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Le sens de la mort

Le sens de la mort Texte de RollandJr St-Gelais. Réalisation photographique par Clovis Corax Modèle est Alixia Busch Source : https://www.deviantart.com/cloviscorax/art/Lady-A-Thanateros-I-818835759

Le sens de la mort

Bonjour tout le monde,

J’espère de tout mon cœur que vous allez bien et que le mois de septembre vous soit propice dans la réalisation de vos projets en prévision de l’automne qui frappe à nos portes. Ne l’oublions pas, nous sommes encore en été bien que ce dernier est sur la fin de son parcours.

Pour ma part, ayant constaté le succès de mon article sur la vision de la femme sur la maternité, en particulier auprès de mes nombreuses connaissances sur le réseau social Facebook. J’ai donc décidé de récidiver sur un autre sujet qui se situe aux antipodes du précédent sujet. En effet, le commencement de la vie annonce de manière indubitable la fin de celle-ci.

Or, nous espérons qu’il y aura quelque chose après celle-ci une fois notre passage sur terre ait eu lieu. Qu’en est-il? Excellente question! Certains auront leurs croyances religieuses pour fondements spirituels tandis que d’autres opteront pour une philosophie plus terre-à-terre. Il est intéressant que l’un ne contredit pas nécessaire l’autre. Mais là, c’est un tout autre sujet à débat.

La mort possède plusieurs visages dans le cœur de l’être humain. Mais, pour le bien du présent texte, je m’en tiendrais qu’à deux. En effet, elle a souvent, trop souvent même, celui du désespoir, de l’incompréhension et de la peur. En d’autres occasions, elle a celui de la libération face à la souffrance qui, pour une cause quelconque, semble être trop lourde à supporter. Et pour rajouter à une telle réflexion, elle frappe davantage là où on s’y attendrait le moins.

Mais, au fait, frappe-t-elle réellement ? J’opterais plutôt qu’elle rend visite à la personne pour qui son heure a sonné. Oui, j’ai bien écrit ‘’ qu’elle rend visite’’ puisque dans certains cas elle se ravise et remet à plus tard sa volonté de prendre son dû. Combien de fois relate-on des guérisons miraculeuses, des sauvetages inespérés et des ‘’coups de chance’’ inexpliqués donnant ainsi une seconde chance au sujet concerné ?

Une chose est certaine, elle ne laisse personne indifférent surtout lorsque nous réalisons jusqu’à tel point les plaies psychologiques, parfois physiques, peuvent prendre du temps à se cicatriser sans jamais se guérir. De telles plaies peuvent se rouvrir l’espace d’un instant. J’en sais quelque chose, croyez-moi sur parole.

Comme plusieurs d’entre vous le savez probablement déjà, j’ai perdu mon frère aîné lors de la manifestation intersyndicale, communément appelé Front commun de 1972, des suites de ses blessures lorsqu’il fut heurté de plein fouet par le véhicule, conduit par un individu dont je préfère taire le nom, qui fonça dans la foule. Or, cela a pris de nombreuses années pour que les gens concernés par un tel événement puissent en arriver à tourner la page, je devrais plutôt écrire les pages car l’encre a beaucoup coulé dans les quotidiens de cette époque, de leurs vies. Ce qui est encore le cas pour plusieurs d’entre nous. Il va de soi que je m’inclus dans le lot puisque je fais parti de la famille qui a été la plus durement touchée. 1

La mort peut aussi avoir un visage de libérateur pour certains d’entre nous. Je me rappelle lorsque ma mère a quitté ce monde des suites d’un cancer des poumons en juin 1996. Face à ses souffrances, j’y ai vu une grande libération lorsque Dame Mort est venue lui tendre la main pour l’amener vers un autre monde qui, selon toutes croyances confondues, semble être meilleur que le nôtre. Mon exemple est loin d’être unique car bon nombre de mes connaissances ont vécu pareilles situations.

Toutefois, la mort a ceci d’étonnant à mes yeux, elle donne un sens à la vie. En effet, toute vie est éphémère et, par ce fait, elle possède une sacralité qui lui est propre. 2 Je ne suis certain que l’on se rendrait compte de la chance de vivre pour l’éternité. Or, on se rend vite compte que nos jours sont comptés et, par le fait, même rares sont ceux qui désirent rater leurs vies sachant qu’elle ne reviendra pas. Bon! Il est vrai qu’il y a des exceptions à la règle.

Veuillez noter que la rédaction de cet article a suscité en moi un vif débat. D’une part, était-il utile de le réaliser surtout qu’aucun sujet est aussi tabou que celui de la mort dans notre société. Et, d’autre part, le fait d’apprendre l’existence d’un documentaire en voie de développement sur le Front commun de 1972 m’a interpellé jusque dans mes fibres les plus sensibles. Bref, il m’a fallu à la fois une bonne de dose de courage et de témérité pour écrire le présent article.

Je vous remercie infiniment pour votre assiduité.

Rolland St-Gelais de Québec au Canada

  1. Un projet documentaire est en voie de réalisation pour souligner le cinquantième anniversaire du Front commun de 1972. Libre aux cinéastes de réaliser un tel documentaire et aux personnes intéressées d’y participer. Cependant, je refuse de donner mon assentiment pour une quelconque collaboration de ma part. Trop de larmes ont coulé, trop de plaies psychologiques ont pris de temps à se refermer sans pour autant avoir guérie totalement.

  2. Sacralité dans le sens de primauté sur tout puisque sans la vie, rien ne peut devenir, rien ne peut être et rien ne peut se reconstruire. La vie est en soi le mouvement vers l’avant, vers le possible et, parfois, vers l’impossible.

 

 

Être seul

Photo par Mélanie Dufresne

Photo par Mélanie Dufresne Modèele nu : RollandJr St-Gelais

Être seul

 

Petite planète bleue,
Où les gens tentent d’être heureux,
Terre qui tourne sur elle-même,
Qui vraiment l’aime ?

 

Peuples aux langues diverses,
Qui s’abreuvent à même les averses,
Peuples aux croyances religieuses variées,
Qui prient de si nombreuses divinités.

 

Quelques privilégiés repus,
D’avoir tant mangé et tellement bu,
Masses souffrant de la soif et de la faim,
Qui craignent à chaque jour pour le lendemain.

 

Oui, c’est une triste vérité.
De se savoir condamnés à la mortalité,
Mais quel est le pire devant une telle fatalité ?
C’est d’être seul face à l’éternité.

 

De

 

RollandJr St Gelais
Québec (Québec)
Canada

Petite réflexion en ce 29 août 2018 

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Petite réflexion en ce 29 août 2018 

Bonjour tout le monde, 

Comment allez-vous ? Pour ma part, je suis en mode réflexion. Oui, vous avez bien lu. Un homme peut parfois réfléchir. Non, je blague. De nos jours, réfléchir est une capacité que l’on voit de plus en plus rarement en ce monde. Bienheureux ceux qui savent utiliser ce don à bon escient, ils éviteront bien des problèmes. 

Ceci écrit, j’ai réfléchi sur une question que les gens deIMG_0030_edited mon âge se posent et qui est : qu’aurait été ma vie si j’avais fait tel ou tel choix ? Personnellement, cette question semble être tout à fait superflue. Trois raisons majeures me poussent à une telle conclusion. La première réside dans les facteurs dits “impondérables”, c’est-à-dire ceux qui de par leurs présences influencent le cours de l’histoire de chacun d’entre nous. Par exemple, les gens qui jalonnent le parcours de notre vie et qui nous influencent de manière positive ou négative. Je dois avouer que le fait d’avoir fait très tôt dans ma vie la connaissance de gens ayant fréquenté le milieu universitaire a eu une influence incommensurable dans ma décision de poursuivre des études universitaires. 

Ai-je bien fait d’avoir choisi une telle option ? Sans aucun doute ! Par ailleurs, c’est peut-être l’une des rares décisions prises dans ma vie dont j’en retire une réelle fierté. La connaissance est la plus grande richesse que l’on peut se donner et que l’on doit transmettre aux générations futures. Fait à noter ! C’est la première promesse de grande importance que j’avais faites à ma mère.  Et je ne l’ai jamais regretté par la suite. 

IMG_0015_editedAutre question concernant le déroulement de ma vie : qu’aurait-elle été si j’étais né avec tous mes morceaux ? Là encore, bien malin celui qui peut deviner avec exactitude la réponse. Par ailleurs, le postulat de base de mon raisonnement devrait être qu’effectivement, je suis né avec tous mes membres, ceux que la vie a bien voulu m’accorder par le biais du drame de la thalidomide. Drame qui toucha un nombre considérable d’enfants, de familles et de parents. Un drame qui illustre bien que l’appât du gain puisse prendre le pas sur la dignité humaine. En dépit ce que certaines personnes puissent penser, je considère que j’ai réussi ma vie sous bien des égards. Ma passion de modèle vivant pour des écoles d’arts et des ateliers, mon amour de la poésie, mon talent en photographie et bien d’autres domaines démontrent que je réussie fort bien à m’intégrer dans le monde. Certes, je ne me lève pas chaque matin pour me rendre au boulot avec une boîte à lunch sous le bras, mais ce que je fais, je le fais avec un sens professionnel indéniable. 

Aurais-je pu m’exprimer de la même façon si j’étais né non handicapé ? Je ne le crois absolument pas. Et pour cause puisque la réalité, c’est-à-dire ma réalité, aurait été aux antipodes de ce qu’elle est maintenant. Aurais-je été plus heureux ? Voilà bien une question où la réponse finale dépend de facteurs qui auraient été fort possiblement autres de ce que je vis actuellement. 

La seconde raison réside dans le regard que je pose actuellement dans ma vie. Élément intéressant à noter ! Être modèle vivant m’a amené à prendre davantage connaissance sur le regard qu’ont les gens sur le corps. Tous sont appelés à apprécier ce que leurs corps sont, mais peu sont élus. Que de défauts on trouve sur notre corps. Nous aimerions qu’il soit ainsi, comme cela, avec moins de ci et plus de ça. Ne vous en faites pas, j’ai moi aussi une telle tendance. Ce que nous aimerions être parfait. Mais, au fait, qu’est-ce la perfection ? 

La perfection ne peut exister en ce monde puisque parIMG_0074_edited une pure logique, ce que l’on obtient d’une main, on le perd de l’autre. Un autre dicton affirme ceci : “Il est bon que l’on n’ait pas tout ce que l’on désire, cela nous permet d’apprécier ce que l’on a.” Voilà le fondement de philosophie de ma vie : Savoir apprécier ce que j’ai, ce que je suis et ce que j’ai accompli jusqu’à maintenant sans pour autant cesser de chercher ce qui pourrait me faire avancer. Ici, il est utile de savoir faire preuve d’un peu d’humilité face à soi-même. D’ailleurs, tout souverain digne de ce nom doit savoir reconnaître tant ses faiblesses, ses erreurs, ses carences que ses forces, réussites et ses avantages. Chose assez cocasse à retenir ! Il existe une prière assez célèbre dans les divers regroupements de gens ayant développé des dépendances tant aux narcotiques que de l’alcool ou de tous comportements destructeurs. Ladite prière peut être récitée par toute personne indépendamment de leurs croyances religieuses ou de leurs philosophies de vie. Vous trouverez ci-joint ladite prière connue sous le vocable de “ La prière de Sérénité ”. 

La prière de Sérénité 

Mon Dieu, 

Donnez-moi la Sérénité 

D’accepter les choses que je ne peux changer, 

Le Courage 

De changer les choses que je peux, 

Et la Sagesse 

D’en faire la Différence.

Amen

IMG_0049_editedLa dernière raison de ne pas trop me poser la question à savoir comment aurait été ma vie avec tous les “si” imaginables et inimaginables qui peuvent surgir en mon esprit réside sur un autre postulat de base. Ce qui est fait, est fait. Mais ce qui peut arriver de notre avenir dépend en bonne partie de ce que nous attendons de nous-mêmes. Tout peut changer à partir du jour où nous décidons de prendre notre vie en mains. Quels sont nos rêves ? Quels sont nos objectifs pour le futur ? Quels sont les moyens mis à notre disposition pour les atteindre ? Et que pouvons-nous faire pour y remédier avenant le cas où les limites dépassent nos possibilités ? Puisqu’il faut avoir deux jambes pour avancer, il faut se baser sur deux options complémentaires. D’une part, abaisser le seuil à atteindre de manière à le rendre plus réalisable et d’autre part, chercher les outils nécessaires pour atteindre le but fixé. Mais l’essentiel est de faire preuve de patience en toute chose. Rappelons-nous que Rome ne s’est pas bâtie en un jour. 

En résumé, je voulais faire part de ma réflexion en ce40075790_10155921834272523_1782910610413977600_n jour du 29 août 2018. Une journée où la pluie rafraîchit l’air ambiant de la belle ville de Québec. Une journée qui porte à la réflexion, à la méditation et à partager avec les gens que l’on aime. Je dirais en terminant cette missive de ne jamais regretter ce que vous avez fait dans votre vie, ni ce que vous êtes. Vous avez fait de votre mieux et c’est ce qui fait de vous une personne unique et extraordinaire. 

Merci pour votre attention. 

RollandJr St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada