Archives de tags | prudence

Le sens de ma vie

Sur le chemin de la vie 2

Le sens de ma vie

Le sens de ma vie

Bonjour tout le monde,

Je désire aujourd’hui discuter d’un sujet assez particulier. Un sujet qui, ma foi, m’interpelle énormément puisque tôt ou tard nous sommes confrontés à cette ultime question : Quel est le sens de la vie ? C’est là une question qui, semble-t-il, la réponse s’offrira à nous lorsque le temps de quitter cette vie sera venu. Ce qui ne nous empêche pas de tenter d’y répondre selon nos expériences. Une chose est sûre : Toutes les réponses sont plausibles étant donné qu’il y a autant de réponses qu’il y a d’expériences vécues. Certaines expériences de la vie sont extraordinaires tandis que d’autres le sont beaucoup moins. Notez bien que mon intention n’est nullement de vous faire la leçon mais plutôt de partager avec vous ma conception de la vie, de sa valeur et de sa sacralité. Pour se faire, j’e développerai le présent texte en ces trois points précis : La responsabilité personnelle, l’influence de la pensée grecque de ma conception de la vie et de l’apport de ma foi chrétienne sur le sens même de la vie.

En premier lieu, il faut être clair sur un point précis. Nous sommes tous responsables des choix que nous faisons au cours de notre vie. Des choix qui parfois peuvent avoir des conséquences importantes pour le restant de nos jours alors que bien plus souvent elles auront que peu d’importance. Nous avons rarement à blâmer le destin pour ce qui nous arrive car il n’est que le résultat de nos actes, nos décisions et de nos idées. Bon ! Je reconnais qu’il peut avoir des circonstances qui sont hors de notre contrôle telles que, à titre d’exemples, notre origine ethnique, notre lieu de naissance, notre milieu social lequel peut être un poids très lourd à supporter pour plusieurs individus. Mais, force est de constater que nous sommes les seuls maîtres de nos vies. À ce titre, je me rappelle d’une séquence du film intitulé Retour vers le Futur dans laquelle le professeur répondait à son ami une phrase qui m’a étonnamment surpris : Rien n’est écrit à l’avance.

En deuxième lieu, la pensée grecque a énormément influencé ma conception de la vie. En effet, aucune philosophie ne possède autant de richesse que celle que nous ont transmises les philosophes de la Grèce antique. Le philosophe Socrate occupe à mes yeux une place prépondérante puisque l’on surnomme être un chrétien avant son temps. Parmi ses idées, la conception même de l’immortalité de l’âme et, par conséquent, la croyance en une vie éternelle a joué un rôle fondamental chez les Pères de l’Église, c’est-à-dire ceux qui ont élaboré sur les fondements mêmes de la pensée et de la moralité judéo-chrétiennes. D’ailleurs, est-il utile de préciser que les Églises chrétiennes primitives, dont le catholicisme original, ont adopté les vertus cardinales dans leurs descriptions de ce que devait être un chrétien authentique ? Il faut savoir qu’il s’agit de la Sagesse, du Courage, de la Tempérance et de la Prudence. Quatre vertus qui, à mon grand regret, semblent reléguées aux oubliettes à notre époque. (Je reviendrai sur ces vertus lors d’une publication ultérieure.)

En dernier lieu, ma foi chrétienne de tradition dite Catholique romaine a joué et joue encore un rôle déterminant dans mon cheminement personnel. Attention ! Je ne dis pas posséder une foi aveugle, mais plutôt une foi éclairée par la raison. Comme il est nécessaire d’avoir deux jambes pour marcher, deux poumons pour respirer et a priori deux hémisphères pour avoir la capacité d’être conscient de ce que nous sommes et de ce qui nous entoure et, par conséquent de pouvoir interagir, il est tout aussi important d’accompagner la foi par la raison.

En effet, cette dernière peut être, à l’image de la photo présentée ci-dessus, un garde-fou l’empêchant de commettre des actes irréfléchis. Toutefois, la foi peut être elle aussi une aide inestimable lorsque la raison peut, parfois à tort, faire croire que rien est possible. Voilà pourquoi, il existe des passerelles à différents points de nos vies où nous pouvons passer par un autre chemin afin de réaliser ce que l’on croit être l’impossible.

En résumé, nous sommes tous tributaires de nos vies dans chacune de nos décisions et de nos actes. Rien ne se perd, rien ne se créer ! Disait Lavoisier. Moi j’ajouterais que rien n’existe à l’avance en nos vies puisque tout découle de nous-mêmes. Choisir le chemin de la vie ou celui de la mort relève exclusivement de nos choix personnels à chaque instant. Une fois encore, je reconnais qu’il peut y avoir des facteurs existants en dehors de notre volonté.

Est-ce que la vie aurait un sens si tout ce que nous sommes au plus profond de nous-mêmes cesserait d’exister? De mon point-de-vue, ce serait une aberration absolue si c’était le cas. Mais s’il y a une chose qui doit être retenue dans le présent texte, c’est qu’en dépit de mes imperfections, de mes doutes, de mes questionnements et de mes égarements, la foi chrétienne demeure la pierre d’assise de ma raison d’être. Autrement dit, cesser de croire équivaudrait pour votre humble serviteur à cesser de vivre.

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Séance du 4 décembre annulée

Screenshot (6)

Séance du 4 décembre 2018 annulée

Bonjour tout le monde,

J’ai le regret de vous annoncer que la séance du 4 décembre 2018 a été annulée. En effet, suite à une sérieuse mésentente entre la responsable du groupe et votre humble serviteur, la séance a été annulée. De plus, suite à une réflexion approfondie de ma part concernant une entrevue avec un reporter d’un journal web, il m’a paru plus prudent de retirer ma participation au reportage prévu durant  ladite séance.

En effet, j’avais pris la résolution d’éviter de parler de la cause de ma situation physique en début de carrière en tant que  modèle vivant  pour des écoles d’arts et des ateliers en art. Il est toujours préférable d’éviter d’élaborer sur un tel sujet. J’en parle en toutes connaissances de cause. Je vous remercie pour votre compréhension et  vous souhaite une excellente semaine.

Sincèrement !

RollandJr St-Gelais de Québec actuellement à Montréal

Quelques-unes des raisons de mon bonheur

cropped-IMG_9994_edited-1.jpg

Quelques-unes des raisons de mon bonheur

Bonjour tout le monde,

J’espère de tout mon cœur que vous allez bien. Pour ma part, je dois dire que ma vie est tout simplement formidable. En effet, tous pleins d’activités s’offrent  à moi depuis le début de l’automne. Je pense notamment aux matchs de hockey de mon équipe junior-majeure de Québec, aux nombreuses projections cinématographiques auxquelles j’assiste de manière presque hebdomadaire et aux activités en tant que membre d’une organisation à la fois catholique et patriotique.

ScreenshotIl va de soi que mon assiduité à rédiger des articles sur mon expérience de modèle vivant, des poèmes réalisés avec grand soin et des photos souvent commentées sont des éléments importants dans mon bonheur actuel. Chose étonnante, si vous avez bien remarqué le caractère triade de mon blogue, il m’apparaît que le chiffre trois possède une puissance des plus bénéfiques non seulement sur la raison d’être de mon blogue mais également sur ma vie en général.

C’est un fait. Trois choses me suffisent pour être amplement heureux. Je vous explique en quelques mots de quoi il en est. J’ai bien écrit « en quelques mots » car je n’ai nulle intention d’alourdir mon présent texte.

Tout d’abord, c’est d’être capable de vivre l’instantimg_20180918_091308_6231923804225088095065.jpg présent. C’est là une denrée de plus en plus rare de nos jours où bon nombre de gens ont la capacité d’être ici et maintenant. Bon ! Je ne dis pas qu’il faut ignorer ce qu’il ne doit jamais l’être. Cependant, il est bon à la fois pour sa santé mentale et physique de se contenter d’être tout simplement là et en ce moment précis.

Ensuite, ne jamais craindre le lendemain. Chose étonnante, le mot lendemain pourrait être divisé en deux parties distinctes, « lende » et « mains ». Bref, tu auras entre tes mains ce qui sera en ce moment-là.  Pourquoi alors s’en faire pour ce que l’inconnu nous réserve ? Là-encore, la prévoyance est toujours de mise. Mais, parfois, on ne peut prévoir l’imprévisible. D’où la haute symbolique de la prière dite  » De la Sérénité « .

IMG_0070_1_editedEnfin, ne jamais cesser d’avoir l’esprit libre. J’entends par esprit libre, cette attitude à s’ouvrir à ce qui est différent, à ce qui peut nous enrichir, à ce qui peut faciliter la remisse en cause de préjugés souvent tenaces dans la société. Attention ! Il est bon de toujours garder en mémoire nos racines, nos valeurs, nos traditions et nos croyances surtout si elles nous ont permis à obtenir une base solide sur laquelle nous pouvons nous appuyer. En résumé, le fait de vivre l’instant présent tout en ayant une confiance que je qualifierais de « prudente » et la présence d’une ouverture d’esprit constituent certes la pierre angulaire sur laquelle repose mon bien-être actuel et, je le souhaite ardemment, pour mon futur.

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Jolie poitrine

32777602_10156544309088919_3703568454167560192_o

Superbe dessin réalisé par mon ami Eri Kel de la France

Jolie poitrine

 

Quelle jolie poitrine

Que celle de ma voisine

Que j’ai connue à l’adolescence

À l’époque où je sortais à peine de l’enfance.

 

Cette belle voisine qui avec délice peuplait

Ces fantasmes qui sans cesse me plaisaient

Qui venait me trouver dans mon douillet lit

Aussitôt couché, j’étais dans ses bras endormi.

 

De mon oreiller ma tête s’y déposa

Et de son sein avec passion je lui caressa

Espérant qu’elle me remarque un de ces matins

Pendant que je m’en allais poursuivant mon chemin.

 

De ces seins j’invoquerai avec foi

À chaque fois avec prudence je les vois

Car nul saint dans les cieux ou bien sur terre

Ne pouvait exaucer cette bien humble prière

 

Que la vie me donne un jour la chance rencontrer

Si c’est par la grâce de Dieu ma véritable destinée

Une femme aussi belle de corps et qui sera ma tendre aimée

Et de sa magnifique poitrine saura réellement me réconforter.

 

De

 

RollandJr St Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Qu’en dis-tu ma belle Hélène ?

964404_10151614289263919_252926568_o

Création de mon ami et collaborateur artistique Eri Kel de la France

Qu’en dis-tu ma belle Hélène ?

 

Dans une pièce unique de Shakespeare
Ou bien dans unes de ces pièces pas si pires
Où tous les acteurs décidèrent de jouer nus
Pour le plaisir d’être autrement vus en dépit d’être méconnus

 

Question d’ordre philosophique d’importance
À laquelle bien des gens finirent dans la démence
Si c’est de ne point chercher à la résoudre par prudence
Car cela risquerait de finir sur le gibet de la potence

 

Quelle est donc cette interrogation ?
Dont pourraient satisfaire les prêtres de Sion
Si ce n’est que les sages de la pure Athènes
Être ou ne pas être ? Qu’en dis tu ma belle Hélène ?

 

De

 

RollandJr St Gelais de Québec au Canada

Poser nu dans la neige : Quel défi à peine imaginable !

helen369_by_halfford-dc8bmp1

 

Avec la permission de mon collaborateur Halfford de Moscou

 

Poser nu dans la neige :

Quel défi à peine imaginable !

Bonjour tout le monde,

Je vous écris en ce moment même de mon beau coin de pays lequel semble être encore sous l’emprise de l’hiver malgré le passage du printemps et de l’heure d’été. Cela peut affecter plusieurs de mes compatriotes et, fort possiblement, certains d’entre vous qui vivez en terres proches de la nordicité canadienne. Souvenez-vous que plusieurs de mes abonnés vivent en des pays européens ressemblant plus ou moins au Canada en terme de climat

Quoique il en soit, je désire aujourd’hui parler d’unehelen343_by_halfford-dc6yp49 problématique assez rarissime dans le domaine de la nudité artistique: Quel défi à peine imaginable que de poser nu dans la neige ! En effet, plusieurs des séances de nudité artistique sont réalisées dans un cadre que je qualifierais “ d’intérieur ”. Ce qui est tout à fait normal puisque d’une part, les capacités de créativité sont facilitées par toute une gamme de techniques propres aux studios et d’autre part, les facteurs climatiques sont loin d’être négligées. Par les facteurs climatiques, je fais référence en particulier aux intempéries, à la chaleur écrasante ou dans le cas contraire un froid quasi sibérien. Il va de soi que bien d’autres facteurs peuvent s’ajouter mais étant donné l’espace que je m’alloue dans mon présent article, il m’apparaît futile d’en énumérer davantage.

helen361_by_halfford-dc7xsl9Malgré les problématiques inhérentes à des séances de nudité artistique réalisées à l’extérieur, notamment en période hivernale, les résultats peuvent être fort intéressants. Par ailleurs, et je le prends à titre d’exemple, un de mes corresponds du site DeviantArt et qui vit en Russie réalise de manière occasionnelle des séances photos de modèles russes. Ce qui est intéressant ici c’est, outre le fait que l’hiver russe et l’hiver canadien se ressemble à tous points, que plusieurs de ses séances eurent lieu à l’extérieur. Des séances qui ont été faites possiblement avec des modèles non professionnelles mais qui ont eu le courage de relever le défi de poser nu dans la neige. Personnellement, je n’ose à peine imaginer le contexte, peut-être cocasse, dans lequel le tout s’est déroulé.

N’allez pas croire que je n’ai jamais réalisé de séanceshelen360_by_halfford-dc7xsjg vécues à l’extérieur. Bien au contraire ! Les séances que j’ai vécues sont parmi mes expériences les plus appréciées par votre humble serviteur. Et pour cause puisque plusieurs de mes poèmes les plus beaux ont été composés à la suite desdites séances. Il va de soi qu’advenant le cas où une séance de nudité artistique aurait lieu en période hivernale, notre hiver est particulièrement long au Québec, j’ai l’intention de composer des poèmes et de rédiger quelques articles sur une telle expérience au sein de mon blogue. Par ailleurs, un tel projet est en discussion avec une photographe du nord de Montréal. Cependant, vu la température sibérienne sévissant actuellement au Québec, on va entendre encore un peu. C’est plus prudent pour ma santé et mes …. fesses.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Rétrospective professionnelle en tant que modèle vivant (nu)

Rétrospective professionnelle en tant que modèle vivant (nu)

« Il était pour moi un besoin absolu d’acquérir un plein droit sur mon corps et de le faire découvrir aussi bien en tant qu’oeuvre d’art remarquable que d’être un homme vivant et pleinement masculin. » RollandJr St-Gelais

Prologue

Bonjour tout le monde,

20171122_183524J’espère que vous allez bien et que vous avez passé une période des fêtes des plus agréables. De mon côté, tout est s’est passé à merveille surtout que mon bon ami Daniel et son chat, un gros matou du nom de Merlin, est venu réveillonné chez-moi en compagnie de ma belle Plume. Il est vrai que j’aurais bien aimé faire une visite-surprise à mon père mais étant donné son âge vénérable et la distance entre nos deux villes respectives, et ce en pleine saison hivernale où les routes sont glacées, il valait mieux redoubler de prudence. Bref, j’ai décidé de rester à Québec pour la période des fêtes. Après tout il restera une année complète pour rendre visite en toute sécurité. N’est-ce pas ?!

Sous un autre ordre d’idées, j’ai décidé de réaliser une rétrospective de20171129_131004_HDR mon expérience professionnelle en tant que modèle vivant (nu intégrale) afin de faire une mise-au-point explicative sur d’un côté, ma passion proprement dite et, d’un autre côté, sur les visions que mes plus grands amis et mes plus intimes connaissances ont accepté de me faire part. Pour ce faire, je leur ai écrit via le service de messagerie de Facebook avec le plus grand soin afin de ne jamais les indisposer d’une quelconque manière. Le respect est toujours de mise , et ce en tout temps.

En réalité, ma rétrospective concerne deux aspects indissociables l’un de l’autre. En premier lieu, le fait d’être tout simplement modèle nu. Je fais référence dans ce cas-ci à la nudité qui certes n’a aucun tabou ni de fausse-pudeur mais qui respecte en tout temps les principes de base du domaine de la nudité artistique. En second lieu, le fait d’être un modèle nu vivant avec un handicap physique apparent mais avec une autonomie, avouons-le franchement, impressionnante pour bon nombre des gens, artistes ou étudiants, devant lesquels j’offre mon talent.

Certes, peu de gens accepteraient de poser nu devant un groupe d’artistes, qu’ils soient professionnels ou amateurs ou bien des étudiants en arts.  Ce qui est davantage le cas lorsqu’on est atteint d’une situation physique, disons-le en toute honnêteté sans y mettre trop d’emphase, atypique. Mais, attention ! Ma joie de vivre a toujours été l’une des pierres angulaires à chacune de mes prestations devant un groupe. Être nu, c’est d’abord et avant toute chose être authentique. Et comme ma joie de vivre fait partie intégrante de ma personne. 

Qui plus est ! Une telle rétrospective a pour lointain début une soirée de nudité artistique qui a eu lieu un soir d’été dans la belle ville de Montréal, en compagnie d’une amie extraordinaire en la personne de Marie-Pier Auger et d’un artiste formidable de réputation internationale du nom de Michel T. Desroches. En effet, le début de mon aventure dans ce domaine a belle et bien eu lieu grâce à leurs aides. À cela s’ajoute des réalisations de type « underground » menées par mains de maître par une équipe formidable sous la direction de Patrick Audinet et de Marie Laroque. D’ailleurs, l’une de ces réalisations a eu lieu dans un bar situé dans le centre-ville de Montréal. Ce fut là une expérience qui m’a beaucoup plu. Je serai toujours reconnaissant à ces personnes d’être le prélude à mon expérience de modèle vivant.

20171122_181530Une expérience qui alla propulser votre humble serviteur vers une certaine reconnaissance internationale par le biais d’articles publiés au sein de magazines et de journaux lesquels ont passé presque sous silence, et j’en suis très heureux, la cause de ma situation physique préférant, et de loin, mettre l’accent sur ma démarche artistique. Il faut reconnaître que les médias ont largement fait leur choux-gras de la raison d’être de mon corps atypique, et bien souvent, à mon grand détriment.

Pour mener à bien ma rétrospective professionnelle, j’ai cru utile de demander l’opinion à plusieurs de mes amis-es et connaissances qui partagent avec moi la passion de la nudité artistique. À cela s’ajoutent d’autres personnes avec qui j’entretiens de bons liens amicaux mais qui n’ont pas nécessairement une telle passion qu’a votre humble serviteur. La majorité des gens interrogés sont membres des divers réseaux sociaux sur lesquels je suis inscrit, notamment celui de Facebook et sur Twitter. Il va de soi qu’ils vivent, pour un nombre important d’entre eux, au sein de pays situés à des milliers de kilomètres les uns des autres.

240_F_136903558_P7hdS45I1yWZO64q4aZR7DYsEGZoXemmTout ceci a eu pour conséquence une variété de réponses à ces questions à la fois simples et concises : En premier lieu, que pensez-vous de mon cheminement dans le domaine de la nudité artistique depuis que vous ayez appris que je suis modèle vivant ? En deuxième lieu, comment avez-vous réagit lorsque vous l’avez su et surtout comment l’avez appris ? En dernier lieu, que pensez-vous du fait que je sois modèle vivant (nu intégral) pour des écoles d’arts et des ateliers ? Trois questions dont les réponses allaient certainement m’interpeler. C’est ce que nous allons voir dans ce qui suit. Il va de soi que je présente mes remerciements les plus chaleureuses à toutes les personnes qui ont bien voulu répondre à ma requête de participer à un tel travail de réflexion.

Cependant, une chose doit être clarifiée une fois pour toutes. Je suis26111977_1148399801957187_1581026775816250166_n parfaitement conscient que mon choix de carrière, aussi inhabituel qu’étrange pour plusieurs d’entre vous, a certainement été une source incroyable d’interrogations, voire d’une certaine  façon de scandales, pour ceux et celles qui ne s’y attendaient pas. Vous comprendrez sans aucun doute que mon cheminement de vie y est pour beaucoup dans un tel choix. Subir les regards inquisiteurs tout au long de mon enfance et de mon adolescence, être présenté telle une bête de foire en première page d’un journal à sensation dont les plus hautes autorités de la presse canadienne durent réagir avec véhémence. À cela vient s’y ajouter une utilisation à la fois abusive et immorale de la part d’avocats plus soucieux de se faire du capital à la fois professionnel et financier que d’agir dans mes intérêts légaux. Et, croyez-moi sur parole, cela m’a pris plus de 30 ans à pouvoir m’en remettre. Bref, il était pour moi un besoin absolu d’acquérir un plein droit sur mon corps et de le faire découvrir aussi bien en tant qu’oeuvre d’art remarquable que le faitd’être un homme vivant et pleinement masculin.

Une des réponses qui résume assez bien l’ensemble de celles reçues jusqu’à maintenant me vient de mon grand ami de la France, lui-même artiste, et j’ai nommé Eri Kel. Voici ci-dessous sa réponse laquelle est accompagnée d’une de ses magnifiques réalisations.

25395740_10156112349148919_4536219284649750328_n » Bonjour Rolland, Je l’ai découvert un peu par hasard car depuis des années, je me passionne pour tout ce qui touche au modèle vivant et à la démarche de ceux qui posent. J’ai d’ailleurs écrit une étude à ce sujet il y a plusieurs années, après une enquête auprès d’une centaine de modèles. Après, je suppose que les algorithmes utilisés par Facebook pour analyser nos centres d’intérêt fait que je me vois régulièrement proposé des profils de modèles d’art. Pour le fait de poser avec un handicap physique, je trouve cela très courageux tant les gens ont déjà des a priori sur le corps et la nudité. J’anime un atelier de modèles vivants et je peux observer les réactions des uns ou des autres quand un(e) modèle est déjà hors des standards (très maigre ou très fort). Mais je n’en tiens pas compte en me disant qu’il faut accepter le corps dans toutes ses différences, et fais venir les modèles que j’ai envie de faire venir. »

20171129_153219-1Plusieurs mots doivent être soulignés dans un tel témoignage ; acceptations du corps, différences, courage, préjugés sur  la nudité du corps. C’est un fait indéniable que j’accepte mon corps non pas parce qu’il est différent mais tout simplement parce qu’il est le mien et que je ne pourrai jamais le remplacer. Il en est de même pour chacun d’entre nous. Ce qui ne signifie pas que nous devons accepter un quelconque laisser-aller qui risquerait de mettre en péril une bonne santé, mais plutôt d’être conscients que nos particularités physiques font de nous des gens uniques. Une unicité qui relie les différentes composantes de l’être humain telles que la spiritualité, les attributs physiques et intellectuels, les capacités émotionnelles ainsi que notre parcours de vie avec nos erreurs et nos belles réalisations. Dans un tel cas, notre unicité devrait devenir une source extraordinaire de force. N’est-ce pas ?!

Pour ce qui est du courage qui m’a à la fois aidé et incité à traverser bien des obstacles et à briser bien des préjugés, force est d’admettre que mes parents sans oublier les membres de ma famille et mes amis les plus proches ont été un appui incommensurable dans mon cheminement. À cela, je dois mentionner l’aîné des frères qui a été assassiné dans des circonstances horribles lors de la grève du front commun de 1972 à Sept-Îles. Que serais-je sans leur apport ? Bien malin celui qui pourrait le deviner.

Parmi les personnes qui ont répondu à mon appel sur les réseaux sociaux, une ressorte du lot. En effet, l’ancienne petite amie de mon défunt frère, celui qui a été assassiné en mai 1972, a bien voulu me donner son opinion dont il me fait plaisir de partager avec vous. En effet, elle affirme que «… si c’est le chemin que tu as choisi pour évoluer et répondre à la quête de l’actualisation de ton être, c’est bien pour toi! Nous avons tous en tant qu’être humain un tracé de vie afin d’acquérir l’évolution pour laquelle nous sommes ici. » À vrai dire, jamais de ma vie, je n’ai pu trouver chaussure à mon pied en ce qui concerne mon épanouissement tant émotionnel que spirituel. En effet, je suis dans l’impossibilité de vous décrire les émotions et de sentiments d’intériorité vécus à chacune de mes prestations de nudité artistique tellement tout ceci a été ressenti avec intensité, mais aussi avec un immense plaisir.

Capture 7Parmi mes plus profondes émotions vécues en tant que modèle vivant, la gratification de la part de certains magazines européens spécialisés dans le domaine de la nudité artistique ou bien dans des domaines connexes a certainement été la plus valorisante pour votre humble serviteur. J’ai bien écrit « humble serviteur » puisque je reconnais que sans l’apport des personnes qui ont cru en mon potentiel en tant que modèle vivant, et ce au tout début de mes balbutiements dans ce domaine, une telle expérience aurait été tout simplement impossible. Or, comme l’affirme si bien le proverbe :  » Impossible n’est pas français ». Parmi ces magazines, il y en a un qui a réalisé un reportage tout à fait exceptionnel sur ma passion dans un numéro publié en 2015 dans  » La Vie au Soleil « . Et, je dois avouer avec un plaisir immense que l’on a pris grand soin d’éviter de mettre l’emphase sur la cause de ma situation physique. Un sujet tellement rapporté dans certains médias canadiens et souvent à mon détriment. Autre fait intéressant à retenir, j’ai tout fait en mon pouvoir afin de ne pas être utilisé d’une quelconque manière que ce soit dans une procédure légale qui a été réalisée contre les instances fédérales considérant que j’ai fait plus que ma part dans un passé pas si lointain. D’autres médias du Québec se sont aussi intéressés à ma passion tout en passant sous silence le drame de la thalidomide. Après tout, ma vie est loin d’être dramatique. N’est-ce pas ?!

Ce qui comprends, et ce à ma grande surprise, ma séance de nudité000000810012 érotique. Une telle séance a été chaudement saluée par la directrice de l’association canadienne des victimes de la thalidomide, madame Mercedes Benegbi, pour le fait d’avoir osé, avec un souci indéniable de respect et de bon goût, aborder un aspect méconnu, voire tabou au sein de la société actuelle. C’est-à-dire la sexualité des personnes vivant avec une situation de handicap. Il va de soi que le tout a été réalisé d’un point-de-vue jusque-là innovateur dans les annales du modèle nu.

20171129_153032Que serait mon expérience de modèle vivant sans la participation active de certaines personnes de la gente féminine ? J’ai eu la chance extraordinaire de vivre quelques séances de nudité artistique non seulement en compagnie de femmes qui agissaient jusque-là comme des aides lors desdites séances, mais aussi comme collègue lors de poses nues en duo. Je tiens tout d’abord à souligner la présence d’une amie originaire de la région de la Mauricie qui m’a accompagné à la séance qui a eu lieu le 29 novembre dernier au local de la Factrie situé dans la ville de Shawinigan. Sa présence fut appréciée non seulement par votre humble serviteur mais aussi par tous les artistes présents à cette occasion. Merci à ma belle Lysandre pour sa participation. Ensuite, je désire souligner avec un immense plaisir la participation de mon amie de Montréal20171122_210257 Mélia N., qui a accepté d’être non seulement mon aide mais aussi mon accompagnatrice au sein de la séance qui se déroula au LiveArt de Montréal le 22 novembre dernier. Une séance qui en fit sourire quelques-uns pour une situation à laquelle votre humble serviteur ne s’y attendait absolument pas. Soyez rassurés fidèles lecteurs et lectrices, cela ne concerne en rien une quelconque forme de vulgarité même si la pose était faite avec une grande intimité. je vous l’assure !

Certes, j’avais déjà vécu ici même à Québec une autre expérience de nudité artistique en duo avec une femme. Toutefois, cela a été fait dans un cadre d’un essai de type exploratoire en tenant compte du caractère néophyte à la fois de votre humble serviteur et de la dame en question. Par un souci de respecter sa vie privée, il me parait être utile de conserver son anonymat. Là encore, notre séance fut réalisée selon les règles de l’art.

Une chose doit être dite concernant l’utilisation de certaines des photos à la fois de ma personne en tant que modèle nu que des dessins réalisés en ateliers ou en classe. D’ailleurs, vous avez eu la chance de voir plusieurs desdites photos prises durant les cours d’arts, notamment à la faculté des arts visuels sous la direction de madame Samuelle D.-H. de Montréal, pour vous faire une idée de mon professionnalisme.

C’est un fait. J’utilise abondamment les photos pour d’une part, être20171129_132432 une source d’inspiration dans la composition de mes poèmes et, d’autre part, pour décrire le déroulement des séances concernées. Cela a un double objectif. Primo, vous faire ressentir dans la mesure du possible l’ambiance dans laquelle les gens et moi-même avons vécu la séance proprement dite. Secundo, démontrer dans la mesure du possible qu’être un modèle nu est une activité qui se vit tant avec son corps qu’avec ses émotions.

Il va de soi que je n’aurai pas assez d’un seul article pour décrire toute la joie que m’a procuré d’être modèle vivant (nu intégral). Cependant, il vous est permis de parcourir l’ensemble de mon blogue pour vous en donner une petite idée. Une idée qui vous fera découvrir la noblesse de cette profession. Comme l’a souligné ma correspondante de la France et elle-même modèle vivant, madame Pascale Nicolas, « … les modèles ont compris que la nudité dans l’histoire de l’art c’est la transmission du vivant à travers les cultures et les générations. »

Épilogue

En guise d’épilogue, le mot qu’a bien voulu me faire part ma tendre amie de la Finlande, du nom de Élisa Ramos, décrit à la perfection l’ensemble des propos recueillis dans mon investigation. En effet, elle a simplifié de manière agréable ce que les gens pensent de ma démarche en se prononçant ainsi :  » Je trouve ça super, car tu assumes ta différence. De plus, ça permet aux élèves de travailler sur différents types de modèles, pas seulement sur des corps « classiques ». Les nombreuses invitations faites par les écoles d’arts et les ateliers lorsqu’elles apprennent ma candidature, parfois de bouche à oreilles, prouvent de manière sans équivoque une telle affirmation.  

dscn1567Toutefois, et après mûres réflexions, j’ai décidé de laisser parler deux des artistes avec qui j’ai connu un succès inattendu au sein des médias artistiques du Québec. En effet, leurs témoignages résument à la perfection la valeur même de ma passion mais aussi mon professionnalisme grandement reconnu par mes pairs. Mon cher ami et photographe Jérôme Bertrand a témoigné de ceci :  » Tu as la passion de l’art et l’amour des artistes. Ton combat est celui de nous tous en cette ère de l’image et tu braves les foules et les lentilles tel un chevalier. Je te souhaite de belles rencontres et plusieurs projets dans les années à venir mon ami! « 

Et pour ce qui est de l’artiste-peintre de réputation internationale duseance_artistique_6_by_lequebecois1962-d4tm7zg nom de Michel T. Desroches, son mot conclue très bien l’ensemble de mon parcours dans le domaine de la nudité artistique, et ce en ces termes :  » Tu es un très bon modèle. Quand tu l’as été pour moi, tu débutais et tu n’étais pas encore en pleine confiance…mais j’imagine que l’expérience que tu as acquise depuis ce temps fait de toi un modèle expérimenté… Félicitations pour ton courage et l’acceptation de ton corps atypique… Bravo !!!  » Sache mon cher ami que mon expérience a fait de moi un homme comblé par la vie et que ma passion pour ce domaine est la  pierre angulaire de ce blogue dédié à la fois à la nudité artistique, à la photographie et à la poésie. 

Et, je vous promet que c’est loin d’être fini. Si Dieu le veut !

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Le déséquilibré

 

20171110_105216 (2)

Dessin réalisé par un étudiant en arts du C.E.G.E.P. de Sept-Îles 10 novembre 2017

 

Le déséquilibré

 

Devant la foule qui m’invective,
Face à cette crainte qui m’envahit,
Qui s’insinue au sein de moi et qui y fait son lit,
Que me veut-elle avec ses paroles cruelles et si vives ?

 

Est-il encore permis simplement d’être ?
Est-il aussi admis de ne point faire semblant ?
Alors que dans ce monde rien n’est ni noir, ni blanc ?
Que seule valeur véritable et honorable est accordée à paraître.

 

Les goulags de la froide Sibérie,
Ont quitté cette terre glaciale et ses steppes,
Et en dépit de ceux qui donnèrent leurs vies à Falaise et à Dieppe,
Notre si chère liberté est devenue affaire de propagande en nos esprits.

 

Doit-on croire les médias ?
Peut-on faire confiance à ceux qu’on rencontre ?
Doit-on tout gober par la boîte à images et à ce qu’elle raconte ?
Faire preuve de sagesse et de prudence est-il synonyme de paranoïa ?

 

Garder son intégrité est mieux que mensonge et perfidie,
Bonheur bien éphémère pour le cœur épris par les artificiels paradis,
En cette période de troubles et de maux divers, heureux est l’homme avisé,
Car la liberté n’a pas de prix même si on vous insulte de pur déséquilibré.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Recevoir le katana

new-image11

Recevoir le katana

 

En ce temps si incertain,

J’accepte de vous tendre les mains,

De ces bras meurtris par la douleur et le sang,

Par cette arme ancestrale vous protéger j’en fais serment.

 

Contre vos ennemis qui deviendront les miens,

Je lutterai jusqu’au dernier jour contre ces vauriens,

Levant avec force mon bras valeureux contre les puissants,

Me baissant avec compassion vers les miséreux et les tendres enfants.

 

À genoux devant vous avec humilité,

Ne remettez jamais, je vous en conjure, mon entière intégrité,

Cette lame remise en cet instant sacré je la manierai avec prudence,

Sans faillir à ma tâche chaque jour comme chaque nuit avec vaillance.

 

Comme en témoigne la pureté de ma race,

Et de mes ancêtres ayant exterminé les rapaces,

Puisse la lumière céleste illuminer chacun de mes pas,

Dès le premier souffle où vous m’offrirez cet inestimable katana.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Tu seras toujours dans mon cœur.

Noir (2)

Tu seras toujours dans mon cœur.

J’ai choisi de rédiger ce dernier article, d’une série de quatre où je raconte mon expérience vécue en tant que modèle nu à Montréal, sous forme d’une missive qui est destinée à une femme que j’ai jadis aimée voilà plusieurs années. Je l’ai composée en espérant qu’un jour elle en prenne connaissance d’une manière ou d’une autre. Le titre de mon article est peut-être un peu trop simpliste, mais il résume à la perfection ce que je ressens au plus profond de mon être. Oui, elle sera toujours dans mon cœur. Et, soyez-en convaincus, c’est avec raison.

Québec,

Le 16 novembre 2015

Ma chère Louise-Marie,

Voilà déjà plus de trente ans que nos routes se sont séparées. Nous avons poursuivi, chacun de notre côté, notre chemin respectif. Deux personnes qui se sont rencontrées dans le début de la vingtaine. Un âge qui est, en règle générale, fort prometteur pour le commun des mortels. Un âge qui est aussi propice aux expériences en tous genres. Ne dit-on pas « … que l’expérience forme la jeunesse? » Nous nous sommes donc rencontrés à une période de la vie où tout, ou presque, s’ouvrait à nous.

Mais, avant d’entrer sur le vif du sujet, je souhaiterais simplement te raconter mon cheminement de vie depuis le jour de notre rupture. Une rupture où de profondes blessures ont été longues à cicatriser, sans pour autant ne jamais être guéries complètement, du moins de mon côté. Sois rassurée! Il n’est nullement question de me plaindre sur quoi que ce soit. La vie en a voulu ainsi, et l’on ne peut guère revenir en arrière.

Bref, et pour faire court à mon cheminement personnel, je peux affirmer sans aucune gêne que les trente dernières années ont été plus qu’extraordinaires: vedette de la télévision à maintes reprises, avoir gagné une cause en lien avec ma situation physique causée par la thalidomide, avoir accompli de longues études universitaires, avoir fait la rencontre de gens avec lesquels j’ai eu la chance de vivre des expériences fantastiques. Cependant, la plus belle de mes réussites réside dans ma sobriété la plus complète à l’égard de l’alcool, et ce depuis plus de dix-sept ans. Dix-sept ans de sobriété et de reprise en mains! Ma vie en a été transformée, c’est le moins que je puisse dire.

Un autre fait digne de mention, c’est d’être devenu un modèle nu pour différentes écoles d’arts et des artistes professionnels ou amateurs depuis environ un peu plus de trois ans. Ceci m’a permis de côtoyer des gens merveilleux aux multiples talents. Des gens avec qui j’entretiens de belles relations amicales notamment grâce aux réseaux sociaux tels que Facebook et Twitter. Oui, ma vie est belle et rien ne m’autorise à m’apitoyer sur mon sort. Mais, attention! Je ne dis pas que tout est rose. Comme chacun d’entre nous, certaines situations plus ou moins désagréables peuvent survenir en cours de route. Qui peut se vanter d’avoir en tout temps un beau ciel bleu exempt de quelques petits nuages gris?

NoirEn août dernier, un atelier de modèles nus a retenu mes services pour une séance qui se déroula en pleine période de canicule. Ce fut-là une séance digne de mention car, pour la toute première fois de ma courte carrière de modèle nu, j’ai pu exprimer ce que je ressentais au plus profond de mon être en affirmant ceci : « En 1984, j’ai fait la connaissance d’une femme extraordinaire. Une femme qui a été la première à m’avoir vu entièrement nu. Elle aurait pu rire de ma situation physique, vouloir m’humilier. Ce qui n’a pas été le cas. Au contraire! Elle a su témoigner à mon égard de la bonté comme jamais aucune femme ne l’avait fait avant elle. Lorsque je pose nu devant un groupe d’artistes ou d’étudiants-es en arts, c’est Louise-Marie que je revois en pensées. » Tu peux me croire que bien des larmes ont coulé lorsque j’ai prononcé ces quelques mots. Des mots qui ont émergé à la fois de mon âme et de mon cœur.

Sache Louise-Marie que je te remercie d’avoir eu la bonté d’être venue me voir lorsque je résidais en résidences universitaires. Je te remercie aussi d’avoir été ma confidente et ma plus tendre amie au début de ma jeune vie d’adulte. Tu as su venir me chercher dans mes retranchements les plus intimes, me libérant d’un poids énorme lequel ma défunte mère a été bien contente de savoir. Je te remercie aussi pour la bonté que tu as su manifester à mon endroit. Certes, cela correspond aussi à une période des plus mouvementées au cours de ma vie. Une période où j’ai été manipulé par des avocats immoraux et sans scrupules. Je pense à l’un d’entre eux en particulier. Mais, il est plus prudent de ne point le nommer afin de m’éviter des poursuites. La prudence est l’une des vertus cardinales qui doit toujours être mise-en-application.

Sache Louise-Marie que je regrette sincèrement la manière dont notre rupture a eu lieu. Une rupture à laquelle je pense chaque jour depuis plus de trente ans. J’en prends l’entière responsabilité tout en souhaitant qu’un jour nous puissions nous rencontrer. Sans amertume, ni colère. Mais bien dans une paix et une grande sérénité. Te revoir ne serait-ce qu’une journée, une demi-journée ou bien simplement une heure. Faire la paix entre nous deux. Faire la paix avec toi. Ce qui me permettra également de faire la paix avec moi-même.

Sache Louise-Marie lorsque je suis allé à l’université du Québec à Montréal, le fameux U.Q.A.M., en tant que modèle nu, je m’étais rendu-compte que mes yeux te cherchèrent parmi toutes les étudiantes qui étaient présentes au premier étage de cet établissement. Mes yeux te cherchèrent tandis que de ma bouche ces quelques mots sortirent : « Mon Dieu! Ce que j’aimerais te revoir une seule fois avant de rendre l’âme. »

Saches Louise-Marie que je suis fier de la femme que tu es devenue. Oui, je te suis par l’entremise de réseaux sociaux tout en respectant ta vie privée et sans jamais vouloir t’importuner. D’ailleurs, j’ai appris dans quel domaine tu travaillais. Et, c’est un domaine où la patience et la compassion ainsi qu’un amour inconditionnel pour ton travail sont quasi sans limite. Tu es réellement une femme magnifique envers qui j’ai un profond respect.

Merci Louise-Marie pour la chaleur de ton regard que tu posas sur moi un certain soir d’hiver 1984. Un regard que je retrouve au sein de chacune des séances de nudité artistique.

Enfin, sache Louise-Marie que tu seras toujours dans mon cœur, et ce, en dépit des trente années écoulées, mais surtout en dépit de notre rupture douloureuse. Je te souhaite tout le bonheur qui existe en ce monde. Une qui le mérite, c’est bien toi.

Merci de m’avoir lu!

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada