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Je lui dois toute ma vie.

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Je lui dois toute ma vie

 

C’est aujourd’hui la fête des pères

Située le mois après celle des mères

Un dimanche pas comme les autres

Car il me rappelle qu’il a été mon hôte

 

Celui qui m’a toujours protégée

De multiples graves dangers

Qui a prodigué tous les soins

Qui a subvenu à mes nombreux besoins

 

Temps de l’innocence de l’enfance

A fait place à l’ingratitude de l’adolescence

Mots durs lui ai-je maintes fois dits

À ses conseils, trop souvent j’ai eu du mépris

 

Le temps passa vers l’âge de la reconnaissance

Cet âge qui nous amène vers une autre naissance

Celle de notre liberté que l’on doit assumer

Et de prendre conscience à tel point nous avons été aimés

 

J’aurais voulu simplement t’appeler

Pour te dire comme je t’ai aimé

Mais je me suis alors souvenu

Que tu es porté depuis disparu

 

Disparu depuis cette tragique nuit

Où tu es parti vers un lointain pays

Un pays étrange toujours en guerre

Une guerre qui m’a enlevé mon père

 

En cette journée dominicale

J’ai bien malgré moi encore mal

Mais très vite une contemplation

Remplie mes esprits d’une belle sensation

 

Cette sensation de savoir que malgré mes folies,

Mon père était toujours là pour me tenir compagnie,

Pour m’écouter quand j’en avais simplement envie

Car dans le fond, je lui dois toute ma vie.

 

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Je veux t’offrir

Je veux t’offrir Photo par Gb62da poème par Rolland Jr St-Gelais Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/He-made-me-an-offer-883114096

Je veux t’offrir

 

Écoute-moi, mon amour.

Toi pour qui mon cœur vibre depuis toujours,

Il y a quelque chose que je veux te dire depuis si longtemps,

Un secret qui réside dans mon cœur depuis tout ce temps.

 

Mais, avant de te le dire, sache que je respecterai ta décision.

Comme je l’ai toujours fait depuis que nous nous connaissons.

J’ai quelque chose à te proposer en cette belle matinée,

Une simple demande que je te fais, ô, ma bien-aimée.

 

Je me sens peu à peu vieillir,

Et cela me fait, je l’avoue, grandement souffrir.

Ma crainte de finir ma vie seul envahit mon âme et mon cœur,

Et cela me fait, crois-moi, bien malgré moi, un peu peur.

 

Je ne te demande pas l’impossible.

Car, dans la vie, quand on aime tout est possible.

Veux-tu, avant qu’il ne soit trop tard, être ma femme?

Car ta beauté ravive en moi une grande flamme.

 

Cette flamme que je croyais à jamais éteinte,

Mais, avant de me répondre, laisse-moi te prendre dans une étreinte.

Que j’écoute battre ton cœur pendant que je porte ma tête sur tes seins,

Ce cœur pur qui me donne enfin une raison de vivre tel un saint.

 

Je ne veux point t’offrir mon corps juste pour une nuit,

Je veux t’offrir mon cœur pour tout le reste de ma vie,

Voilà tout ce que je veux t’offrir en ce doux matin d’été,

Un chaud matin d’été pour te dire qu’à jamais je t’aimerai.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Attendre, maintenant encore et toujours

Attendre, maintenant, encore et toujours Photo par Gb62da poème par Rolland Jr St-Gelais Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/Waiting-882918331

Attendre maintenant, encore et toujours

 

Il est minuit moins le quart,

Oui, je m’aperçois comme il est tard,

Seule et perdue dans mes vagues pensées,

Je me questionne sur ma pauvre destinée.

 

Étais-tu vraiment mon âme sœur?

Celle qui allait calmer mes peurs?

Ou bien un être de court passage,

Qui laisse en mon cœur un triste présage.

 

Ayant pour m’éclairer une faible lumière,

Éclairée par une lampe que m’a léguée ma mère,

Tout en étant recouverte par le manteau de l’ombre,

Qui cache partiellement mes seins d’une drôle de pénombre.

 

Assise calmement sur une chaise de bois,

D’un bois qui me fait penser à cet homme mis en croix

Tellement cette lance me perce le cœur avec cruauté,

Par celui qui me disait vouloir vivre avec moi pour l’éternité.

 

Quel tissu de pieux mensonges,

Brisant à jamais tous mes rêves et mes songes.

Attendre maintenant, encore et toujours,

Après un impossible amour.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

En fouillant le placard

En fouillant le placard Photo par Gb62da poème par Rolland Jr St-Gelais Source : Enjoy the music… by gb62da on DeviantArt

 

En fouillant dans le placard

 

J’étais à la maison, veillant tard un samedi soir.

N’ayant pas grand-chose à faire, j’ai fouillé dans le placard.

Pour y découvrir quelques secrets de mon père et de ma mère,

Eux qui vécurent les années du « faites l’amour, pas la guerre ».

 

Dans le fond de ce placard se trouvèrent de grands trésors,

Des albums de vinyle qui maintenant valent de l’or.

De ces groupes mythiques ayant façonné une nouvelle ère,

Une époque où tout semblait possible sur les mers et la terre.

 

De ces vinyles, j’ai découvert de jolies chansons.

En imaginant tous ces cœurs battre à l’unisson,

En chantants joyeux refrains prônant l’amour et la liberté,

De ces mélodies qui m’ont amenée en d’étranges contrées.

 

De ces groupes à l’accent britannique,

Marquant de leurs empreintes une ère magnifique,

Une ère à jamais gravée dans la profondeur de nos mémoires,

Pour réchauffer nos cœurs en cette période si noire.

 

En cette soirée, une peu spéciale.

J’ai abreuvé mon âme d’une boisson proverbiale,

Apaisant avec satisfaction ma soif de paix et de bonheur,

Avec tous ces trésors qui firent la joie de mes parents en leurs heures.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

La femme-chat

La femme-chat Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo avec la permission de Zorglube Source ; https://www.deviantart.com/zorglube/art/Kitty-881734093

La femme-chat

 

Quand j’étais garçon,

À l’école, j’apprenais bien mes leçons.

Car je ne voulais pour rien au monde rater une émission,

Qui passait régulièrement les samedis à la télévision.

 

Une émission de héros masqués et de malfrats bizarrement nommés,

Un homme riche et célèbre qui se transformait en chauve-souris,

Qui poursuivait les vilains lorsque vint la noirceur de la nuit,

Dès que brillait son symbole sur les nuages éclairés.

 

Parmi ces vilains, une femme étrange m’attira.

Même si en ce temps-là je ne comprenais guère pourquoi,

Femme de noir vêtu maniant allègrement le fouet dans ses mains,

À mes nuits d’adolescent, je rêvais d’elle jusqu’au matin.

 

Mordant à pleine dent mon pauvre oreiller,

Imaginant, chose inavouable, des actes bien intentionnés,

De ces rêves, j’ai vite compris que ma passion pour la femme était née.

Mais, attention! Véritable passion sans respect ne peut pas exister.

 

Une passion qui se développa à la fleur de l’âge en toute honnêteté.

Fleur de l’âge qui me fit saisir que la beauté de l’âme est supérieure,

À celle du corps même si parfois cela peut dépendre de son heure,

Femme-chat ! Maintenant, à mes yeux, de nouveau dévoilée.

 

Gracieuse femme-chat qui fit naître en moi ma passion pour la beauté,

La beauté de la femme qui résidera en mon cœur pour l’éternité,

Grand privilège qu’en secret vous m’avez accordé,

De savoir apprécier l’élégance de la féminité.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada