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Un peu de provocation

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Petite réflexion personnelle

Un peu de provocation

Bonjour tout le monde

J’espère que vous allez bien et que vos préparatifs pour affronter l’hiver vont bon train. Pour ma part, je m’y prépare tranquillement tout en m’occupant de ma belle Princesse Goldy. Qui plus est! Je ferai en sorte que mon séjour, quoique bref, à Chicoutimi se passe bien.

En effet, vous savez probablement que je serai modèle nu pour une étudiante en arts visuels de l’Université du Québec à Chicoutimi pour une séance photo qui aura lieu ce dimanche en après-midi. Une séance photo pour laquelle je donnerai le meilleur de moi-même.

Trois raisons majeures m’incitent à donner tout ce que je pourrai dans le cadre d’une telle activité. En premier lieu, avoir la pleine et entière confiance de la part d’une étudiante en arts visuels pour un projet qui lui tient à cœur est un facteur important dans ma volonté de donner mon plein potentiel. En deuxième lieu, ce sera ma première séance photo avec une photographe dans le cadre de ses études universitaires. Être à la hauteur de ses attentes est pour moi d’une importance capitale.

En dernier lieu, le thème de ladite séance photo est à mes yeux fort émouvant surtout si je tiens compte de ma situation physique. Voir un corps masculin avec un handicap physique visible lequel est présenté de manière respectueuse et sans sensationnalisme est plutôt, admettons-le, rarissime de nos jours.

Cela m’amène à aborder un sujet peu développé dans mon blogue dédié à la nudité artistique, à la poésie et à la photographie ainsi que de manière occasionnelle à des réflexions personnelles sur divers sujets.

Parfois, j’ai bien écrit « parfois », la provocation peut être un outil susceptible à susciter des débats au sein de la société. Je pense en l’occurrence à certaines œuvres d’art qui sont devenus des témoins de l’histoire. Des témoins qui ont forcé les gens à voir la réalité d’une manière que je qualifierais de plus humaine. Qui a été capable de rester de marbre devant une œuvre d’art, quelque soit le support, qui dénonce les atrocités de la guerre? Poser la réponse, c’est aussi y répondre.

Personnellement, je sais bien que certaines de mes publications au sein de mon blogue ont pu surprendre mes abonnés. C’est là, un risque inhérent à publier ses écrits. Cela en a même été le cas de certains de mes poèmes. Bon! J’assume ce que j’ai fait jusqu’à présent et je le ferai de nouveau si c’était à refaire.

Mais attention! Provoquer simplement par plaisir est selon moi d’une stupidité exécrable. D’ailleurs, j’ai remarqué que plusieurs pseudo artistes, notamment des humoristes, adorent provoquer en allant même jusqu’à l’obscénité. Pour moi, je n’ai toujours pas compris pourquoi certains humoristes se contentent d’être dans la voie de la médiocrité.

Enfin bref, on peut être provocant. Mais si on le fait, il est préférable de le faire avec un bon goût. Et comme on dit si bien au Québec, la modération a bien meilleur goût.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Je suis

Magnifique dessin réalisé par Monika Gailloux de Montréal au Québec

Je suis

 

Je suis ce que je suis,
Je ne serai jamais un autre,
Même si je souhaite être votre hôte,
Voilà pourquoi je vous accueille assis.

 

Homme d’affaires,
Libéré de ses fers,
Homme richement vêtu,
Qui pour un instant vit nu.

 

Sans dire un mot,
Je vous trouve beaux,
Beaux d’être qui vous êtes,
Des âmes pures loin de ces bêtes.

 

Êtres heureux et vraiment authentiques,
Malgré ce monde sans histoires épiques,
Car médiocrité et vulgarité règnent en maîtres,
Bonté a laissé sa place au règne du bien paraître.

 

Je suis homme viril,
Sans pour autant être vil,
Homme aux femmes légères,
Qui vaguent en ce monde telles des passagères.

 

Je sais ce que jadis je fis,
Je suis homme qui simplement vit,
Qui vit en ce jour premier des derniers,
Car je ne vous dois rien pas même un denier.

 

De

 

RollandJr St Gelais
Québec (Québec)
Canada

Un aspect historique peu développé

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Cacher ce sexe que je ne saurais voir

Un aspect historique peu développé

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien. De mon côté, c’est sous une canicule incroyable que je parcours le web à la recherche de sujets susceptibles d’être repris, avec mention des sources, au sein de mon blogue artistique. Une telle recherche est utile pour deux aspects précis.

En premier lieu, rendre ce blogue aussi intéressant que possible en lui accordant une diversité dans ses publications. En second lieu, il s’agit aussi d’une question d’opportunité puisque de tels articles sur la nudité artistique ne sont pas légion en ce monde. Ce qui est déplorable tenant-compte de toute la pornographie qui pollue le web. Comme quoi la noblesse est chose de plus en plus rare en ce monde où le mal a remplacé le bien et la médiocrité prit la place de l’excellence.

Une telle réflexion m’est venue à l’esprit en lisant ce texte dont le sujet est, je l’écris avec un petit sourire aux lèvres, la vision du pénis dans l’art de la Grèce antique. Une Grèce qui a influencé de manière sans équivoque le monde occidental en lui inculquant ses plus belles lettres de noblesse. Une influence qui a aussi une importance plus que considérable dans l’élaboration de la théologie catholique laquelle demeure la pierre angulaire de toutes doctrines chrétiennes dignes de ce nom.

Je vous souhaite une agréable lecture.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Pourquoi les héros des statues grecques ont-ils un si petit pénis ?

Par Marion Guyonvarch 

Source : https://www.beauxarts.com/grand-format/pourquoi-les-heros-des-statues-grecques-ont-ils-un-si-petit-penis/

Ce n’est pas la taille qui compte, certes. Il n’empêche que le contraste entre les corps musclés des héros grecs et leurs attributs nous a intrigués. Enquête, parmi les feuilles de vignes, sur une question bien plus profonde qu’il n’y paraît.

Ne mentez pas, vous vous êtes forcément déjà posé cette question. Alors que tous ces magnifiques éphèbes sculptés dans le marbre affichent une musculature impressionnante et des abdominaux en béton, alors qu’ils sont l’image même du corps parfait et de la virilité dans toute sa splendeur, ils ont tous un petit sexe (en tout cas plus petit que la moyenne). Oui tous : que ce soit le Kouros de Kroisos, qui date de l’époque archaïque vers –540, ou le Diadumène du sculpteur Polyclète réalisé au Ve siècle, les statues grecques – et leurs cousines romaines qui les ont prises pour modèle – sont invariablement dotées d’un petit zizi qui semble bien ridicule en comparaison avec leur stature d’Apollon. Aucune n’échappe à la règle. Mais pourquoi diable cette particularité physique ? Les Grecs avaient-ils alors un plus petit sexe qu’aujourd’hui ? Non, évidemment.

La réponse à cet étrange phénomène est bien plus simple : ces statues ne font qu’exprimer sous une forme idéalisée les canons de beauté de leur époque. Dans la civilisation grecque, la nudité est célébrée. « Elle est à la fois héroïque et athlétique », résume Flavien Villard, doctorant en histoire grecque à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et spécialiste des questions de sexualité dans la Grèce antique. Les Grecs font beaucoup de sport, s’entraînent nus, concourent nus. Le fait de se couvrir pour faire du sport est même vu comme une forme de barbarie. Les statues de nus, qui ne sont pas exposées dans les maisons mais en extérieur, ont vocation à célébrer ce culte du corps. « Elles montrent le corps masculin dans toute sa force et sa puissance », confirme Flavien Villard.

Le corps de ces statues est donc sublimé, idéalisé… quitte à tricher un peu ! « Si l’on observe attentivement ces sculptures, on voit par exemple qu’il y a plus d’abdominaux ou moins de côtes que dans l’anatomie réelle, poursuit Flavien Villard. C’est un corps idéal, pas réel qui est représenté. Pour le sexe, c’est la même chose, il est volontairement de plus petite taille que la moyenne et au repos. » Le petit zizi fait donc partie intégrante de l’idéal esthétique de l’époque.

Petit mais costaud

Ce goût pour les petits pénis s’explique par la vision qu’ont les Grecs de la virilité. Dans la civilisation grecque, l’homme doit être rationnel, intelligent, contrôlé, capable de dépasser son animalité. Il est la raison qui domine le désir. « Or, un pénis imposant est vu comme l’indice d’une sexualité exacerbée, d’une personnalité tournée vers le sexe, incapable de contrôler ses pulsions, raconte Flavien Villard. Pour les Grecs, cette frénésie sexuelle, cette dimension animale est un attribut féminin. L’homme, au contraire, doit être dans la maîtrise de soi. » Un sexe au repos, de petite taille, est donc le signe visible qu’on contrôle ses émotions et ses pulsions. Qu’on est un homme, un vrai, civilisé, rationnel, gouverné par son intelligence et sa sagesse et capable de s’investir pour la Cité.

À l’inverse, les gros pénis en érection – ceux-là même que notre société érigent en symbole de la puissance virile aujourd’hui – sont alors réservés aux satyres, aux créatures animales, aux barbares, aux esclaves… Bref, à tous ceux qui ne sont pas civilisés et sont gouvernés par la folie et la luxure.

Pour résumer, un petit pénis est un signe d’intelligence, de contrôle de soi et de virilité. Le dramaturge Aristophane le dit d’ailleurs sans ambages au Ve siècle avant J.-C. dans sa pièce Les Nuées : « Si tu fais ce que je te dis, et si tu y appliques ton intelligence, tu auras toujours la poitrine grasse, le teint clair, les épaules larges, la langue courte, les fesses charnues, le pénis petit. Mais si tu t’attaches à ceux du jour, tu auras tout de suite le teint pâle, les épaules petites, la poitrine resserrée, la langue longue, les fesses petites, les parties fortes, des décrets à n’en plus finir. »

Cet idéal du petit sexe va survivre aux Grecs. Exporté chez les Romains, on le retrouve ensuite à la Renaissance, quand les artistes remettent les canons de l’Antiquité au goût du jour et se réapproprient la nudité (qui avait quasiment disparue au Moyen Âge). Le célèbre David de Michel-Ange, réalisé au tout début du XVIe siècle, a lui aussi un tout petit zizi… Mais même riquiqui, pas question pour l’Église d’accepter de voir les sexes exposés. À partir de 1530, elle oblige à recouvrir d’un voile de pudeur – des feuilles de figuier ou de vigne, déjà utilisées au Moyen Âge dans certaines représentations d’Adam et Ève – les parties génitales des statues et des nus dans les tableaux. Cachez ce (petit) sexe que je ne saurais voir…