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Devant vous

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La Factrie : 29 novembre 2017 Lieu ? Shawinigan au Québec

Devant vous

 

Chères dames,

Belles comme une flamme,

Ce jour est certes très précieux,

Car vous avez ouvert grand les yeux.

 

Sans gêne ni fausse-pudeur,

Je n’ai éprouvé aucune crainte ni peur,

Car j’étais dans ma nudité en cette heure,

Me dévoilant sans maquillage et sans leurres.

 

Sur cette balustrade,

J’ai fait quelques bravades,

Pour alimenter votre désir de création,

Pendant que vous aiguisiez vos précieux crayons.

 

De ma nudité en toute simplicité,

Vous avez pu l’admirer et la contempler,

Pour l’immortaliser sur votre blanc parchemin,

En manipulant avec soin et précision vos agiles mains.

 

Toucher mes chères mon corps !

Allez-y ô mes chéries car il est fait fort.

Que vos yeux avec joie et délice y découvrent,

Toute la virilité de cet homme qui à vous s’ouvre.

 

Oui, j’ai mis à terre un genou.

Oui, je n’ai rien à cacher de ma nudité,

Car les êtres humains naissent ainsi depuis l’éternité,

C’est pourquoi en cet instant je me suis dévoilé nu devant vous.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Ces jours heureux où vous étiez nus

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Réalisation photographique ? Tityaev Ru (Inspiré de Angelilie)

Ces jours heureux où vous étiez nus

 

Femme de ce temps perdu,

Où dans le jardin secret avec ton époux,

Où il te récitait de si jolis poèmes à tes genoux,

Sans gêne, ni fausse pudeur, vous gambadiez nus.

 

Au-dessus brillait le firmament,

Devant vous fruits poussèrent assurément,

De ces fleurs vous humiez leur parfum sereinement,

Et de vos baisers, vous vous combliez passionnément.

 

Ô chère et tendre Ève,

Qui as-tu rencontré dans ce rêve ?

Serait-ce le Malin qui est venu te tourmenter ?

Que qu’a-t-il dit ? Quel mensonge qu’a-t-il raconté ?

 

Pourquoi l’as-tu écouté ?

De ce fruit défendu, vous y avez  goûté.

Pris dans le piège de cette irrésistible tentation,

Pour l’éternité vous êtes à jamais bannis de cette Création.

 

Mais ne t’en fais pas !

Car pour toujours il sera avec toi,

Devant la souffrance et le travail ardu,

Vous penserez à ces jours heureux où vous étiez nus.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Sacré cœur : Source de vie et d’espoir en chacun de nous ; un hommage à mon père ( Une analyse théologique )

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Sacré cœur :

Source de vie et d’espoir en chacun de nous ;

Un hommage à mon père

( Une analyse théologique )

 

Depuis la nuit des temps les hommes se sont questionnés sur les multiples facettes qui composent la vie. D’ailleurs, les expériences de l’existence humaine auxquelles nous sommes tous confrontés sont si nombreuses qu’il me paraît illusoire de tenter de les énumérer même si certaines d’entre elles peuvent sembler être d’une injustice flagrante à notre endroit. Je pense notamment à la maladie, à la pauvreté et à la perte de personnes chères à nos yeux. Qui d’entre nous n’a pas vécu à un moment donné de sa vie des situations où tout lui paraissait injuste, voire absurde, tellement sa souffrance l’accablait ? C’est un fait, aucun d’entre nous n’y échappe. C’est là le lot de l’humanité, et ce peu importe les époques.

Plusieurs questions apparaissent au fil des événements auxquels nous sommes confrontés. Parmi celles-ci ; devrions-nous nous révolter ou tout simplement abdiquer ? Serait-il plutôt à notre avantage de se relever et de porter sa croix de manière libre et pleinement conscients vis-à-vis à son propre destin ? C’est un fait indéniable ! Oui, nous avons le choix de parcourir ou non la route plus ou moins sinueuse qui se dresse devant nous. Oui, nous avons également l’option de se fermer les yeux et de faire comme si rien était. Or, dans ce cas-ci, le seul résultat possible est un appauvrissement au sein de son être, voire ici de son âme, qui l’amènera inexorablement dans les profondeurs de l’Enfer. Un Enfer où il nous sera impossible d’en sortir étant donné le vide qui nous entourera et qui nous étouffera sans ménagement. Est-il utile de vous rappeler qu’il n’y a pas pire vide que celui provoqué par l’absence d’amour ? Et où se trouve la véritable source d’Amour, basé sur une pureté sans égale et à peine concevable pour le commun des mortels, sinon en Dieu seul ?

Voilà pourquoi l’image dite « du Sacré-Cœur », une des images qui possèdent une sacralité hors du commun au sein même des grandes églises chrétiennes telles que l’église catholique, anglicane et les églises orthodoxes, revêt une importance indispensable auprès de votre humble serviteur. Et pour causes ! Prendre la position du Christ sur la croix, et de surcroit entièrement nu, ne se fait pas sans raison.

En effet, cela embrasse un symbolisme qui unit à la perfection l’être humain au caractère divin qui l’habite, lui octroyant ainsi un aspect sacré. Une sacralité qui nous rappelle que nous sommes tous et toutes sensibles face à la souffrance, la nôtre et celle que l’on éprouve par la compassion ou l’empathie à l’égard des gens que nous pouvons rencontrer dans nos vies. Est-il utile de vous dire que nos souffrances et nos limites peuvent en maintes occasions nous rapprocher de nos frères et de nos sœurs en cette humanité ? D’ailleurs, une telle photo renferme plusieurs caractères liés à la sacralité.

En premier lieu, la posture reflète en elle-même tout le respect dû à la fois à la nudité totale de mon corps, voire ici la partie dite « profane », et l’allusion directe du Christ mourant sur la croix afin de racheter, voire ici la partie « sacrée », l’humanité de ses péchés tel qu’enseigné selon la théologie chrétienne toutes dénominations confondues. Croyez-moi sur parole ! La décision de prendre une telle position est apparue en mon esprit aussi subitement, je dirais même un peu à la blague de manière presque miraculeuse, que la voix du Christ qui interpela l’apôtre Paul sur le chemin de Damas lors de ses démarches de persécutions contre les premiers chrétiens.

En deuxième lieu, une telle photo contient plusieurs éléments qui se rapportent au Christ souffrant sur la croix. Je pense, entre autres, aux quelques cicatrices qui se démarquent sur mon thorax. Cela ne vous rappelle-t-il pas cette grande et noble vérité : Qui d’entre nous n’a pas ses propres cicatrices, visibles ou non à l’œil nu, que l’existence lui a infligées suite à des expériences plus ou moins douloureuses lesquelles laissèrent des blessures au cours de la vie ? D’ailleurs, une de mes cicatrices se situe exactement au niveau de mon … cœur. Fait étonnant quand je pense au titre même de l’exposition tirée de cette photo : Sacré-Cœur.

En troisième lieu, la nudité qui y est présentée l’est tout de même de manière tout à fait sereine et dépourvue, Dieu merci, de fausse pudeur. Particularités que je qualifierais de rarissimes où la nudité est malheureusement exhibée sous forme de marchandise au sein de la grande majorité des médias de masse, en particuliers les sites pornographiques mais pas seulement. Une telle sérénité démontre une fois de plus qu’il ne peut y avoir, en aucun temps et en aucune façon, de honte à l’égard de ce que nous sommes au plus profond de soi. Voilà pourquoi, et c’est là mon opinion et rien d’autre, nous avons tous nos limites, nos barrières et nos infirmités parfois psychologiques et parfois physiques, qui peuvent se transformer en un catalyseur de force incroyable à la condition sine qua none que le désir de se surpasser est présent en soi. Quoi de plus fort que de voir au-delà de nos premiers regards sur soi ? Quoi de plus magnifique, voire extraordinaire et même parfois mystique, de faire la découverte d’une puissance insoupçonnée cachée au plus profond de nous ? C’est ainsi, prenez-le à titre d’un simple exemple, que l’absence de mes mains n’empêche pas de les imaginer clouées sur une croix. Il y en va de même pour le commun des mortels puisque voir au-delà du premier coup d’œil peut être le début d’une nouvelle vie, voire même d’une résurrection.

L’absence de fausse pudeur démontre aussi de manière claire et sans ambiguïté que la nudité possède également une sacralité qui lui est propre. Ma masculinité, admettons-le bien visible, nous rappelle que le Christ était avant toute chose un homme vivant dans un corps mortel au sein d’une communauté ayant ses règles et ses codes de conduites sans oublier sa foi en un livre où le récit d’Adam et d’Ève qui ont été créés nus occupe une place prépondérante dans le récit, avouons-le modestement, hautement symbolique du début de l’histoire de l’humanité. Là encore, la nudité des deux protagonistes est empreinte d’une grande pureté tout en reconnaissant de manière subtile, par le désir du Créateur de les voir féconds et prospères, que la sexualité leur est un droit inaliénable.

Enfin, le dernier point que je souhaite aborder dans ce texte concerne l’élément le plus crucial sur cette photo. Il s’agit de ne jamais craindre de tomber puisque cela est propre à chacun d’entre nous. Un vieil adage affirme avec raison que ce n’est pas le nombre de fois que nous tombons qui importe le plus mais bien celui où nous nous relevons afin de poursuivre notre route jour après jour jusqu’à la victoire finale, celle où nous allons découvrir le sens véritable de notre existence. Rien de plus facile que de tomber, mais rien de plus ardu de prendre sa croix et se relever !

Mon père m’a déjà raconté qu’il avait décidé de me montrer à marcher afin de faire mentir les plus sombres pronostics de certains médecins à mon endroit. C’est ainsi qu’il m’avait placé à l’extrémité du couloir de la maison familiale alors qu’il se tenait à l’autre extrémité. Il m’ordonna de venir vers lui debout et non pas à genoux comme j’étais habitué de le faire. C’est après ma troisième chute que j’ai eu assez de force pour me tenir debout et d’aller ainsi vers mon père et, fait intéressant, de n’avoir plus jamais rampé du reste de ma tendre enfance. Cela ne vous rappelle-t-il pas un certain récit des évangiles ? Le Christ a tombé trois fois avant d’être cloué sur la croix afin de revenir sous une forme totalement différente après sa résurrection. J’ai aussi tombé trois fois mais en bout de ligne cela a permis à mon père de m’aider à découvrir le monde qui s’ouvrait désormais devant moi. Or, un tel événement a eu lieu à la même heure où la célébration eucharistique était célébrée en ce dimanche. Comme quoi la foi transporte des montagnes. Merci papa ! Merci mon Dieu !

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

J’aimerais te revoir

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J’aimerais te revoir

 

J’aimerais te revoir pour te dire,

J’aimerais te revoir pour voir ton sourire,

J’aimerais te dire à tel point je t’ai aimée,

J’aimerais te dire à tel point je t’ai appréciée.

 

Oui, je le sais que trop bien que dans le passé,

Je ne pourrai jamais y retourner mais ce n’est pas assez,

J’aimerais t’exprimer ce que je n’ai jamais pu le faire,

Car depuis ce temps-là mon cœur ne veut toujours pas se taire.

 

J’aimerais simplement entendre le son de ta voix,

Afin de retrouver mon chemin et aller vers ma voie,

Avant de rendre l’âme! Avant de partir vers l’inconnu!

Toi qui m’a si bien compris, écouté et si bien connu.

 

J’aimerais te revoir pour te remercier de ces belles couleurs,

D’être la première à avoir frappé à la porte de mon cœur,

De l’avoir ouvert tout doucement sans fausse-pudeur,

Et t’offrir une fleur aux mille parfums et sans peur.

 

de

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Le parfait bonheur

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Le parfait bonheur

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien. Pour ma part, je file le parfait bonheur depuis la séanceNew Image3 de nu artistique vécue avec la photographe et modèle nu Phylactère. Une séance qui m’a fait redécouvrir tout le plaisir de poser nu sous le regard d’une personne soucieuse de trouver en moi la beauté qui m’anime. Une beauté qui tire son origine dans ma passion de vivre.

Vivre sans contraintes, sans la peur du regard inquisiteur, vivre en toute liberté, vivre selon mes principes et sans nuire à mon prochain. Vivre avec mon plaisir d’écrire, de composer mes poèmes, de poser nu, d’être authentique et d’exprimer ce que je suis.

Vivre sans fausse pudeur et sans hypocrisie. Est-ce possible en ce monde où tout devient aseptisé et sans saveur? C’est là une question cruciale à laquelle il me faudra bien y répondre un jour ou l’autre. Quoiqu’il en soit, ma passion en tant que modèle nu est devenue un moyen de libération et de communion.

RolandLibérer mon corps des entraves du passé, des carcans imposés par la société avide de vulgarité mais allergique à la pure beauté et, enfin, des conceptions éhontées du corps humain galvaudées par une multitude de sites web loin d’être sains pour l’esprit. Communier d’âme à âme avec les artistes pour qui je pose nu. Utiliser la nudité de mon corps pour raconter une histoire. Mon histoire, et non pas celle d’un autre. Communier ma joie de vivre, mes rêves et mes espoirs, mes déceptions et mes peines. Communier l’être humain tel que je suis, comme vous l’êtes vous aussi. 

Merci de m’avoir lu!

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

La perfection? La recherche ultime du modèle nu

La simplicité est un atout majeur en nudité artistique

La simplicité est un atout majeur en nudité artistique

La perfection? La recherche ultime du modèle nu

Nudité artistique

Nudité artistique

Bonjour tout le monde,

Aujourd’hui, je désire vous parler d’un élément fondamental dans le domaine artistique. Bien que la passion chez l’artiste est sans contredit un élément fondamental qui alimente sa créativité, je vous parlerai plutôt d’une autre pièce majeure qui l’incite à prendre son travail le plus sérieusement possible. Une pièce qui l’incite à voir son talent à la fois comme un don à découvrir et à apprivoiser afin de favoriser un échange véritable entre lui et ses admirateurs sans oublier ses détracteurs. N’oublions pas que nous ne pouvons guère plaire à tout le monde. Ce qui est d’autant plus vrai dans le milieu artistique, et ce que ce soit dans le monde musical, théâtral et du cinéma pour ne nommer que ceux-là.

Je vous parlerai surtout de mon expérience personnelle dans cet article pour l’unique raison que je ne peux pas faire autrement. En effet, qui suis-je pour parler pour les autres? Qui plus est! Mon champs de connaissance est tout de même assez limité en arts. Être modèle nu est l’une des trois passions qui animent ma vie actuelle. La seconde est celle de la photographie et la troisième, qui est fort apprécié par plusieurs de mes amis-es sur les réseaux sociaux, se rapporte à la poésie. Pourtant, ces trois passions ont un point en commun: la recherche de la perfection!

Je serai à jamais reconnaissant à ma défunte mère de m’avoir inculqué un respect indéfectible envers la langue française.

Soyons respectueux de la langue française

Soyons respectueux de la langue française

Une langue noble, riche et diversifiée avec laquelle il est aisé d’exprimer tant notre amour envers l’être aimé que la douleur de l’avoir blessé. D’ailleurs, c’est en diffusant le poème Chanson d’automne de Paul Verlaine que la B.B.C. a averti les Forces Françaises de l’Intérieur, les fameux F.F.I., du débarquement de Normandie afin de libérer la France, et ensuite l’Europe, du joug nazi. Oui, je suis fier de ma langue et je tente par tous les moyens mises à ma disposition de rédiger et de parler avec tout le respect qui lui est dû. Toutefois, je ne nierai pas que mon ascendance québécoise peut m’amener à utiliser des termes, des mots et des expressions propres à mon milieu de vie. Devrais-je en éprouver de la honte? Pas du tout puisque ce sont-là des caractéristiques qui m’aident à garder une simplicité dans tout ce que je rédige ou je compose y compris toutes les poses que je réalise durant les séances de nudité artistique. Autrement dit, la simplicité est comme la modération, çà toujours meilleur goût.

Ma passion pour la photographie

Ma passion pour la photographie

Et pour ce qui est de ma passion pour la photographie? Elle est pour moi le meilleur moyen de saisir l’instant présent. Cet instant que je voudrais tant qu’il dure éternellement. Tout peut être saisi par ma caméra: une fleur qui pousse dans un champs, une rivière qui suit son cours dans un silence quasi contemplatif, le regard d’un homme d’un âge avancé témoin d’événements parfois drôles mais souvent tristes, des beautés féminines qui agrémentent mon existence éphémère et combien précieuse. La liste pourrait s’allonger presque indéfiniment. Il va de soi que ma passion pour l’écrit, pour la photographie et pour la nudité artistique réside sur un aspect majeur et qui est, vous l’avez deviné, la recherche de la perfection.

Je ne dis pas que tout ce que je tente de réaliser est parfait. Loin de moi cette prétention. Il s’agit plutôt d’élever mes attentes sur ce que je veux réaliser. Écrire, non pas seulement pour le simple fait d’écrire car cela équivaudrait à de la masturbation intellectuelle mais pour communiquer, pour entrer en relation avec les autres afin de susciter un débat ou du moins une interrogation de part et d’autres. Photographier pour trouver ce petit quelque chose jadis invisible à l’œil nu mais qui se dévoile sur l’objectif l’espace d’un instant. Poser nu pour se permettre d’être moi-même, d’être authentique, d’être unique et d’être vrai. Être capable non pas de supporter le regard de l’autre sur moi mais d’accepter qu’il me voit autrement de ce que j’aurais pu m’imaginer. C’est-là où réside, veuillez noter qu’il s’agit de mon humble opinion, la perfection.

La recherche de la perfection en tant que modèle nu est la pierre angulaire de toutes mes poses. Je présente tant ma

Tout donner! Tout me donner!

Tout donner! Tout me donner!

vulnérabilité que ma force, mes attributs physiques et ce qui me rend semblable autant que ce qui me différencie des autres à tous les artistes avec qui je travaille. Et, croyez-moi sur parole, vous seriez étonnés jusqu’où je suis allé jusqu’à maintenant sans toutefois verser dans la vulgarité. D’ailleurs, la beauté disparaît dès que la vulgarité pointe le bout de son nez. Fait à retenir! Il s’agit-là de la devise de mon blogue érotique. Oui, la recherche de la perfection m’aide à vouloir tout donner, tout me donner, à chacune des poses tout en tenant compte des personnes à qui j’offre mon corps, mon intimité, la profondeur de mon âme. Voilà pourquoi je vérifie les lieux, le groupe d’âges des gens présents en salle, l’ambiance qui se dégage de mon environnement et, surtout, de l’accueil qui m’est offert par les responsables. À vrai dire, la perfection ne peut être atteinte, peut-elle réellement l’être?, qu’avec l’apport de tous ces éléments évoqués. Renier cette réalité serait nier la vérité. La perfection recherchée en tant que modèle nu est, si j’ose prendre cet exemple, semblable à une pièce musicale capable à elle seule de faire vibrer les cordes sensibles enfouies en chaque être humain. Je dois réussir à communier d’âme à âme, à briser la fausse pudeur qui trop souvent empoisonne les rapports sociaux, à amener l’artiste sur une terre inconnue qui est mon corps nu. Une terre maintes fois labourée par le corps médical, brisée par les quelques comprimés de thalidomide pris par ma défunte mère durant sa grossesse, renforcie par ses expériences de vie, aimée parce qu’elle a été aimée et même en quelques occasions dorlotée et, enfin, ouverte à la vie qui je le souhaite plus que tout sera éternelle.

citation-leonard-de-vinci-11449En résumé, la recherche de la perfection constitue le fondement de mes trois passions qui sont l’écriture, la photographie et être modèle nu. Soyez rassurés-es! Je sais autant que n’importe lequel d’entre vous que la perfection absolue est impossible à atteindre. En tout cas, rares sont ceux et celles qui ont réussi à l’atteindre. Il est bien qu’il en soit ainsi puisque cela me permet, je devrais plutôt écrire que cela nous permet, de rester humble devant la vie et devant l’humanité. Dieu seul est parfait! Dit-on. Dieu merci, je ne le serai jamais.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

L’harmonie dans la diversité des corps nus

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L’harmonie dans la diversité des corps nus

Les hommes ont de tous les temps été fascinés par la diversité des corps. En effet, chaque personne possède un corps qui le différencie de ses pairs lui conférant ainsi une unicité quasi-absolue. Bien entendu, il est possible que cela soit à peine perceptible dans certains cas. L’on a qu’à penser aux jumeaux dits « identiques » pour se faire une petite idée même si il existe chez ces derniers des points qui les différencient les uns des autres mais que seul un œil averti saura les trouver. La génétique n’a pas fini d’en étonner plus d’un.

De plus, le corps est l’unique véhicule avec lequel notre entité spirituelle peut communiquer avec son environnement et nouer des relations avec ses congénères. Il est tout de même triste de constater qu’une proportion considérable des croyances religieuses aient préféré condamner le corps au détriment de l’âme alors qu’ils sont en réalité complémentaires à tous points de vue. En effet, l’âme est le siège des émotions, des sentiments et de tout ce qui compose, pour reprendre l’expression d’Antoine de St-Exupéry, « … l’essentiel qui est invisible pour les yeux ». Posons-nous cette question : Peut-on montrer ce que sont les sentiments de l’amour, de la haine et du désespoir, pour ne nommer que ceux-là? Bien sûr que non. Ils font intrinsèquement parti de ce qui se trouve au sein du cœur de l’être humain.

Toutefois, ces mêmes sentiments peuvent se manifester de diverses façons par le biais du corps. Il est d’ailleurs démontré qu’aucune technologie aussi performante puisse-t-elle être ne remplacera jamais le contact physique. La main maternelle sera toujours précieuse pour le nouveau-né, et ce, peu importe le jouet que l’on lui offrira. Il en est ainsi des relations interpersonnelles où aucun, j’ai bien écrit « aucun », gadget ne saura combler le vide créer par la solitude. Une solitude qui est, trois fois hélas, de plus en plus présente dans notre société dite, quelle ironie!, de « communication ». Les sites de rencontre qui sont en nombre quasi-exponentiel sur le web prouvent indubitablement à la fois la solitude omniprésente chez bon nombre d’Occidentaux et le besoin de nouer une liaison avec autrui qu’il soit ou non du sexe opposé.

Bref, le corps est l’entité à la fois physique et physiologique qui nous différencie de nos congénères mais qui paradoxalement nous en rapproche le plus. Ce qui est encore plus vrai en ce qui concerne le corps nu débarrassé des signes imposés à la fois par les valeurs de la société et par les strates qui la composent. Allez-vous avoir le même comportement envers une personne nue qui se trouverait devant vous alors que dans un autre contexte elle porterait un blouson médical?  Probablement pas! Je le répète: les vêtements, outre leur utilité à nous préserver du froid et des intempéries, véhiculent le système de valeurs qui composent le fondement de la communauté à laquelle appartient l’être humain. Ne reconnaît-on pas les policiers, les pompiers, les ambulanciers et bien d’autres personnes en lien avec leurs fonctions par le biais de leurs uniformes? Il est d’ailleurs souhaitable qu’il en soit ainsi. La diversité des uniformes favorise de manière importante la compréhension du rôle que chacun s’attend à jouer dans les rapports sociaux.

IMG_3276Que peut-on alors affirmer en ce qui concerne l’harmonie dans la diversité des corps nus? A-t-elle une quelconque importance? Les pressions sociales ont-elles un poids véritable sur l’image de sa nudité, sur l’idée que l’on se fait de son corps, sur la valeur liée à son intimité? Peut-on, en avons-nous même le droit?, se trouver beau alors que les médias de masse, sans parler des réseaux sociaux, inondent le peuple de photos de stars de cinéma ou autre qui ont un physique refait maintes et maintes fois par le bistouri? Voilà ce que je tenterai d’éclaircir dans ce qui suit, et ce, dans l’optique de démontrer que c’est dans une diversité pleine et entière qu’une véritable harmonie peut exister. Ce qui est davantage vrai pour ce qui est des corps nus.

L’harmonie des corps a-t-elle une importance plus ou moins réelle de nos jours? Je vous répondrai humblement, et ce à partir de mon expérience personnelle en tant que modèle nu, que la véritable harmonie se retrouve dans la sérénité que peut avoir la personne dans l’acceptation totale de son corps. D’ailleurs, mon expérience vécue avec l’extraordinaire modèle nue vendredi dernier fut pour moi plus que bénéfique. Une femme au corps, que je qualifierais de parfait, a accepté de réaliser une séance photo de nudité artistique avec votre humble serviteur. Un corps féminin versus un corps masculin! Un corps ayant tous ses attributs physiques versus un corps atteint de difformités causées par la Thalidomide! Deux corps diamétralement opposés mais qui ont su aller bien au-delà de leurs différences afin d’emprunter une voie peu fréquentée par le commun des mortels. Le résultat a été exceptionnel sous bien des angles.

IMG_3281Autre question à laquelle je désire répondre se rapporte aux pressions sociales: Peuvent-elles avoir d’une manière ou d’une autre un poids véritable sur l’image de sa nudité, sur l’idée que l’on se fait de son corps, sur la valeur intrinsèque liée à son intimité? C’est sans contredit que je vous réponds par l’affirmatif. Et, croyez-moi sur parole! J’en sais quelque chose. Est-il utile de vous rappeler que je suis l’une des nombreuses victimes de la Thalidomide? Cette situation m’a amené à vivre des événements qui sont dans plusieurs cas loin d’être agréables. À cela s’ajoute l’image colportée dans l’ensemble de la société selon laquelle les personnes vivant avec une situation de handicap sont des êtres asexués. J’imagine bien que vous vous doutez que je n’abonde pas du tout dans une telle affirmation. D’ailleurs, il n’y a pas si longtemps l’Église catholique refusait de manière systématique de célébrer l’union entre des personnes où l’une des deux avait un handicap physique. Cette législation du droit canonique a été rendue caduque lors du concile Vatican II (11 octobre 1962 au 8 décembre 1965). Aujourd’hui encore, l’image angélique de la personne handicapée est présente au sein de la société quoique ce soit beaucoup moindre. Dieu merci!

Nous vivons dans une société où les critères de beauté sont transmis, pour ne pas dire galvaudés, à la fois par les médias de masse et les réseaux sociaux présents sur le web. Peut-on se trouver beau même si nos caractéristiques physiques ne répondent pas impeccablement aux critères de perfection socialement acceptables?  En avons-nous même le droit? Je me rappelle une petite anecdote qui a eu lieu sur la terrasse Dufferin de Québec en juillet dernier. Un charmant artiste-peintre pour qui j’ai posé m’avoua bien candidement, un peu comme un enfant qui confierait un secret à son meilleur ami, que la beauté existe en chacun d’entre nous. Non pas une beauté qui attire le premier regard mais celle qui accroche les yeux du cœur, de l’âme et du plus profond de soi. L’artiste, le véritable, sait où trouver la perle rare qui dévoilera la beauté authentique du modèle. Ce qui est loin d’être le cas des nombreux magazines où la plasticité est devenue le critère de base d’une beauté plus que parfaite, c’est-à-dire une beauté inhumaine et inaccessible pour le commun des mortels à moins d’être fortunés et de ne pas craindre les cliniques de chirurgie esthétique au risque d’y laisser sa santé et même, parfois, sa vie.

IMG_3267Pour terminer mes propos, je vous dis simplement ceci; une harmonie authentique résidera seulement, et seulement si, une diversité des corps nus soit rendue possible parmi le système de valeurs qui forme le fondement idéologique de notre société dite « civilisée ». À cela s’ajoute l’image réellement humaine de la nudité débarrassée de toutes formes de pornographie et d’une fausse pudeur inculquée, pas nécessairement pour des mauvaises raisons, par la moralité héritière du judéo-christianisme. Je fais référence aux pays occidentaux évidemment.

En résumé, être en harmonie avec les autres commence d’abord et avant tout par l’acceptation de nos capacités et de nos limites, par la reconnaissance de nos différences corporelles et par notre aptitude à faire face aux regards de l’autre.

C’est souvent un travail de toute une vie.

Merci de m’avoir lu! 

RollandJr St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada