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Que dois-je faire ?

Que vais-je faire ? Photo par Gb62da poème par Rolland Jr St-Gelais Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/What-shall-I-do-881071932

Que dois-je faire ?

 

Il est déjà le petit-matin,

Et je fais face à mon destin,

Me questionnant sur la raison,

De t’avoir accordé mon pardon.

 

Malgré tes mensonges et tes erreurs,

J’avais réussi à éloigner de moi mes peurs

Je croyais pouvoir encore te faire confiance,

Pour me rendre compte que tu n’as que la défiance.

 

Pas une once d’amour ne réside en ton cœur,

Tes paroles résonnèrent comme des chants de chœur,

Tu savais me dire des mots d’amours, des mots suaves.

Afin de me soumettre à tes désirs et faire de moi ton esclave.

 

Nous nous étions donné rendez-vous en ce lieu,

Cet endroit discret et seul connu de quelques dieux, 

Mes rêves m’ont quitté aussi vite que j’ai enfin compris,

Tu as passé la nuit entière avec celle que ton cœur a choisie.

 

Maintenant, que vais-je faire?

Alors que mon cœur est figé comme le fer.

Aucune larme n’arrive à sortir de mon être,

Car rien en moi ne peut guérir mon mal-être.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Faites entrer la lumière

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Faites entrer la lumière

Bonjour tout le monde,

J’espère de tout mon cœur que vous allez bien et que vous suivez les consignes sanitaires promulguées par les autorités compétentes dans votre pays respectif. Oui, nous devons être unis pour contrer la menace qui risque de faire basculer le monde dans lequel nous nous sommes épanouis. Patience ! Persévérance! Prudence ! Voilà les mots que nous devrions retenir au quotidien jusqu’à ce que les beaux jours reviennent.

Pour ma part, je dois avouer que la chance est avec moi malgré tout ce qui nous arrive. En effet, je ne manque de rien tout en ayant une excellente santé laquelle j’en prends le plus grand soin. Une heure de promenade au quotidien avec le port du masque, lectures enrichissantes pour alimenter mon esprit et éviter dans la mesure du possible toutes formes de négativisme qui pullulent au sein des médias de masse.

Oui, je sais bien que la tentation de baisser les bras face à l’état actuel que nous vivons est grande. Cependant, dites-vous bien que la lumière existe toujours en ce monde. Parfois, elle est presque invisible à l’œil nu. D’autrefois, son éclat nous aveugle. Mais, chose étrange, nous n’y prêtons guère attention. Et, pourtant, elle est présente chaque jour de notre vie.

L’on a qu’à penser au soleil qui réchauffe la nature. Une nature trop longtemps endormie lors de la saison hivernale même si cette dernière a été fort agréable à vivre. À cela s’ajoute le rêve de pouvoir admirer les beautés féminines qui déambuleront sous le soleil pour le plaisir de nos yeux. Ici, la liste des beautés de la vie est tellement longue qu’il m’est impossible d’en faire une nomenclature complète au sein du présent article.

Quoiqu’il en soit, un excellent moyen pour juguler toutes les formes de négativisme consiste à fermer notre télévision. Voilà pourquoi, je préfère m’en tenir à mes passions pour mon bien-être intérieur. Un intérieur qui a besoin avant toute chose de lumière.

Merci de m’avoir lu.

Rolland Jr St-Gelais de Québec au Canada

Tout est une question de goûts

« Le Déjeuner sur l’herbe » par Édouard Manet (1832-1883)

Tout est une question de goûts

Bonjour tout le monde,

Je désire tout d’abord à remercier mon amie Ghislaine L. qui m’a fait connaître cette œuvre magistrale réalisée par Édouard Manet (1832-1883) lors d’une de nos nombreuses discussions empreintes d’un respect mutuel. Comme vous le savez sans aucun doute, je suis passionné par la nudité artistique depuis quelques années déjà. Une passion qui est devenue la pierre angulaire dans la construction de ce blogue tout en y insérant des publications liées à la poésie, à la photographie et à des réflexions personnelles sur divers aspects de la vie.

Ensuite, comme j’en ai fait mention précédemment, notre discussion m’a permis de connaître à la fois cette œuvre grandiose et son auteur tout en comprenant l’importance de la variété des regards sur une œuvre où la nudité est présente. Oui, c’est un fait indéniable que chaque personne possède ses goûts dans le domaine artistique et ce, que ce soit dans le monde de la musique, celui du cinéma, celui des belles-lettres et, dans le cas présent, celui de la peinture. Notons ici que contrairement à l’adage que les goûts ne se discutent pas, je réponds avec plaisir ceci : les goûts peuvent tout à fait se discuter, mais ne peuvent en aucun temps s’imposer.

Mais, qui suis-je réellement pour exprimer mon goût personnel à propos d’une telle œuvre ? Étant qu’un simple amateur dans ce domaine, j’ai préféré laisser la parole à un illustre personnage de la littérature française qui a su avec adresse lui rendre justice. Selon Émile Zola (1840-1902), « Le Déjeuner sur l’herbe » est la plus grande toile d’Édouard Manet, celle où il a réalisé le rêve que font tous les peintres : mettre des figures grandeur nature dans un paysage. On sait avec quelle puissance il a vaincu cette difficulté. Il y a là quelques feuillages, quelques troncs d’arbres, et, au fond, une rivière dans laquelle se baigne une femme en chemise ; sur le premier plan, deux jeunes gens sont assis en face d’une seconde femme qui vient de sortir de l’eau et qui sèche sa peau nue au grand air.» Or, c’est justement la présence de cette femme nue qui a fait scandale auprès du public de l’époque à tel point qu’on le qualifia de voyeur. Une épithète peu élogieuse à son endroit en dépit du fait qu’il se trouvait à la même époque plus d’une cinquantaine de tableaux où présentés au musée du Louvre dans une mixité des personnages nus et d’autres habillés.

Or, l’œuvre de Manet avait tout de même ceci de particulier. À savoir son intention d’une part, d’obtenir des contrastes intenses et, d’autre part, de trouver des réalités authentiques pour mener à bien un tel tableau. Il est cependant fort à parier qu’une telle perspective était hors d’atteinte pour le grand public.

Que faut-il donc discerner dans « Le déjeuner sur l’herbe »? La réponse est sans équivoque : absolument tout. Comme l’écrivain et journaliste Émile Zola l’avait affirmé d’une manière que je qualifierais de poétique dans son analyse : « c’est le paysage entier, avec ses vigueurs et ses finesses, avec ses premiers plans si larges, si solides, et ses fonds d’une délicatesse si légère. Et de poursuivre, « c’est cette chair ferme modelée à grands pans de lumière, ces étoffes souples et fortes, et surtout cette délicieuse silhouette de femme en chemise qui fait dans le fond, une adorable tache blanche au milieu des feuilles vertes, mais, et c’est mon humble avis, ce dernier élément qui est le plus important, « c’est enfin cet ensemble vaste, plein d’air, ce coin de la nature rendu avec une simplicité si juste, toute cette page admirable dans laquelle un artiste a mis tous les éléments particuliers et rares qui étaient en lui. »

En ce qui me concerne, j’aime bien ce style de peinture où la nudité est présentée à la fois simple et authentique. Bien entendu, le fait qu’une femme nue se retrouve devant deux hommes habillés peut inciter à une interrogation d’ordre moral. À vrai dire, y a-t-il là matière à scandale? Je ne le crois pas puisqu’il faut, comme Émile Zola l’a bien fait remarquer dans son analyse, voir l’ensemble du tableau. Un ensemble qui décrit à la perfection la beauté de la nature. Une nature que l’on a peut-être mise au rencart depuis le début du XXIe siècle au nom du progrès économique, mais qui reprend ses droits depuis la prise de conscience d’une partie importante de la population, notamment depuis le début des années 2000. L’impact majeur du mouvement amorcé par Greta Thunberg qui a occasionné des marches dans plusieurs pays pour la défense de la nature, et notamment pour dénoncer le réchauffement climatique, est un élément incontestable d’une telle prise de conscience.

Seule ombre au tableau, c’est la femme qui se retrouve nue devant les hommes. Pourquoi l’inverse ne serait-il pas possible, voire souhaitable? Ce à quoi je répondrai, ceci: autres temps, autres mœurs. J’irais même jusqu’à dire, autres temps et autres façons de voir la réalité. Car, ne l’oublions pas, chacun d’entre nous a sa propre vision de ce qui l’entoure. Ce qui est encore plus vrai que l’on soit un homme ou que l’on soit une femme.

Je terminerai donc ce présent exposé sur une note bien personnelle sachant fort bien que certaines personnes ne partageront pas mon opinion sur le sujet. Et, je l’avoue qu’elles en aient parfaitement le droit. Pourquoi l’inverse n’existerait-il pas? À savoir un homme nu se retrouvant des femmes habillées. Ce à quoi je répondrai avec tout mon respect envers la femme, tout simplement parce qu’il n’y a rien de plus noble, de plus divin et de plus admirable que la nudité féminine. C’est tout à votre honneur. Croyez-moi sur parole!

Merci de votre attention.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Mes références au présent texte viennent de : Le Déjeuner sur l’herbe — Wikipédia (wikipedia.org)

La sirène

La sirène
La sirène Poème par RollandJr St-Gelais Photo réalisée par G.B. d’Allemagne devianArt : https://www.deviantart.com/gb62da/art/The-mermaid-848589563

La sirène

 

En cette journée ensoleillée,

Dans les bois, je me suis promené.

Dans les sentiers des arbres verdoyant,

J’y suis allé gambader bien joyeusement.

 

Tout me paraissait d’un calme presque divin,

Que je ne pensais plus à tous ces improbables lendemains,

Respirant à profusion l’air pur que m’offrait mère Nature,

Oubliant les problèmes de ce monde car j’en avais cure.

 

Puis vint l’instant tant souhaité tant attendu,

Où j’allais pouvoir être libre et enfin me mettre nu,

Près de la rivière possédant une eau d’une pureté sans pareille,

Je me vis déjà m’y baigner en admirant les oiseaux battant des ailes.

 

Arrivé sur les lieux, j’enlevai mes vêtements.

Sans aucune gêne me croyant seul évidemment,

Car ces lieux étaient bien à l’abris des yeux d’inconnus,

Jusqu’au moment où je vis cette dame toute menue.

 

Quelle a été mon désarroi,

De voir cette dame les yeux fixés sur moi,

Me regardant sans dire un mot et sans bouger,

Comme si elle attendait que j’aille la trouver.

 

Elle leva lentement les yeux,

Tout là-haut, vers le ciel si beau si bleu.

Les recouvrant de lunettes colorées marrons,

Se caressant les cheveux qui sentirent si bon.

 

Se tenant assise sur une souche,

Je rêvais à l’embrasser sur sa bouche,

Mais aurait-il été possible de réaliser ce rêve?

Ce rêve où je vis cette sirène comme étant ma nouvelle Ève?

 

Par

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Ton beau tatouage

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Ton beau tatouage Poème de RollandJr St-Gelais Réalisation photo par David Hobbs Photography Modèle est JenovaxLilith Source : https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/Forest-Nymph-560676551

Ton beau tatouage

 

Que fais-tu? D’où es-tu?

S’il-te-plait, veux-tu jouer avec moi?

Allez! Dites-moi oui, ne te gêne pas.

Tu le sais, j’en ai tellement vus.

 

N’aies pas peur de moi jolie demoiselle,

Te voir ainsi entièrement nue sous le ciel,

Je ne crois pas avoir eu la chance de te parler,

Peut-être dans l’un de mes rêves dans le temps passé.

 

Un rêve, un songe, où tu étais ma reine,

Où t’obéir était le seul désir coulant dans mes veines,

J’ai longtemps souhaité pouvoir admirer ton beau tatouage,

Ce dessin gravé dans ta peau pour toujours jusqu’à la fin des âges.

 

Est-ce l’arbre du jardin d’Eden?

De ce jardin où l’arbre était de couleur d’ébène.

Une métaphore, une parabole ou une histoire véridique?

Simple récit étiologique tiré du monde fabuleux du temps biblique?

 

Raconte-moi, pourquoi une telle gravure?

Sur ta peau blanche qui enveloppe ton âme pure.

Raconte-moi, pourquoi avoir choisi cet étrange arbre?

Un arbre figé dans ta chair qui ne me laisse guère de marbre.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada