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Femmes aux milles couleurs

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Superbe dessin réalisé par Monika Gailloux de Montréal

Femmes aux milles couleurs

 

Femmes étrangères,

Femmes de pays en guerre,

Femmes d’enfants rêvant de paix,

Femmes qui donnent avec bonté de son lait.

 

Femmes de la lointaine Asie,

Femmes  de Guinée et de Papouasie,

Femmes amoureuses de ses conjoints et amants,

Femmes protectrices de sa maisonnée et de ses enfants.

 

Femmes fatiguées de porter dans le silence,

Les douleurs insidueuses de l’histoire qui élancent,

Leurs cœurs accablés du désespoir de leurs descendances,

En prenant  conscience de l’avenir qui les attend dans leur  insouciance.

 

Femmes sur les terres d’Amérique,

Femmes des savanes de l’indomptable Afrique,

Femmes essayant de survivre de maigres pitances,

Comme celles gavées par l’abondance et vivant de l’opulence.

 

Femmes des  aurores boréales,

Femmes des champs fertiles des terres australes,

Femmes libérées qui jouent pourtant à  la pucelle,

Femmes de tous les styles et pourtant toujours belles.

 

Femmes mythiques,

Qui inspirent des chansons si magnifiques,

D’une époque où tout était beau où tout était possible,

Où l’amour rhytmait avec liberté et loin des prêcheurs de la bible.

 

Femmes objets de désirs,

Femmes insoumises avec de  beaux sourires,

Peu importe qui vous êtes et où vous soyez sous le ciel,

Vous êtes femmes aux milles couleurs et de véritables merveilles.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Matane (Québec)

Canada

La représentation des parties intimes de l’homme dans  l’art du nu.

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Superbe dessin réalisé par Caroline Bertrand

La représentation des parties intimes de l’homme dans  l’art du nu.

 

Bonjour tout le monde,

33216395_10155702059692523_8022819989180383232_o (1)Je suis encore dans la belle ville de  Matane en Gaspésie où je profite de la beauté des lieux. Ce qui ne  m’empêche pas de poursuivre mes publications au  sein de mon blogue consacré à la  poésie, à la photographie et, surtout, à  la nudité artistique. Par ailleurs, étant membre d’un groupe artistique sur Facebook, il m’arrive souvent de faire des découvertes forts étonnantes lesquelles apportent  un questionnement notable pour votre  humble serviteur. Oui, il m’arrive parfois de  réfléchir sur  des aspects très souvent inédits propres à ce domaine qui me passionne. Par exemple, quelle est donc la représentation des parties intimes de l’homme dans l’art du nu ?

Comme vous pouvez le remarquer, un tel dessin est tout simplement magnifique. Il est une  preuve indéniable d’un travail hors pairs et d’un grand talent chez l’artiste. Cela m’a tout de même incité à poser une simple et délicate question : pourquoi a-t-on cette tendance à camoufler les parties intimes de l’homme nu? Personnellement, je trouve cette réalité du corps de l’homme aussi belle et digne d’intérêt que tout le reste de son corps.(1) 

Mon bon ami Noble Roro de la France m’a répondu en ces termes : « Je suis assez d’accord avec toi, je ne comprend pas pourquoi il faille toujours le cacher, et même déjà aussi devoir le raccourcir lorsque il est normal. Et puis ma grande question c’est pourquoi ne voit-on pas plus de nus masculins car certes les femmes sont magnifiques mais les hommes le sont aussi, un petit geste mesdames les artistes ! »

Mais qu’elle est l’opinion de la principale intéressée ? Je lui ai donc posé la question et l’élaboration de sa réponse m’a beaucoup plu. C’est ainsi que selon elle « … les parties masculines sont rarement représentées directement. L’oeuvre précédente se veut simplement évocatrice mais je crois qu’une oeuvre ou le sexe de l’homme est directement représenté nous livre une partie très intime rarement révélée… à la fois tendresse et puissance.»

Toujours selon Caroline Bertrand, « Pour ce qui est de mon envie de la place des parties intimes dans l’ art, la création va souvent avec l’inspiration, le beau, le désir alors pour une femme le corps d’un homme est attirant, que ce soit pour sa force, sa douceur, son abandon. La représentation doit porter en elle ce respect si j’ose dire, respect du beau, respect de la confiance que l’on nous livre en nous présentant ce qu’il a de plus intime et authentique.»

33522095_10210838059297917_7078729711584542720_oFinalement, et pour conclure  mon article, je dois  avouer qu’en ce qui me concerne, lorsque je pose nu pour des écoles d’art et des ateliers, il me fait un devoir de ne jamais cacher mes parties intimes. Qui plus est ! Il m’est déjà arrivé, de manière rarissime et involontaire, d’y avoir des vibrations lesquelles annoncèrent une érection durant la pose. Cela a été grandement apprécié des artistes présents en salle et ce pour deux raisons principales. En premier lieu, cela leur a permis de prendre conscience de la vitalité qui habitait en moi. En second lieu, cela avait démontré mon aisance face à ma nudité sans gêne mais avec un respect profond pour ce que je suis. Un être humain pleinement masculin et viril.(2)

Merci de m’avoir lu et grande reconnaissance aux artistes qui ont bien voulu partager leurs opinions sur un tel sujet.

RollandJr St-Gelais

Matane (Québec)

Canada

(1) Cette idée est d’ailleurs partagée par Monika Gailloux. (2) Magnifique dessin d’un homme nu où les parties intimes y sont représentées en toute simplicité.  L’auteur est Monika Gailloux.

Une question de choix

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Les choix nous appartiennent. C’est à nous de les assumer.

 

Une question de choix

Bonjour tout le monde,

J’espère de tout mon cœur que la vie est belle et31403703_10155647224112523_8906807323364687872_o bonne pour vous. De mon côté, la vie est tout simplement fantastique avec, malgré tout, ses hauts et ses bas. D’ailleurs, certains événements ne pourront jamais s’effacer de ma mémoire. En effet, cette semaine est le 46e  anniversaire de l’assassinat de mon frère aîné Hermann. Il fut tué lors de la manifestation qui a eu lieu à Sept-Îles le 10 mai 1972 à l’occasion d’une manifestation  dans le cadre de la grève du Front commun intersyndical qui ébranla l’ensemble du Québec.

Vous savez comme moi que souvent nous n’avons pas d’autre choix que d’affronter des événements que la vie nous met au défi de surmonter. Ce qui ne veut pas dire que nous n’avons jamais le droit choisir ce que nous voulons être. Le choix est un privilège que seuls les êtres humains possèdent de par leur nature propre. 

Pour alléger mon propos, je fais ici référence au style que nous pouvons choisir dans l’optique d’être en harmonie avec notre corps. Par exemples, nous pouvons chercher à perdre du poids, se refaire certaines parties de notre anatomie grâce à la chirurgie esthétique, se faire teindre les cheveux, etc. Oui, c’est un fait indéniable que l’homme est un être humain parfois mécontent de sa réalité.

Pour ma part, je ne pourrai jamais me faire pousser les membres qui me manquent depuis ma naissance. Je suis né ainsi et, à moins d’un miracle, je finirai ma vie ainsi. D’ailleurs, je ne vois pas pourquoi j’opterais pour une autre réalité que celle vécue jusqu’à maintenant puisque la chance de vivre autrement ne m’a pas souri. N’allez pas croire que je me plains de mon sort. Loin de moi cette idée farfelue.

Certes, j’ai subi des opérations tout au long de mon enfance et dont les résultats sont dans l’ensemble plus que satisfaisants. J’ai par ailleurs aussi subi une intervention chirurgicale et ce à ma demande dans un souci de satisfaire ma propre image corporelle. Et, je dois avouer que j’en suis vraiment très fier surtout en tant que modèle vivant. Inutile d’élaborer davantage sur ce point.

Moi, normalMais il y a aussi des choix qui s’offrent à nous, à vous comme à moi, qui peuvent faire une différence notable dans notre propre perception de notre corps. J’ai, à titre d’exemple, fait le choix de porter la barbe. Un choix qui peut vous sembler anodin. Pourtant, cela a eu un impact plus que positif sur mon estime personnelle. En effet, je ne compte plus le nombre de fois où les gens, parfois de purs inconnus, m’ont complimenté au sujet de m’être laissé pousser la barbe. C’est notamment le cas de plusieurs femmes qui prennent quelques minutes de leur temps afin d’entreprendre une conversation avec votre humble serviteur.

Ici, je reconnais avoir une dette envers mon barbier qui m’a fortement conseillé de faire un tel choix. De toutes façons, il m’aurait été aisé de me raser advenant le cas où le résultat aurait été aux antipodes de mes attentes.

Dans un autre d’idées, il est possible que nous demandions l’avis à nos connaissances et amis avant de se fixer sur notre choix. Un fait demeure : les femmes sont souvent davantage portées à se préoccuper de leurs coupes de cheveux que nous les hommes. Bon! Je reconnais que c’est peut-être faire une généralité. Ici, l’essentiel est que chaque femme se doit de choisir ce qui la rendra d’abord et avant tout heureuse et bien dans sa peau tout en la mettant en valeurs auprès de ses pairs.

J’ai à titre d’exemple, cette photo (1) tout à fait magnifiquereceived_10155677705522523 de cette amie. Elle est à la fois un modèle vivant extraordinaire et une photographe hors pair. Il va sans dire que je suis littéralement ébahi par la féminité qui se dégage d’une telle photo. Une féminité qui évoque le style connu sous le vocable de “vintage”. Un style accentué par le fait qu’elle a les cheveux courts mais aussi parce que cette photo est réalisée en noir et blanc. Mais attention! J’ai eu l’opportunité d’admirer d’autres de ses réalisations photographiques dans lesquelles une longue chevelure lui va à merveille.

Ici, l’essentiel, et je sais bien que je me répète, c’est de faire le choix en fonction de ce que nous voulons être ou ne pas être. Bon! J’admets que ladite photo me plaît énormément. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle je l’ai choisie afin d’illustrer mes propos.

Quoiqu’il en soit, le choix définitif appartient de manière sans équivoque au modèle et à lui seul. On peut répondre à ses interrogations mais la décision finale lui appartient.

Je vous souhaite de faire les choix qui sauront vous satisfaire.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St Gelais de Québec au Canada

(1) Crédit photographique : Pascal Deschênes photographe Modèle vivant : Phylactère

Quelques mots que j’adresse à Dieu

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Quelques mots que j’adresse à Dieu

 

En cette veille de joie parmi nombreuses chaumières,

Où grandes et petites familles festoieront ici et au-delà des mers,

Où rires et sourires couvriront les quelques années de dur labeur,

Où des femmes surent malgré tout donner à leurs enfants du bonheur.

 

Je me souviens de celle qui m’a donné le jour en une heure,

De celle qui m’a réconforté dans les moments de malheur,

De celle qui en dépit des pires pronostics a su croire en moi,

Même si je ne suis ni un prince et encore moins un puissant roi.

 

On dit qu’il n’est jamais tard pour exprimer,

À ceux qui nous accompagnent sur les chemins,

Sur les multiples routes qui jalonnent nos destins,

Que malgré nos silences, nous les avons tant aimés.

 

C’est d’autant plus vrai en cette journée printanière,

Où je me remémore le temps où ô mère tu jouais à la jardinière.

Dans ton jardin où poussaient centaine de fleurs aux milles couleurs,

Et ta fidèle compagne à quatre pattes à tes côtés pour éviter que tu aies peur.

 

On dit que derrière chaque grand homme se cache une femme,

Moi, je dis que derrière chaque adulte heureux se cache une tendre mère,

De par sa présence parfois discrète nous protège de bien des peines éphémères,

En nous enseignant que notre future épouse devra être traitée telle douce flamme.

 

Oui, richesse rend à l’homme cœur vraiment léger.

Oui, bonne santé rend à l’homme esprit tellement heureux.

Oui, marcher main dans la main donne à l’homme un cœur si joyeux.

Oui, de l’élue de son cœur l’homme bon peut attendre un doux baiser.

 

Mais, que reste-t-il depuis ton silence, ton absence ?

Que puis-je faire pour ramener fut-ce qu’un instant ta présence ?

Un simple geste, une pure parole, que l’on appelle simplement prière,

Ces quelques mots en toute humilité que j’adresse à Dieu pour toi ma mère.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Un gentil mot de reconnaissance …

 

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Réalisé par Didier Graire Quand ? Nuit du modèle vivant à Caen

 

 

Un gentil mot de reconnaissance …

Bon dimanche tout le monde,

Je partage avec vous un gentil mot de reconnaissance qu’un ami artiste de la France m’a fait parvenir cette dernière semaine. Un mot qui m’a fait vraiment plaisir de lire et de partager avec vous. (Avec la permission dudit artiste.)

 » Bonsoir…. juste pour te remercier de m’avoir informé de cette nuit du modèle vivant à Caen… c’était génial… cette soirée restera inoubliable pour moi… et ça c’est grâce à toi… amitiés. « 

Et pour ce qui est de son expérience ? Il l’a décrit en ces quelques mots…

 » La route a été longue… beaucoup de bouchons… mais ça en valait la peine… il y a eu 3 h de séances dans 3 salles avec des tableaux du 17è… on pouvait changer de salle durant les pauses… il y a eu 120 artistes pour 5 modèles hommes et femmes… très bonne organisation (…) quant à moi je n’ai pas été au top de ma forme. « 

De la part de DGraire sur Instagram

Vous pouvez me croire que cela m’a procuré beaucoup de joie en lisant un tel message de remerciement.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Trois autres de ses oeuvres tout à fait remarquables…

Je me suis permis de leur donner un titre à chacun.

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Intemporalité de Didier Graire

Et

 

Aspects

 

Aspects de Didier Graire

 

 

Et

 

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Sur le vif  de Didier Graire

 

 

À la découverte d’un modèle nu féminin

À la découverte d’un modèle nu féminin

Source : https://actu.fr/normandie/caen_14118/caen-modele-vivant-marie-pose-nue_15143249.html

 

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©Arnaud Héroult/Liberté Le Bonhomme Libre

 

Caen : modèle vivant, Marie pose nue

Depuis quatre ans, Marie Bâton de Caen est modèle vivant. Elle pose nue pour des cours de peinture, dessin ou modelage. 

Pour la première fois, le musée des beaux-arts de Caen organisait la Nuit du modèle vivant jeudi 18 janvier.

Une centaine d’élèves, étudiants ou amateurs, sont venus dessiner des nus académiques. Face à eux, quatre modèles posaient nus (3 femmes, 1 homme), dont Marie Bâton.
Une sorte de retour aux sources, mais de l’autre côté du chevalet pour la Caennaise âgée de 30 ans. « Lycéenne (au lycée Fresnel à Caen) j’ai suivi les cours du soir à l’école des beaux-arts. Cela m’avait laissé un bon souvenir. »

Sans formation particulière, il y a quatre ans Marie a posé sa candidature à l’ESAM (école supérieure d’arts et médias) à Caen. Elle a été retenue.

« Comprendre son propre corps »

« Cela a alors dépassé mes attentes », s’éclaire cette joueuse des Hippocampes, l’équipe de roller hockey de Luc-Sur-Mer. « J’ai appris en échangeant avec les professeurs et les élèves. Leurs attentes, leurs envies. Il faut comprendre son propre corps. »
Un cours, « c’est 2 à 3 h. Des fois des journées complètes de 6 h ». Seul répit pour le modèle, une pause d’un quart d’heure toutes les heures.

Métier physique, le modèle doit savoir « supporter la douleur, mais sans souffrir ». Les douleurs, ce sont toutes ces tensions, points d’appui (tête sur un genou par exemple), engourdissement ou « crampes, heureusement je n’en ai jamais », rigole Marie Bâton, qui en revanche peut avoir la tête qui tourne après une longue pose.
En revanche, se dénuder, n’est pas un souci.

La nudité : un objet d’étude

 » La nudité est synonyme d’intimité, mais lors d’un cours nous sommes un objet d’étude. C’est un travail. Il existe pourtant des modèles très pudiques ou complexés, plus souvent des femmes. Et du côté des élèves novices, ils peuvent être gênés 5 minutes, ensuite le regard change. « 

À tel point que régulièrement, Marie croise en ville un élève qui ne la reconnaît pas « du premier coup d’œil ! ». 

Pas gênée de ses formes, la jeune femme considère :
 » Qu’il faut des modèles aux gabarits différents. Il ne faut pas lasser les élèves et les professeurs. N’avoir que des corps de déesses ou d’apollon, ce n’est pas bon. Être trop squelettique n’est pas apprécié non plus. « 

En revanche, si elle est aussi une passion, « la profession de modèle vivant n’est pas reconnue. Ce sont des vacations, des contrats ponctuels. Nous n’avons aucune sécurité. »

Du yoga hard

Marie Bâton, malgré ses cours à l’ESAM ou lors d’ateliers en MJC par exemple n’arrive pas à joindre les deux bouts.

 » Je ne peux pas en vivre et pourtant c’est mon métier. Je prends donc régulièrement des boulots de nuit. « 

Les deux travails s’enchaînent parfois. Il faut alors ne pas écouter sa fatigue. Mais justement à quoi pense un modèle pendant qu’il pose ?  » À tout ! A notre liste de courses, au film qu’on veut aller voir, au ménage en retard « , rigole Marie Bâton. Mais des fois on ne pense à rien. Dans ces cas-là, le corps est toujours mis à contribution, mais l’esprit est détendu. C’est une sorte de yoga hard : on fait le vide et on morfle un peu…

Avec quelques récompenses aussi. Marie a ainsi reçu des cadeaux d’élèves. « On m’a offert des aquarelles et des croquis. » Une sorte de retour sur soi.

Je me suis toujours questionné.

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Je me suis toujours questionné.

Bonjour tout le monde,

Comment allez-vous ? Que se passe-t-il de bon dans vos vies respectives ? Quels sont vos activités, à part votre travail, qui vous occupent ? Avez-vous des projets pour le reste du mois de janvier ? Et que dire pour le restant de la saison hivernal ? Pour ma part, tout va très bien même si les services météorologiques du Canada annoncent une période de pluie verglaçante pour les jours à venir. Qu’à cela ne tienne, je suis paré à toutes les éventualités.

20171122_184759Sous un autre ordre d’idée, je me suis questionné ces derniers jours sur un aspect particulier des séances de nudité artistique pour lesquelles je pose. Quel sentiment je ressens lorsque je pose nu devant un groupe d’étudiantes en arts ? Certains d’entre vous seraient portés à croire que j’en retire un quelconque plaisir qualifié de  » sexuel « . Or, il en est strictement rien. La raison repose sur un postulat de base : l’art est mon objectif principal. Il en a toujours été ainsi et il en sera de même maintenant et à l’avenir. Tenez-le pour dit, une fois pour toutes. Est-ce assez clair ?

20171122_181530Pourquoi donc m’être questionné sur ce sujet ? Je répondrai à cette problématique par le fait suivant : J’ai l’impression, est-il utile de vous rappeler que le sentiment est la pierre d’angle de toute création artistique ?, que chacune des artistes en herbe membre du sexe opposé me revête de son propre regard à chaque fois qu’elle pose les yeux sur la fragilité, en y incluant ma masculinité, de mon corps. Elle recouvre, de par sa recherche de cet endroit à immortaliser sur sa toile, d’un voile pudique cette nudité par une passion qui anime chacune d’entre elle.

Oui poser nu est pour moi une source immense de plaisir. Mais ,il s’agit d’un plaisir dénoué de toute arrière-pensée malsaine qui risquerait de faire perdre la noblesse à cette profession digne du plus grand respect. Voilà pourquoi la passion, tant pour les artistes féminins que pour votre humble serviteur, pour cet art m’habille à chaque fois que j’enlève mes vêtements. Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Je suis fier

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Je suis fier

 

Je suis fier

De mon corps de fer

Fer blanc forgé avec force

Et viril d’un amour si féroce.

 

De ce tendre visage

D’un homme pas toujours sage

Aimant la vie mais ne craignant pas la mort

Car c’est-là où chacun connaîtra son sort.

 

Heureux en mon sein

Car bien des maîtresses m’offrirent leurs siens

De ces femmes aux courbes magnifiques

Et que dire de leurs regards si féeriques ?

 

Amoureux d’un soir

Ou d’une vie sans espoir

Amours de cette lointaine jeunesse

Où elles adorèrent m’offrir leurs chaudes caresses.

 

Que pourrais-je vous offrir ?

Pour vous faire à nouveau jouir ?

Que je suis heureux en mes pensées

Car j’ai su à la fois vous combler et vous aimer.

 

De

 

RollandJr St Gelais

Québec (Québec)

Canada

Des mains féminines

 

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Modèle nu ? RollandJr St-Gelais  Lieu ? Liveart de Montréal

 

 

Des mains féminines

Bonjour tout le monde,

Comment se passe votre dernière semaine de novembre ? Pour ma20171122_202348 part, je dois reconnaître que tout va à merveille. En effet, je constate avec un immense plaisir que ce mois a été rempli de belles expériences vécues en tant modèle nu pour des écoles d’arts tant sur la lointaine côte-nord, plus précisément à Sept-Îles, que dans la métropole du Québec, c’est-à-dire Montréal. Un des éléments qui a rendu mes séjours réellement satisfaisant est sans contredit la rencontre de gens extraordinaires. Des gens avec qui j’ai pu partager des idées sur de nombreux sujets et qui sont souvent originaires de pays où la culture y occupe une place centrale.

Toutefois, un autre élément qui m’a agréablement étonné, c’est de constater jusqu’à tel point mon physique, lequel est loin de constituer un handicap quelconque à mes yeux, semble être perçu de manière fort éloquente de la part des artistes féminines. Une perception de la réalité qui est vécue avec une touche qui m’est tout particulièrement satisfaisante. En effet, la vision semble non pas sublimer mon handicap mais plutôt à le juxtaposer de façon à y trouver une harmonie.

20171122_210257Ceci peut vous paraître étrange, mais j’ai vraiment aimé vivre cette expérience de modèle nu devant un groupe composé presque exclusivement de femmes, de surcroît fort jolies, qui ont su apprivoiser leurs regards face à un homme possédant des attributs physiques quelque peu hors de l’ordinaire. Qui plus est ! Le dialogue qu’elles et votre humble serviteur avions eu a favorisé une compréhension mutuelle de nos attentes. À cela vient s’ajouter la participation active d’une amie, une femme de grande beauté, non seulement en tant qu’aide personnelle, et photographe attitrée pour les photos qui agrémentent les articles concernant ladite séance, mais aussi en tant que modèle nue à l’occasion de certaines poses réalisées en duo.

Bref, le mois de novembre est jusqu’à maintenant l’un des plus productifs de l’année en cours. Mais, ce n’est pas terminé puisque je serai à Trois-Rivières ce mercredi pour une autre séance de nudité artistique. Là aussi, je serai accompagné par une charmante jeune dame.

C’est à suivre …

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

 

Rencontre avec des modèles …

 

 

Rencontre avec des modèles qui acceptent de poser nus lors des ateliers à la Maison des associations

Transposée dans le domaine de l’art, la nudité se déleste des préjugés qui lui collent à la peau. Elle devient alors un support, un moyen d’expression qui créé une symbiose entre l’artiste et son modèle.

«Trop souvent dans l’esprit des gens, la nudité est assimilée à la sexualité. Mais quand on dessine, on est très loin de ça. » Président de l’association de l’Atelier de modèle vivant du Saint-Amandois, Cyrille Auvity propose des cours de dessins à partir de modèles, hommes ou femmes, nus.

« C’est un nu naturel »

Cette démarche artistique suscite souvent la curiosité du grand public. « Quand on parle de modèle vivant, on a régulièrement des regards interloqués, curieux et des remarques qui renvoient à la sexualité. » Des réactions qui sont pourtant à l’opposé d’une réalité artistique où modèles et dessinateurs entrent dans une démarche commune guidée par le respect.

« Je n’ai jamais entendu une seule blague grivoise, confie Cyrille Auvity qui est également dessinateur. C’est beaucoup plus respectueux que sur une plage. Il y a un véritable échange entre les artistes et leur modèle. »

Christian Dehaene, modèle masculin depuis une vingtaine d’années, confirme cette notion d’union.

« Le nu, c’est secondaire. Être modèle, c’est être un acteur qui parle avec son corps. Quand on pose, il faut avoir une expression, un mouvement pour communiquer avec les artistes. Le visage doit être en adéquation avec le corps. Il y a une expression qui passe, c’est très important. » Si certains modèles posent occasionnellement, Christian Dehaene en a fait son métier, s’imposant une bonne hygiène de vie. « Il faut être très physique, confie le modèle. Je suis spécialisé dans la pose longue debout. Les appuis comptent beaucoup, c’est très technique, il ne faut pas avoir de crampe. »

Tatouage, piercing, bronzage, hématomes, etc., il s’interdit toutes traces étrangères sur le corps. Quant à la gêne de poser nu, il avoue ne pas la ressentir. Au contraire. « Je suis plus à l’aise nu qu’habillé. C’est un nu naturel. Je suis dans mon élément. »

Une aisance pas forcément donnée à tout le monde, comme en témoigne Nathalie Bauche, qui a posé nue pour la première il y a deux ans. « Au début, on a très chaud, on est très gêné, relate la quadragénaire. Après, on est dans le bain, on arrive à se mettre à l’aise, les positions viennent naturellement. » En posant nue, la Saint-Amandoise ressent une grande liberté et arrive à prendre davantage conscience de son corps. « À la fin de la séance, je suis émue de me voir sur une toile. On voit son corps autrement que sur une photo. »

Des modèles saint-amandois, Cyrille Auvity n’en trouve que peu. « Dans les petites villes comme la nôtre, c’est un peu compliqué car tout le monde se connaît. Les personnes qui seraient intéressées ont peur de se retrouver face à des gens qu’ils connaissent. » La compensation financière de 20 euros de l’heure pour les modèles de l’Atelier saint-amandois peut parfois les motiver à franchir le cap.

« Il y a un véritable échange entre les artistes et leur modèle »

« J’ai parfois des étudiants en BMA (Brevet des métiers d’art au lycée Jean-Guéhenno NDLR) qui ne sont pas de Saint-Amand. » Quant à l’âge et aux critères physiques requis pour être modèle, il n’y en a pas. « Tout est intéressant à dessiner, confie Cyrille Auvity. Les critères physiques de la beauté tels qu’on les connaît aujourd’hui ne sont finalement pas très appropriés pour le dessin. Une fille très mince n’est pas facile à dessiner, il n’y a pas de formes, les ombres ne s’accrochent pas dessus. »
Marion Lapeyre

Source : http://www.leberry.fr/saint-amand-montrond/loisirs/art-litterature/2017/10/16/rencontre-avec-des-modeles-qui-acceptent-de-poser-nus-lors-des-ateliers-a-la-maison-des-associations_12591525.html