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Sorcières et sorcellerie : Femme ! Quand tu nous déranges.

Une superbe sorcière Photo de JenovaxLilith Source : https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/hocus-pocus-859496752

Sorcières et sorcellerie :

Femme ! Quand tu nous déranges.

Bonjour tout le monde,

Je dois tout d’abord vous informer que le présent article est susceptible de choquer bon nombre d’entre vous. La raison est double. En premier lieu, le fait que jamais je n’avais rédigé un article sur l’utilisation de l’image de la femme en lien avec la sorcellerie. Une telle utilisation avait pour motif de la diaboliser et, ainsi, lui faire perdre son caractère sacré dans le mode chrétien. Un monde qui était loin d’être fidèle aux paroles du Christ, vous en conviendrez. En second lieu, un tel article se veut être en lien direct avec la fête de l’Halloween qui arrivera le 31 octobre prochain. Oui, un tel article peut est choquant pour ceux qui ne voient dans l’Halloween qu’une fête populaire. Certes, il est amusant tant pour les petits que pour les grands de passer de maison en maison à la recherche de friandises. Toutefois, il est bien de prendre connaissance de toutes les faussetés qui ont été attachées aux femmes affublées du titre de sorcières.

Ensuite, il n’est nullement mon intention de rédiger un texte dans lequel l’image de la femme serait abaissée à une vulgaire utilisation pour promouvoir le machisme. Bien au contraire ! Le respect envers la femme sera de mise au sein de mon blogue artistique tout comme il en est de même envers l’homme et ce, en tout temps. Ici, il s’agit de la représentation artistique de la nudité de la femme dans l’imagerie populaire. Et, ma foi, je dois avouer qu’elles sont tout de même réalisées de manière fort étonnante. Je dirais même avec un brin d’érotisme dans certains cas.

Enfin, nous vivons à une époque où le ‘’politiquement correct’’ semble avoir préséance sur le sens critique, voir académique en quelques occasions, dans la société dite ‘’tolérante’’ mais hautement intolérante à l’égard des individus qui osent dévier d’une manière aussi minime soit-elle de leur idéologie où tout doit être aseptisé. Or, il est normal, je dirais même essentiel, que parfois une approche brute de tel ou tel sujet soit possible afin de susciter un débat enrichissant. Une fois encore, l’image de chaque être humain doit être respectée dans sa totalité. Bref, la femme ne sera jamais affublée du titre de ‘’sorcière’’ dans mon blogue. Tenez-le pour dit! Un point, c’est tout.

Chose étonnante, la femme possède de tout temps une faculté que nul homme en ce monde ne pourra acquérir même à notre époque où la science nous permet de rêver de tout voir l’impossible. Comme vous pouvez vous en douter, je me réfère bel et bien à la capacité de porter et de donner la vie. Chose tout aussi étrange de constater que les hommes ont cherché à contrôler le corps de la femme afin d’en faire des reproductrices tant pour le bien de la nation que pour leurs descendances. Idéologie qui a été accentuée par l’apport des religions monothéistes et en particulier celles issues du christianisme. Faut-il s’étonner que les ‘’faiseuses d’anges’’ présentes dans les campagnes il n’y a encore pas si longtemps étaient affublées de suppôts de Satan par le clergé catholique et corolairement par les différentes églises protestantes nées de la Réforme?

Qui plus est ! À des époques où les connaissances médicinales étaient à cent lieues de ce que l’on a de nos jours, les femmes occupèrent souvent des fonctions, si je peux m’exprimer ainsi de chamanes, de femmes-médecins où leurs savoirs dans l’utilisation de plantes médicinales pourraient faire envier le meilleur des naturopathes modernes. D’ailleurs, certaines de leurs méthodes qui à première vue semblent être révolues agissent avec une efficacité déconcertante dans le traitement de certaines infections bactériennes. Toutefois, un tel savoir pouvait être, et l’était dans de nombreux cas, perçu comme une menace envers le haut-clergé soucieux de garder le peuple, leurs brebis chéris, dans l’ignorance la plus totale. Là encore, l’étiquette de sorcière était accolée à toutes ces femmes qui effrayèrent l’ordre établi par leur seule présence. Ne dit-on pas que le meilleur moyen de faire tuer un chien est de dire qu’il a la rage?

Que dire des veuves qui possédèrent des richesses considérables dont bien des hommes avec un esprit dénué de toute fourberie, voire ici un sarcasme, les demandèrent en secondes noces afin de les soulager de la perte de leurs conjoints? Certes, plusieurs d’entre elles pouvaient demeurer veuves le reste de leurs vies et ainsi jouir de leurs biens. Mais là encore, de telles femmes bousculèrent l’ordre social des choses selon laquelle la femme devait être subordonnée à l’homme car telle était la volonté divine. Rejeter un tel ordre équivalait en quelque sorte à rejeter Dieu lui-même et même se faire son ennemi. Or qui est l’ennemi de Dieu sinon le diable en personne? Là encore, qui dit ennemi de Dieu dit aussi suppôt de Satan car l’un ne va pas sans l’autre à l’âge des ténèbres.

Mais quel est l’ennemi par excellence de Dieu sinon celle qui a été, selon la tradition hébraïque, la première femme d’Adam connue sous le vocable de Lilith? Figure d’origine mésopotamienne qui a joué un rôle déterminant dans la mythologie tant akkadienne que sumérienne surtout dans le fameux récit de l’illustre Gilgamesh. En effet, Lilith occupe une place prédominante dans l’imagerie de la sorcellerie et la nudité en lien direct avec le péché originel puisqu’elle a non seulement refusé la soumission à Dieu mais aussi à Adam. Fait à retenir, elle ne s’est jamais repentie de sa révolte mais elle n’a pas non plus éprouvé de gêne face à sa nudité une fois qu’elle succomba au charme du serpent. Il faut tout de même se rappeler que cette version du péché originel diffère de beaucoup avec celle que l’on retrouve dans la Genèse. Fait aussi intéressant à retenir c’est qu’elle n’a jamais eu d’enfant contrairement à Ève qui est, sur le plan symbolique vous en conviendrez, la mère de l’humanité pécheresse. Or, la raison d’être de toute femme n’est-elle pas de transmettre la vie en donnant naissance selon la volonté de Dieu?

Et que dire de la femme et de ses rapports avec les composantes de l’univers et en particuliers avec celles de la nature ? Femmes puissantes et femmes craintes du fait de leurs savoirs ancestraux devaient faire place aux femmes faibles et aux femmes domptées afin de faciliter leurs entières soumissions aux autorités compétentes. Compétence reconnue, voir dans la majorité des cas administrée, par les églises chrétiennes telles soient de tradition catholique ou bien celles nées de la Réforme protestante. Ces dernières étaient loin d’être indulgentes envers celles qui leur manifestèrent une quelconque résistance aussi minime soit-elle. De nos jours, la conséquence principale de ce fait historique réside dans le rejet absolu de quelconques images, doctrines et enseignements promulgués par les Églises chrétiennes au sein de certains mouvements de la Wicca.

Je termine cet article par une question cruciale : La femme méritait-elle pour une raison quelconque l’image accolée à la sorcellerie, voire de celle de sorcière? Vous en conviendrez que la réponse est sans équivoque négative. Pourquoi alors une telle étiquette? La raison est d’une simplicité tout à fait déconcertante puisqu’elle réside en l’ignorance laquelle a été alimentée tant par l’obscurantisme que par un système à la fois politique et social lesquels se chevauchent au gré de l’histoire.

Eh oui ! L’obscurantisme a été la source de bien des fléaux qui ont accablé les plus vulnérables, et dans certains les plus forts, du fait qu’ils dérangèrent l’ordre de la société. Parmi les premiers, à titre d’exemple, nous retrouvons les personnes qui étaient atteintes de troubles mentaux. Je n’ose même pas imaginer celles qui finirent sur le bûcher parce qu’elles attendirent des voix. Et que dire d’un système qui réprimande les individus au nom de la religion et de la moralité? En ce qui me concerne, je préfère vivre dans une société libertaire, ayant tout de même des limites afin d’éviter tout débordement, que d’essayer de survivre dans une société où la seule ligne à suivre est celle orchestrée l’intransigeance moralisatrice. Les sorcières en savent quelque chose.

Merci pour votre attention et joyeux halloween tout le monde.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Source des photos en noir et blanc qui accompagnent cet article : https://www.deviantart.com/appetitive-soul

C’est bientôt l’Halloween.

C’est bientôt l’Halloween Poème de RollandJr St-Gelais Photo par Artofdanphotography Source : https://www.deviantart.com/artofdanphotography/art/Halloween-Kiss-859407651

C’est bientôt l’Halloween.

 

 

C’est bientôt l’Halloween,

La nuit tant attendue par mes sœurs,

Une nuit que nous aimons bien faire peur

Avec nos airs enjôleurs et notre beauté divine.

 

Pour ma part, ce sera un peu différent,

Car je recevrai en ma maison faite en pain d’épices,

Quelques-uns de mes plus beaux amants pour réaliser nos vices,

Accomplir des jeux de rôles qui feraient pâlir de gêne bien des gens.

 

Boire du vin, abuser de nos corps enlacés jusqu’au petit matin.

Tout en leur réservant un sort qui les transformeront en de jolis pantins,

Qui accompliront mes désirs les plus intimes jusqu’à la fin des temps,

Et nul d’entre eux ne sera délivré de mon sort sans y laisser sa vie assurément.

 

Souries-moi joli potiron!

Qui me servira d’ingrédient à ma potion,

Potion d’amour charnel et de coupable passion,

Pour mes amants d’une nuit où ensemble nous danserons.

 

Ce sera une nuit magique,

Mais aussi quelque peu diabolique,

Car je leur réserve une drôle de surprise,

Puisque pour toujours ils seront sous mon emprise.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Pour terminer ce mois d’octobre en beauté

Pour terminer ce mois d’octobre en beauté Texte de RollandJr St-Gelais Photo choisie par Appetive-Soul Source : https://www.deviantart.com/appetitive-soul/art/tumblr-mn7lct8C0b1s8nr0do1-500-855701809

Pour terminer ce mois d’octobre en beauté

 » Après le temps gris de novembre la lumière reprendra ses droits. »

Selon votre humble serviteur

Nous entrerons dans quelques jours dans le mois de novembre. Un mois qui est, à tort ou à raison, loin d’être apprécié pour la plupart des occidentaux vivant dans l’hémisphère nord. Et pour cause puisqu’il s’agit de la période où la clarté est à son minimum et dans laquelle deux fêtes d’origine chrétienne, en particuliers chez les catholiques, ont pris une place considérable dans nos mœurs et coutumes.

En effet, la Toussaint et la commémoration des fidèles défunts forment le noyau central de ce mois. Un noyau qui incite votre humble serviteur à rédiger le présent article en répondant à cette question tellement délicate que bon nombre d’entre nous l’évite à tout prix tant elle nous place devant notre destin ultime. Bref, existe-t-il une vie après cette vie? Holà là ! Voilà un sujet qui ne reste personne indifférent.

Mettons les choses au clair! Toutes les croyances religieuses ont leurs propres interprétations de la cause de cette réalité. Une réalité que nul en ce monde ne peut y échapper. Il en est ainsi des convictions intimes en ce qui concerne le chemin qui nous sera offert, peut-être même imposé, une fois la porte vers l’inconnu nous sera ouverte. Quoiqu’il en soit je n’ai pas l’intention de vous imposer mes convictions religieuses dans ce présent texte. Oui, je le reconnais d’emblée qu’il y a aussi parmi vous mes fidèles lecteurs et lectrices une proportion élevée qui considère, pour une raison bien personnelle, que la vie se termine à notre dernier souffle.

Dans le fond, pourquoi tant craindre une réalité qui touche chacun d’entre nous? Ne serait-il pas préférable d’apprivoiser ce phénomène des plus naturels? Certes, les religions ont été et le sont encore par leurs raisons d’être une certaine forme d’apprivoisement de la mort pour les êtres humains. On apprivoise la mort comme on le ferait avec un animal sauvage avec lequel nous devrions voyager sur la route de notre vie. Ne dit-on pas que la vie est en soi une route?

Pour les personnes qui réfutent toutes formes de vie de l’âme après l’arrêt des activités cérébrales une seule possibilité existe et c’est le néant. Nous sommes tirés du néant et nous retournerons dans le néant. Bon ! C’est leur droit le plus stricte, je l’admets. Ce qui ne m’empêche guère de trouver cela un peu triste voire même injuste qu’une telle possibilité puisse être.

En ce qui me concerne, et c’est là mon humble opinion, je crois fermement qu’il y a une vie après cette vie laquelle est à la fois magnifique et difficile dans certains cas. Il y a là une question de justice, de foi et d’espérance. Une question de justice car bien des gens ont donné leurs vies tout simplement par amour et avec une âme de missionnaire. Une question de foi puisque rien en ce monde, en tout cas pas grand-chose, aura été fait sans l’apport des gens qui ont eu foi envers la vie elle-même. Enfin, l’espérance même a animé bien des gens de toutes croyances confondues ou non dans leurs actions afin de réaliser un monde meilleur.

Cela va vous paraître étrange, mais j’aime beaucoup la signification de la fête de la Toussaint et celle des fidèles défunts. En effet, la première fait explicitement aux saints qui ont façonné l’histoire à leur manière et souvent dans un silence déconcertant. Des gens qui ont souvent accompagné leurs congénères à travers leurs épreuves. D’autres qui ont combattu bien des injustices, qui ont fait tout leur possible et même parfois réalisé l’impossible au détriment de leurs propres vies. Inutile aussi de donner notre vie pour être un saint. Souvent se reconnaître à l’égal de son prochain est le commencement même de la sainteté. Bref, je trouve que de souligner leurs sacrifices en la fête de la Toussaint est un acte très honorable à leurs égards.

Pour ce qui est de la seconde fête, celle de la commémoration de tous les fidèles défunts, une fête propre au catholicisme, je la trouve d’une grande nécessité à notre époque. Une époque, et je suis presque scandalisé de l’affirmer ainsi, où l’on tente par des moyens extrêmes d’effacer, d’occulter et de détruire tous les souvenirs de ceux et de celles qui nous ont précédés. En agissant ainsi, nous détruisons non seulement leurs souvenirs de notre mémoire collective mais nous faisons table rase de notre identité la plus intime. Ce faisant, notre vulnérabilité est quadruplée face à nos multiples inquiétudes devant l’avenir. Or, se rappeler de ceux et de celles qui ont traversé des aléas de l’histoire qui dépassent notre entendement nous permet de relativiser nos problèmes actuels.

Je vous souhaite un mois de novembre rempli de sérénité. 

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Tout ce qui compte

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Tout ce qui compte

 

Il est déjà tard mon amour,

Comme j’aimerais que cet instant dure toujours,

Couleurs d’automne n’égalent point la splendeur de ta beauté,

Et aucune femme ne possède la magnificence de ta chevelure dorée.

 

Dors encore un peu pendant que je prépare le café,

Je le ferai comme tu l’aimes, avec un peu de sucre et du lait écrémé.

Avec précaution, je ne ferai pas bruit pour ne pas te réveiller.

Mais, je sais bien qu’à l’odeur du café tu viendras me trouver.

 

Dors encore un peu, rien ne presse.

Tel que tu es, tu ressembles à une déesse.

Tu me fais penser à la belle aux bois dormant,

Qui attend un doux baiser de son prince charmant.

 

Ce conte de fées que me raconta ma mère,

Pour me faire rêver en cette période d’après-guerre,

Lorsqu’elle m’éleva seule et du mieux qu’elle le pouvait,

C’était le lot de bien des gens, une réalité comme il en était.

 

C’est chose qui appartient au lointain passé,

Même si souvent je ne peux pas m’empêcher d’y penser,

Maintenant je vis avec la plus belle des fées de tous les contes,

Être avec toi pour toujours c’est à mon cœur tout ce qui compte.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

La pauvre esclave enchaînée

La pauvre esclave enchaînée Poème de RollandJr St-Gelais Photo par par G.B. d’Allemagne Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/The-poor-slave-859488752

La pauvre esclave enchaînée

 

Je suis la pauvre esclave enchaînée,

Une esclave si dévouée à son maître adoré,

Et, parfois, s’il me le permet de ma maîtresse tant aimée,

Car de sa magnifique présence, j’en suis vraiment honorée.

 

Je suis et j’attends de recevoir ma correction,

Qui sera sûrement agrémentée par un long sermon,

Un sermon que je devrai écouter avec attention,

Car je devrais tirer de cet usage grande leçon.

 

Mais quelle faute ai-je commise pour mériter un tel châtiment?

Détrompez-vous! Une telle correction ne lui fait point plaisir assurément.

En fait, j’ai osé faire la cour à l’une de ses nombreuses servantes,

Qui possédait, ma fois, une de beauté fort étonnante.

 

Mais cette belle dame aux yeux d’azur et à la chevelure dorée,

À sa tendre épouse, elle était depuis toujours réservée.

J’attends donc de recevoir une douce fessée,

À laquelle assistera sa douce moitié.

 

Toutefois, j’aimerais bien recevoir de sa part une faveur,

Un privilège qui calmera quelque peu mes peurs,

Car avoir agi ainsi de regrets j’en pleure,

Que cette dame si jolie y soit en cette heure.

 

Je suis une esclave qui aime tant son maître,

Mais, qui devant une telle faute, j’en ressens un mal-être.

Puisse-t-il pardonner à son esclave qui est prête à tout lui donner,

Lui donner par amour car à lui seul elle lui appartient pour l’éternité.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada