Archives de tags | café

Comme tu m’attendais

Comme tu m'attendais
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Comme tu m’attendais

 

Alors que tout était silencieux,

Après avoir passé cet instant délicieux,

Une nuit à s’embrasser, à se cajoler et à s’aimer,

Je m’étais endormi alors que toi tu étais sur le lit allongée.

 

À la main une cigarette tu avais allumée,

Tu semblais être si perdue dans tes pensées,

Portant ton regard ici et là malgré la lumière tamisée,

Sans que t’en aperçoives, j’ai ouvert les yeux et je t’ai regardée.

 

Je t’ai regardée afin dans le secret du moment admirer ta beauté,

Ce que parfois bien étrange et bien drôle peut être la destinée,

Car par une belle journée, nous nous sommes rencontrés,

Sur une terrasse, je t’ai offert un simple café.

 

C’était peu de chose mais avec tout mon cœur.

Car dans cette ville inconnue j’y suis venu avec ardeur,

Décidé d’y faire ma vie et d’y trouver belle femme à aimer,

Et de partager tous les moments magiques avec mon adorée.

 

Le temps tranquillement passa,

Et au fil des jours et des nuits, chez-toi tu m’invitas,

Deux êtres dans cette cité perdue apprirent lentement,

À se connaître, à s’apprivoiser et puis à s’aimer éperdument.

 

Nous le savions très bien que nous étions faits l’un pour l’autre,

Et au plus profond de mon cœur, je serai toujours ton hôte.

Et dans ton âme, un grand secret s’y trouvait.

Ô mon amour, comme tu m’attendais.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

En prenant mon café

En prenant mon café
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

En prenant mon café

 

En prenant mon café,

Longuement j’ai pensé à toi,

Je me demandais si tu rêvais de moi,

Avec en prime de ma cigarette quelques bouffées.

 

Cela fait maintenant plusieurs jours que je suis confinée,

Chez-moi de jour comme de soir à chaque journée,

Je passe mes jours entièrement dénudée,

Sans gêne aucune tel un nouveau-né.

 

Pourquoi en serait-ce autrement?

Car de ma beauté, j’en suis fière assurément.

Je me souviens pour quelle raison tu m’as remarquée,

De ma beauté tu en fus si étonné que tu n’avais de cesse d’admirer.

 

Vers moi tu avanças d’un pas assuré,

Je voyais de loin ton jeu de séduction bien calculé,

Je ne m’en plains pas car te voir ainsi m’a tellement amusée.

Et, pour être franche avec toi, j’ai adoré te voir ainsi déambuler.

 

Je me suis laissée attendrir par tes mots d’amour,

Par tes compliments que tu me répétais souvent et toujours,

Car quelle femme en ce monde peut à une voix si masculine,

Rester de marbre tel un soldat soumis à une stricte discipline?

 

Maintenant que par ce confinement nous nous sommes éloignés,

Séparés l’un de l’autre par un mur tels de misérables damnés,

Je crois bien que notre amour s’est à jamais effacé,

En cette brumeuse matinée de ma triste destinée.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Tu avais deviné

Tu avais deviné
« Tu avais deviné » Poème de RollandJr St-Gelais Photo par Joël Pèlerin

Tu avais deviné

 

En ce dimanche sacré,

Tu t’es silencieusement levée,

Sans faire de bruit, tu as fait le petit-déjeuner,

Déjà je sentais un arôme qui m’étais familier, une senteur de café.

 

J’entendais tes pas légers,

Allant ici et là librement sur le plancher,

De tes pas qui m’ont fait penser la fois où je t’ai rencontrée,

Sur la piste de danse où jusque tard dans la nuit nous avons dansé.

 

En ce dimanche de confinement,

Où nous devons rester sages comme des enfants,

Comment pouvons-nous être sages alors que nous nous aimons follement?

Et de passer nos journées, nos nuits, à nous enlacer tendrement.

 

Je revoyais en pensées ce collier doré,

Que je t’avais offert pour souligner toutes ces années,

Où toi et moi nous avons traversées contre vents et marées,

Main dans la main, vers le destin nos yeux ensembles tournés.

 

J’ai une drôle de sensation comme si tu avais deviné,

Ce qu’il m’aurait réellement fait plaisir en cette matinée,

De porter à ton cou ce collier en ce dimanche du Ressuscité,

Quelle belle surprise de le voir à ton cou dès le rideau de chambre tiré.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

C’est le temps du Carême

Temps du Carême
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

C’est le temps du Carême

 

C’est le temps du Carême,

Chérie, veux-tu un café crème?

Un peu de crème pour un café velouté,

Sucré telle cette nuit que nous avons savourée.

 

Une nuit que je ne pourrai jamais oublier,

Car je dois maintenant un grand secret te confier,

Nous avons vécu tant de choses, tant d’aventures et de péripéties,

Que je me rappellerai à chaque instant à chaque moment de ma vie.

 

Au fond, ce que j’ai à te dire,

Me fait, crois-moi, si cruellement souffrir,

Que je ressens en mon corps la marque des clous,

Ces clous qui s’enfoncent en mon esprit et qui me rendent fou.

 

J’ai reçu une missive d’une femme jadis rencontrée,

Une de celles que j’ai à, mon humble regret, tant aimées.

Une femme qui a enfanté un beau garçon qui est aussi le mien.

Un bel enfant qui, semble-t-il, me ressemble en de nombreux points.

 

J’assumerais mes fautes en portant ma croix,

En lui donnant tout mon amour comme il se doit.

En ce début de Carême, je ferai face à mes choix à mon destin.

En ce temps de pénitence, je dois t’annoncer que je partirai dès demain.

 

Veux-tu peu de crème dans ton café?

C’est la seule chose que je peux te proposer,

Ne me pose pas de question car j’ignore quoi te répondre,

Si ce n’est qu’en moi demeure une incommensurable honte.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Parfois, il suffit d’un moment de paix

Parfois, il suffit d'un moment de paix
Superbe photo réalisée par James Fraser Voir son site sur https://www.deviantart.com/mtl3

Parfois, il suffit d’un moment de paix

Dans ce monde où tous semblent courir pour tout et pour rien. Courir à en perdre le souffle, la raison et la joie de vivre. Courir pour aller au-devant de qui, au devant de quoi, fuir quoi et surtout pourquoi fuir. Courir pour ne point souffrir? Alors qu’il suffirait simplement de prendre un arrêt.

Un arrêt dans le temps qui passe et qui ne reviendra jamais. De ce temps que l’on remplace à tort par l’argent alors que celui-ci ne peut acheter en aucune façon le premier. De ce temps de nos innocences, de notre enfance, de notre folie de jeunesse, de nos amours de nos vingt ans et de nos souvenirs qui peupleront nos vieillesses.

Parfois, nous rêvons tous de devenir riches, d’être en mesure de réaliser nos fantasmes les plus fous, de voyager, d’aller au-delà même de l’horizon. Parfois, nous nous bâtissons des demeures luxueuses pour s’y réfugier et être loin des vicissitudes de l’existence humaine, voire moderne pour la plupart d’entre nous. Parfois, nous nous enivrons de ces substances afin de nous rendre insensibles à ce que l’on voit, à ce qui nous entoure, à ce qui nous touche et surtout à ce que l’on est.

Et pourtant, il suffit d’une matinée ensoleillée, d’un après-midi brumeux ou bien une soirée toute silencieuse pour y dénicher un havre de quiétude, de sérénité favorisant une communion avec soi-même. Je pourrais même écrire une union commune entre son corps matériel, son être spirituel et son âme divine. Trois entités reliées entre elles pour l’espace d’une vie terrestre bien éphémère.

Parfois, il suffit d’un moment de paix pour découvrir ce trésor inestimable de se rendre compte qu’il est plus souvent qu’autrement futile de se jeter dans une course effrénée pour remporter un prix illusoire. Parfois, il suffirait tout simplement de s’asseoir en buvant un café pour savourer le temps présent.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada