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La femme-chat

La femme-chat Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo avec la permission de Zorglube Source ; https://www.deviantart.com/zorglube/art/Kitty-881734093

La femme-chat

 

Quand j’étais garçon,

À l’école, j’apprenais bien mes leçons.

Car je ne voulais pour rien au monde rater une émission,

Qui passait régulièrement les samedis à la télévision.

 

Une émission de héros masqués et de malfrats bizarrement nommés,

Un homme riche et célèbre qui se transformait en chauve-souris,

Qui poursuivait les vilains lorsque vint la noirceur de la nuit,

Dès que brillait son symbole sur les nuages éclairés.

 

Parmi ces vilains, une femme étrange m’attira.

Même si en ce temps-là je ne comprenais guère pourquoi,

Femme de noir vêtu maniant allègrement le fouet dans ses mains,

À mes nuits d’adolescent, je rêvais d’elle jusqu’au matin.

 

Mordant à pleine dent mon pauvre oreiller,

Imaginant, chose inavouable, des actes bien intentionnés,

De ces rêves, j’ai vite compris que ma passion pour la femme était née.

Mais, attention! Véritable passion sans respect ne peut pas exister.

 

Une passion qui se développa à la fleur de l’âge en toute honnêteté.

Fleur de l’âge qui me fit saisir que la beauté de l’âme est supérieure,

À celle du corps même si parfois cela peut dépendre de son heure,

Femme-chat ! Maintenant, à mes yeux, de nouveau dévoilée.

 

Gracieuse femme-chat qui fit naître en moi ma passion pour la beauté,

La beauté de la femme qui résidera en mon cœur pour l’éternité,

Grand privilège qu’en secret vous m’avez accordé,

De savoir apprécier l’élégance de la féminité.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Souvenirs d’école

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Souvenirs d’école

 

J’ai parmi mes nombreux souvenirs d’école,

Le doux visage d’une fille qui s’appelait Nicole,

Était-ce Nicole ou bien Justine ou encore Marie?

Quoiqu’il en soit, je la trouvais tellement jolie.

 

À mon âge, je commence à avoir des troubles de mémoire.

Ce qui ne m’empêche guère de me rappeler tard le soir,

Ces belles jeunes filles qui ont peuplé ma tendre enfance,

Sans oublier toutes celles qui ont éveillé mon adolescence.

 

Mais, il y en a une que je n’oublierai jamais son visage.

Car sous ses airs angéliques, elle n’était pas toujours sage.

Elle et moi aimions souvent faire l’école buissonnière,

Nous prétextâmes que nous partions à la guerre.

 

Alors qu’en réalité, nous allions nous conter fleurette.

En marchant main dans la main dans les champs de pâquerettes,

Sans dire un mot sous le ciel bleu et en entendant les oiseaux chanter,

En souhaiter de tout notre cœur que cet instant allait durer pour l’éternité.

 

Que c’est étrange de ne pas pouvoir me rappeler de son prénom,

Ah que le fait d’avancer en âge peut quelquefois faire de moi un con.

Mais jamais je n’oublierai cet instant de pure joie, de pur bonheur.

Voilà ce qui m’apaise, me rassure, face à ma dernière heure.

 

Il y a pire dans la vie que le fait de ne pas avoir vécu,

C’est de ne pas avoir aimé celle que nos yeux ont vue,

Oui, j’ai avec grande tendresse aimé cette jouvencelle.

Mais, j’étais trop prude pour lui dire comme elle était belle.

 

Le temps de vivre sera bientôt terminé,

Mes beaux souvenirs, dans le néant, j’emporterai.

Sans effort, mes yeux fatigués, à jamais je fermerai.

Seul regret : mon amour dans mon cœur, l’avoir gardé.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Tu m’entends !?

Je t'entends
Réalisation photographique par Spicy Peach Model is JenovaxLilith on DeviantArt Avec la permission de JenovaxLilith. https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/hear-you-833226954

Tu m’entends !?

 

En ce début d’été,

Toi mon amie, je t’ai rencontrée.

Seule je cherchais avec qui je pouvais jouer,

Jouer à la marelle à la corde à sauter simplement m’amuser.

 

C’est alors que tu es venue me trouver,

Ton prénom si joli que je ne pourrai jamais oublier,

Tu l’a prononcé une seule fois et cela a suffi pour devenir des compères.

Des amies à la vie, à la mort, en temps de paix ou bien de guerre.

 

Puis vint l’automne et le rouge de ses arbres,

Annonçant le retour à l’école, ses leçons et ses palabres.

De ces professeurs désillusionnés par les années d’enseignement,

Qui avaient pourtant rêvé de faire la différence chez certains enfants.

 

Merci la vie de t’avoir mise à côté de moi,

Car si j’ai eu moins peur c’est bien grâce à toi,

Tu me donnas confiance comme jamais à mes yeux,

Restant après l’école me montrant faire toujours mieux.

 

Soirées d’automne soirées d’hiver,

Souvent nous les passions ensemble chez ta mère,

Qui nous a appris à jouer de cet instrument merveilleux,

Jouant avec plaisir en se regardant tendrement dans les yeux.

 

Près de la cheminée,

En cet hiver, en ces froides soirées,

Mélodies tristes ou gaies nous avons découvertes,

De ces contrés si lointaines si étrangères aux herbes vertes.

 

Le temps passa inexorablement,

Nous amenant vers d’autres cieux inévitablement,

Mais cette passion pour cette musique resta en moi assurément,

De cet hiver et bien d’autres sans oublier les nombreux printemps.

 

De mon existence, ce fut mon plus beau présent.

Tellement que je suis partie en d’autres lieux pour devenir,

Autrement ce que j’étais afin de me bâtir un meilleur avenir,

En souhaitant revenir près de toi je t’en avais fait un serment.

 

Après quelques années, j’ai tenue parole.

Parole d’honneur et loin d’être une simple obole,

Sur le chemin du retour la vie m’a prise sur le détour,

Ce que parfois le destin peut être cruel avec ses mauvais tours.

 

On m’annonça à mon arrivé,

Que déjà tu étais partie, tu m’avais quittée.

Emportée par une maladie, une je-ne-sais-quoi.

J’ai tellement crié de douleur que j’en avais perdu la voix.

 

Assise seule dans le salon,

Où toi et moi avions appris nos leçons,

J’ai avec délicatesse pris dans mes mains ton violoncelle,

Me rappelant de ces souvenirs de ce temps comme tu étais belle.

 

J’ai alors joué cette plainte,

Laissant tomber mes larmes à mes pieds,

Qui se transformèrent en des notes de musique sur du papier,

Tu m’entends !? Comme ma vie sans toi est devenue une complainte.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

 

Ce n’est pas grand-chose

La rose
Photo par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

Ce n’est pas grand-chose

 

Bonsoir chérie,

Es-tu prête pour cette nuit?

De toi, si tu savais comme j’en ai envie.

Si tu le veux, cette nuit, maintenant et pour la vie.

 

Depuis bien des années,

Que nous nous sommes fréquentés,

Aussi loin que je puisse me souvenir

 Je t’avais remarquée grâce à ton beau sourire.

 

Nous sommes allés à la même école et dans la même classe,

Comme c’est incroyable ce que la vie si vite elle passe,

Je me rappelle comme ta main tremblait,

Lorsque pour te rassurer je la tenais.

 

 Pendant nos belles vacances d’été,

À la plage nous nous sommes tellement amusés,

Et pendant les jours de pluie, nous jouâmes à la cachette.

Sans penser une seule fois qu’un jour sonnera l’âge de la retraite.

 

Malgré nos disputes toujours idiotes et bien éphémères,

Nous revenions l’un vers l’autre comme la plage et les vagues de mer.

Car il y avait en nous un secret que nous n’osions pas nous avouer,

Une flamme qui animait notre cœur et qui se résume à celui de s’aimer.

 

Était-ce par crainte ou par une fausse pudeur?

Je crois bien qu’en ce temps, ce n’était pas la bonne heure.

Voyant le moment venu, j’ai choisi pour vivre un humble métier.

Celui que mon père m’avait par son exemple toujours montré.

 

Et de ton côté, tu as estimé bon de choisir une autre voie.

Bien entendu, je l’avoue que cela était ton plein droit.

Pour tes hautes études, tu es parti loin de moi.

Jamais je n’aurai cru un jour revenir vers toi.

 

Que de belles et suaves paroles gars des villes,

Ils t’ont gavée à satiété avec des pensées basses et viles,

Espérant dans le noir de leurs cœurs dans leurs pièges tu tomberais,

Mais dans leurs yeux aux desseins impures, de mon amour tu te souvenais.

 

Tu as bien essayé de faire en ce milieu ton chemin,

Mais tu n’y as trouvé qu’amertume et beaucoup de chagrin. 

Les jours et les nuits ont inévitablement défilé,

Marquant au feutre rouge les dates sur le calendrier.

 

Dès ton retour dans notre si beau village, tu m’as téléphoné.

Écoutant ta voix frémissante, tu voulais ce soir me rencontrer.

Nous devions mettre cartes sur la table pendant qu’il était temps,

Car dans le gouffre de nos âmes, un secret existait depuis trop longtemps.

 

Après notre modeste repas que nous avons si bien partagé,

Tu me confias avec une incroyable douceur que tu m’as toujours aimé.

C’est alors que je t’avouai que pour moi ainsi il en avait toujours été,

Alors pour la première fois, avec passion nous nous sommes embrassés.

 

Pour nos retrouvailles, je ne savais pas trop quoi t’offrir.

Mais je me doutais bien qu’une fleur te ferait sûrement plaisir,

Mais par un heureux hasard j’avais choisi la plus belle des roses.

C’est avec tout mon amour que je te l’offre même si ce n’est pas grand-chose.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Dans la profondeur de la nuit

Dans les profondeurs de la nuit
« Dans les profondeurs de la nuit » Poème de RollandJr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

Dans la profondeur de la nuit

 

Dans la profondeur de la nuit,
Comme je t’ai voulu ma chérie,
Comme je t’ai tant désirée ma beauté,
Dans la nuit au clair de la lune à toi j’ai pensée.

 

Je savais bien que tu étais si fragile,
Car je te connaissais depuis que tu étais jeune fille,
Depuis le jour où nous allions à la petite école de notre enfance,
De ce temps où nous étions si simples comme était notre innocence.

 

Puis, le temps passa où toi et moi avancions en âge,
Prenant de l’expérience de la vie pour selon certains devenir sages,
Tu étais si adorable dans ta robe bleue sur le balcon de la maison familiale,
Que déjà je te voyais avancer vers moi en un jour de mariage et en une nuit nuptiale.

 

Comme avec amour je te voulais,
Comme avec amour tu me désirais,
Comme avec amour, nous voulions vivre,
Comme des époux nous souhaitions tant rire.

 

Se désirer l’un à l’autre pour le meilleur,
Pour le meilleur en souhaitant éviter le pire,
Car il y a dans la vie autre chose que de souffrir,
Puisque trop tôt vient dame mort lorsque c’est son heure.

 

Et puis vint le jour de ma demande,
Mon coeur était offert telle une offrande,
Tout mon être se voulait que pour toi et toi seule,
Car te savoir près de moi je l’avais imaginé sous les tilleuls.

 

Mais en une fraction de seconde tout s’écroula,
Lorsque je fus frappé tant par le destin que par un camion,
Qui amena avec lui tant mes émotions que de vivre ma raison,
Car dans un bruit assourdissant nos rêves de bonheur il nous les déroba.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada