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La vraie richesse

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DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

La vraie richesse

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien et que la fin du mois de février se déroule selon vos désirs. Pour ma part, je dois avouer que j’ai profité de cette journée pour faire un petit ménage dans mes effets personnels. En effet, vu le temps sibérien qui sévit actuellement au Québec, je me suis dit qu’il faudrait en profiter pour réaliser un tri dans mes affaires et de mettre au rebut ce que je peux juger inutile à mon bonheur actuel tout en faisant de la place dans mon appartement.

Bref, sous une pulsion quasi irrésistible, j’ai réalisé un ménage que je qualifierai à juste titre de « ménage de fin d’hiver ». Ranger certains produits dans ma salle de bain, jeter aux ordures ce qui est périmé, faire un grand nettoyage sur mon bureau de travail, mettre de l’ordre dans ma chambre à coucher : voilà ce qui rend une journée à la fois productive et agréable.

Toutefois, une telle activité m’a permis de réfléchir sur une question existentielle : Qu’est-ce que la vraie richesse ? Je désire par la présente vous donner mon humble opinion sur cette question à laquelle bon nombre de philosophes tant du monde antique qu’au sein de nos sociétés contemporaines ont tenté d’élucider.

Certes, et c’est là un secret de polichinelle, la santé et les nombreuses facettes propres à la liberté sont des richesses de valeurs inestimables. Combien une victime d’une maladie incurable donnerait-elle pour guérir ? Que valent la liberté de conscience, la liberté d’opinion, la liberté d’association et la liberté de cultes au sein du monde moderne ? Que vaut ce droit que je possède d’écrire au sein de mon blogue artistique consacré à la nudité artistique, à la poésie et à la photographie ? Un droit qui est, j’en convient aisément, limité par le respect des lois en vigueur. Après tout, les droits des uns s’arrêtent là où ceux des autres commencent. C’est une question de logique pure.

Pour ma part, je reconnais que je suis riche. Non pas que mon compte bancaire soit bien garni. À vrai dire, il y a bien des gens beaucoup plus fortunés en ce monde que votre humble serviteur. Je suis riche par le simple fait que j’apprécie ce que je suis et ce que la vie m’a offert. Ce que je suis ? Un homme qui a vécu un parcours assez spécial et qui a réalisé des choses parfois racontables et parfois un peu moins. Un homme qui a aimé les femmes qui ont réussi à lui faire baisser ses défenses. Un homme qui est heureux de voir celles qui ont laissé des traces indélébiles être véritablement heureuses là et avec qui elles sont actuellement. Un homme qui a réussi à s’ouvrir au monde sans pour autant renier ses valeurs et ses terres d’origine. Bref, je suis riche pour la raison que je vis en symbiose avec ma réalité. Une réalité que j’ai appris à apprivoiser et à m’adapter au fil du temps et des événements.

Cela peut vous sembler étrange de lire un tel article au sein de ce blogue. Or, la photo présentée à l’en-tête de cette missive m’a longuement inspiré dans ma réflexion. Une réflexion semblable à la capture spontanée d’un instant précis, c’est-à-dire en cette dernière journée du mois de février 2019. Une réflexion qui m’a fait comprendre que rien en ce monde ne m’appartient et que seul le bonheur, celui d’autrui Et de soi, compte réellement.

Merci infiniment de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Puis-je m’assoir ?

A votre droite
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Puis-je m’assoir ?

 

Bonsoir, je sais qu’il est tard.
Ô belle femme inondée de couleurs
Des couleurs de vies et sans leurres,
De votre peau pure et sans crèmes ni fars.

 

Je suis un peu fatigué,
D’avoir parcouru ces chemins,
Craignant bien des jours et des lendemains,
D’avoir peu mangé, j’en suis tellement éreinté.

 

Puis-je vous accompagner ?
En écoutant cette mélodie à la radio jouer,
Et dans le silence de mon cœur je contemplerai votre beauté,
Avec précaution votre pose prendre je vous laisserai.

 

Votre amour ? Impossible à votre cœur de l’acquérir !
Ma douleur ? Impossible un seul jour de la guérir !
Votre reflet ? Impossible à jamais d’y accéder !
Mon espérance ? Impossible de la combler !

 

Laissez-moi être à vos côtés,
L’instant d’une photo, d’un cliché.
Peut-être réussirais-je à vous embrasser,
Ah! Ce que mon cœur en serait tellement comblé.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Insondable regard

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Dessin réalisé par mon ami et collaborateur Eri Kel de la France

 

Insondable regard

 

Dès l’instant de ma conception,

Où père et mère s’aimèrent avec tendre passion,

De leurs gestes de noble sentiment où aucun mot ne peut tout exprimer,

Si ce n’est que par le plus beau verbe de la langue de Molière et c’est celui d’aimer.

 

Puis vint ce jour où je naquis dans ce monde,

Où existent des âmes tantôt heureuses, tantôt moribondes.

Parcourant nombreux pays pour s’y établir ou bien pour s’y enfuir,

Espérant trouver terres propices en soignant plaies secrètes afin d’en guérir.

 

On me regarda avec curiosité dès mes tout premiers pas,

Petits pas devinrent de plus en plus grands avec le temps qui passera,

Où je grandis tellement vite que l’on ne pouvait compter les trois pommes,

Que fredonna avec délice Jean Gabin dans sa chanson où il devenait homme.

 

Tout comme lui, je ne le sais toujours pas avec chagrin.

Quelle est cette question posée dès l’aurore, dès le petit matin ?

Que devrais-je savoir ? Que devrais-je comprendre ? Que devrais-je saisir ?

Quel divin secret dois-je deviner afin de pouvoir jouer l’instrument divin qu’est la lire ?

 

Puis vint le temps d’une douleur vive où je devins prud’homme,

Ce moment où l’on m’enrôla peut-être de gré ou encore de force,

Au sein d’une armée de hardis gaillards et des poilus aux cœurs féroces,

De cette garnison courageuse jetée devant fil-de-fer barbelé face à la Somme.

 

Que de visages ternes ai-je vus !

Que de frères d’armes ai-je secourus !

Toujours suppliant de recevoir derniers sacrements,

Après avoir déposé les armes mais avant de rendre l’âme assurément.

 

Maintenant que je suis devant vous et si vieux,

Et même si mon heure de partir à mon tour n’est pas encore venu,

Je ne peux revenir en arrière afin de prévenir ceux avec qui j’ai combattu.

Ne cherchez donc pas à comprendre cet insondable regard perdu sous de sombres cieux.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada