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Votre esclave

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« Votre esclave » dessin réalisé à Montréal le 15 septembre 2018

Votre esclave

 

Chère et adorable maîtresse,

J’adore recevoir vos caresses,

De vos suaves et tendres mains,

Qui frottent mes fesses avec entrain.

 

Vous savez attendre le bon moment,

Pour me faire savourer votre froment,

Je déguste ce précieux instant avec plaisir,

Où je suis attaché pour assouvir votre goût de me faire souffrir.

 

Les yeux bandés permettant à vos amies,

D’assister à l’accomplissement de vos envies,

Afin que je ne puisse les reconnaître,

Moi, l’homme qui entre vos mains demande qu’à renaître.

 

Alors que bien des hommes succomberaient,

Moi, sans cesse, j’en redemandais.

Quel bonheur de recevoir cette douleur,

Quelle jouissance vécue en cette heure.

 

De mes cris de souffrance,

J’exprimais toute ma démence,

De mes supplications de continuer,

Avec joie, vous les avez maintes fois exaucés.

 

Oui ! Mon corps est à vous.

Oui ! Je le sais bien que je suis fou.

Et que dire de votre assistante si belle ?

Si ce n’est que j’ai joui grâce à elle. Quelle merveille !

 

De

 

RollandJr St Gelais

Québec (Québec)

Canada

Douleur et simplicité

« Quand la douleur et la simplicité se mêlent : la force de la Sculpture »

Citation de Pascale Nicolas

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Cléopâtre

Palais des Beaux Arts de Lille

L’art dans son essence la plus pure

L’art dans son essence la plus pure

de

Samuelle D.Henry

Bonjour tout le monde,

IMG_20180604_075052_219J’espère que vous allez bien et que le début du mois de juin se passe comme vous le souhaitez. Pour ma part, je suis passé par bien des émotions. En effet, le départ de ma minette que j’aimais tant a laissé un grand vide non seulement dans mon appartement, mais aussi dans mon cœur. Dame Plume a été une chatte adorable, affectueuse et toujours présente à mes côtés dans mes moments de joie comme dans mes instants de chagrin. Elle a été en une occasion bien précise un élément fort important qui m’avait empêché de commettre l’irréparable envers moi-même. Fait étrange ! Peu de temps après son départ vers le Paradis des animaux de compagnie, une charmante minette se cherchait désespérément un nouveau papa. Celui-ci devait être prêt à lui manifester de l’attention, voir à ses besoins et savoir la gâter de temps à autres tout en lui donnant de l’amour à chaque jour. C’est ainsi que princesse Goldy est entré dans ma vie. Sa venue est peut-être un présent que me fait dame Plume pour me remercier de lui avoir donné plus de neuf belles années. Neuf années où elle a été traitée comme une véritable petite dame.

La venue de princesse Goldy me fait penser à cette Maker:S,Date:2017-12-23,Ver:6,Lens:Kan03,Act:Lar02,E-Ydouce mélodie de Yann Tiersen et de Porz Goret. Mélodie magnifiquement interprétée par ces danseurs. C’est un peu comme si dame Plume avait discuté avec princesse Goldy afin qu’elle accepte de poursuivre avec moi sa route sur cette terre. Tout a été fait en douceur pour amoindrir la douleur qui allait transpercer mon cœur et mon âme. Merci dame Plume pour ces neuf années passées en ma compagnie. Sois la bienvenue princesse Goldy au sein de ma vie. Que le bonheur soit avec nous aussi longtemps que Dieu le voudra.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Mon cœur saigne de douleur.

 

Mon cœur saigne de douleur.

Désolé pour mon silence de ce jour.

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Repose en paix ma belle Plume

 

Le décès de ma belle Plume me bouleverse.

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Il y aura qu’une seule et unique Dame Plume.

Réponds-moi cher père !

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Dessin réalisé à Mont-Tremblant le 25 février 2018

 

Réponds-moi cher père !

 

En ce début du jour,

Où tout est encore endormi,

En mon fort intérieur, j’ai réfléchi.

Seras-tu là pour longtemps sans être toujours ?

 

J’ai si longuement hésité,

Avant de t’appeler si patienté,

De peur de te déranger, de t’importuner !

Pourtant tu as toujours été là depuis que je suis né.

 

Patiemment et inlassablement,

Tu as enseigné à marcher à moi ton enfant,

Sans dire un mot mais l’exemple tu me montras,

Le droit chemin même si douleur et souffrance il y aura.

 

Maintenant que grise barbe et chevelure blanche,

M’éloignent  de ces jeunes dames qui se déhanchent,

De ma conscience que sonnera la cloche de ton départ,

Et de mon désire de ces quelques mots avant qu’il soit trop tard.

 

Dans le silence du petit matin,

Au lendemain des amours sans chagrin,

Avant que vienne le tour d’être un orphelin,

Réponds-moi cher père ! Ô papa ! Seras-tu là demain ?

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

En ce jour des rois mages

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En ce jour des rois mages

 

S’il y a une chose que la vie m’a appris,

C’est que tout peut être vite donné et vite repris,

Grande vérité que cette vie débute comme elle a commencé,

Avec des cris et des larmes de douleur  dès que nous sommes nés.

 

Un jour nous sommes étonnés,

De constater de voir nos chemins se terminer,

Ne pas pouvoir reprendre nos quelques faux-pas,

Sans oublier nos rêves inassouvis et ceux qu’on blessa.

 

En ce jour d’Orient bien spécial,

Où trois rois mages suivirent la rivière en aval,

Pour rencontrer cet enfant si tendre et fragile emmitouflé,

Dans les bras de sa chaste mère qui le serra pour le réchauffer.

 

Nous rappelant notre condition mortelle,

En souhaitant longue vie et existence éternelle,

Malgré nos grandes fautes et nos pires craintes qu’on redoute.

De nos questions sans réponses qui nous mènent vers l’ultime doute.

 

En cette journée bénie où tout a été dit et qui sera écrit,

Gardons la foi en nos cœurs et la paix en nos esprits,

Vraiment bienheureux ceux qui croient sans voir,

Et malgré la peur et la crainte gardent espoir.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Désolé pour mon grand silence

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Modèle nu ? RollandJr St-Gelais

 

Désolé pour mon grand silence

 

Désolé pour mon grand silence,

Depuis quelques jours et ces nuits perdus,

Car maintenant qui suis-je ? Je ne le sais plus.

Mon âme blessée d’avoir esseulé va vers la démence.

 

Je sais ce qu’être réellement nu,

Ce n’est point cacher ce qui ne doit pas être vu,

C’est de ne pas avoir su garder la chance d’être aimé,

Et de n’avoir point tenu promesse d’entretenir cette amitié.

 

Et pourtant ce que j’aurais jadis donné,

Et pourtant ce que j’aurais jadis fait avec joie,

Car en mon cœur mon amour était juste pour toi,

Mais à quoi bon penser à ces jours de ce temps passé ?

 

Ce qu’il est facile de se découvrir,

Mais quel supplice de simplement s’ouvrir,

S’ouvrir vraiment sans gêne et fausse-pudeur,

Mais pourquoi avoir tardé et gardé en moi cette peur ?

 

Suis-je un être immoral ?

Suis-je un être insensible ?

Pour toi j’aurais fait l’impossible.

Je t’aurais offert les aurores boréales.

 

Je ne sais plus quoi écrire,

J’ignore maintenant quoi te dire,

Si ce n’est  jusqu’à ma mort me maudire,

Aucun mot ne pourra décrire ce que je t’ai fait souffrir.

 

Pourrais-je un jour inventer,

Une machine à remonter ces heures ?

Un baume qui pourra apaiser ta douleur ?

Une formule magique à haute voix réciter ?

 

Et pourtant mes larmes ont coulé,

Car depuis tellement longtemps je t’ai aimée,

De cet amour j’y ai appris la faiblesse de mon humanité,

Voilà pourquoi maintenant j’ai honte de moi en toute vérité.

 

Désolé de n’avoir pas su t’aimer,

Comme il se devait en toute simplicité,

Tu es parmi mes plus beaux souvenirs. Crois-moi !

Ce que les étoiles australes étaient belles au-dessus de toi.

 

Désolé de t’avoir fait pleurer,

Comme j’ai jadis pleuré un certain été,

Car il n’y a rien de pire dans le cœur d’un vivant,

De se savoir être la source véritable de tant de tourments.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Lettre à ma mère

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Ma mère m’a enseigné à ne pas avoir honte de mon corps.

Lettre à ma mère

Bonjour chère maman,

Cela fait maintenant plus de 21 ans que tu as quitté ce monde que tu aimais tant. Tu adorais entretenir ton jardin de fleurs, prendre soin de la demeure familiale, recevoir tes enfants partis depuis le jour de leurs noces afin de fonder à leur tour leurs familles sans oublier le cadet dont tu étais si fière. Fière d’avoir fait mentir les plus sombres pronostics à son endroit. Tu étais là dans nos moments de peines comme de joie. Tu partageais nos instants de bonheur tout en nous épaulant dans nos moments de tristesse. Tu nous as inculqué des valeurs chrétiennes si précieuses à tes yeux.

DSCN0257 (2)Ta foi en la vie, en l’amour et en Dieu est devenue mienne au fil du temps. Oui, j’ai foi en la vie car elle est de part sa précarité tellement précieuse que jamais je ne voudrais la perdre pour des futilités. Oui, j’ai foi en l’amour car qu’importe ce que nous sommes sur cette terre, vivant dans l’opulence ou bien essayant de survivre dans la médisance, savants au grandes connaissances ou petites gens aux humbles d’esprit, peau couleur d’ébène ou bien blanc comme de la crème, nous ne pouvons vivre sans amour. Oui, j’ai foi en Dieu. Celui que tu m’as fait connaître à travers tes gestes de bonté et de miséricorde, en ne pas jugeant autrui sur les apparences mais de tendre la main sans compter car nul trésor ne nous suivra dans la tombe une fois notre heure venue.

Pourtant, j’ai tant de choses à te dire, tant de secrets à te dévoiler, tantNew Image 43 de chagrins à te confier. Mais, par-dessus toute chose, j’aimerais avoir réponse à cette modeste question : pourquoi ai-je tendance à blesser les femmes qui m’ont aimé ? Je ne crois pas être une mauvaise personne et jamais, ne fut-ce qu’un seul instant, j’ai souhaité mauvais sort à autrui. Et pourtant, c’est la honte qui m’envahit dans la tournure de mes souvenirs. J’ai tellement désiré avoir une femme à combler, à chérir et à toujours respecter.

Pourtant, malgré mes gestes de bonté et mes marques de respect, j’ai si souvent blessé que je ne sais plus qui je suis. Tu sais. Je n’ai jamais rien refusé à celle qui allumait la flamme dans mon cœur, encore plus lorsque celle-ci me réchauffait dans le silence le plus complet. Je suis loin de regretter mes voyages, mes aventures et mes soirées avec toutes celles que j’ai réellement aimées. Bien au contraire !

20171130_135019 (1)Maintenant que l’automne tire à sa fin et que l’hiver installe son manteau blanc, je ne peux m’empêcher de revivre mes plus beaux souvenirs. Souvenirs qui me hantent dans mes rêves aux plus sombres de mes nuits. Me réveillant en sursaut, je t’appelle. Maman ! T’ai-je donc fait !? La douleur qui m’accable ne s’apaise que dans les strophes de mes poèmes.

Et, que Dieu m’en soit témoin, ce que je les ai aimées. Ce qui ne m’a pas empêché de les blesser. Malgré moi, malgré les valeurs que tu m’as transmises, je n’ai pas su être à la hauteur. À la hauteur de leurs attentes. Mais, ce qui m’accable le plus, c’est de voir que celle que j’ai en secret le plus aimée, est celle dont j’ai fait le plus souffrir.

Dis-moi maman, me répondras-tu la prochaine fois que je t’appellerai en pleine nuit ? Tu sais maman, j’aurais tellement de choses à te dire, de secrets à te confier et de péchés à te confesser. La prochaine fois, je t’en supplie pour l’amour de Dieu, réponds-moi.

Ton fils qui t’aime.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

A été tiré de l’argile

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Modèle nu ? RollandJr St-Gelais

A été tiré de l’argile

 

J’ai vraiment peur,

De revivre cette grande douleur,

D’être entouré de toute cette noirceur,

De voir mourir mon âme en cet instant à cette heure.

 

Ai-je vraiment une âme ?

Âme sauvée ou condamnée ?

Depuis le jour fatidique où je suis né,

Irais-je dans les enfers pour l’éternité ?

 

Est-ce là mon destin ?

Reprends-moi dans tes mains !

Ho mon Dieu ! Je t’en supplie Seigneur.

Enlève de moi et à jamais cette horrible torpeur.

 

Entouré par le néant,

Ne suis-je pas ton enfant ?

Prends pitié de cet être fragile,

Qui de ses origines a été tiré de l’argile.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Une image vaut mille mots

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Une image vaut mille mots

 

Une image,

Qui démontre bien,

À quel point que nous valons rien,

Loin de tirer une leçon de notre héritage.

 

Qu’avons-nous fait depuis toujours?

De cette belle terre et de ses eaux bleues ?

Qu’avions-nous manqué pour y être heureux ?

L’amour du pouvoir a remplacé le pouvoir de l’amour.

 

Fierté et honneur de bon aloi,

Furent détournées par l’orgueil et sa loi,

Enfance du futur détruite par l’avarice des anciens,

Foi d’un monde meilleur fut donnée en pâture aux chiens.

 

Que ferais-je ?

Quelle douleur affronterais-je ?

Pour mettre dans le cœur des humains ?

Un peu d’amour venant du creux de mes mains.

 

J’aimerais te sauver de tes maux,

Mais l’image aussi humble que je suis,

Te demande avec tendresse ton pardon, je t’en pries.

Tu le sais bien, ô mon enfant, qu’une image vaut mille mots.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada