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C’est à ton tour

C'est à ton tour
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

C’est à ton tour

 

J’ai joué des airs de mon pays,
Je t’ai fait connaître des chants de mes contrées,
Des mélodies chantées par des gens que j’ai tant aimés,
Des hymnes qui m’ont rappelé de mon petit coin de paradis.

 

J’ai tenu mon violon tel un trésor,
D’où sortirent des notes volant vers le dehors,
Des notes trop longtemps emprisonnées dans cette prison de bois,
Ayant pour barreaux ces cordes d’acier les retenant de tout le poids.

 

Pourtant, il me suffisait de quelques coups de ma baguette,
Pour en faire sortir couplets joyeux de quelques chansonnettes,
Je n’ai point bougé devant toi qui avait une mine tellement amusée,
Ayant pour seul vêtement que ce violon pour recouvrir ma gracieuse nudité.

 

Maintenant que je t’ai, il me semble, tout interprété,
J’aurais une grande mais unique faveur à te demander,
Déshabille-toi et prends ce violon sans poser de questions ni de détour,
Car je sais bien que tu es un virtuose, voilà pourquoi en jouer c’est à ton tour.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

J’ai rencontré une fée

J'ai rencontré une fée
« J’ai rencontré une fée » Poème de RollandJr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

J’ai rencontré une fée

 

Par un matin de septembre,
Je me suis promener dans la forêt,
Vêtu comme il se doit car une brise soufflait,
Faisant bouger légèrement les feuilles des trembles.

 

Écoutant les chants des oiseaux,
Qui partiront sous d’autres cieux bientôt,
Qui peuplent ces augustes bois un été si passager,
Une saison où c’est tellement bon de pouvoir s’embrasser.

 

Faisant vœu de silence tel un moine dans son monastère,
Je marchais avec calme en récitant quelques prières,
Prières pour le repos de mes chers disparus,
Qui sont, à ce que je crois, dans les nues.

 

Puis, j’entendis une voix m’appeler,
Par le digne prénom auquel je fus baptisé,
Un prénom du peuple germain brave et fier,
N’ont de cesse relevé avec courage de grandes guerres.

 

Je me suis approché de cette clairière,
Où femme à la chevelure dorée fit une posture,
Craignant rêver, je m’approcha pour en être vraiment sûr.
Ce qu’elle était belle sous l’effet du soleil d’automne et de sa lumière.

 

De grâce, faites-moi une faveur, je vous en prie.
Dites-le moi et je verrai bien ! Souriante elle me répondit.
Permettez-moi de graver en mon coeur votre irrésistible beauté,
Car cela me réconfortera lorsque viendront les nuits d’hiver glacées.

 

Si tel est votre humble désir, alors qu’il en soit ainsi !
Regardez-moi bien aussi longtemps que vous le souhaitez,
De la tête jusqu’aux pieds, avec moi ne soyez surtout pas gêné,
Dans cette clairière si particulière, en ce matin automnal, j’y rencontré une fée.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Encore trop timide

Trop timide
« Encore trop timide » par G.B. d’Allemagne Poème par RollandJr St-Gelais

Encore trop timide

 

Chérie! Ô ma chérie, m’écoutes-tu ?
Chérie! Ô ma chérie, m’entends-tu ?
Oui, tout à fait, devant moi tu es toute nue.
Mais, devant ces gens, tu ne seras point vue.

 

Nous sommes cachés dans les bois,
Dans cet endroit bucolique, toi et moi.
Pour seule musique, les chants des oiseaux.
Des oiseaux aux vives couleurs qui les rendent si beaux.

 

Terres d’amérindiens, terres d’Amérique,
Terres de colonisateurs à l’histoire si épique,
Descendants d’ancêtres venus du vieux-continent.
De ces gens qui apportèrent avec eux grand enrichissement.

 

Sois fière d’être mon modèle,
Car de toutes celles qui désiraient poser,
Tu es la seule qui possède un charme si recherché,
Tu possède une élégance peu commune faisant de toi la plus belle.

 

Ton regard si perçant,
Je m’en rappellerai assurément,
De tes courbes tellement féminines,
Je l’avoue me donnent des idées bien coquines.

 

De grâce, ma formidable beauté.
Enlève tes blanches mains de tes seins adorés,
Car de ton corps parfait et de ton visage sans rides,
Rien ne justifie cette posture, à moins que tu sois encore trop timide.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

L’été d’autrefois

L'été d'autrefois
« L’été d’autrefois » par G.B. d’Allemagne Poème par RollandJr St-Gelais

L’été d’autrefois

 

En faisant le ménage du printemps,
J’ai trouvé cette photo de ma jeunesse,
Que de beaux souvenirs et que de tristesse,
Elle a fait surgir en mon âme bien brusquement.

 

De nos vacances où nous nous sommes rencontrés,
De tes gestes de tendresse que j’avais tant appréciés,
De tes paroles de réconfort qui me réchauffèrent le coeur,
De ton attention qui m’incita à éloigner de moi bien des peurs.

 

Tu me racontas que tu étais professeur d’arts,
De tes cours tu as piqué ma curiosité comme un dard,
Comment font les modèles pour être dévêtus devant des inconnus ?
C’est alors que sans pression tu m’offris la chance de poser entièrement nue.

 

Devant ma gêne légendaire, tu as su trouver les mots pour me plaire.
C’est ainsi que derrière un buisson j’enleva tout et me retrouva les fesses à l’air,
Ressentant comme jamais la chaleur bienfaitrice du soleil sur ma tendre peau claire,
Je m’aperçus qu’être ainsi nue en ces lieux sauvages n’était certes pas pour me déplaire.

 

M’avançant prudemment sur le sable chaud,
Ce que j’avais trouvé le temps particulièrement beau,
Pendant que tu aiguisais tes crayons et préparais le tableau,
Je me dirigeas allègrement vers le sol qui embrassera ma peau.

 

Tu me fis signe de la tête de me tenir prête en ne disant pas un mot,
C’est ainsi qu’autour de nous se construisit un mystique cerceau,
Là où seuls les chants mélodieux des oiseaux environnants,
Agrémentèrent de leurs chants ce merveilleux moment.

 

Comme je voudrais tant revivre cet été des jours heureux, cet été d’autrefois.
Tant d’années sont passés depuis le jour où nous nous sommes mariés,
Nous avons fondé famille heureuse avec de nombreux enfants,
A travers lesquels je te vois quand je les regarde à chaque fois.

 

Sans cesse tu me disais que j’étais belle,
Tu répétais souvent que j’étais devenue ta muse,
Quand j’y pense, certes je peux dire que cela m’amuse.
Surtout tu me confias que ma gêne te faisait penser à une hirondelle.

 

Jamais je ne pourrai oublier cet instant précis,
Quand tu m’as demandé d’être ta compagne de vie,
Alors avec grande joie en mon coeur je t’ai répondu << oui >>,
Une réponse que je ferai de nouveau même si de toi la maladie m’a ravi.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Sur ces feuilles mortes

Sur ces feuilles mortes

« Sur ces feuilles mortes » Photo par G.B. d’Allemagne

Sur ces feuilles mortes

 

Fraîcheur d’automne,
Où les chants résonnent,
Les chants des oiseaux resplendissant,
De mille couleurs tout en volant gaiement.

 

Dans cette vierge forêt,
Où mon rêve encore y est,
De mon adolescence si insouciante,
Où je gambadais ici et là tout souriante.

 

Je rêvais à ces beaux garçons,
Parfois espiègles mais pleins de bonté,
Que j’aurais bien aimé tendrement embrasser,
Mais à cette époque agir ainsi était sans-façon.

 

Les années passèrent comme il se doit,
Devenue femme avec de bonnes manières,
De mes folies de jeunesse je n’en savais qu’en faire,
J’ai appris à connaître mon corps rempli de secrets et de lois.

 

Maintenant que je suis en ces bois,
Avec pour seul vêtement ma peau de satin,
Cette peau de jeune femme qui me va si bien,
Avec pour seul souhait de faire une pose de yoga.

 

Épousant le rougeâtre de ce lieu perdu,
Sans hésitation je me suis mise entièrement nue,
Et de mes mouvements qui témoignent de la femme forte,
De la femme forte que je suis devenue sur ces feuilles mortes.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Ce pays

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Ce pays

 

Ce pays, c’est le nôtre !

Celui bâti par nos ancêtres,

Sur des terres d’érables et de hêtres,

Pays de nos précurseurs et de leurs hôtes.

 

Ce pays où règne un long hiver !

En des lieux arides tels de véritables calvaires,

Ils affrontèrent leurs destinées avec foi et détermination,

Levant les bras pour défricher sols ingrats avec résignation.

 

Ce pays où chaleur du printemps !

Ravive les cœurs esseulés en un rien de temps,

De par l’amour de gens vaillants et aux cœurs aguerris,

Fut construit avec un tel courage et un attachement tout aussi épris.

 

Ce pays où coulent rivières et ruisseaux !

En nos étés parfois si courts mais tellement beaux,

De ce peuple que l’on a souvent voulu reléguer au néant,

Et qui a, au gré des quatre saisons, lutté ardemment contre des géants.

 

Ce pays où l’automne agrémente denses forêts !

De part vives couleurs que mirent espiègles farfadets,

De ces forêts peuplées de tant de chants magnifiques,

Interprétés par des oiseaux aux teintes tellement mirifiques.

 

Ce pays où chaque ancêtre y trouva sa source.

Afin d’en faire pour ses descendants leur souche,

Et dans nos veines coule un sang d’une vraie noblesse,

Qui a pour divine origine la douce France avec ses richesses.

 

Ce pays fait toute notre fierté,

Les gens ont pour y survivre sans cesse lutté.

Apprivoiser contrées sauvages et mers déchainées

Ce pays, je l’aime plus que tout car c’est là où je suis né.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Sortir de l’ombre

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Sortir de l’ombre

 

L’homme est né pour la lumière,

Voilà une pure vérité qui ne date pas d’hier,

Créature de chair faite pour aimer et être aimé,

Même au prix de voir son âme meurtri et son cœur blessé.

 

Seul face à son destin,

Deux choix lui sont offerts par le divin,

D’être une bougie au sein du monde qui l’entoure,

Ou bien de rester dans sa sombre caverne tel un vieil ours.

 

Sorti dès le sein maternel,

Il perd vite ses chants et ses ribambelles,

Pour entrer de pleins pieds dans le monde des aînés,

Alors qu’il n’aspire qu’à retrouver ses rêves de nouveau-né.

 

Sortir de l’ombre,

Quitter à jamais ce monde si sombre,

Pour devenir porteur d’espoir à nos frères et sœurs,

Pour les libérer maintenant et à jamais de leur torpeur.

 

Sortir sans regarder derrière soi,

Faire ses propres pas tel un digne roi,

Aller à la découverte de nouveaux horizons,

Interroger les sages d’Athènes ou rencontrer le Dieu de Sion.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada