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Depuis qu’elle est fermée

Depuis qu’elle est fermée Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/They-closed-the-line-913747929

Depuis qu’elle est fermée

 

En cette journée d’été, je suis allé,

Dans les bois feuillus, me promener.

À la campagne où mon père jadis m’y amena.

Avec sa voix chaleureuse, ses souvenirs, il me raconta.

 

Ses souvenirs de jeunesse,

Une époque remplie de jolies déesses.

Où il fit la rencontre de sa bien-aimée.

Une femme qu’il avait aimée jusqu’à la marier.

 

Ensemble, ils vécurent des jours heureux.

Ils étaient loin d’être riches sans être nécessiteux.

Mon père était un fier conducteur de locomotive.

Ma mère s’occupait de la boutique d’eau vive.

 

Il amenait les voyageurs de grand chemin.

Il en revoyait quelques-uns, selon leur destin.

Elle veillait avec grand soin au bon train des affaires.

Elle attendait le retour de son amour à l’autre bout du chemin de fer.

 

J’imagine bien que parfois.

Dans un élan de cœurs en émoi.

De retour d’un long voyage vers une terre étrangère.

Il arriva sur le seuil de la porte, celui qui deviendra mon père.

 

Dans un élan passionnel,

Sans dire un mot, il amena sa belle.

Vers la chambre où ils s’unirent d’un amour véritable.

Sans se douter qu’il y aurait plus tard un enfant à leur table.

 

Fruit inattendu de leur amour.

Ils me comblèrent d’affection nuit et jour.

Ils m’ont transmis leurs valeurs et leur foi chrétienne.

Elles m’ont toujours servi quoiqu’il advienne.

 

Les années passèrent à la vitesse de l’éclair.

Un bonheur brisé par le départ vers les cieux de ma mère.

En dépit de bons soins, une maladie étrange, son élue avait ravie.

Il me réconforta de la perte de celle qui m’a donné la vie.

 

Comme j’aurais aimé trouver les mots pour le consoler.

Lorsque je voyais de ses yeux rougis, toutes ces larmes couler.

Mais, je venais à peine de sortir de mon enfance.

Triste début pour entrer dans l’adolescence.

 

Elle a été inhumée dans le cimetière du village.

Un endroit somme toute joli entouré d’arbres sans âge.

Il n’a jamais désiré prendre pour épouse une autre femme.

Car, dans son cœur déchiré, pour elle, brûlait une éternelle flamme.

 

Puis, en une journée chaude d’été.

Lorsque j’étais en âge de comprendre la réalité.

Il m’amena près de la voie ferrée où avait tant roulé son train.

Il m’a alors enseigné une noble vérité, en me tenant par la main.

 

Retiens bien cette leçon, ô, ma chère fille.

C’est un fait que la vie sans cesse se défile.

Semblable à ses rails grugés par le temps impassible.

Aussi longtemps que tu auras foi en Dieu, tout sera possible.

 

Éloigne ton âme pure de tout mal.

Prend bien garde de ce monde, les vandales.

Ouvre avec joie les mains aux nécessiteux.

Et, choisis bien celui qui sera ton amoureux.

 

Tu joindras à ton tour des rails sur le chemin de fer de la vie.

Sache, ô, ma fille chérie! Que je te souhaite un bonheur infini.

Tu as été la plus belle surprise de toute mon existence.

Je désire tant que tu sois dans l’abondance.

 

Depuis que cette voie ferrée est fermée.

Je viens à l’occasion en cette forêt me balader.

C’est alors que je me remémore ces paroles de sagesse.

Merci père et mère pour votre amour et pour votre tendresse!

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Allez-vous me suivre ?

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Allez-vous me suivre ?

 

Oui, mon amour, ma chérie.

Je te suivrai chaque jour de ma vie.

J’irai jusque dans les enfers pour ces chaînes te défaire.

J’irai dérober dans le jardin des cieux la plus belle fleur pour te plaire.

 

J’arrêterai de mes mains le Dieu du temps.

Pour contempler ta divine beauté indéfiniment.

Je marcherai sans cesse à tes côtés pour te protéger.

Contre tous ces vents menaçants et ces violentes marées.

 

Je continuerai sans relâche avec toi mon humble route.

Sinon mon esprit meurtri s’en va inévitablement vers la déroute.

La fougue de ma jeunesse se manifeste par la vigueur de ma verge.

Et, mon tendre amour, pour toi, telle une grâce, qui le submerge.

 

Enlève cette serviette qui cache ton corps.

Cette merveille qui est plus précieuse que l’or.

Permets-moi d’admirer chaque parcelle de ta peau.

Qui me rappelle qu’il y a encore en ce monde du beau.

 

Je te rejoindrai au plus profond de ton intimité.

Afin de te satisfaire de ces plaisirs jusqu’à satiété.

De ton fluide corporel, je m’en abreuverai allègrement.

Ô, ma bien-aimée ! Je le jure. Avec toi, je serai éternellement.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

J’aime quand tu danses pour moi

J’aime quand tu danses pour moi Poème par Rolland Jr St-Gelais Photo par Joel Pèlerin Source : https://www.deviantart.com/charmeurindien/art/I-like-when-you-dance-for-me-867481974

J’aime quand tu danses pour moi

 

Ô, mon amour !

Je pense à toi chaque jour.

Ô, ma tendre chérie !

Je rêve de toi chaque nuit.

 

Dès l’aurore, mes sentiments vont vers toi.

Je ressens la douceur de tes lèvres sur moi.

Fruit béni des anges de mon imagination fertile.

Mon cœur palpite et rend tout mon être fébrile.

 

Œuvre de chair ! Je le ferai seulement avec ma bien-aimée.

Que sert à l’homme de sa semence inutilement prodiguée ?

Cette substance offerte par les dieux pour transmettre la vie.

J’attendrai le moment favorable pour t’inviter dans mon lit.

 

Ta peau d’ébène effleurée légèrement par mes doigts attentionnés.

Par mon savoir-faire, tu éprouveras des zones jusque-là insoupçonnées.

J’embrasserai avec chaleur tes seins auréolés avec une si grande tendresse.

Que le fait de t’en priver, ne fut-ce qu’un instant, entraînera chez toi, ample détresse.

 

D’ici là, les hallucinations seront les comparses de l’obscurité.

Celle qui accompagne inlassablement mon âme la nuit tombée.

Mais, une chose me console dans mes peines et mon chagrin.

Ce que j’aime quand tu danses pour moi jusqu’au petit matin.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Une lumière dans la nuit

Une lumière dans la nuit Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par G.B. D’Allemagne Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/I-can-t-believe-912186775

Une lumière dans la nuit

 

J’étais seul dans ma chambre.

Plongé dans mes pensées couleur ambre.

À des années-lumière de mon corps.

Navigant sur mes regrets et mes torts.

 

Regardant au-delà de la fenêtre.

Y cherchant la raison de mon mal-être.

Que puis-je faire ? Pourquoi est-ce ainsi ?

Est-ce là tout ce dont peut m’offrir la vie ?

 

C’est alors que subitement j’ai pensé à toi.

Une aura m’a extirpé du plus profond de moi.

Une chanson m’a transporté vers un monde nouveau.

Grâce à toi, ma bien-aimée, mon univers est si beau.

 

C’est dans un moment tant inattendu.

Un instant sublime que je n’aurais jamais cru.

Qu’une étoile brillant dans le firmament m’a envoyé sa lumière !

Pour répondre avec délicatesse à mes nombreuses prières.

 

La passion se trouve-t-elle à la croisée des chemins ?

Existe-t-il pour les âmes perdues un meilleur destin ?

Sommes-nous condamnés à jamais à la vindicte populaire ?

Est-il possible de vivre sans se soucier de toutes les guerres ?

 

Alors que tout me semblait être au désespoir.

En mon esprit, un refrain a ravivé tous mes espoirs.

La noirceur a maintenant fait place à la lumière.

Désormais, je regarde l’avenir sans me retourner en arrière.

 

Une chanson fredonne dans mon cœur.

Un air qui éloigne de moi toutes mes peurs.

Je vois celle qui sera pour toujours la plus belle.

C’est par elle que j’ai réappris qu’il y a encore tant de merveilles.

 

Une lumière brille dans la nuit.

Une étincelle m’a ramené à la vie.

À jamais, elle aura ma reconnaissance.

À mon réveil, j’ai enfin pris une nouvelle naissance.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

En ne sachant que faire

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

En ne sachant que faire

 

Perdu dans la brume de mes pensées.

Dans l’aurore dorée, j’ignorais où mes pas, diriger.

Que de questions marquèrent de leurs empreintes mes idées.

Idées confuses qui sont apparues en ce jour où j’ai été damné.

 

Étais-je une si mauvaise personne?

Voilà au fond de mon être ce qui sans cesse résonne.

Dans ma tête, une telle question est telle une cloche qui sonne.

Qui pourra me dire la vérité afin que je me pardonne?

 

Comme dit si bien l’adage, une vérité avouée est à moitié pardonnée.

Ce que mon cœur languit de ne pas pouvoir revenir dans le passé.

Et, de mes erreurs, pouvoir un tant soit peu, les effacer.

Est-ce là, à la vie ou à Dieu, trop demander?

 

Je suis qu’un être de chair.

Une âme qui jadis voguait sur les airs.

Un être immatériel qui devait apprendre afin de se parfaire.

S’incarner dans un corps malgré le risque de l’amour et de la guerre.

 

C’est ainsi que je naquis dans un village.

Peuplé de gens aux coutumes et à la langue slaves.

Nous vivions modestement sans pour autant être des esclaves.

Dans un village entouré de montagnes enneigées lui servant d’enclave.

 

Ma bien-aimée et moi sommes nés dans des familles où la paix régnait.

Avec des gens modestes qui, malgré les soubresauts de la vie, s’aimaient.

Nous nous sommes connus à l’école du village où l’institutrice enseignait.

La grammaire, les tables de multiplication et autres choses, elle nous expliquait.

 

 Nous avons grandi dans ce village paisible béni des cieux.

Combien de jours sont passés en ce temps où nous y étions si heureux?

Un bonheur qui culmina à l’instant où je me sentis tel un bienheureux.

Ce moment où elle réalisa, par sa réponse, mon souhait le plus précieux.

 

Le jour de nos noces était si extraordinaire !

Elle était si belle au pied de l’autel à côté de son père.

Devant le prêtre, nous avons juré fidélité et amour sous une belle lumière.

Une aura multicolore qui provenait des vitraux qu’avait réalisés mon grand-père.

 

Un banquet avait été offert par les membres de notre parenté.

Ce fut de leur part, un geste rempli d’amour, un geste de pure bonté.

Mon vieux père m’avait donné sa boutique afin que je puisse travailler.

Et que ma famille soit, par mon travail, en tout temps, comblée.

 

Quelle nuit de noces avons-nous eue!

Dans le lit conjugal, nous étions entièrement nus.

Elle était belle comme le premier jour que je l’avais vue.

En mon cœur, je bénissais le ciel de ce présent que j’ai reçu.

 

Tout passe tellement vite dans le livre de la vie.

Voilà pourquoi, il faut faire attention à nos rêves, à nos envies.

Le coq avait chanté trois fois avant la trahison de Saint-Pierre à ce que l’on dit.

Pour avoir mis fin à mon bonheur, une seule fois avait amplement suffi.

 

Une balle perdue traversa la faitière.

Amenant tout mon être dans les flammes de l’enfer.

Sans crier gare ! Mon pays se trouvait désormais en guerre.

J’ai alors pris le corps de mon épouse dans mes bras en ne sachant que faire.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada