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Le temps est compté…

Le temps est compté…

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien. Pour ma part, je dois avouer qu’aujourd’hui est une journée un peu spéciale. En effet, c’est dans la nuit de samedi à dimanche que nous passerons à l’heure d’hiver. C’est du moins ce que les citoyens du Canada, des États-Unis et du Mexique devront faire dans les heures qui vont suivre. Ceci m’amène à réfléchir sur l’importance du temps de vivre et de vivre tout simplement.

En effet, nous vivons presque tous à une époque où tout est compté en argent et en gains en tous genres.  » J’ai gagné tant cette année. J’ai obtenu ceci ou bien cela au cours des dernières semaines. J’ai rencontré de nombreux clients pour d’éventuels contrats. J’ai fait ceci ou cela afin de passer le temps. » Ce sont-là des phrases que nous attendons trop souvent. Mais qui d’entre nous a pris le temps tout simplement à le savourer, sans nécessairement passer au lendemain, à un hypothétique futur ?

Attention ! Je ne dis pas qu’il est futile de prévoir pour les moments difficiles que nous vivons tous un jour ou l’autre. La prévoyance est signe de sagesse. Cependant il est dangereux, voire néfaste pour l’âme, de toujours penser à ce demain qui, peut-être ne viendra jamais. Souvenons-nous que nul ne sait le lieu et les circonstances de son départ pour pour l’autre monde. Encore-là, combien de gens pour diverses raisons préfèrent-ils préparer leurs vies après cette vie au  lieu de simplement vivre, et bien vivre, le présent ? Oui, il est essentiel, en tant que croyant d’avoir à l’occasion une certaine préoccupation spirituelle, voire même religieuse, pour notre destinée finale. Après tout, nul ne sait ce qui adviendra de notre âme une fois qu’elle sera de l’autre côté de la rive.

En ce qui me concerne, et c’est mon humble opinion, je préfère vivre l’instant présent puisque d’une part, je ne peux réparer les erreurs du passé et d’autre part, avoir la certitude de ce qui se passera dans mon avenir. Regarder derrière soi nous empêche de voir vers  l’avant tandis que de regarder au loin peut parfois nous empêcher d’apercevoir la magnifique fleur qui est à nos pieds. Une fleur que nous offre gracieusement le présent.

Merci d’avoir pris le temps de lire ce texte.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Menottés

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Dessin par Juste Angèle de la France

Menottés

 

Ô chérie, Tu sais …

Depuis le temps qu’on se connaît,

Je suis vraiment loin d’être parfait,

Et que rien de ce qui s’est passé ne pourra être refait.

 

Il n’existe pas de formule magique,

Qui pourrait transformer mes erreurs du passé,

Voilà pourquoi je te dis que tu peux me quitter,

Car jamais je ne pourrais t’offrir un jardin féerique.

 

Je ne suis qu’un être humain,

Qui a vécu bien des moments incertains,

Qui se questionne sur les prochains lendemains,

Et qui pourtant garde foi en priant en joignant ses mains.

 

Ô mon tendre amour,

J’aurais tellement aimé te dire,

Que jamais je ne pensais t’avoir fait tant souffrir,

Et que mon cœur blessé aurait été à toi pour toujours.

 

Sache que je t’ai laissé en tout temps de faire le choix,

Car il n’y a pas de plus sacré que l’amour qui se vit sans être une croix.

Et qu’à mes yeux seul ton plus grand bonheur compte vraiment,

Si tu désires me quitter, crois-moi jamais je ne t’en voudrai assurément.

 

Ô ma douce bien-aimée,

Puis-je te demander ceci sans insister sur cela ?

Prends ces menottes et jette-les loin de toi et moi,

Car être menottés ne peut être synonyme du verbe aimer.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Que changerais-je ?

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Votre humble serviteur à l’hôpital de Baie-St-Paul pour les enfants déficients intellectuels

Que changerais-je ?

 

Que changerais-je ?

Dans le fond que pourrais-je ?

De cette vie si bizarre et si étrange,

Où  tout finalement et contre toute attente s’arrange.

 

D’une naissance si imprévue,

Et de cette créature auparavant jamais vue,

Que l’on avait jadis condamnée chez les monstres à végéter,

Alors qu’à notre époque de bien-pensants on aurait avorté.

 

De ce lieu où jamais il n’en sortirait,

Loin des regards inquisiteurs on le soustrayait,

De le voir  disparaître à jamais certains le souhaitaient,

Car pour gens au cœur sensible tellement il dérangeait.

 

De ce temps maintenant lointain,

Il a réussi à devenir homme qui se prit en mains,

En se remémorant certains faits de son enfance,

Sans oublier ceux de son adolescence.

 

De ces événements qui l’amènent,

À se questionner sur le sens de sa vie,

De ses erreurs qui le suivront vers l’infini.

Devant l’autel des offrandes perdues point d’amen.

 

Quel serait donc son véritable désir ?

Quelle faute aimerait-il ne plus souffrir ?

Car bien des choses il en est avec raison fier,

Mais ignorer comment vraiment aimer il en est guère.

 

Voilà tout ce que je changerai,

Qu’un seul vœu le ciel puisse m’accorder,

C’est celui de pouvoir aimer celle qui ouvrira mon cœur,

À celle qui me fera comprendre qu’aimer il ne faut pas en avoir peur.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Sous le pont s’écoule le temps

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« Sous le pont s’écoule le temps » dessin par mon ami Eri Kel de la France

Sous le pont s’écoule le temps 

 

Vérité implacable de la vie, 

À laquelle nous sommes tous soumis, 

Dès notre naissance, nous poursuivons ce chemin. 

Que nous le voulions ou non, c’est notre destin. 

 

Enfance où règnent tant de jeux de l’innocence 

 Frêle adolescence où arrivent nos rêves de romance, 

Période de la passion, des idées folles et des pas de danse. 

Âge mûr habité par nos rêves accomplis et d’autres vus à l’avance. 

 

Puis apparaissent nos rides témoignant de notre expérience, 

De notre parcours de la vie, de nos succès et de nos imprudences. 

De nos doux souvenirs, des baisers volés et d’autres avec joie donnés. 

Sans oublier nos étreintes avec l’être que l’on a tant aimé, tant admiré. 

 

De cette période de l’existence, 

Où sans crier gare, sans le vouloir, on y pense. 

De ce moment qui sera notre dernier en ces lieux, 

Car la vie éternelle n’est réservée qu’aux Dieux dans les Cieux. 

 

Nul en ce monde ne peut revenir en arrière, 

Pour revivre ses instants de bonheur ni réparer, 

Réparer ses erreurs, ses fautes que l’on nomme péchés. 

Qu’il rende l’âme en temps de paix comme en temps de guerre. 

 

Aucun pouvoir, ni aucun don ne lui est octroyé, 

Par une quelconque force suprême ni grande divinité, 

D’enjamber le grand fossé qui sépare la fin du commencement. 

Voilà pourquoi nous restons parfois sous le pont où s’écoule le temps. 

 

De 

 

RollandJr St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada 

Revenir sur ses pas

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Revenir sur ses pas

 

Tiens! J’ai fait un vœu.
Un souhait pour nous deux.
Un désir bien simple et peu coûteux.
Alors, j’aimerais savoir si le réaliser je le peux.

 

Non, ce n’est pas de gagner à la loterie.
Même si parfois j’aimerais bien et j’en souris.
Serait-ce d’avoir la paix dans le monde actuel?
Je l’avoue que cela serait une véritable merveille.

 

Mais, il s’agit d’un souhait que je fais depuis quelques temps.
Serait-ce d’avoir une femme et des enfants?
Désolé mais non merci, très peu pour moi.
C’est souvent un rêve que fait même un roi.

 

Ce que j’aimerais revenir sur mes pas.
Sur mes pas d’un passé pas si lointain
En chantant quelques notes de joyeux refrains
Revenir sur mes traces afin d’effacer cette erreur-là.

 

Avoir su, je me serais retiré.
Dans le silence d’un rêve oublié
Ceci aurait pu éviter de blesser toutes celles
Qu’à ma grande surprise j’ai aimées : ces dames si belles.

 

Qui d’entre vous peut se vanter d’être parfait?
Alors que de tous temps le mal en ce monde est.
Voilà que tombent de sommeil mes tendres paupières
C’est pourquoi je vais retourner dans le monde des pays imaginaires.

 

Dans ces contrées où peut-être je pourrais réaliser
Le seul désir qui me tient à cœur d’un monde idéalisé
Où je pourrais simplement et librement effacer mes erreurs
Car en mon âme solitaire, je vis depuis des lustres une véritable horreur.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

L’ultime loi de la vie

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L’ultime loi de la vie

 

Il arrive que parfois, 

Bien malgré nous et bien malgré moi, 

Que le chemin de nos vies prend un grand détour, 

Et que l’on s’aperçoit qu’il nous a joué bien des vilains tours.

 

Nous naissons et grandissons loin des tumultes de l’existence, 

Disons que cela peut dépendre de sa propre enfance, 

Nous sommes alors animés par une grande vitalité, 

Sans savoir que ce ne sera jamais pour l’éternité.

 

Puis, vient le temps des premiers amours.

Le temps des chagrins qui semblent durer toujours. 

Ceux qui blessent au plus profond de soi et de nos âmes, 

Celles qui brûlent tout notre être par une horrible flamme.

 

Puis, un jour ou un autre et où on s’y attend le moins. 

Apparaît l’âge adulte qui contemple l’enfance disparaître au loin. 

Avec elle s’égrainent nos rêves, nos illusions et parfois nos espoirs. 

Tel le feraient les rayons du soleil à l’approche de dame lune au soir.

 

À la virginité de nos idées préconçues, 

Viennent s’y frotter grande vérité toute nue. 

Nous bousculant sans cesse dans les recoins de nos valeurs, 

Nous faisant avec raison vivre bien des craintes et bien des peurs.

 

Comment cela se peut-il ? 

Comment cela est-il un tant soit peu possible ? 

Souvent, essayer de comprendre ne fut-ce qu’un seul instant est impossible. 

Qui et où en sommes-nous ? Pourquoi de tels mensonges existent-ils ?

 

Serait-il nécessaire de faire une mise au point ? 

Que la lumière nous frappe en plein visage à coups de poings ? 

Maintenant que l’âge de la vieillesse annonce sa grise couleur, 

Mes folles pensées et rêves de jeunesse s’envolent vers les hauteurs.

 

À quoi bon avoir d’éternels regrets ? 

Bien et mal ont été, bon gré et mal gré, faits. 

Toutefois, s’il y a une chose que la vie m’a enseigné. 

C’est de ne jamais faire pleurer celles qui nous a aimés.

 

Et pourtant, ce que j’aimerais revenir en arrière. 

Aussi loin que le jour où je naquis tel un rescapé de la guerre. 

Pour éviter toutes ces erreurs que j’ai commises depuis naguère. 

Mais, c’est l’ultime loi de la vie et je ne peux rien y faire.

 

De

 

RollandJr St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada 

 

Petite réflexion en ce 29 août 2018 

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Petite réflexion en ce 29 août 2018 

Bonjour tout le monde, 

Comment allez-vous ? Pour ma part, je suis en mode réflexion. Oui, vous avez bien lu. Un homme peut parfois réfléchir. Non, je blague. De nos jours, réfléchir est une capacité que l’on voit de plus en plus rarement en ce monde. Bienheureux ceux qui savent utiliser ce don à bon escient, ils éviteront bien des problèmes. 

Ceci écrit, j’ai réfléchi sur une question que les gens deIMG_0030_edited mon âge se posent et qui est : qu’aurait été ma vie si j’avais fait tel ou tel choix ? Personnellement, cette question semble être tout à fait superflue. Trois raisons majeures me poussent à une telle conclusion. La première réside dans les facteurs dits “impondérables”, c’est-à-dire ceux qui de par leurs présences influencent le cours de l’histoire de chacun d’entre nous. Par exemple, les gens qui jalonnent le parcours de notre vie et qui nous influencent de manière positive ou négative. Je dois avouer que le fait d’avoir fait très tôt dans ma vie la connaissance de gens ayant fréquenté le milieu universitaire a eu une influence incommensurable dans ma décision de poursuivre des études universitaires. 

Ai-je bien fait d’avoir choisi une telle option ? Sans aucun doute ! Par ailleurs, c’est peut-être l’une des rares décisions prises dans ma vie dont j’en retire une réelle fierté. La connaissance est la plus grande richesse que l’on peut se donner et que l’on doit transmettre aux générations futures. Fait à noter ! C’est la première promesse de grande importance que j’avais faites à ma mère.  Et je ne l’ai jamais regretté par la suite. 

IMG_0015_editedAutre question concernant le déroulement de ma vie : qu’aurait-elle été si j’étais né avec tous mes morceaux ? Là encore, bien malin celui qui peut deviner avec exactitude la réponse. Par ailleurs, le postulat de base de mon raisonnement devrait être qu’effectivement, je suis né avec tous mes membres, ceux que la vie a bien voulu m’accorder par le biais du drame de la thalidomide. Drame qui toucha un nombre considérable d’enfants, de familles et de parents. Un drame qui illustre bien que l’appât du gain puisse prendre le pas sur la dignité humaine. En dépit ce que certaines personnes puissent penser, je considère que j’ai réussi ma vie sous bien des égards. Ma passion de modèle vivant pour des écoles d’arts et des ateliers, mon amour de la poésie, mon talent en photographie et bien d’autres domaines démontrent que je réussie fort bien à m’intégrer dans le monde. Certes, je ne me lève pas chaque matin pour me rendre au boulot avec une boîte à lunch sous le bras, mais ce que je fais, je le fais avec un sens professionnel indéniable. 

Aurais-je pu m’exprimer de la même façon si j’étais né non handicapé ? Je ne le crois absolument pas. Et pour cause puisque la réalité, c’est-à-dire ma réalité, aurait été aux antipodes de ce qu’elle est maintenant. Aurais-je été plus heureux ? Voilà bien une question où la réponse finale dépend de facteurs qui auraient été fort possiblement autres de ce que je vis actuellement. 

La seconde raison réside dans le regard que je pose actuellement dans ma vie. Élément intéressant à noter ! Être modèle vivant m’a amené à prendre davantage connaissance sur le regard qu’ont les gens sur le corps. Tous sont appelés à apprécier ce que leurs corps sont, mais peu sont élus. Que de défauts on trouve sur notre corps. Nous aimerions qu’il soit ainsi, comme cela, avec moins de ci et plus de ça. Ne vous en faites pas, j’ai moi aussi une telle tendance. Ce que nous aimerions être parfait. Mais, au fait, qu’est-ce la perfection ? 

La perfection ne peut exister en ce monde puisque parIMG_0074_edited une pure logique, ce que l’on obtient d’une main, on le perd de l’autre. Un autre dicton affirme ceci : “Il est bon que l’on n’ait pas tout ce que l’on désire, cela nous permet d’apprécier ce que l’on a.” Voilà le fondement de philosophie de ma vie : Savoir apprécier ce que j’ai, ce que je suis et ce que j’ai accompli jusqu’à maintenant sans pour autant cesser de chercher ce qui pourrait me faire avancer. Ici, il est utile de savoir faire preuve d’un peu d’humilité face à soi-même. D’ailleurs, tout souverain digne de ce nom doit savoir reconnaître tant ses faiblesses, ses erreurs, ses carences que ses forces, réussites et ses avantages. Chose assez cocasse à retenir ! Il existe une prière assez célèbre dans les divers regroupements de gens ayant développé des dépendances tant aux narcotiques que de l’alcool ou de tous comportements destructeurs. Ladite prière peut être récitée par toute personne indépendamment de leurs croyances religieuses ou de leurs philosophies de vie. Vous trouverez ci-joint ladite prière connue sous le vocable de “ La prière de Sérénité ”. 

La prière de Sérénité 

Mon Dieu, 

Donnez-moi la Sérénité 

D’accepter les choses que je ne peux changer, 

Le Courage 

De changer les choses que je peux, 

Et la Sagesse 

D’en faire la Différence.

Amen

IMG_0049_editedLa dernière raison de ne pas trop me poser la question à savoir comment aurait été ma vie avec tous les “si” imaginables et inimaginables qui peuvent surgir en mon esprit réside sur un autre postulat de base. Ce qui est fait, est fait. Mais ce qui peut arriver de notre avenir dépend en bonne partie de ce que nous attendons de nous-mêmes. Tout peut changer à partir du jour où nous décidons de prendre notre vie en mains. Quels sont nos rêves ? Quels sont nos objectifs pour le futur ? Quels sont les moyens mis à notre disposition pour les atteindre ? Et que pouvons-nous faire pour y remédier avenant le cas où les limites dépassent nos possibilités ? Puisqu’il faut avoir deux jambes pour avancer, il faut se baser sur deux options complémentaires. D’une part, abaisser le seuil à atteindre de manière à le rendre plus réalisable et d’autre part, chercher les outils nécessaires pour atteindre le but fixé. Mais l’essentiel est de faire preuve de patience en toute chose. Rappelons-nous que Rome ne s’est pas bâtie en un jour. 

En résumé, je voulais faire part de ma réflexion en ce40075790_10155921834272523_1782910610413977600_n jour du 29 août 2018. Une journée où la pluie rafraîchit l’air ambiant de la belle ville de Québec. Une journée qui porte à la réflexion, à la méditation et à partager avec les gens que l’on aime. Je dirais en terminant cette missive de ne jamais regretter ce que vous avez fait dans votre vie, ni ce que vous êtes. Vous avez fait de votre mieux et c’est ce qui fait de vous une personne unique et extraordinaire. 

Merci pour votre attention. 

RollandJr St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada 

 

Je resterai imperturbable

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Je resterai imperturbable

 

À la recherche de l’illumination en ces lieux bénis,

Je méditais sur les multiples facettes de la vie,

Cherchant à leur donner un véritable sens,

Donner un parfum à ce qui fait l’existence.

 

Devant tout cet amour donné et reçu,

Face à toutes mes fautes et à tous mes erreurs,

Devrais-je ressentir au fond de mon âme la peur?

Peur d’être jugé et d’être condamné alors que j’ai vécu?

 

Relisant maintes et maintes fois les livres saints,

Proclamant l’amour mais que leurs disciples tuent avec leurs mains.

Et que dire de tous ces crimes commis au nom de la vertu?

Voilà pourquoi devant tant d’absurdité je me suis enfin tu.

 

Pour cet ultime et rare instant.

En un si sobre et doux moment,

Je cesserai de me sentir coupable,

Devant cette folie, je resterai imperturbable.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Si tu t’appelles Mélancolie

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Réalisation de mon ami Eri Kel de la France

Si tu t’appelles Mélancolie

 

Si la nuit pouvait enfin se transformer,

En cette journée où nous nous sommes rencontrés,

En ces temps de jeunesse où tout sans fin nous souriait,

De ces instants de fou-rire, de ces jeux interdits que l’on aimait.

 

Si les grains du sablier du Titan Cronos,

Pouvaient par miracle cesser de broyer nos os,

Nous laissant quelques répits pour revivre ces bonheurs,

Qui ont illuminé le parcours de nos vies malgré quelques erreurs.

 

Si mes cheveux gris peuvent prendre de la valeur,

De leur couleur d’argent malgré mes craintes et mes peurs,

Sachant fort bien que les traces de pas dans la neige de nos hivers passés,

Sont depuis belle lurette disparues dans les méandres de ma mémoire épurée.

 

Si je n’éprouve plus ce plaisir de te voir nue,

Parce que par l’usure de mes larmes j’ai perdu la vue,

Alors-là, je saurai ce que signifie ne point avoir un sens à la vie,

Tout ceci m’arrivera en mon âme si et seulement si tu t’appelles Mélancolie.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Mer déchaînée

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Photo prise à partir de l’hôtel Riotel de Matane

Mer déchaînée

 

Revoyant les souvenirs de mon enfance,

Le parcours de  ma vie dès mon adolescence,

Là où tout devenait possible où tout était libre de tout,

De ce temps où je croyais qu’un jour j’allais devenir amoureux fou.

 

De mes joies et de mes peines,

De ce noble sang qui coule dans mes veines,

De ces instants où Dieu merci j’ai tendrement aimé,

De ces nuits sombres où mort dans l’âme j’ai tellement pleuré.

 

De ces jours ensoleillés où je voguais sur l’océan,

À côté de cette femme de grande beauté que mon cœur aimait tant,

De celle qui occupait mon cœur venue d’une terre si lointaine,

Et qui pourtant croyait que mon cœur était remplie de haine.

 

Parfois, j’aimerais revoir ceux que j’ai connus.

Simplement pour leur dire, pour leur exprimer,

Mes mots d’amour et de reconnaissance,

D’avoir été là dès ma naissance.

 

Mais, maintenant que malgré moi j’avance en âge,

Même si je ne suis pas et de loin  très sage,

Car en moi réside encore cette passion,

De la jeunesse en éternelle perdition.

 

De mes pensées surgissent tant de rêves,

Tant de femmes qui pourraient devenir une nouvelle Ève,

Pour une nuit de plaisir charnel pour un moment intemporel,

Au risque d’allonger ces expiations du purgatoire pour un péché véniel.

 

De ces femmes magnifiques d’un temps de jeunesse,

Alors que viennent à moi le futur d’une incertaine vieillesse,

Alors qu’aujourd’hui tout autour de moi disparaît au fil du temps qui coule,

De ces beautés qui se collèrent près de moi loin de ce monde de cette foule.

 

Que me restera-t-il des conseils paternels ?

De la précieuse tendresse toute maternelle ?

De la présence de ces douces amitiés qui m’ont consolé,

Alors que je versais toutes les larmes de mon cœur esseulé ?

 

Je me sens telle une mer déchaînée,

Voulant gruger les rivages grisâtres du passé,

Alors que les saisons font leurs œuvres de manière inexorable,

Et de mes erreurs les réparer, j’en suis malheureusement incapable.

 

Calme-toi ! Reprends sur toi ! Je t’en prie. Ô mer froide et violente !

N’agit pas sur le coup des émotions telle une dangereuse démente.

Car sache, et tout sage te le dira,  qu’aux prochaines années,

Mon cœur et Mon âme à l’unisson sauront mieux aimer.

 

Ô mer déchaînée de cette journée pluvieuse en ce jour de printemps,

Emporte avec toi mes peines et mes fautes alors qu’il en est encore le temps,

Car je le jure avec vérité devant Dieu et tous les saints du Ciel avant le dernier jugement,

Que toutes les femmes qui ont peuplé en mon humble vie, je les ai aimées passionnément.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Matane (Québec)

Canada