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Un ange m’a parlé cette nuit

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Photo par Phylactère lundi 2 décembre 2019 (Poème tiré d’un rêve prémonitoire)

Un ange m’a parlé cette nuit

 

Un ange m’a parlé cette nuit,

Bouleversé pour toujours je le suis,

Quelques paroles et une image ont suffi,

Pour me prévenir d’éviter bien des ennuis.

 

Paroles en mon cœur furent révélées,

Paroles à la lame fine tel un couteau bien affûté,

Était-ce un ordre ou bien une suggestion? Bonne question !

Mais, en tenant compte de son message, j’obtiendrais le divin pardon.

 

Écoute bien mes paroles !

Qui te sont adressées telle une obole.

On m’a envoyé vers toi pour te prévenir,

Continue sur cette voie? Tôt ou tard elle te fera souffrir.

 

Regarde l’année qui vient,

Choisi pour toujours la route du bien,

Car n’oublie pas ta dernière destination,

Celle pour laquelle tu t’en iras pour de bon.

 

L’ange déposa alors un rosaire sur mon torse,

Car il voulut me délivrer de cette horrible entorse,

Une entorse qui par mon âme perdue me fit tant souffrir,

Et qui était simplement un triste avant-goût de mon avenir.

 

Il est vrai que joyeux est le cœur de l’homme aux plaisirs éphémères,
Mais bien pénible sera sa destinée sur le pavé de l’enfer,
Là où les doux souvenirs des péchés accomplis,

Deviennent la source des tourments infinis.

 

Un rameau d’olivier fut placé sur mon sein,

Pour me prévenir divinement tel sera mon destin,

Car bien limité est le nombre de mes lendemains,

Alors, je t’en prie, choisi judicieusement le bon chemin.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Le retour

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Photo réalisée par Phylactère à l’occasion de la séance photo du 2 décembre 2019

Le retour

(Poème dédié à Victoria)

 

 

Bonsoir ! Bonsoir mon trésor,

Je suis vraiment désolé pour mon retard,

Je t’avais promis de partir pour quelques temps,

Mais la guerre si lointaine en a voulu autrement.

 

Aussitôt arrivé au camp,

On nous a mis à l’entraînement,

Mis aux ordres des pas cadencés donnés,

Plutôt criés par des généraux face à leurs vies désabusés.

 

Une fois rendus obéissants comme il se doit,

Armés jusqu’aux dents et prêts au grand combat,

Nous traversâmes mer houleuse évitant les sous-marins ennemis,

Ces sous-marins tant redoutés par tous les convois amis.

 

Arrivés sur la terre de la divine Albion,

On nous rappela que la force est celle où réside l’union,

Mais pour trouver en moi la vraie flamme du courage,

J’ai pensée à celle que j’aime depuis mon jeune âge.

 

Et par un bon matin d’une journée qu’on ne s’y attendais pas,

On nous ordonna de monter à bord de ces navires de guerre,

Crois-moi ! Je m’en souviens comme si c’était hier.

Ces navires nous amenèrent tout près là-bas.

 

Débarqués sur la plage d’une mer abreuvée de sang,

J’ai vu bien de mes frères d’armes tombés rapidement,

Avançant avec tête baissée tout en maintenant ma fierté,

Car il en allait tant de mon honneur ainsi que de ma loyauté.

 

Aux champs d’honneur, je suis allé sans jamais tomber.

Dans mon foyer, c’est là où je voulais y retourner.

Tu me trouves courageux ? Tu le penses vraiment ?

Devant cette souffrance je devais l’être sûrement.

 

J’ai avec mes confrères libéré bien des pays occupés,

Mais, toi seule occupa toutes mes belles pensées.

La noblesse qui réside dans le coeur du soldat,

Est celle vers qui sa bien-aimée l’emmènera.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Passe ton chemin et va-t-en !

Photo réalisée par Phylactère Séance du 2 décembre 2019

Passe ton chemin et va-t’en!

 

Bonsoir ma chère tendre sœur.
De toi, je n’éprouve aucune peur.
Dès ma naissance on avait annoncé ta venue,
Alors que j’étais déjà qu’un nouveau-né frêle et nu.

 

En dépit des pires prévisions,
J’ai reculé ta visite en tenant bon,
Tu as visité ma famille à quelques occasions,
En emportant avec toi certains membres comme de raison.

 

Mais, vois-tu, je ne suis vraiment pas pressé,
De quitter ce monde parfois sombre parfois ensoleillé,
Qui m’a tant appris de l’amitié, de l’amour et la chance de vivre,
Même si en maintes occasions cela fait un peu plus souffrir que rire.

 

Je revois en mon esprit toutes celles que j’ai aimées,
Toutes celles que j’ai dorlotées, embrassées et fais pleurer,
Je ressens chacune des saisons qui ont fait l’être que je suis,
Avec les défauts et qualités, les forces et faiblesses, c’est ainsi.

 

J’aimerais bien avoir encore quelques années devant moi
J’ai encore tant de choses à faire, à voir et à accomplir, je crois.
Tant de femmes belles comme des fleurs avec qui faire l’amour, tu vois.
Et pour être franc de tout mon cœur, je n’ai pas de temps à perdre avec toi.

 

Et puis, entre nous deux, que fais-tu ici?
Sentir ton froid baisé sur ma joue, je n’en ai pas envie,
Je préfère et de loin la présence d’une dame bien en vie,
À mes côtés afin d’être comblé par son savoir-faire si exquis.

 

Ô ma sœur à la main rapide,
Posée sur cette lame à la saveur insipide,
Dépose-là au pied de mon lit, j’ai quelque chose à te confier.
Une requête? Une supplication? Une faveur? Rien de cela, c’est juré.

 

Une petite idée, j’espère que tu me comprends?
Sache que je suis assez jeune, viril et en excellente santé.
Et puis, selon gentes dames, je vieillis vraiment en toute beauté.
Alors je te l’ordonne par tous les cieux : passe ton chemin et va-t’en!

 

De

 

RollandJr St Gelais
Québec (Québec)
Canada

Liens

Liens
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Liens

 

Depuis que je suis née,

Ainsi on m’a élevée, éduquée,

À toujours obéir aux ordres donnés,

Céder aux caprices même ceux que je ne peux nommer.

 

Déjà toute petite,

Je croyais être maudite,

Car au lieu de jouer et de m’amuser,

Je devais sans cesse, encore et toujours travailler.

 

Devenue adolescente,

Cet âge où mon corps pouvait engendrer,

Alors que mon âme est presque celle d’un nouveau-né,

Les maîtres de ma mère me firent connaître aux enfers la descente.

 

En me vendant à un pervers,

À qui je devais en tout temps plaire,

Pour venir en moi, cela ne le gênait guère,

Beau temps, mauvais temps, printemps, été, automne et hiver.

 

Voyant que je ne pouvais lui fournir marchandise à vendre,

Il me vendit à une famille possédant grande propriété,

Sur laquelle je devais récolter le maïs et le blé,

Au-moins, jamais on n’y toucha mon ventre.

 

Je suis devenue aussi forte et robuste qu’un chêne,

Car sous le soleil des champs cultivés, j’ai connu que les chaînes.

Les chaînes mises au corps sont certes très lourdes à supporter,

Mais celles érigées à notre âme sont les plus ardues à briser.

 

J’en parle en connaissance de causes,

Car pour avoir osé élever la voix cette fois,

Pour mettre défendue contre cette unique voie,

Celle de toujours obéir sans prendre aucune pause.

 

Les vigiles m’ont attachée à ce poteau,

Afin d’y recevoir le fouet qui arrachera ma peau,

Jambes écartées et torse nue, j’entends déjà rire ces écorcheurs,

Qu’un ange vient défaire ces liens! Voilà la prière que je fais avec cœur.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

On vieillit

On vieillit
Magnifique dessin réalisé par mon ami et collaborateur Eri Kel de la France

On vieillit

 

On vieillit
Ainsi est la vie
Qu’on le veuille ou non
Il faut s’en faire une raison

 

Et puis, avouons-le, vieillir
C’est le seul moyen de vivre
Vérité dure à avaler quand même
À en perdre parfois notre flegme

 

Toutefois on peut vieillir en beauté
Beauté du cœur et de l’âme vit dans l’éternité
Point de maquillage nécessaire
Quand la douceur des yeux est sincère

 

Vieillir c’est prendre de l’âge
On devient croit-on plus sage
Dans certains cas, on peut en douter
Car la vie n’en finit jamais de nous enseigner

 

Vieillir c’est encore et toujours vivre
Seule est à craindre de vivre dans nos souvenirs
Souvenirs d’époques sans cesse révolues
En croyant souvent à tord que l’on a tout vu

 

Vieillir n’est point un péché
Car nous avons tous cette destiné
Vieillir ! Vieillir ! Vieillir et encore vieillir !
Vieillissons avec le sourire avant de mourir

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Une simple fleur

Deux fleurs
Photo réalisée par mon ami Joel Pèlerin

Une simple fleur

 

 

Une simple fleur,

Offerte par mon cœur,

Pour te démontrer mon amour,

Que j’ai pour toi depuis toujours.

 

 

Fleur dorée,

Qui reflète ta beauté,

De la beauté de la jeunesse,

Qui mérite tant de baisés et caresses.

 

 

Rêvant à vos cheveux d’ébène,

Qui chante un doux parfum sans gêne,

Que je sentirais avec une passion à peine voilée,

Car aucun homme digne de ce nom ne pourrait vous résister.

 

 

De vos seins fermes si adulés,

Je leur offrirais mes mains sans hésiter,

Sacrifiant mes pensées pures l’espace d’un instant,

De cet instant d’égarement qui me plongera en enfer certainement.

 

 

Collant mon corps d’homme viril sur le vôtre,

Mon corps qui recevra votre féminité tel un hôte,

Vous étreignant de mes bras ayant connu les affres de la vie,

Voilà en admirant votre charme l’une de mes nombreuses envies.

 

 

À genoux vers vous je m’approcherai,

Cherchant de mes yeux votre bijoux du plaisir,

C’est mon plus grand secret le plus tôt possible le découvrir,

Tel un vin de grand cru, je le dégusterai tranquillement jusqu’à satiété.

 

 

Savourant votre intimité,

Avec ma bouche bien humectée,

Jusqu’à votre extase j’accomplirai mon devoir,

Selon vos bons vouloirs je vous satisferai chaque soir.

 

 

De

 

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Regrets

Regrets
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Regrets

 

Non, n’aie pas de regrets.
Même si dans la vie tout se sait,
Tout est de ma faute, mon ultime erreur.
Je suis celui pour qui aujourd’hui, tu pleurs.

 

Comment ai-je pu agir ainsi?
Malgré tout mon amour pour toi,
Malgré que tu me traitais comme un roi,
J’ai commis cette horreur : Oui, je t’ai menti.

 

Ne regrette rien,
Car je ne suis qu’un vaurien,
Un malfrat, un menteur et un adultère,
Je ne mérite qu’être jeté aux fers, aux galères.

 

Maintenant que je suis parti,
Ne verse plus de larmes car c’est fini,
Le temps arrange bien les choses à ce qu’on dit,
Et puis, entre toi et moi, la vie continue, c’est ainsi.

 

Non, ne regrette pas le passé,
Non, ne crains rien face à ton avenir,
Un jour tu rencontreras celui qui te fera sourire,
Et qui saura de tes blessures pour toujours les guérir.

 

Efface-moi de ta mémoire et de ton coeur,
Avance sans arrêt et surtout n’ai point peur,
Car tu mérites mieux que l’homme que je suis,
Va vers le soleil levant, oublie-moi, je t’en supplies.

 

Les regrets n’arrangent pas grand-chose,
Ils ne font que creuser un peu plus sans arrêt,
Je ne peux revenir en arrière, voilà le mal est fait,
Va continues ton chemin, c’est mon conseil pour toi, si j’ose.

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Je me suis couché

 

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Photo réalisée par Priscilla Vaillancourt 17 octobre à l’U.Q.A.C.

Je me suis couché

 

Dans la vierge forêt,
J’ai fui ce monde si laid,
En y cherchant la beauté innocente,
Des contes de fées qui en mon esprit me hantent.

 

Dans la fraîcheur du petit matin,
J’y suis allé avec un coeur léger et serein,
Ne craignant guère ce que j’allais y trouver,
Écoutant les oiseaux chanter et regardant les lièvres balader.

 

Que l’air frais me faisait du bien,
Faisant surgir en moi un drôle de refrain,
« Promenons-nous dans les bois pendant que le loup n’y est pas »
Voilà pourquoi j’ai continué mon chemin tranquillement par-ci et par-là.

 

Prenant plaisir de sentir les arômes des bois,
Jusqu’à une rivière où eau claire et limpide y coula,
Une soif apparut en moi, je me penchai et quelques gouttes je buvais.
Quel bonheur sublime et indescriptible en mon âme soudainement émergeait.

 

Clairière entre quelques fleurs et arbres de moi inconnus,
Lentement devant moi comme par magie à mes yeux apparue,
Me rappelant les récits de druides et de sorcellerie celte une idée naquit,
Exposer mon corps frêle aux déesses des lieux en espérant qu’il soit à jamais béni.

 

Retirant mes vêtements morceau par morceau,
Lentement et avec grâce sous le soleil de plus en plus chaud,
Désirant savourer chaque seconde de ce rituel magique improvisé,
En prononçant des formules sorties tout droit d’une kabbale imaginée.

 

Formules d’un grimoire de magie blanche,
Formules entendues par les mystiques avalanches,
Avalanches mystérieuses apportant gens courageux mais imprudents,
Vers des lieux qu’aucun mortel en ce monde a eu la chance de voir de son vivant.

 

Voulant regarder autour moi la beauté qui s’y trouvait,
Je n’ai point bougé afin d’admirer les êtres qui y vivaient,
De ces animaux sauvages aux cœurs d’or et tellement naturels,
Comme je jalousais avec douceur Dame nature d’être à la fois noble et belle.

 

Sentant venir en moi un étrange assoupissement,
Alors nu sur le sol boisé je me suis étendu calmement,
Prenant la position que j’ai connue alors que je voguais dans le néant,
Je me suis couché sans arrière-pensées pour ne jamais me réveiller assurément.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Ça me blesse

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Photo par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

Ça me blesse

 

Qui a dit que les mots sont sans importance ?
Croyez-moi ! Ils peuvent tuer aussi bien qu’une corde de potence.
Je buvais ses paroles trompeuses comme l’on boit à la claire fontaine,
Moi qui lui offrais mon corps sans broncher à chaque nuit pour faire ma vilaine.

 

Que de gestes d’amour pur, je lui ai donnés.
Que de baisers sur le long de son corps je lui ai prodigués,
Que de ses fantasmes dont j’en ignorais même l’existence j’ai réalisés,
Toujours souriante, toujours belle, toujours prête tel qu’il me l’a demandée.

 

Ne me doutant point ce qui allait arriver en cet instant en cette nuit,
J’ai voulu lui faire une grande surprise qu’il s’en souviendrait toute la vie,
Arrivée dans son appartement, j’y ai trouvé une missive écrite par une étrangère,
Quelques feuilles parfumées et griffonnées à la main dont la teneur je n’en savais guère.

 

Quelques phrases à la main de jeune femme si bien composées,
Que de ma simple compréhension, je pouvais certainement pas en douter,
Des mots sensuels tournés en phrases sans équivoque pour la femme que je suis,
Des tournures de phrases que j’aurais pu faire tellement mon coeur comme le sien fut épris.

 

Coeur si épris mais comme on lui avait menti,
Mensonge, cruauté, hypocrisie sans omettre l’envie.
L’envie de tout quitter, de tout abandonner pour en finir,
Pour en finir avec cette douleur, cette torpeur qui m’a envahie.

 

Oui, cette lettre m’a blessée, presque tuée.
Alors que je lui avais donné mon attention sans compter,
Sans rien demander en retour si ce n’est qu’être entièrement blanc,
Mais ces phrases imprimées à l’eau de rose a enlevé en moi mon amour assurément.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Jouant nue à la guitare

Jouant nue à la guitare
Photo réalisée par mon ami Joel Pèlerin

Jouant nue à la guitare

 

Jouant nue à la guitare,
Un air, une chanson de joie,
Un refrain qui animera nos pas,
En cette soirée qui je crois finira tard.

 

N’entends-tu pas cette mélodie?
Qui provient du plus profond du pays,
Un air de fête, un air de plaisir et d’amour,
Qui tourne autour de nous et dans les veines parcourt.

 

Une guitare qui appartenait à mon père,
Qui parcourait les villes et villages avec ma mère,
Et moi assise sagement sur ses genoux je fredonnais,
Un air magnifique qui au profond de mon coeur m’imprégnait.

 

Une guitare à la couleur dorée,
Un instrument que j’ai longtemps joué,
Qui possède des courbes à m’en faire rêver,
Et un manche qui à quelque chose me fait penser.

 

De ma main je caresse chacune de ses cordes,
Pour en faire sortir de belles notes tout en ordre,
Et de mon autre main, je les effleure avec prudence,
Afin d’écouter avec grande attention une si tendre romance.

 

Assis-toi et ne dis rien,
Écoute simplement ces refrains,
Que chantèrent les gens de mon patelin,
Qu’à mon tour je te ferai connaître jusqu’au matin.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada