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Bon appétit

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Bon appétit

 

Bon appétit,

Prenez tout votre temps,

Que votre plaisir dure longtemps,

Je vous souhaite bonne dégustation, les amies.

 

J’attendais ce moment,

Vous ne pouvez pas vous imaginer comment.

Ce moment que je croyais être irréalisable certainement.

Prenez une place! Mettez-vous à l’aise! Soyez installée confortablement.

 

Que votre désir de vous abreuver,

À même ma fontaine de jouvence, soit réalisé.

Prenez tout le temps qu’il le faudra pour me déboutonner,

Et je vous en prie, de votre imagination, vous pouvez, utiliser.

 

Que ce moment soit parmi vos plus beaux souvenirs,

Qui un jour fort lointain vous fera certainement sourire,

Et, souvenez-vous de ceci, il faut avant tout vivre avant de mourir.

Il n’y a pas plus grand drame en ce monde que de mourir avant même de vivre.

 

Que la saveur de ma semence agrémente vos palais,

Et que cet instant de rêve demeure en vos esprits à jamais,

Bon appétit mes amis! De votre faim, le combler, je le ferais.

Que votre soif soit étanchée! Voilà ce qui avec passion, me comblerait.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Otohimé

Otohimé Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par Alain Modèle par Atsuko Poème inspiré de la mythologie nippone

Otohimé

 

Lorsque j’étais enfant,

J’adorais lire des histoires,

De ces récits jusqu’à tard le soir,

De ces légendes sur les mers et sur les océans.

 

Il y en a une parmi celles-ci,

Qui est restée en ma mémoire,

Et qui, parfois, reflète en moi, tel un miroir.

Qui en des temps de solitude me vient à l’esprit.

 

Une déesse vivait jadis dans les profondeurs des eaux,

Ayant pour compagnes de nobles créatures remplies de bonté,

Une d’entre elles fut, par un pêcheur, de son filet, libérée.

Elle s’en alla raconter à Otohimé à propos de ce geste si beau.

 

Sachant cela, Otohimé invita celui-ci dans son palais.

Où il pourrait rester aussi longtemps qu’il le voudra,

Homme modeste, y être pour quelque temps, il accepta.

Car sa femme et ses enfants seuls à ses yeux comptaient.

 

D’une âme si belle en un être humain, Otohimé s’étonna.

Après avoir vécu dans son palais sept jours et sept nuits,

Il demanda à la déesse l’autorisation de retourner chez lui.

Elle lui offrit un cadeau avant qu’en sa maison il retournât

 

« Prends cette boîte mon ami,

Ouvre-là seulement lorsque ton cœur,

Lorsque ton âme sera envahie par la tristesse et la peur,

Dès l’instant que tu l’auras ouverte, loin de toi seront tes soucis. »

 

Après avoir fait ses adieux,

Il monta à bord de son embarcation,

Il navigua vers une ancienne destination,

Une terre qui lui sera étrangère et sous de nouveaux cieux.

 

Aussitôt qu’il a mis les pieds à terre,

Tout lui était étrange, tant les êtres et les lieux.

Qu’était-il donc arrivé à ses amis, les jeunes et les vieux?

Point de quai de pêcheurs en son village devenu maintenant un enfer.

 

Il se demanda où était sa famille,

Qu’étaient devenus son épouse et ses enfants?

Tous le fuyaient en le dévisageant sans ménagement,

Ne savaient-ils pas qu’il avait navigué sans arrêt des milles?

 

Rempli d’une grande tristesse,

Il s’assit avec prudence sur le bord de la grève,

Se souvenant des paroles d’Otohimé comme dans un rêve,

Sortant alors la boîte de son sac avec une minutieuse délicatesse.

 

Il se rappela alors ces belles paroles,

Ouvrir cette boîte lorsque son âme et son cœur,

Tous les deux feront face à la désolation et à la frayeur,

Une fois ouverte, une nuée entoura l’homme telle une auréole.

 

Aux nouvelles télévisées,

On annonça la découverte d’un corps,

Un inconnu qui était depuis longtemps mort,

Fait étrange ! Il portait des vêtements de sept siècles passés.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Ce n’était qu’un rêve

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Ce n’était qu’un rêve

J’ai lu la « Une » des journaux dans lesquels étaient publiées des nouvelles très belles et positives. Puis, je me suis réveillée pour constater que ce n’était qu’un rêve.

De Rolland Jr St-Gelais de Québec au Canada

Émoi … et moi?

Émoi … et moi? Poésie par Rolland Jr St-Gelais Photo par Mic-Ardant Source : https://www.deviantart.com/mic-ardant/art/Emoi-et-moi-887483666

Émoi … et moi?

 

Champignon magique!

Moment tellement féerique!

Tu m’as fait découvrir des instants atypiques,

Peu importe que tu sois Isabelle, Jacinthe ou Monique.

 

Tu m’invitas à prendre un verre,

En cette soirée qui me fait oublier l’hiver,

Car nous sommes en plein été et loin de ce calvaire,

De cette saison qui, je le crains, reviendra en un éclair.

 

Formule étrange que tu versas!

Que tu glissas le long de tes doigts,

Car, une idée bien coquine, habitait en toi.

Une envie que tu voulais partager avec moi.

 

Succombant à tes caresses de doigts de fée,

À ta chaleur, je ne pouvais pas malgré moi y résister.

À la saveur de fruit défendu sortant de tes lèvres j’ai savouré.

Savouré jusqu’à en perdre ma raison en ce début de soirée.

 

Était-ce un rêve, une illusion, une fantaisie?

Une pensée qui émergea au plus loin de mon esprit?

De mon esprit vagabond qui par ta féminité en est tout ébloui.

Une féminité rarement vue dans le monde d’aujourd’hui.

 

Qu’as-tu donc mis dans ce vin capiteux?

Quel est ce champignon au goût si délicieux?

Toi qui m’amenas dans cet endroit merveilleux,

Ô dame, si belle, serais-tu envoyée par les cieux?

 

De ma solitude bien lourde qui accable mon existence,

Par ce geste, tu as osé alléger ma terrible souffrance.

En y déposant avec discrétion dans ce vin cette noble substance,

Rassure-toi! Jamais je ne te ferai une quelconque remontrance.

 

En mon pauvre cœur, j’ai ressenti un tel émoi.

Lorsque tu as daigné prendre dans tes tendres bras,

Mon corps fatigué d’avoir mené tant de luttes, tant de combats.

Nos cœurs enlacés, le temps d’une nuit passée, ensemble toi et … moi?

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

La coquette

La coquette Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par JRekas Source : https://www.deviantart.com/jrekas/art/COQUETTE-357681192

La coquette

 

Hier soir, avec une dame, j’ai eu un rendez-vous.

Je dois avouer que cela m’a rendu totalement fou.

Une suave rencontre que j’avais si longtemps attendue,

Dans un endroit extraordinaire où les femmes sont à moitié nues.

 

Étant un homme, par mes parents, bien éduqué,

Je voulais, par un grand éclat, bien sûr la toucher,

Autant par ma prestance que par mon apparence soignée,

Car, il n’y a point de plaisir s’il y a une quelconque vulgarité.

 

Propre comme un vase en porcelaine et habillé avec élégance,

J’y allais avec le sourire et parfumé d’un arôme suscitant la romance,

Comment pourrais-je plaire à cette dame sans être fier de ma personne?

La satisfaire par mon savoir-faire, au plus profond de moi, résonne.

 

Arrivé en ce lieu de tous les péchés véniels,

J’étais enjoué tel un enfant faisant multiples ribambelles,

L’homme que je suis, ne peut en aucun temps, rester indifférent,

Devant autant de femmes magnifiques venues d’occident et de l’orient.

 

Dames si adorables avec leurs sourires enjôleurs et leur peau satinée,

Elles savaient avec une attention mesurée prendre soin de leurs invités,

En particulier de l’homme qui écrit ces quelques mots en cet instant précis,

Car, je voulais me confesser avec franchise tant de corps que d’esprit.

 

Une confession que je fais devant vous mon père, avec grand plaisir,

Puisque la satisfaction ultime du péché de la chair, c’est de s’en souvenir.

Afin de ma confession, je peux à la perfection devant Dieu, l’accomplir.

Après mes actes avoués, malgré votre jalousie, vous pourrez me bénir.

 

C’est en savourant un verre de whisky,

Qu’une femme aux allures espiègles, je vis.

Jolie dame portant un déshabillé tout de rouge,

Éloigna de mon regard, tout ce qui autour de moi bouge.

 

Regard accroché par tant de beauté,

Masculinité en plein essor captive par tant de féminité,

Aucune parole de part et d’autre ne fut nécessaire pour briser la glace,

Car nous discutions avec des gestes secrets en cette mystérieuse place.

 

Me prenant avec aisance ma main imaginaire,

Elle m’amena en cette chambre où le rêve remplissait l’air.

Elle mit le doigt sur mes lèvres avec délicatesse, car aucun mot était utile,

Seuls les gestes comptèrent en ce lieu discret où tout le reste était futile.

 

Ô belle et tendre dame inconnue,

Quelle satisfaction immense de vous avoir connue,

Il est possible que vos mots d’amour aient disparu depuis belle lurette,

Mais sachez-le, jolie dame! Je vous ai trouvée tellement coquette.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada