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Derrière ces feuilles

Derrière ces feuilles Poème par Rolland Jr St-Gelais Avec la permission spéciale de Anioblica de Pologne Instagram : anioblica Photographe : Dunvael Photography

Derrière ces feuilles

 

Dans la brume du matin,

Alors que je suivais mon chemin,

J’admirais le paysage recouvert d’un manteau,

Qui allait disparaître aussitôt que sera arrivé le temps beau.

 

Errant sans me faire de souci dans ces bois,

Marchant avec une certaine lourdeur dans mes pas,

Ne pensant à rien, car j’ignore tel sera mon destin,

Un destin tracé selon mes décisions prises sans chagrin.

 

Car le chagrin est un vain sentiment,

Une sensation qui au fond de soi nous ment,

Puisque l’on agit très souvent par le moment présent,

Un instant vite passé, mais que les conséquences durent longtemps.

 

Sillonnant le sentier avec grande attention,

Afin d’y découvrir quelques animaux avec précaution,

J’entendis des branches bouger tels les doigts d’un marionnettiste,

J’ai avancé sans faire de bruit pour ne pas déranger cet imaginaire artiste.

 

Je n’ai point aperçu un seul artiste de mes yeux d’homme avancé en âge,

Mais plutôt une jolie dame qui marchait libre de tout plumage,

À demi cachée par les feuilles grises en ce matin brumeux,

Sa présence dissipait en moi les souvenirs si ténébreux.

 

Derrière ces feuilles, une beauté s’y trouvait.

Une beauté, de ma journée avec surprise, l’égayait.

Une dame, telle une fleur au parfum enivrant, a ensoleillé ma journée.

Sans dire un mot, j’ai opéré un demi-tour pour en ma demeure y retourner.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Que regardes-tu, Natalia?

Que regardes-tu, Natalia? Poème par Rolland Jr St-Gelais Photo par JREKAS Source : https://www.deviantart.com/jrekas/art/Beautiful-Natalia-884520769

Que regardes-tu, Natalia?

 

Que regardes-tu, Natalia?

Dis-le-moi, sans gêne, que vois-tu?

Natalia, beauté tendre aux seins nus,

Femme au regard perçant qui pense avoir tout vu.

 

Femme à la chevelure de feu,

Femme dont il me suffirait vraiment de peu,

De tomber amoureux avec toi mon ange venu des cieux,

Être à tes côtés maintenant et pour l’éternité, tel est mon vœu.

 

Natalia, venue d’un lointain pays de l’Est

Femme au regard magique et parfumée d’un zest.

De l’arôme d’une fleur qui ne me laisse pas en reste,

Car homme digne de ce titre t’offrira toujours sa veste.

 

Natalia, femme que je viens d’apercevoir.

Comment puis-je rester insensible rien qu’à te voir,

Ta beauté resplendissante illumine ma vie du matin jusqu’au soir,

Le soir où fuient loin de moi mes rêves, mes illusions et mes espoirs.

 

De grâce, si chère et si tendre Natalia.

Tends-moi les bras et viens tout près de moi.

Je te traiterai telle une réelle princesse, comme il se doit.

Ton humble serviteur, je le serai avec tes privilèges et tes droits.

 

Tes lèvres tellement douces, je les embrasserai

Tes mains délicates avec précaution je les cajolerai,

Ta peau fragile comme le satin à chaque matin je l’effleurerai,

Et tes seins si invitants avec délice je les suçoterai.

 

Belle Natalia, élue de mon cœur,

Dis-le-moi, de quoi as-tu vraiment peur?

Viens près de moi, car rien ne t’arrivera dès cette heure,

Viens dans mes bras afin que je puisse enfin arrêter tes pleurs.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Marcher sous le soleil d’été

Marcher sous le soleil d’été Poème par Rolland Jr St-Gelais Photo par JREKAS Source : https://www.deviantart.com/jrekas/art/Walk-in-the-summer-sun-886365042

Marcher sous le soleil d’été

 

Marcher sous le soleil d’été,

Marcher avec une telle liberté,

Sentir la chaleur sur ma peau satinée,

Découvrir, de la nature, sa splendeur et sa beauté.

 

Tenant avec légèreté le parasol,

Alors que je marche pieds nus à même le sol,

Cette terre qui a vu naître tant de légendes et de paraboles,

De ces histoires si étranges qui me font croire que je suis un peu folle.

 

Simplement vêtue d’un manteau blanc,

Qui se concilie bien avec ce parasol que je tiens délicatement,

Avec pour seul couvre-chef cette fleur posée tel le ferait une enfant,

Quel charme extraordinaire que l’on avait il y a de cela trop longtemps.

 

Le temps où la féminité avait toutes ses lettres de noblesse,

Le temps où la masculinité pouvait se manifester par de la tendresse,

Le temps des chansons d’amour chantées avec une telle finesse,

Le temps des poèmes et des cœurs remplis de tristesse.

 

Le temps de la Bohême,

De ceux qui, envers et contre tout, s’aiment,

Le temps de Charles Aznavour et des fleurs que l’on sème,

Le temps de marcher sous un soleil d’été qui sera toujours le même.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

La fête sera bientôt finie

La fête sera bientôt finie Poème par Rolland Jr St-Gelais Photo par Gb62da d’Allemagne Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/The-party-is-over-865756527

La fête sera bientôt finie

 

C’est déjà le deux de janvier,

Il me semble que je venais juste d’arriver,

Tu avais apprêté un mets tellement somptueux,

Et ton corps de déesse parfumé d’un arôme luxueux.

 

Avec un verre de vin à la main,

En te chantant un air de mon pays lointain,

Dans le bain chaud en silence je t’ai accompagnée,

Car rien ne nous donne autant de bonheur que de nous caresser.

 

Verre de vin rouge,

Tout autour de nous, bouge,

Nous laissant aller à l’extase de cet instant,

Je voyais dans tes yeux la beauté du firmament.

 

J’étais ton amoureux,

Tu étais celle envoyée par les cieux,

Comme ce premier jour fut si merveilleux,

Car cette nuit était réservée que pour nous deux.

 

Moment exquis digne du paradis,

Que même les anges dans le ciel nous envient,

Allez mon amour ! Profitons de chaque baiser, de chaque étreinte.

Car qui sait si les nuits qui suivront ne seront pas vaines?

 

Que de mots doux je t’ai à l’oreille murmuré,

Que de gestes intimes nous avons avec lenteur échangés,

Que de fois nos cœurs ont remplacé nos lèvres pour exprimer,

Notre amour, notre passion, notre raison d’exister pour l’éternité.

 

Collés l’un contre l’autre, nous nous sommes apaisés.

Dans les draps de satin, nous avons fait la grasse matinée.

Je humais la senteur enivrante de ta peau douce comme un pétale,

Un pétale d’une fleur inconnue à mes yeux qui sont devenus pâles.

 

Car je sais bien que ton époux arrivera par le dernier train,

Comme je voudrais t’avoir pour tous ces lendemains,

Être là à tes côtés, te faire l’amour jusqu’à l’infini.

Même si, malgré moi, la fête sera bientôt finie.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada 

Par cet arbre tatoué

Par cet arbre tatoué Poème de RollandJr St-Gelais Photo de Jenovaxlilith Source : https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/hey-you-860702943

Par cet arbre tatoué

 

Hé, toi!

Ne reste pas là.

Viens près de moi,

Allez viens, ne me crains pas.

 

 Je suis à moitié de noir vêtue,

Et de l’autre, oui je suis vraiment nue.

Assise sur un sofa de bois et de tissu rouge,

Je te regarde et de ton corps telle une statue rien bouge.

 

Ne reste pas là, assieds-toi à mes côtés.

J’ai une belle petite histoire à te raconter,

Un conte ? Une légende ? Dans le fond, qui le sait?

Allez! Obéis-moi! N’ai pas peur et suis mon doigt de fée.

 

Belle princesse à la cuisse tatouée,

Tatouée d’un arbre d’un noir si foncé,

Que l’on dit que l’encre avec lequel il a été dessiné,

Proviendrait d’une sorcière que l’on aurait assassinée.

 

Pourtant, elle était qu’une dame qui avait tant aimé.

Aimé un homme si simple mais pourtant d’une haute lignée,

Pour lui, par un pur amour, elle était prête à tout donner.

Mais, les gens de cette lignée ne pouvaient de cette union l’imaginer.

 

C’est ainsi que par une froide et triste nuit,

Ils lui tendirent un piège pour lui enlever la vie.

Espérant voir son amour, elle alla sous l’arbre mystérieux,

Où languirent ces gens dits de la noblesse, de son amour, si envieux.

 

Dans son cœur, lame froide d’un poignard y entra profondément.

Son sang chaud au pied de l’arbre coula abondamment,

Abreuvant le sol asséché par le vent depuis longtemps,

Et d’une fleur naquit en cette nuit miraculeusement.

 

Cette fleur devint l’instrument d’un tatoueur,

Qui abreuvait ses aiguilles pour celle qui n’aurait pas peur,

De recevoir en sa chair, le sang de cette dame injustement condamnée,

Par la jalousie de ces nobles ne pouvant obtenir la main de cette beauté.

 

Dès que je vis cette fleur, j’ai compris la raison de ma venue en ce lieu.

Une voix de jeune femme m’avait appelée du haut des cieux,

Afin d’immortaliser en ma tendre chair son histoire,

En gravant cet arbre à partir de cette encre noire.

 

Désormais sa mémoire, de la surface de la terre, ne sera jamais effacée.

En ma chair blanche comme la lune scintillante par une nuit étoilée,

Elle pourra ainsi par son âme tellement pure encore exister,

Avec elle, par cet arbre tatoué, mon sang je partagerai.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada