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Sous quelques notes de piano

Sous quelques notes de piano
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Sous quelques notes de piano

 

Je suis triste,
Je suis et j’existe,
Je suis et je respire,
C’est cela qui est le pire.

 

Comment puis-je connaître la joie,
Comment puis-je exister sans toi ?
Comment puis-je simplement respirer ?
Depuis que tu es partie, depuis que tu m’as quitté.

 

J’adorais entendre ton soupir,
J’adorais écouter ton tendre rire,
J’adorais regarder ton magnifique corps,
J’adorais contempler tes cheveux dès l’aurore.

 

Maintenant que tu n’es plus là,
Mes pensées passent de vie à trépas,
Maintenant que je suis seul dans mon lit,
J’ai pour seul désir de quitter à jamais cette vie.

 

Écoutant une chanson de Prince à la radio,
Je me rappelle alors que nous étions en ce pays si beau,
Nous étions assis l’un à côté de l’autre en naviguant sur ce bateau,
Je t’ai exprimé toute mon affection sans dire un mot sous quelques notes de piano.

 

Maintenant que le pianiste en moi est subitement disparu,
Et que sa douce musique pour celle que j’ai tant aimée s’est tue,
Ne sachant quoi dire et encore moins que faire sous le poids de ma douleur,
J’ai fermé mes yeux en espérant rêver de toi pour m’apporter un peu de bonheur.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Le monstre

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Séance de nudité artistique à l’U.Q.A.C. 14 novembre 2018

Le monstre

 

Je suis le terrible monstre,

Et de ces murs je les défonce,

Murs de pierre et d’ignorance,

De la haine et de l’arrogance.

 

Avançant à grands pas,

Ne crains pas de passer de vie à trépas,

Car mes jours et mes nuits sont déjà comptés,

Depuis mes cris lorsque dans les enfers je suis né.

 

Sorti des profondeurs des enfers,

Accompagné par mes dames de fer,

J’y retournerai bien volontiers,

Mais de ces crimes je dois châtier.

 

Seul l’amour d’une belle dame,

Tant de cœur comme d’âme,

Saura éteindre cette flamme,

Qui brise mon cœur telle une lame.

 

Je suis le monstre que vous avez fait,

Car de votre méchanceté j’ai été tiré.

À quand une femme pourra m’en libérer?

Celle qui saura m’apprendre à aimer.

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Douce étreinte

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« Douce étreinte » par Juste Angèle

Douce étreinte

 

Je me souviens de ce temps,

Avant qu’apparaisse le poids des ans,

Du temps de notre belle et folle jeunesse,

Avant que viennent les maux de la vieillesse.

 

Ta voix résonnait comme une mélodie,

Qui me donnait une si magnifique vie,

Un temps de grâce et de bonheur,

Avant ce triste jour de malheur.

 

Je me rappelle encore de ton sourire,

Lorsque je t’appelais ma raison de vivre,

Ce que tu étais belle en cette journée,

Avant ce drame qui t’a loin de moi amenée.

 

Ce que j’aimerais revenir en arrière,

Afin que tu puisses éviter cette barrière,

Celle que tu as défoncée et qui t’amena,

Malgré toute ma volonté de vie à trépas.

 

Maintenant que je suis en âge avancé,

Me rendant compte de la cruelle destiné,

Et qu’en moi mes forces vives disparaissent,

Je me console en me disant que d’autres naissent.

 

Devant la crainte de la Dame faucheuse,

Je me souviens combien tu étais courageuse,

Quand tu m’avais promis avant que ta vie s’éteigne,

Que tu m’attendras pour revivre une douce étreinte.

 

De

 

Rolland St Gelais

Québec (Québec)

Canada

Corps en souffrance

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Corps en souffrance

 

Je suis là,

Pour combien de temps,

C’est vrai que passent les ans,

Comme s’effacent les traces de pas.

 

Ce n’est point la mort,

Qui m’effraie ou me cause tort,

C’est de quitter la splendeur,

De la vie qui me fait peur.

 

Entendre battre le cœur d’une femme,

Sentir la chaleur des bras telle une flamme,

Voilà ce qui me blesse,

Tel un glaive qui me traverse.

 

Ô belle jeunesse!

Qui me rappelle la venue de la vieillesse,

Sentir le souffle de ta fraîcheur,

Sur mon cou courbé par tant de labeur.

 

Corps en souffrance,

Transportant mon âme en errance,

Attendant le jour qui n’est pas,

Où je passerai de vie à trépas.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Mon cheval blanc

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Mon cheval blanc

 

Fidèle compagnon de mes voyages,
Oui, tu étais certes fort avancé en âge,
Mais je te voyais sans cesse galopant et trottant,
Tu faisais réellement ma joie, Ô mon cheval blanc.

 

Belle et brave monture,
Tu avais force de vie et si fière parure,
Je prenais plaisir tel un gamin à monter sur ta selle,
Alors que tu me permettais d’aller faire l’amour à ma belle.

 

Et puis vint ces jours de guerre,
Où coula à grand flot tout ce sang telle une rivière,
Chevauchant arme au poing tous ces champs de bataille,
Nous ne craignons rien de nos ennemis et de toute cette racaille.

 

Fonçant vers ces fourbes gens,
Nous les terrifions sans ménagement,
Coups de sabre par-ci, coups de sabots par-là,
Nous savions avec soin les faire passer de vie à trépas.

 

Et puis temps de guerre fit place à temps de paix,
Nous ne savions que faire tellement cette vie nous plaisait,
C’est alors pour fuir toute monotonie et un peu pour laver nos péchés,
Que nous avons offert de faire rire les enfants dans un cirque pour gens hébétés.

 

Ô mon beau cheval blanc,
Tu méritais de partir autrement,
Vers des vers pâturages et des champs dorés,
Tu y es allé maintenant et pour toujours mon ami adoré.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Canton de Vaud
Suisse