportunité de participer elle-même à l’une de ces danses. Je dois lever mon chapeau pour ces dames costumées en habits traditionnels aux couleurs flamboyantes et qui ont su maintenir l’attention des gens présents sur les lieux. Ce fut pour moi un moment inoubliable car, rappelons-le, je suis originaire de la ville de Sept-Îles où vit deux importantes communautés amérindiennes.

Je vous remercie de votre attention et bonne fête nationale aux Québécoises et aux Québécois tant de souche que d’adoption.

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Petite réflexion en ce 29 août 2018 

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Petite réflexion en ce 29 août 2018 

Bonjour tout le monde, 

Comment allez-vous ? Pour ma part, je suis en mode réflexion. Oui, vous avez bien lu. Un homme peut parfois réfléchir. Non, je blague. De nos jours, réfléchir est une capacité que l’on voit de plus en plus rarement en ce monde. Bienheureux ceux qui savent utiliser ce don à bon escient, ils éviteront bien des problèmes. 

Ceci écrit, j’ai réfléchi sur une question que les gens deIMG_0030_edited mon âge se posent et qui est : qu’aurait été ma vie si j’avais fait tel ou tel choix ? Personnellement, cette question semble être tout à fait superflue. Trois raisons majeures me poussent à une telle conclusion. La première réside dans les facteurs dits “impondérables”, c’est-à-dire ceux qui de par leurs présences influencent le cours de l’histoire de chacun d’entre nous. Par exemple, les gens qui jalonnent le parcours de notre vie et qui nous influencent de manière positive ou négative. Je dois avouer que le fait d’avoir fait très tôt dans ma vie la connaissance de gens ayant fréquenté le milieu universitaire a eu une influence incommensurable dans ma décision de poursuivre des études universitaires. 

Ai-je bien fait d’avoir choisi une telle option ? Sans aucun doute ! Par ailleurs, c’est peut-être l’une des rares décisions prises dans ma vie dont j’en retire une réelle fierté. La connaissance est la plus grande richesse que l’on peut se donner et que l’on doit transmettre aux générations futures. Fait à noter ! C’est la première promesse de grande importance que j’avais faites à ma mère.  Et je ne l’ai jamais regretté par la suite. 

IMG_0015_editedAutre question concernant le déroulement de ma vie : qu’aurait-elle été si j’étais né avec tous mes morceaux ? Là encore, bien malin celui qui peut deviner avec exactitude la réponse. Par ailleurs, le postulat de base de mon raisonnement devrait être qu’effectivement, je suis né avec tous mes membres, ceux que la vie a bien voulu m’accorder par le biais du drame de la thalidomide. Drame qui toucha un nombre considérable d’enfants, de familles et de parents. Un drame qui illustre bien que l’appât du gain puisse prendre le pas sur la dignité humaine. En dépit ce que certaines personnes puissent penser, je considère que j’ai réussi ma vie sous bien des égards. Ma passion de modèle vivant pour des écoles d’arts et des ateliers, mon amour de la poésie, mon talent en photographie et bien d’autres domaines démontrent que je réussie fort bien à m’intégrer dans le monde. Certes, je ne me lève pas chaque matin pour me rendre au boulot avec une boîte à lunch sous le bras, mais ce que je fais, je le fais avec un sens professionnel indéniable. 

Aurais-je pu m’exprimer de la même façon si j’étais né non handicapé ? Je ne le crois absolument pas. Et pour cause puisque la réalité, c’est-à-dire ma réalité, aurait été aux antipodes de ce qu’elle est maintenant. Aurais-je été plus heureux ? Voilà bien une question où la réponse finale dépend de facteurs qui auraient été fort possiblement autres de ce que je vis actuellement. 

La seconde raison réside dans le regard que je pose actuellement dans ma vie. Élément intéressant à noter ! Être modèle vivant m’a amené à prendre davantage connaissance sur le regard qu’ont les gens sur le corps. Tous sont appelés à apprécier ce que leurs corps sont, mais peu sont élus. Que de défauts on trouve sur notre corps. Nous aimerions qu’il soit ainsi, comme cela, avec moins de ci et plus de ça. Ne vous en faites pas, j’ai moi aussi une telle tendance. Ce que nous aimerions être parfait. Mais, au fait, qu’est-ce la perfection ? 

La perfection ne peut exister en ce monde puisque parIMG_0074_edited une pure logique, ce que l’on obtient d’une main, on le perd de l’autre. Un autre dicton affirme ceci : “Il est bon que l’on n’ait pas tout ce que l’on désire, cela nous permet d’apprécier ce que l’on a.” Voilà le fondement de philosophie de ma vie : Savoir apprécier ce que j’ai, ce que je suis et ce que j’ai accompli jusqu’à maintenant sans pour autant cesser de chercher ce qui pourrait me faire avancer. Ici, il est utile de savoir faire preuve d’un peu d’humilité face à soi-même. D’ailleurs, tout souverain digne de ce nom doit savoir reconnaître tant ses faiblesses, ses erreurs, ses carences que ses forces, réussites et ses avantages. Chose assez cocasse à retenir ! Il existe une prière assez célèbre dans les divers regroupements de gens ayant développé des dépendances tant aux narcotiques que de l’alcool ou de tous comportements destructeurs. Ladite prière peut être récitée par toute personne indépendamment de leurs croyances religieuses ou de leurs philosophies de vie. Vous trouverez ci-joint ladite prière connue sous le vocable de “ La prière de Sérénité ”. 

La prière de Sérénité 

Mon Dieu, 

Donnez-moi la Sérénité 

D’accepter les choses que je ne peux changer, 

Le Courage 

De changer les choses que je peux, 

Et la Sagesse 

D’en faire la Différence.

Amen

IMG_0049_editedLa dernière raison de ne pas trop me poser la question à savoir comment aurait été ma vie avec tous les “si” imaginables et inimaginables qui peuvent surgir en mon esprit réside sur un autre postulat de base. Ce qui est fait, est fait. Mais ce qui peut arriver de notre avenir dépend en bonne partie de ce que nous attendons de nous-mêmes. Tout peut changer à partir du jour où nous décidons de prendre notre vie en mains. Quels sont nos rêves ? Quels sont nos objectifs pour le futur ? Quels sont les moyens mis à notre disposition pour les atteindre ? Et que pouvons-nous faire pour y remédier avenant le cas où les limites dépassent nos possibilités ? Puisqu’il faut avoir deux jambes pour avancer, il faut se baser sur deux options complémentaires. D’une part, abaisser le seuil à atteindre de manière à le rendre plus réalisable et d’autre part, chercher les outils nécessaires pour atteindre le but fixé. Mais l’essentiel est de faire preuve de patience en toute chose. Rappelons-nous que Rome ne s’est pas bâtie en un jour. 

En résumé, je voulais faire part de ma réflexion en ce40075790_10155921834272523_1782910610413977600_n jour du 29 août 2018. Une journée où la pluie rafraîchit l’air ambiant de la belle ville de Québec. Une journée qui porte à la réflexion, à la méditation et à partager avec les gens que l’on aime. Je dirais en terminant cette missive de ne jamais regretter ce que vous avez fait dans votre vie, ni ce que vous êtes. Vous avez fait de votre mieux et c’est ce qui fait de vous une personne unique et extraordinaire. 

Merci pour votre attention. 

RollandJr St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada