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Les deux sœurs

Les deux soeurs
« Les bons sœurs » Poème par RollandJr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

Les deux sœurs

Je suis allé voir une bien étrange demeure,
Où semble-t-il moururent deux femmes de grande beauté,
Je voulais savoir si il y avait à ce ouï-dire un peu de vérité,
Car rien en ce monde ne peuple autant que mensonges et leurres.

 

Arrivé sur les lieux, je sentis une bizarre sensation m’envahir,
Comme si deux êtres me regardèrent avec un sourire,
Prenant mon courage à deux mains j’avança,
Prenant bien garde en faisant mes pas.

 

Bonjour mon homme, mon beau!
J’entendis une voix derrière mon dos,
Sans perdre de temps, je me retournas aussitôt.
Là se tinrent femmes identiques comme deux gouttes d’eau.

 

Avais-je l’hurluberlu?
Avais-je la veille un peu trop bu?
Se tinrent devant moi deux femmes nues,
Ayant une apparence comme je n’avais jamais vue.

 

Devant leur calme étonnant, ma peur disparait.
Car de par leurs regards, point de mal elles me voulaient.
En admirant leurs corps fantomatiques, vite je me déshabillais.
Puisque leur attitude à les rejoindre sans aucun doute m’invitait.

 

Mais avant de vous quitter compagnons et amis,
Voici quelques mots avec mon sang je vous ai écrits,
J’ai préféré rejoindre les deux sœurs dans leur jardin secret,
Être avec de telles grâces féminines constituait mon unique souhait.

De

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Puis-je m’assoir ?

A votre droite
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Puis-je m’assoir ?

 

Bonsoir, je sais qu’il est tard.
Ô belle femme inondée de couleurs
Des couleurs de vies et sans leurres,
De votre peau pure et sans crèmes ni fars.

 

Je suis un peu fatigué,
D’avoir parcouru ces chemins,
Craignant bien des jours et des lendemains,
D’avoir peu mangé, j’en suis tellement éreinté.

 

Puis-je vous accompagner ?
En écoutant cette mélodie à la radio jouer,
Et dans le silence de mon cœur je contemplerai votre beauté,
Avec précaution votre pose prendre je vous laisserai.

 

Votre amour ? Impossible à votre cœur de l’acquérir !
Ma douleur ? Impossible un seul jour de la guérir !
Votre reflet ? Impossible à jamais d’y accéder !
Mon espérance ? Impossible de la combler !

 

Laissez-moi être à vos côtés,
L’instant d’une photo, d’un cliché.
Peut-être réussirais-je à vous embrasser,
Ah! Ce que mon cœur en serait tellement comblé.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Je danse avec mes chaînes

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La photo présentée ci-dessus est de mon ami et collaborateur RickB. photographe. Lien DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Avis aux intéressés !
Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

 

Je danse avec mes chaînes

 

J’ignore vraiment pourquoi,

Je ne sais comment expliquer,

Mais, ce que de tout cœur j’aimerais exprimer,

Toutes mes peines, mes chagrins et mon désarroi.

 

Pourquoi suis-je prisonnière,

De mes peurs qui me font la guerre ?

Pourquoi suis-je enfermée dans mes torpeurs,

Qui m’accablent à chaque instant, à chaque heure?

 

Je souhaite ardemment quitter cette noirceur,

Dans laquelle se trouvent que mensonges et leurres,

M’évader de ce lieu rempli de chimères et de désespoir,

Qui me terrasse dès l’aube du matin au crépuscule du soir.

 

Je chante dans la nuit,

En silence, je pleure et je prie.

M’accrochant à mes rêves d’autrefois,

Lorsque je n’étais qu’une enfant et que j’avais la foi.

 

Maintenant que tout semble fini,

Maintenant que tout semble à jamais terminé,

Je me questionne à savoir pourquoi je suis née,

C’est alors que je danse avec mes chaînes afin de pouvoir encore aimer.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Seule dans la tourmente

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« Seule dans la tourmente » inspiré par ce dessin de Juste Angèle

Seule dans la tourmente

 

Devant l’inévitable,

Pourquoi me sentir coupable?

Coupable d’avoir aimé et d’en sortir blessée,

Coupable d’avoir tant donné jusqu’à ce que mon cœur en a saigné.

 

Je voulais t’offrir le meilleur,

Et en tout temps faire ton bonheur,

Mais tu as préféré suivre ces paroles et ces leurres,

Vers ta perte éternelle et ton plus grand malheur.

 

Maintenant que tout est fini,

Et que malgré ce feu qui me brûle,

Je me résous à vivre dans ma bulle,

Pour cet instant qui me semble être infini.

 

Autour de moi tout est noir,

Du matin si brumeux jusqu’au soir,

Où je me couche dans les draps tachés de sang,

De ce sang qui provient de mes larmes de vieille enfant.

 

Je suis désormais et pour toujours brisée,

En mon corps et en mon âme à jamais dépecée,

Alors que mes souvenirs d’amour sans cesse me hantent,

Depuis ce jour où tu m’as quittée, je suis seule dans la tourmente.

 

De

 

Rolland St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Le temps du repos

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Magnifique dessin de mon ami Eri Kel de la France

Le temps du repos

 

Bonsoir mes chers amis,

Comment allez-vous mes chéris?

Ce que je suis heureuse de vous revoir,

En cet instant où dame lune annonce le soir.

 

J’aimerais vous demander une faveur,

N’ayez crainte, rien qui vous fera bien peur.

Je souhaiterais tant prendre une simple pose,

Celle qui me plaira pour un court moment, si j’ose.

 

Car je sens mon corps rattrapé par l’âge,

Et qui ne cesse de me faire penser à cet adage:

“Cœur qui soupire n’a pas ce qu’il désire”,

Voilà triste réalité qui me fait tant souffrir.

 

Quelle époque de ma folle jeunesse,

Où j’ai connu jeunes amants m’offrant leurs caresses,

De ce temps où herbes interdites garnissaient bien des stocks,

Dans les chansons d’amour et de liberté ici ou à Woodstock.

 

Quel temps méconnu à notre ère,

Où les plaisirs sont devenus si éphémères,

Où l’être humain a perdu son âme et ses valeurs,

En s’isolant de ses frères et ses sœurs au sein de leurres.

 

Maintenant que tombe la fraîche pluie,

Et que dans vos yeux brille votre légitime envie,

D’immortaliser la fragilité de ma nudité vieillissante,

Permettez-moi que je puisse rejoindre ce qui me hante.

 

Ce temps de jadis! Ce temps longtemps révolu!

C’est vrai, je suis une simple femme si frêle et si nue.

Permettez-moi que j’aille retrouver ceux qui sont là-haut.

Dans mes rêves en cet instant, en ce temps de repos.

 

De

 

Rolland St-Gelais

Québec (Québec)

Canada