Archives de tags | corde

Veuillez m’accorder cette faveur

Veuillez m’accorder cette faveur. Poème de Rolland Jr St-Gelais Source : https://www.deviantart.com/appetitive-soul/art/473e494e54d2-895276534

Veuillez m’accorder cette faveur

 

En cette nuit étrange,

Appartenant à un ancien archange,

Nuit maudite peuplée d’âmes damnées,

Sortis des enfers pour en cette terre y vagabonder.

 

J’étais un pirate qui avait écumé les sept mers,

Au grand désarroi de ma fiancée et de ma sainte mère,

J’ai ragé avec force des navires battant tous les pavillons,

Pillant et tuant çà et là, à en perdre à la fois l’âme et la raison.

 

Des femmes belles comme des fleurs, j’ai usé de leurs charmes.

Des soldats de tous les royaumes, je n’ai pas craint d’affronter leurs armes.

La peur m’était étrangère en ces contrés ravagées par la famine et la guerre,

Car, de leur foi et de leurs lois, je n’en avais quoi en penser, quoi faire.

 

Un jour ou une nuit, je ne m’en souviens plus.

Des gardes armés jusqu’aux dents pour me capturer sont venus,

Sans forme de procès, avec précipitations et sans défense, on m’a condamné.

Au bout d’une corde au gibet, je me suis balancé, jusqu’à ma mort soit prononcée.

 

Dans les flammes de l’enfer, je me suis retrouvé pour l’éternité.

Une bonne action, que jadis j’avais faite, mes juges s’étaient rappelés.

Un seul vœu ils m’ont alors accordé de prononcer lors de leur sentence,

Qu’œuvre de chair je puisse accomplir une fois l’an pour éviter la démence.

 

Ayant longuement délibéré entre eux,

Ils m’accordèrent le privilège de réaliser ce vœu.

S’il vous plaît, belle dame, veuillez m’accorder cette faveur.

De déguster votre intimité et d’emporter en mon cœur sa douce saveur.

 

En cette nuit si belle et si magique,

Où règnent tous les êtres extraordinaires et féériques,

Ce que je donnerais afin de sauver mon âme et refaire ma vie,

Mais, je ne regretterai jamais les femmes avec qui j’ai partagé mon lit.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Tu ne pourras jamais m’attacher les yeux

Tu ne peux pas attacher mes yeux
Tu ne pourras jamais m’attacher les yeux Poème par RollandJr St-Gelais Dessin par CapitaPerdu Source : https://www.deviantart.com/capitaperdu/art/You-Cant-Tie-My-Eyes-841886599

Tu ne pourras jamais m’attacher les yeux

 

Je suis consentante,

Je dirais même bien contente,

De satisfaire ce moindre désir,

Car j’y prend, comment dire, mon plaisir.

 

Te servir de jouet,

Dans ton si beau palais,

Tu m’y invitas avec un verre à la main,

Un verre qui contenait un vin au goût incertain.

 

Que j’ai accepté sans hésitation,

Pendant que jouait une douce chanson,

Au titre si invocateur : Under pressure.

J’allais y prendre mon pied j’en étais sûr.

 

À ta future esclave tu lui expliquas tout,

Alors que montait en elle un tel désir si fou,

D’être ta babiole, ta bestiole, ton objet, ta chose,

Pour dire vrai, c’est la première fois qu’une telle expérience j’ose.

 

Tu m’amenas dans ton donjon,

Tout gentiment tel un bon garçon,

Lumière tamisée dévoilait instruments divers,

Qui me firent comprendre que ton vécu ne date pas d’hier.

 

Tu me souhaitas la bienvenue dans ton lieu de supplices,

Où tu me feras découvrir avec précaution la saveur de bien des délices,

Des moments de satisfaction que je n’ai jusqu’alors jamais connu,

Pendant que tu admirais chaque parcelle de mon corps nu.

 

Tu me plaças sur un tabouret,

Voilà le premier pas était enfin fait,

J’étais pour la soirée tant attendue à ta merci,

Cette soirée que je rêvais tant est maintenant et ici.

 

Tu me regardas bien attentivement,

Comme si tu réfléchissais bien sagement,

À trouver ce qui m’irait bien comme un gant,

C’est alors que surgit cette idée bien mystérieusement.

 

Une corde que tu ramenas de ton voyage en Chine,

Ce pays aux pires tortures brisant les plus dures échines,

Cette corde était réservée à celle que tu trouverais la plus belle,

À celle qui aurait la peau soyeuse et fragile comme de la dentelle.

 

Avec grand soin tu enrobas mes seins,

Avec cette corde manipulée par tes chaudes mains,

En faisant sur ma poitrine une croix telle une martyre,

Que l’on jeta jadis en pâture devant la foule romaine en délire.

 

Avec ma volonté, je t’ai laisser faire.

Car, pour tout dire, je ne voulais guère me défaire.

D’être pour toi cet objet que tu convoitas depuis longtemps,

Alors, ô maître adoré, vas-y gaiement et prends tout ton temps.

 

Attache-moi avec fermeté les bras,

Afin de mes tourments je n’y échappe pas.

Mais, souviens-toi dans tes gestes de mon unique vœu,

Nous avions convenu que tu ne pourras jamais m’attacher les yeux.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada