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En sentant tes cheveux

Sentir tes cheveux
En sentant tes cheveux Poème par RollandJr St-Gelais et magnifique photo par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da & https://www.deviantart.com/gb62da/art/I-love-the-scent-of-my-hair-839970675

En sentant tes cheveux

 

En ce magnifique matin,

Je me suis réveillé avec un bel entrain,

Car j’allais rejoindre le soleil de toute ma vie,

Celle qui fait depuis notre rencontre un bonheur infini.

 

Nous avons décidé de nous voir,

Là même où nous nous sommes embrassés,

Encore bien jeunes, un peu gênés et bien embarrassés,

Car nous y étions tard dans cette grange lors d’une nuit noire.

 

Je ne voulais pas te brusquer,

Simplement par ce baiser te dire,

Avec l’un de mes plus beaux sourires,

Qu’aujourd’hui encore et pour toujours je t’aimerai.

 

Allant de ce pas à notre rendez-vous,

Y allant allègrement car de toi je suis amoureux fou,

Le cœur jouant une mélodie qui se transporta sur mes lèvres,

Afin d’apaiser mon enchantement qui me faisait monter une fièvre.

 

Arrivé sur le lieu, je n’osais point faire de bruit.

Point de brusquerie envers celle que je suis épris,

J’avança d’un pas léger vers toi avec grande lenteur,

Car jamais je n’oserais, ne fut-ce qu’un moment, te faire peur.

 

Je te voyais assise près d’une pomme,

Aussi belle où pour la première fois je t’ai vue,

Tu avais accepté de danser avec moi. Qui l’aurait cru?

Au fil du temps, nous sommes devenus toi femme et moi homme.

 

Les années défilant nous avons en santé et en beauté grandit,

De fil en aiguille, nous avons appris à nous connaître petit à petit,

Je voulais te faire une surprise en t’invitant d’aller dans cette grange,

Tu m’avais regardé, je m’en doutais déjà un peu, avec un air bien étrange.

 

Je t’avais alors rassurée que j’avais une chose importante à te dire,

Un secret que je me devais pour toujours d’être libéré,

Au risque d’être blessé, voir même d’être rejeté,

Même si cela allait me faire souffrir.

 

Je voulais partager avec toi ce moment si précieux,

T’avouer simplement qu’avec toi j’étais tellement heureux,

Tu m’as alors confié en sentant avec passion tes cheveux soyeux,

Que tu désirais plus que tout que nous soyons pour la vie amoureux.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

 

Vraiment dommage

Vraiment dommage
Low and behind Par un auteur inconnu

Vraiment dommage

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien et que la semaine ne s’annonce pas trop éprouvante pour vous en cette saison hivernale. Pour ma part, je dois avouer qu’elle s’annonce ardue étant donné les précipitations de neige et de verglas qui sont tombées dans la région de Québec. Qu’à cela ne tienne, c’est l’hiver avec ses plaisirs et ses désagréments. La seule chose que je regrette c’est de ne pas toujours pouvoir apprécier l’hiver autant qu’il le faudrait, non pas à cause du froid et de la neige, mais bien à cause de la glace qui rend mon parcours périlleux.

Ce qui m’amène à développer un autre point sur lequel j’éprouve une certaine tristesse face à une réalité quasi inhérente à la nudité artistique. Une réalité qui, vous conviendrez avec moi, touche exclusivement le modèle masculin. À vrai dire, je fais référence au sexe masculin proprement dit. Appelez-le comme vous le voulez : pénis, verge, phallus ou bien même hampe, il s’agit bel et bien d’une partie de l’anatomie de l’homme qui mérite autant de respect que les seins chez la femme. Élément qui, à ma grande surprise, semble passer sous silence dans le milieu artistique, et ce peu importe les médias visuels utilisés.

Bon! Je reconnais que la pornographie a apporté une contribution plus que malsaine de l’image de ce membre auprès de la population en général. À vrai dire, tout est fait dans le seul optique de rabaisser celui-ci comme un simple outil de performance sans égard à l’être humain qui le possède. Vous pouvez me répondre qu’il en est ainsi envers l’autre être humain qui est la femme et je vous donnerais entièrement raison. Or, ce n’est pas du tout le sujet de cet article.

En ce qui me concerne, j’ai eu la chance de participer à une séance photo où une charmante dame de la région de St-Jérôme cherchait des modèles tant féminins que masculins afin de réaliser une série de photos tout à fait originales. Pour vous décrire en quelques mots ce qu’elle désirait accomplir, cela consistait tout simplement à prendre des clichés sur le corps nu où l’absence maquillage, de fard, d’ornement et de peinture serait de mise. Qui plus est! Un second objectif, abordé de manière subtile par la photographe en question, était de monter ultérieurement une exposition sur la présence de cicatrices sur le corps. Des cicatrices qui, comme l’affirme si bien dicton selon lequel une image vaut mille mots, témoignent souvent des parcours de vie quasi indescriptibles, voir incroyables.

C’est ainsi que de fil en aiguille, et par l’ambiance somme toute bien cordiale entre elle et moi, le second objectif est venu sur le tapis. Et, entre vous et moi, je vis avec des cicatrices bien visibles depuis mon tout jeune âge. C’est ainsi que j’accepta qu’elle puisse photographier les endroits de mon corps où la présence de mes cicatrices étaient visibles. La seule condition sine qua none était de respecter une vision artistique de la prise de photos. Une énigme philosophique me vient ici à l’esprit : Pourquoi existe-t-il une certaine gêne, pour ne pas dire une gêne certaine, lorsqu’il est question de présenter cette partie de l’anatomie de l’homme? Éprouve-t-on une telle gêne à l’égard de son équivalent, manière de parler dans le cas présent, chez l’anatomie de la femme? À la vue de mon expérience personnelle, il semblerait que ce ne soit pas le cas.

Alors pourquoi donc un tel phénomène? Comme je l’ai expliqué plus haut dans ce présent article, la pornographie y est sûrement pour quelque chose. À mon humble avis, c’est vraiment dommage puisque le caractère sacré du corps humain tel que défini dans l’antiquité fit place à son instrumentalisation et, par ricochet, à sa dégradation. C’est notamment le cas où l’érection y est présente.

Serait-il possible d’inverser la réalité, c’est-à-dire, de découvrir une noblesse chez le phallus en état de grâce ultime? Serait-il aussi possible de passer d’une image plus que négative à celle où la beauté y est réellement dévoilée? Serait-il tout aussi possible d’outrepasser, je m’inspire ici d’une discussion que j’ai jadis eu avec l’une des femmes présentes à la séance photo du début décembre sous la supervision de Phylactère, l’appréhension du sexe masculin en état d’érection non seulement à son acceptation mais presque à une confiance qu’une telle situation se réalise lors d’une séance de nudité artistique. Après tout, l’art renferme toutes les évidences en ce monde. N’est-ce pas?

Merci de m’avoir lu

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

J’ai attendu

J'ai attendu
« J’ai attendu » Photo par G.B. d’Allemagne Modèle ? Marmor

J’ai attendu

 

Il y a longtemps de cela,
Alors que j’avais déjà fait vers toi,
Sans te brusquer mes premiers pas,
Car ta beauté aisément je remarquas.

 

Je t’ai demandée comment tu allais,
Bien que tu m’a répondu lors que je te souriais,
Assise sur une terrasse en une journée du mois de mai,
Puis-je vous offrir quelque chose ? T’ai-je dit. Tu m’as proposé un café.

 

De fil en aiguille nous avons fait connaissance,
Tu me racontas le pays de ton enfance, de ton innocence.
Tu me confias être venue sur cette terre étrangère pour construire ta vie,
Ce que tu ignorais alors c’est que déjà mon coeur tu l’avais à jamais conquis.

 

J’ai attendu le bon moment,
J’ai attendu ce précieux instant,
J’ai attendu que tu sois prête à entendre,
À entendre mon coeur battre telle une musique si tendre.

 

Sous la fraîcheur d’une nuit de printemps,
Dans mes draps de satin je t’ai prise tendrement,
En écoutant une chanson des années de ma jeunesse,
En t’entendant gémir de plaisir par le pouvoir de mes caresses.

 

À jamais mon coeur tu l’avais conquis sans que je m’en doutais,
Car dès le premier baisé, le premier toucher, t’aimer pour toujours je le savais.
Chacun de nous a une route qui lui est tracée ! Alors pourquoi ne pas poursuivre ce chemin ?
Ô mon amour, accepteras-tu de vivre ensemble de nouvelles aventures main dans la main ?

 

Crois-moi, j’ai attendu cette perle si rare,
Allez belle dame, réponds-moi avant qu’il ne soit trop tard,
Jamais de ma triste vie je ne croyais pouvoir aimer autant que maintenant,
Rejoins-moi ! Viens découvrir le monde avec moi ! Allez ma chérie ! Je t’attends.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada