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Dimanche d’automne

Dimanche d’automne Poème et photo par Rolland Jr St-Gelais de Québec au Canada

Dimanche d’automne

 

Assis sur un banc,

Revoyant des souvenirs,

Qui exalte de mon être un soupir,

Alors que je caressais mes cheveux blancs.

 

Apercevant les nuages voguer,

Vers de très lointaines contrées,

De ces régions que jamais je ne verrai,

Au fait! Comment y prononce-t-on le verbe « aimer » ?

 

Par ce temps calme et le ciel bleu,

J’ai commencé tranquillement à prier,

Une prière apprise quand j’étais écolier,

Une prière qu’avec humilité j’ai adressée à Dieu.

 

Celui qui est dans mon cœur

Une prière enseignée par des sœurs,

Celles qui m’ont inculqué le goût de vivre,

La passion de la langue française et qu’elle doit survivre.

 

Ô mon Dieu qui êtes là-haut!

Que votre monde est tellement beau,

Apprenez-moi à en apprécier sa grande valeur,

Et que je puisse la défendre à chaque instant chaque heure.

 

Faites que mon cœur ne soit jamais fermé,

Face à ces cœurs qui ont tant été souvent blessés.

Apprenez-moi à voir en chaque être humain,

Un être qui, d’amour et de compassion, a tellement besoin.

 

En ce dimanche d’automne si magnifique,

Puisse chaque couleur être en mon âme si bénéfique.

Jour béni ! Jour premier! Jour d’espérance ! Jour de Dieu !

Qu’en cet instant ma prière puisse monter vers les cieux.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Femme d’automne

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Femme d’automne

 

Femme d’automne 

En mon cœur sa beauté résonne 

Résonne tel le bruissement des feuilles

Qui tombent sur le bord du seuil.

 

Chevelure rouge 

Qui doucement bouge 

Lorsqu’elle me regarde furtivement 

Alors que j’immortalise cet heureux événement.

 

Par une journée ensoleillée 

Agrémentée par autant de beauté 

Quoi de mieux en cette saison passagère 

Que d’admirer la féminité si libre, si légère?

 

Assise avec calme sur un banc 

Avant l’arrivée du manteau blanc 

De l’hiver qui s’installera pour des mois 

Tu as mis mon cœur en émoi et dans la joie. 

 

Si cet hiver est bel et bien mon dernier

Découvrir ta beauté est ma raison d’exister 

Que cette journée d’automne soit à jamais bénie 

Car c’est en ta fragilité de femme que j’ai enfin compris.

 

Femme d’automne ! Femme d’une saison !

Dont sa beauté m’a fait perdre la raison 

Que puis-je vous dire en cet instant en ce jour?

Si ce n’est qu’en mon esprit vous y serez toujours.

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada 

À la fenêtre

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

À la fenêtre

 

À la fenêtre,

Je ressens un mal-être,

Une peine qui m’envahit,

Qui extirpe en moi mon envie.

 

Mon envie de vivre,

Un amour qui veut poursuivre,

La route du destin et de ses chemins,

Que j’aurais aimé découvrir avec joie, avec entrain.

 

Je vois les champs de fleurs,

De là où je suis alors que je pleure,

Où sont passées toutes ces promesses,

Toutes ces paroles douces comme des caresses?

 

Je vois la pluie froide tomber sur le trottoir,

Annonçant tel un messager comment sera le soir,

Un soir différent des autres car tu m’as pour toujours quittée,

Un soir qui me rappelle qu’à nos projets d’amour, jamais il ne faut se fier.

 

À la fenêtre de ma demeure,

Je sens que de plus en plus je meurs,

Car tu étais tellement précieux à mes yeux,

Qu’ai-je donc fait à Dieu pour qu’il te rappelle vers les cieux?

 

Je me doutais bien qu’un grand malheur allait se passer,

Un événement qui allait à jamais bouleverser ma destinée,

Nos baisers, nos gestes de tendresse et de passion étaient trop beaux.

Que des anges jaloux de notre amour allèrent t’amener vers là-haut.

 

J’avais passé la journée à préparer de somptueux repas,

Des plats faits avec attention que nous allions déguster toi et moi,

Puis, sans crier gare, vers le coup des trois heures de l’après-midi,

Une sonnerie dans le portique subrepticement retentit.

 

Deux hommes, deux policiers, se tinrent avec un air sérieux.

Avec quelques mots s’écroula mon monde jusque-là merveilleux.

À un tournant de la route trempée, tu avais, semble-t-il, perdu le volant.

En un éclair, tous nos rêves et nos projets de vie s’engouffrèrent dans le néant.

 

Machinalement, et par politesse, je les ai remerciés de leur présence,

Alors qu’au plus profond de mon cœur s’installait le vide de ton absence,

Vraiment que pouvais-je faire de plus? Vraiment que pouvais-je faire de moins?

Quand frappe de manière inlassable, et bien malgré moi, le coup terrible du destin.

 

Dans le silence de notre maison, je m’y suis réfugiée.

En écoutant le crépitement du foyer, ma tristesse, j’ai assumé.

À la fenêtre, j’ai compris que tout était, malgré toi et moi, à jamais fini.

Comme disait jadis ma défunte mère : ainsi va le destin et la vie.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Le temps d’aimer

Que le temps d’aimer Poème de Rolland Jr St-Gelais Source : https://www.deviantart.com/appetitive-soul/art/20-00434b-894857867

Que le temps d’aimer

 

Est-il trop tôt pour me lever?

Est-il trop tard pour être couché?

Trop tôt pour vivre, trop tard pour exister?

Suis-je trop vieux pour espérer encore aimer?

 

En ce matin sombre du mois d’octobre,

Je sens monter en moi un certain opprobre,

Des questions qui apparaissent en mon âme bien sobre,

Et qui extirpent mon corps de ce lit tel un soldat sous les ordres.

 

Qu’ai-je donc fait de mon existence?

Ai-je encore le droit de connaître l’espérance?

C’est alors que je me souviens d’une charmante France,

Que j’avais jadis connu loin de Paris, en ces terres appelées la Provence.

 

Une jeune dame à la chevelure soigneusement tressée,

Une jeune dame, de corps et d’âme, d’une parfaite beauté.

Une jeune dame qui m’avait impressionné par sa personnalité,

D’un tempérament si angélique, qu’être en amour, je n’ai pu résister.

 

Ayant accepté avec grand sourire mon invitation,

Nous avons sillonné les terres et les prés tels des vagabonds,

En parcourant avec précaution les champs de blé avant la moisson .

Nous avons fait mille pas en fredonnant de tout cœur nos plus belles chansons.

 

Jeune femme si rayonnante avec ses manières.

De ces manières loin des miennes bien étrangères.

Elle se débarrassa de ses vêtements d’une façon si légère,

Qu’en homme si prude que je suis, j’ignorais vraiment que faire.

 

Bien humblement, c’est alors que j’ai demandé.

Sa permission que ce moment puisse être immortalisé,

Un moment qui allait me suivre en dépit de la guerre et des tranchées,

De cette journée qui réchauffera mon cœur une fois que la vieillesse sera tombée.

 

Prenant alors avec délicatesse mon appareil-photo,

J’ai attendu avec patience le moment où tout est beau,

Le moment où elle s’approcha avec lenteur vers le ruisseau,

C’est alors que j’ai appuyé sur le bouton sans dire un seul mot.

 

Ah mon Dieu! J’aurais aimé lui dire des mots d’amour,

Des mots de tendresses qui seraient gravés pour toujours,

En mon âme et en mon cœur et qui auraient rendu mon destin moins lourd,

Que le temps d’aimer passe vite lorsque l’on s’aperçoit comme le temps est court.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Donc nous en sommes là

Donc nous en sommes là Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par G.B. D’Allemagne Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/So-here-we-are-894334374

Donc nous en sommes là

 

Ça y est !

Le mal est fait.

Je te faisais confiance,

Toi, mon amour depuis l’adolescence.

 

Je croyais que tu étais le bon.

Mais, je m’étais trompée comme de raison.

Nous avions pourtant projeté famille et heureuse maison,

Vivre ensemble jusqu’à la fin de nos jours sans contrefaçon.

 

J’ai écrit sur ma peau de satin ton nom afin de ne jamais l’oublier,

Mon cœur était à toi depuis le jour où nous nous sommes embrassés,

Ce jour où toi et moi sur une plage nous nous sommes allongés,

Nous avons juré fidélité pour l’éternité.

 

Les années sont passées comme le sable du sablier,

Tu étais parti étudier dans cette université,

Une matière où tu espérais, ta vie, gagner.

Pour futur rempli de bonheur et de gaieté.

 

Les nuits me pesèrent tant sur mon âme qu’en ma chair,

Puis, j’ai pris mon courage à deux mains et je filais comme l’air.

Toute de blanc vêtue et parfumée légèrement afin de te plaire,

Je suis arrivée à la porte de ta chambre d’un air débonnaire.

 

Mais, ce n’est pas la surprise à laquelle je m’attendais,

Car, une femme sur toi avec le sourire s’amusait.

Des mots d’amours, sans cesse tu lui disais,

Alors que mon cœur à cet instant tu le brisais,

 

Tu le détruisais, tu le broyais pour toujours.

Promesses de fidélité rompues dès ce jour,

Tu m’as vraiment joué un très vilain tour,

Cette surprise m’a bouleversée sans détour.

 

Donc nous en sommes là.

Quelle belle surprise semblait pour toi,

Quelle grande tristesse émergeait en moi,

Par cet acte, tout mon amour envers toi s’envola.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada