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Votre beauté est éternelle

Votre beauté est éternelle Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo de JenovaxLilith Source : https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/Salt-Flats-915084325

Votre beauté est éternelle

 

Ô, ma toute belle !

Comment pourrais-je vous dire ?

Par des mots simples ce que je désire !

Comme votre élégance est à mes yeux éternelle.

 

Votre charme est à mon tendre regard si unique.

Que je ne trouve point en mon âme les divines paroles.

Ces déclarations qui seront gravées tel un trésor qui jamais ne s’envole.

Me priver de votre grâce serait pour moi un drame fatidique.

 

Certes, c’est une triste réalité que le temps passe inexorablement.

Il en est ainsi de chaque époque pour les êtres vivants sur cette terre.

Certains possèdent un cœur de chair et d’autres en ont un de pierre.

Mais, votre présence en mon for intérieur restera tel un feu ardent.

 

Vous êtes étendue sur ces étranges plaques de sel.

Dans l’une de ces régions qui me sont vraiment inconnues.

Je l’admets volontiers bien que j’avance en âge, je n’ai pas tout vu.

Qui sait ? Un jour, un ange par pure bonté me prêtera-t-il ses ailes ?

 

Mais, une chose est évidente, vous êtes toujours la plus jolie.

Votre corps si resplendissant est un véritable plaisir pour mes yeux.

Il ne m’en faut guère plus pour être en ce jour un homme heureux.

Il est maintenant l’heure de tirer les rideaux et de vous dire « bonne nuit ».

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Ton premier baiser

Ton premier baiser Poème RollandJr St-Gelais Image proposée par une amie de Québec

Ton premier baiser

 

Depuis aussi loin que ma plus tendre jeunesse,

L’âge où ma mère me faisait de douces caresses,

Cette mère qui me prodiguait de judicieux conseils,

Un de ces plus précieux parvient à mes jeunes oreilles.

 

N’oublie jamais ceci mon enfant que j’aime tant,

La plus grande leçon que te lèguera en ce jour ta maman,

C’est que tu sois toujours respectée par les hommes que tu rencontreras,

Car plusieurs d’entre eux te diront de belles paroles afin de jouer avec toi.

 

En tout temps et en tous lieux sois fière de ta personne,

Que la voix de la sagesse et de la prudence en toi résonne,

Que la décence et la retenue soient tes compagnes en cette vie,

Car de beaux parleurs et autant d’enjôleurs auront de ta beauté l’envie.

 

Pour bien des hommes la femme est qu’un simple jouet,

Pour satisfaire leur imagination malsaine, ils seront aux aguets.

Je voulais te prévenir de cette triste réalité qui de tout temps a existé,

Alors sache que pudeur et respect sauront de ces hommes te protéger.

 

Oui mon enfant, respecte-toi et fais-toi respecter,

De cette façon, tu sauras quels hommes tu pourras fréquenter.

Et parmi ceux-ci tu choisiras si ton cœur le désire qui épouser,

Lui seul saura attendre le moment venu ton premier baiser.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Qu’est-il advenu de ce monde ? 

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Avec la permission de Alice Folletrange (modèle) et Louis-Albert Ducharme (photographe)

Qu’est-il advenu de ce monde ? 

 

Je sors de mon sommeil, 

À peine je me réveille, 

Je ne crois pas ce que je vois, 

Est-ce réel ce qui est devant moi ? 

 

Que s’est-il donc passé ? 

Pourquoi cette triste réalité ? 

Comment en est-on arrivé à ce fait ? 

Il n’y a pas si longtemps l’amour existait. 

 

La liberté n’était point qu’un simple mot du dictionnaire, 

Et la foi en l’avenir était transportée au-delà des mers, 

Le courage et la vérité étaient souvent récompensés, 

Maintenant il n’y a que le mensonge qui est valorisé. 

 

Je ne crois pas ce que j’entends, 

Les cris et les pleurs de tous ces enfants, 

De tous ces gens égarés sur le chemin sans fin, 

Qui ne connaissent que désespoir, la soif et la faim. 

 

Mais, qu’est-il donc advenu ? 

À ce monde où il n’y a pas si longtemps, 

On y fredonnait les plus belles chansons de tous les temps, 

Celles du Peace & Love chantées par des gens souvent nus. 

 

Ce que je ferais, 

Pour que l’espoir renaît, 

Pour que les murs soient à jamais défaits, 

Qu’est-il advenu de ce monde où tout semble si laid ? 

 

De 

 

Rolland St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada 

Le temps du repos

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Magnifique dessin de mon ami Eri Kel de la France

Le temps du repos

 

Bonsoir mes chers amis,

Comment allez-vous mes chéris?

Ce que je suis heureuse de vous revoir,

En cet instant où dame lune annonce le soir.

 

J’aimerais vous demander une faveur,

N’ayez crainte, rien qui vous fera bien peur.

Je souhaiterais tant prendre une simple pose,

Celle qui me plaira pour un court moment, si j’ose.

 

Car je sens mon corps rattrapé par l’âge,

Et qui ne cesse de me faire penser à cet adage:

“Cœur qui soupire n’a pas ce qu’il désire”,

Voilà triste réalité qui me fait tant souffrir.

 

Quelle époque de ma folle jeunesse,

Où j’ai connu jeunes amants m’offrant leurs caresses,

De ce temps où herbes interdites garnissaient bien des stocks,

Dans les chansons d’amour et de liberté ici ou à Woodstock.

 

Quel temps méconnu à notre ère,

Où les plaisirs sont devenus si éphémères,

Où l’être humain a perdu son âme et ses valeurs,

En s’isolant de ses frères et ses sœurs au sein de leurres.

 

Maintenant que tombe la fraîche pluie,

Et que dans vos yeux brille votre légitime envie,

D’immortaliser la fragilité de ma nudité vieillissante,

Permettez-moi que je puisse rejoindre ce qui me hante.

 

Ce temps de jadis! Ce temps longtemps révolu!

C’est vrai, je suis une simple femme si frêle et si nue.

Permettez-moi que j’aille retrouver ceux qui sont là-haut.

Dans mes rêves en cet instant, en ce temps de repos.

 

De

 

Rolland St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Impression furtive

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Esquisse de mon ami Eri Kel de la France

Impression furtive

 

Que vois-je en ce précieux moment?

Un fantôme du passé dans le temps présent?

Une ombre venue me tourmenter dans mes pensées perdues?

Une forme étrangère ressemblant à un corps de femme nue?

 

Dans la pénombre de la nuit,

Où tous les chats, semble-t-il, sont gris.

Entre deux verres de bière je me remémore,

Mes amis bien-aimés depuis longtemps morts.

 

Triste réalité de savoir qu’on quittera la vie,

Ah! Ce que tous les anges du ciel je les envies.

D’être éternels depuis toujours et à jamais sans avoir rien fait,

Alors que les êtres mortels que nous sommes, voilà le mal qui est.

 

Mais, mon cher ami. Ne restez pas là.

Puis-je vous inviter à mon humble table?

Une table bien de mon pays d’hêtres et d’érable.

Allez mon cher ami venez vers moi à grands pas!

 

À moins que la mélancolie qui m’a envahi,

Depuis que j’ai perdu ma plus tendre chérie,

Et qu’à jamais m’ont quitté toutes mes forces vives,

Et que réside en mon esprit cet être bizarre, cette impression furtive.

 

De

 

Rolland St Gelais

Québec (Québec)

Canada