Archives de tags | attention

Ils sont beaux

« Ils sont beaux » Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par Joël Pèlerin Source : https://www.deviantart.com/charmeurindien/art/They-Are-Beautiful-908748780

Ils sont beaux

 

Ils sont beaux.

Ils sont tellement gros.

Ils sont beaux ces melons.

Ils sont à palper avec attention.

 

Les saints du ciel, eux-mêmes, les convoitent.

On devine leurs idées à leurs langues bien droites.

Pour lesquelles, ils feraient sûrement n’importe quoi ?

À parcourir mers et monde, à devenir les fous du roi.

 

Je me pose toutefois cette question.

Pardonnez-moi, car c’est un peu polisson.

Que puis-je faire pour, avec lenteur, les savourer?

Que puis-je faire pour, avec joie, les déguster?

 

Parmi les sept péchés capitaux.

Certains sont, à mes yeux, tellement beaux.

Outre la luxure pour laquelle je ne saurais me passer.

Même si, dans les flammes de l’enfer, je serai précipité.

 

Celui de la gourmandise vient en second lieu.

En effet, qu’y a-t-il en ce monde de plus merveilleux?

De goûter lorsque l’occasion se présente des melons si bons.

À moins de combiner la luxure et la gourmandise comme de raison.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Danse ainsi, ô, ma chérie

Danse ainsi, ô, ma chérie Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo & modèle : JenovaxLilith

Danse ainsi, ô, ma chérie

 

Tu es si belle en ce matin.

Un matin si beau et sans chagrin.

Tu as eu l’idée de faire jouer cette chanson.

Sur laquelle, en cette soirée d’amour, nous dansions.

 

Une soirée où nous nous sommes rencontrés.

Par une soirée d’été après que la pluie est tombée.

Tant de femmes étalèrent leurs charmes à la recherche d’un amant.

Mais, aucune d’elles ne possédait, la grâce ton extraordinaire talent.

 

Ô, mon amour, tu savais si bien te déhancher,

Sur la piste de danse où je suis allé te trouver.

Tes pas enflammèrent l’air ambiant prestement,

Mon cœur succomba à ta beauté inévitablement.

 

Je t’ai fait mes yeux les plus doux,

Car, je suis de toi devenu amoureux fou.

Tu t’es alors approchée pour m’offrir un verre.

Une telle offre, crois-moi, je ne m’y attendais guère.

 

Assis à une table, nos yeux ne pouvaient pas se laisser.

Il y avait quelque chose dans l’air qui nous avait ensorcelés.

Nos mains se frôlèrent avec une si grande précaution,

Qu’il nous avait fallu y prêter une attention !

 

Nous avons discuté de tout et de rien.

Et puis, sans crier gare, j’ai glissé ma main.

Dans la tienne, car je voyais bien par ton regard,

Que je devais faire le premier pas avant qu’il soit trop tard.

 

Nous avons alors commencé à échanger à nous fréquenter,

Sans précipitation, de la passion à l’amour, nous sommes passés.

Que de rires et de secrets nous avons partagés jusqu’à ce jour !

Où nous nous sommes dit « oui » au pied de l’autel pour toujours.

 

Tu es maintenant si légèrement vêtue.

Alors que moi, dans notre lit, je suis entièrement nu.

Mais, si cela fait ton bonheur, danse ainsi, ô, ma chérie.

Depuis que tu es avec moi, tout est si merveilleux dans ma vie.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Les jumelles

Les jumelles Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo :JRekas Source: https://www.deviantart.com/jrekas/art/A-kiss-of-love-894442104

Les jumelles

 

Quand j’étais jeune enfant,

Il y a de cela fort très longtemps,

À une époque où tous les rêves étaient permis,

Ces années folles où il faisait si bon vivre sa vie.

 

En ma cité, un cirque venait chaque été.

De sa présence tant attendue agrémenter nos journées.

Les premiers jours des vacances après les longs mois d’école.

Passés sur les bancs en écoutant parfois sagement l’enseignante Nicole.

 

Il y avait, sous le majestueux chapiteau.

Des clowns, des jongleurs, sans oublier des animaux.

Des lions qui par leurs pelages m’amenèrent sur de lointaines plages,

Des tigres et des éléphants provenant de l’Inde, pays de mystiques et de sages.

 

Étant assis à la première rangée pour ne rien manquer,

Deux jongleuses aux couleurs vives j’ai vite remarqué.

Des pastels variés agrémentèrent leur mystérieux regard,

De leurs prouesses, mes yeux d’enfant en étaient hagards.

 

Aucun mot leur était utile pour se comprendre,

Car chacun de leurs gestes était calculé sans s’y méprendre.

Costumées avec simplicité, elles mettaient l’accent sur leurs prouesses,

Leurs performances réalisées tant avec attention qu’avec délicatesse.

 

De leurs corps à la fois frêles et agiles,

Elles savaient mettre mon attention fébrile,

Balles multicolores passèrent de mains en mains,

Suivies de torches enflammées avec un aplomb certain.

 

Le tout accompagné avec grâce au son d’une mélodie,

Interprétée au piano par un pianiste vêtu d’un habit en satin gris.

Sous les projecteurs, elles savaient capter l’attention de l’auditoire.

Tel spectacle incroyable qu’elles offraient en cette représentation du soir.

 

Un divertissement qui restera pour toujours dans mon cœur d’enfant,

Un cœur qui vieillira au fil des jours, des mois et des saisons assurément.

Une chose restera à jamais gravée en ma mémoire à propos de ces jumelles,

Ce qu’elles étaient, sous les feux de la rampe, si captivantes et si belles !

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Parfois, il faut mettre un stop

Parfois, il faut mettre un stop Texte de Rolland Jr St-Gelais Photo par Gb62da Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/Stop-888369858

Parfois, il faut mettre un stop

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous pouvez profiter des rayons chauds du soleil, surtout en cette période de canicule, que l’on a au Québec actuellement. De mon côté, je profite de chaque occasion qui passe pour me remplir l’esprit de pensées positives, lorsque je me promène en quadriporteur sur la piste cyclable qui passe devant mon domicile. Une piste cyclable dont le parcours mène en des lieux de repos entourés de verdure où de charmants écureuils gambadent joyeusement ici et là pour le plus grand plaisir de l’auteur de ces lignes.

Il m’arrive souvent de réfléchir lors de mes promenades. Ces réflexions portent sur des éléments de l’existence humaine. Des éléments tant intérieurs qu’extérieurs qui jalonnent l’expérience de la vie. Vous conviendrez qu’ils sont légion chez bon nombre d’individus. Qui plus est! De tels éléments influencent de manière très négative nos esprits.

En ce qui me concerne, j’ai remarqué qu’il ne se passe pas une journée où le négativisme soit omniprésent en particulier dans les médias de masse. Voilà pourquoi j’ai pris la décision de mettre un frein, ici, au Québec, on dit mettre un stop, à cet afflux de négativisme. Quand cela devient trop, il est inutile de vouloir encaisser au risque de perdre notre santé physique et psychologique.

Mais, qu’en est-il de relations toxiques que nous entretenons au quotidien? J’inclus par le terme de « relations toxiques » autant les amitiés que les relations amoureuses et même de simples relations de travail, voire certaines rencontres d’individus qui grugent notre énergie. Certes, nous avons un besoin foncier d’établir des relations avec autrui qui peuvent dans certains cas mener à des liens amicaux. Doit-on pour autant ouvrir notre intimité au premier venu? Bien sûr que non. C’est une question de protection de sa personne.

Chaque relation doit être basée d’une part, ce qui peut être acceptable d’être dévoilé et, d’autre part, ce qui ne l’est pas. Ce qui inclut les relations amoureuses. En effet, le pouvoir de garder secret un jardin est à la base d’une harmonie saine entre les individus. Telle une porte blindée protégeant un trésor d’une valeur inestimable contre des gens malintentionnés, être capable de savoir garder le secret sur l’aspect le plus intime de notre vie personnelle est le gage d’une grande sérénité.

Pour se faire, une seule chose doit être pratiquée de manière absolue. Une chose que bien des gens ont ignorée au fil des années. C’est-à-dire de savoir mettre un frein à tout ce qui nous empêche d’atteindre cette sérénité. Et comment cela peut-il être possible? Tout simplement en mettant en pratique ceci : « se mêler de nos affaires et faire en sorte qu’autrui ne se mêle pas des nôtres ».

Cela me fait penser à la formule que les membres de la communauté médiatique du Québec ajoutent en bas de leurs communiqués de presse. En l’occurrence, il s’agit du chiffre -60-. Ici, tout ce que l’on doit retenir c’est que tout ce qui peut être dévoilé se retrouve au-dessus de ce chiffre et tout ce qui ne se dévoile pas se résume en une page blanche. C’est aussi simple que cela.

Merci infiniment de votre attention

Rolland Jr St-Gelais de Québec au Canada

La femme chauve-souris

La femme chauve-souris Par Albert Joseph Pénot (1862-1930)   Source : https://www.deviantart.com/appetitive-soul/art/Penot01-887294774

La femme chauve-souris

Par Albert Joseph Pénot (1862-1930)

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien et que le mois d’août se déroule selon vos attentes. De mon côté, tout va à merveille. Je pourrais ajouter que ma vie va de surprise en surprise. En effet, chaque journée amène des nouvelles parfois cocasses, parfois drôles, et, Dieu merci, moins souvent tristes. Ainsi va la vie. Il faut la prendre comme elle est et en tirer son meilleur. 

À propos de belles surprises, j’ai trouvé une photo d’une œuvre extraordinaire, réalisée par Albert Joseph Pénot (1862-1930) et qui s’intitule  » La femme chauve-souris ». Une œuvre d’art qui m’a fait sourire dès l’instant où je l’ai trouvée.  Vous savez bien qu’un des personnages de bandes dessinées les plus connus à notre époque n’est nul autre que Batman, la chauve-souris. Personnage tout de noir vêtu et maniant à la perfection ses accessoires contre les criminels aux esprits tordus et sans foi ni loi.

Toutefois, je dois reconnaître que l’œuvre de Albert Joseph Pénot m’a étonné pour diverses raisons. Mais, dans un souci d’alléger ma présentation, je me contenterai d‘en énumérer seulement deux. Il s’agit sans aucun doute des plus importantes, du moins à mes yeux.

En premier lieu, la notion même de « femme chauve-souris » est née bien des années avant la création de Batman. Qui plus est! La première a vu le jour, je devrais plutôt écrire « la nuit », vers 1890 France alors que le second est apparu le 30 mars 1939 en Amérique du Nord. Deux cultures distinctes, deux pays aux mœurs et coutumes diamétralement opposées et deux nations parlant deux langues différentes. Celle de la langue de Molière constitue une richesse inestimable pour la nation de l’hexagone tant que la langue de Shakespeare est l’apanage des descendants de la divine Albion.

En second lieu, les deux œuvres dénotent chacune à sa manière un érotisme particulier. En effet, la perfection des corps renvoie à une image sensuelle tant de l’homme que de la femme. Une sensualité que je qualifierais de mystérieuse, voire d’interdite, pour le commun des mortels. Et, croyez-moi, le terme de « commun des mortels » est tout à fait approprié dans mes propos. Par le fait que, d’une part, la « femme chauve-souris » est, par sa nature, affublée de certains attributs propres à la chauve-souris et ne peut, par le fait même, enjôler les hommes par son charme que la nuit tombée alors que, d’autre part, Batman revêt un habit afin de garder secrète sa véritable identité face à ses nombreux ennemis.

Il va sans dire que la nudité à la fois gracieuse et noble de la « femme chauve-souris » va à l’encontre du personnage même de Batman. Une telle absence de nudité chez le justicier masqué serait-elle une conséquence indirecte du puritanisme anglo-saxon qui prévalait au sein de la société étatsunienne de cette époque? C’est possible.

Quoiqu’il en soit, la découverte de la « femme chauve-souris » m’a agréablement surpris. Une surprise telle que cela a incité votre humble serviteur à rédiger un article sur le sujet. Un sujet qui mérite amplement d’être abordé au sein de mon blogue artistique dédié à la nudité artistique, à la photographie et à la poésie ainsi qu’à mes nombreuses réflexions personnelles.

Je vous remercie de votre attention.

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada