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Que dois-je faire ?

Que vais-je faire ? Photo par Gb62da poème par Rolland Jr St-Gelais Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/What-shall-I-do-881071932

Que dois-je faire ?

 

Il est déjà le petit-matin,

Et je fais face à mon destin,

Me questionnant sur la raison,

De t’avoir accordé mon pardon.

 

Malgré tes mensonges et tes erreurs,

J’avais réussi à éloigner de moi mes peurs

Je croyais pouvoir encore te faire confiance,

Pour me rendre compte que tu n’as que la défiance.

 

Pas une once d’amour ne réside en ton cœur,

Tes paroles résonnèrent comme des chants de chœur,

Tu savais me dire des mots d’amours, des mots suaves.

Afin de me soumettre à tes désirs et faire de moi ton esclave.

 

Nous nous étions donné rendez-vous en ce lieu,

Cet endroit discret et seul connu de quelques dieux, 

Mes rêves m’ont quitté aussi vite que j’ai enfin compris,

Tu as passé la nuit entière avec celle que ton cœur a choisie.

 

Maintenant, que vais-je faire?

Alors que mon cœur est figé comme le fer.

Aucune larme n’arrive à sortir de mon être,

Car rien en moi ne peut guérir mon mal-être.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Le bilan de cette première année de pandémie

Photo par phylactère Raina décembre 2018 à Québec

Le bilan de cette première année de pandémie

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien en cette dernière journée de l’hiver. Pour ma part, je dois avouer que je suis en période de réflexion très profonde. Une réflexion qui porte autant sur le déroulement de l’hiver qui se termine dans quelques heures que sur l’ensemble de cette année de la pandémie. Une année qui m’a permis de faire le point sur ce que j’ai fait, sur ce que je n’ai pas fait et sur ce que j’aurais du faire.

Tout d’abord, j’ai fait une action qui restera marquée au plus profond de mon être. Cette action a démontré en mon for intérieur que de porter secours à un être sans défense et qui devait faire face à une souffrance indescriptible est d’une grande noblesse. Une action à laquelle je n’avais jamais pensé qu’un jour j’allais poser. À cela s’ajoute le fait que j’ai vécu amplement chaque jour que Dieu m’a permis de vivre même si parfois le péché de la luxure était au rendez-vous. Que voulez-vous? À chacun, ses péchés mignons.

Ensuite, je reconnais que cette année m’a ouvert les yeux sur certains aspects qui m’entourent. Avais-je fait le bon choix dans mes fréquentations? Cette question est apparue à la suite du déroulement de la pandémie. Comme l’affirme si bien le dicton : « C’est en période de crise que l’on connaît le genre humain. » En effet, l’authenticité de l’individu ressort lorsque les barrières d’une vie normale en société ont été levées. C’est là que la décision de vivre de plus en plus dans une autarcie s’impose. Il y en va de notre survie à la fois physique et surtout psychologique.

Enfin, j’assume pleinement mes erreurs. Pourquoi donc? Tout simplement que cela fait en sorte que je suis ce que je suis au moment même où j’écris ces lignes. Il est aussi vrai qu’il y a de fortes chances que je serai différent dans un an jour pour jour. C’est ce que l’on appelle évoluer. Mais, au fait, que signifie évoluer? La réponse varie en chacun de nous.

En résumé, à l’image de Lot et de sa famille qui fuyaient le feu de Sodome, je poursuis mon chemin inlassablement. Poursuivre son chemin, car, hier n’est plus, demain n’existe pas encore, mais seul aujourd’hui peut faire une différence dans sa vie. Et, entre vous et moi, je n’ai nulle envie de me transformer en statue de sel.

Je vous souhaite une belle fin d’hiver et un magnifique printemps.

Rolland Jr St-Gelais de Québec au Canada

Être soi-même au masculin

Être soi-même au masculin dessin par ErosLoveDrawing Texte de Rolland Jr St-Gelais Source : https://www.deviantart.com/eroslovedrawings/art/Reclined-nude-self-872905334

Être soi-même au masculin

Il n’est pas facile pour l’homme d’aujourd’hui d’être lui-même. Être à la fois authentique, masculin et viril. L’authenticité de son être avec ses forces et ses faiblesses ainsi que ses possibilités et ses limites. Être masculin sans en avoir honte, ni d’être accusé de tous les maux de l’humanité. Être viril sans pour autant être affublé de machisme et de phallocrate.

Être soi-même implique à la fois le droit à la réussite, mais aussi celui du droit à l’erreur. Réussir dans l’accomplissement de soi et de ses rêves. L’erreur dans ses choix faits au fil du temps. Ce qui implique l’apprentissage de la vie. Cette vie qui est, somme toute, la plus cruelle des maîtresses d’école puisqu’elle enseigne la leçon seulement que nous avons fait nos devoirs.

Être soi-même implique l’acceptation de se voir appliquer la maxime qui veut que l’on soit puni par où l’on a péché. À chaque action, implique une réaction qui implique à son tour une autre réaction et ainsi de suite. Or, c’est de la multitude de telles réactions que l’on acquiert une certaine sagesse.

Être soi-même implique l’acceptation de ce que l’on est, et non pas de ce que la société veut que l’on soit. Ce qui est d’autant plus difficile pour l’homme de cette époque où tout doit être aseptisé dans un environnement dans lequel tout est épuré de la moindre souillure. Une souillure qui a pour origine l’image déformée, voire galvaudée, du genre masculin dans la société actuelle.

Être soi-même implique enfin la reconnaissance de sa vulnérabilité face à l’avenir. Un avenir qui semble, avec la pandémie, condamner tout rapprochement de ce « soi-même » dit masculin avec cet autre « soi-même » dit féminin. Ces deux « soi-même » sont-ils désormais condamnés à vivre, voire subsister, dans un monde chimérique se nourrissant de la peur de l’autre, mais surtout de la peur de soi-même. Ce qui est encore plus vrai lorsqu’il s’agit d’un soi-même au masculin.

De

Rolland Jr St-Gelais de Québec au Canada

Quelques câlins

Quelques câlins Poème de RollandJr St-Gelais Dessin par CapitaPerdu Source : https://www.deviantart.com/capitaperdu/art/Cuddling-860403365

Quelques câlins

 

Parfois, on se croit bien malin.

Loin de tout et sans aucun chagrin,

Sans crier gare, on tombe dans un ravin.

Un endroit inattendu sur le bord de notre chemin.

 

Inutile d’accuser autrui,

Les erreurs font partis de la vie,

On se croit invulnérable face aux imprévus,

En se persuadant d’avoir tout entendu et tout vu.

 

Puis, un faux pas, une erreur de parcours et de jugement,

Une décision futile alors qu’à soi-même on se ment.

Il en est ainsi de la vie, de nos nombreux parcours,

Pas meilleur que soi pour se jouer des tours.

 

Ce que j’aimerais entendre la voix de la douce Acadie celle de ma mère,

Quand elle me disait que de vivre c’est un peu comme aller à la guerre,

Chaque pas que nous faisons peut nous amener dans une cavité,

Où nous serons, pour un certain temps, quelque peu éberlués.

 

Inutile de se lamenter, il faut savoir s’assumer.

Inutile de se plaindre, il faut apprendre à se relever.

Inutile d’agir comme de jeunes enfants, des pauvres gamins.

Mais, ce que j’aimerais malgré tout avoir quelques câlins.

 

Quelques câlins pour me rappeler que je ne suis qu’un être humain,

Chaque erreur nous rappelle que nous ne sommes pas des êtres divins,

Quelques mots doux, quelques câlins me feraient pourtant tellement bien.

Quelques câlins qui résonneraient telle une mélodie, tel un doux refrain.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada