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Quelle femme !

Quelle femme ! Poème par Rolland Jr St-Gelais Photo par Joel Pèlerin Source : https://www.deviantart.com/charmeurindien/art/What-a-woman-776255972

Quelle femme !

 

Ce soir, j’ai rencontré.

Une dame belle à croquer.

Elle avait tellement de charmes.

Que devant son talent, j’ai rendu les armes.

 

Que pouvais-je faire devant une femme si experte ?

Face à ses courbes découpées, je courais à ma perte.

Dans sa chambre de pécheresse brillait une lampe tamisée.

Un fanal rouge à la porte de sa demeure me rappelait ma destinée.

 

Elle savait si bien raviver en mon être ma fière masculinité.

Par le fait de ma bonne santé et d’une telle beauté, ma virilité.

Dites-moi ! Est-ce un crime de succomber aux plaisirs de la chair ?

Si c’est le cas, je plaide coupable au risque de vous déplaire.

 

Que voulez-vous ? Gens, d’ici, et d’ailleurs.

Il fallait savoir me défaire de la moralité et de mes peurs.

Au risque même de me retrouver en enfer et dans ses flammes !

Après cette nuit de volupté, je me suis exclamé : « Quelle femme ! »

 

J’en ai rencontré de ces femmes aux mœurs légères.

Elles savaient, par leurs sourires et leurs gestes choisis, me plaire.

Une belle rousse qui connaissait à la perfection les poses du Kâmasûtra.

Elle maîtrisait l’art de m’amener en des zones interdites jusqu’à ce moment-là.

 

Une jolie blonde aux yeux d’un bleu d’azur m’attendait.

Car, chacune de nos rencontres, un bouquet de fleurs, je lui offrais.

Hé oui, mes amis ! L’homme que je suis est avant un cœur épris.

Un être sensible à toutes celles qui partagent avec lui leurs lits.

 

Que puis-je dire de cette brunette connue un samedi soir ?

Alors que la nuit était déjà tombée et qu’il était tard.

Une dame qui, par son expérience, m’avait beaucoup plu.

Femme fidèle à son époux chéri. Si seulement je l’avais su.

 

Il y a aussi cette dame d’origine africaine.

Qui paraissait, aux yeux de tous, bien loin d’être vilaine.

Et à qui, on lui donnerait la sainte communion sans confession.

Mais, avouons-le avec sincérité, la luxure est le cadet de tous les péchés.

Tout débute par une belle pensée, prélude d’une passion déchaînée.

 

Oui, je sais bien. Ces mots peuvent vous offusquer.

Mais, dites-vous bien. Une seule chose peut me choquer.

C’est de voir en ce monde tant de malheur et si peu de joie.

J’éprouve tant de plaisir d’être dans les bras d’une femme sous son toit.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

 

Alors, tu ne veux pas?

Alors, tu ne veux pas ? Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne source : gb62da sur Instagram

Alors, tu ne veux pas ?

 

Alors, tu ne veux pas?

Tu ne veux vraiment pas de moi?

Alors, dis-moi simplement ma chérie, pourquoi?

Aurais-je dit, ou fait, quoique ce soit ?

 

Tu sais que je t’aime plus que tout,

Mon amour pour toi m’a rendu presque fou,

J’aurais réalisé tous tes désirs juste pour ton bonheur,

Car sans toi mes jours se rempliraient de tristesse et de malheur.

 

Je t’ai toujours respectée,

Jamais un mot de trop je n’ai prononcé,

Aucun geste de déplacé envers toi, ô mon amour, j’ai posé.

Toujours à tes besoins et tes désirs, j’ai été attentionné.

 

Dis-moi alors la vérité!

Y a-t-il un secret que tu aimerais partager ?

Quelqu’un d’autre pour qui ton cœur s’est épris ?

Je te comprendrais même si de mon cœur, je ramassais ses débris.

 

Il est vrai que nous sommes loin d’être parfaits,

Deux êtres si différents qui vivent dans ce monde si imparfait.

Mais, je te rassure, mon seul amour, ma tendre chérie.

Je serai toujours là pour toi, et ce, pour toute la vie.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Route du village

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Route du village

 

Route, petit route,
Dis-moi, coûte que coûte,
Où me mènes-tu en ce vaste pays,
Serais-tu le chemin qui va vers le Paradis?

 

Route de village en Provence,
Serais-tu celle donnée par la divine Providence?
Du Vieux-Continent d’où partirent tous mes ancêtres,
Pays de chênes, de peupliers sans oublier les nobles hêtres.

 

Permets au humble serviteur que je suis,
De parcourir monts et vastes plaines où peuples sourient,
Route du village où peut-être dans une autre vie j’ai grandi,
Là où jeunes dames et pucelles j’ai embrassées avec un cœur épris.

 

Route, je te poursuis avec sourire,
Car j’y prends tellement de multiples plaisirs,
Que dire des plaisirs puérils ou des plaisirs coupables?
M’en passer maintenant, j’en suis simplement incapable.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Canton de Vaud
Suisse

Je suis mère, nous sommes mères.

Je suis mère, nous sommes mères.

Dès cet instant où j’ai senti en moi jaillir cette chaude et onctueuse source de vie,

Par une calme, telle que je ne pourrai jamais oubliée, et douce nuit.

Où j’ai offert mon corps nu comme une vierge sans aucune retenue,

Dévoilant  ma plus grande intimité à celui qui me fit la grâce de me voir nue.

Dès cet instant où j’ai senti en moi naître les prémisses d’une nouvelle existence,

Par ces mouvements que tu fis en mon sein au rythme d’une tendre cadence.

Où je t’ai donné gîte et nourriture sans rien te demander en retour,

Tout simplement parce que je te montrais avec délicatesse tout mon amour.

Je suis mère des temps jadis qui demeurent en nos âmes pour ne point mourir,

Mère d’une autre époque qui ne connaissait que le temps de souffrir.

Mère de ses enfants offerts à la nation en guise d’offrande à chaque moisson,

Mère qui demande à ses semblables de lui répondre à sa question à l’unisson.

Dis-nous, nous t’en supplions, ce qui te tracasse notre chère sœur?

Nous te répondrons du mieux que nous le pourrons avec franchise, n’aie pas peur.

Nous sommes, tel que toi, des êtres fragiles en nos corps et en nos âmes.

Parfois aimées, parfois craintes et, hélas trop souvent abusées, par les hommes.

Dis-nous ce qui te tourmente, toi l’enfant de ta mère, de nos mères.

Lance loin de toi cette question telle une bouteille à la mer,

Nous la recueillerons avec une grande précaution,

Nous l’ouvrirons avec une infinie attention.

Ô mes chères sœurs en cette triste humanité,

Je ne saurai vous cacher cette vérité.

Cette question infernale qui me tourmente :

« Quel monde laisserai-je à mon enfant? Que diantre! »

Pourtant, je suis prête à me sacrifier pour mon enfant.

Avec espérance et grande joie, je l’ai tiré du néant,

Avec amour et tendresse, je le protège de ce monde cruel,

Je lui fredonne mille chansons telle que ferait une hirondelle.

N’aie de crainte ô notre tendre sœur dans ta maternité.

Nous te le disons aujourd’hui et à jamais, c’est la pure vérité.

Nous connaissons tes peurs et tes doutes qui sont notre lot à toutes.

Va, regarde devant toi, sans te retourner, et poursuis ta route.

Toi qui portes la vie en ton sein, ne crains pas pour les futurs lendemains.

Car nous te prendrons la main pour t’amener vers d’autres chemins.

Chemins encore vierges cachés à des explorateurs de jadis.

Chemins inconnus qui attendent d’être découverts tel un Paradis.

De tous temps, il y a eu des gens ignobles.

Mais, il y a aussi des gens de bien, des hommes au sang noble.

Des hommes qui nous aiment dans notre féminité,

Et qui veuillent construire un monde meilleur pour l’éternité.

Puissiez-vous avoir raison mes amies,

Je vous le souhaite de tout mon cœur épris.

Épris de liberté et d’amour pour vous et pour nos enfants,

Ceux d’aujourd’hui comme ceux nés au gré du vent.

Je suis mère qui donne la vie sur les rives de cette mer.

Nous sommes des mères qui te répondons d’Outremer.

Je suis une mère qui vous présente le fruit de ses entrailles,

Nous sommes des mères, et nous serons là tels des anges avec leurs ailes.

De

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada