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Le téléphone

Le téléphone Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par Artbylucentgem Source : https://www.deviantart.com/artbylucentgem/art/For-Uvalde-917538801

Le téléphone

 

Le téléphone

Sans cesse, sonne.

Attendant que tu répondes

Alors que mes idées se confondent.

 

Chaque jour de la semaine

Voit accroître la lourdeur de ma peine.

Une peine dont aucune larme de ma chair

Ne veut sortir de mon corps afin de prendre son air.

 

Tôt ce matin, par pure étourderie

J’ai composé ton numéro que j’avais appris.

Où avais-je donc la tête en cette journée ensoleillée?

Un jour si agréable qui rendait mon cœur si léger.

 

Je profitais de ce temps de tranquillité,

Alors que tout en ma modeste demeure était nettoyé.

Pour te faire une surprise qui allait égayer ton cœur,

Mais dont je n’ai pu te constater la gravité de mon erreur.

 

Je t’appelais pour avoir de tes nouvelles

Et te dire que grâce à toi, ma vie est si belle.

Entendre tes rires à chacune de mes histoires,

Illuminant ainsi mon cœur du matin jusqu’au soir.

 

Je terminais, telle une habitude, souvent mes appels,

Afin de pouvoir me sentir libre comme une hirondelle,

En te disant comme je t’aimais en attendant avec entrain,

Ta réponse qui allait égayer ma journée jusqu’au lendemain.

 

Je m’étais promis malgré la distance de toujours te faire signe.

Jusqu’au jour fatidique où dansera pour toi « le chant du Cygne »

Cet instant inévitable de l’existence où nul ne peut s’y soustraire.

Depuis ce jour, malgré mes essais, le téléphone fait que se taire.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Ève n’est point face à nos malheurs l’unique coupable

Ève n’est point face à nos malheurs l’unique coupable Poème par Rolland Jr St-Gelais Photo par Samo19 Source : https://www.deviantart.com/samo19/art/Remembering-Eve-913009247

Ève n’est point face à nos malheurs l’unique coupable

 

Aujourd’hui, c’est le jour du Vendredi saint.

J’aimerais tant dans mes prières joindre les mains.

Ce sera donc dans mon cœur que je prierai sans être vu.

Des formules que je réciterai en mon âme pour mes chers disparus.

 

On raconte dans les livres saints que le mal est entré,

Par la faute d’une femme qui aurait commis le premier péché.

Pourtant, force est de constater que les maux qui accablent les humains.

Ces fléaux éreintent tant les hommes que les femmes tel un funeste destin.

 

Le mal ultime sous le visage de la connaissance du bien et du mal,

La douleur qui pénétra dans la chair tel un poison sorti du pire animal.

Un être semblable à un phallus gorgé de sang pleinement en érection.

Crachant du plus profond de ses crocs son venin à profusion.

 

Plongeant en chacun de nous cette terrible question.

Existe-t-il réellement une vie après celle que nous connaissons ?

Je ne saurais, hélas, y résoudre avec certitude mes amis.

Mais, j’ose croire qu’un tel rêve en mon cœur soit encore permis.

 

Mais, une chose demeure à mes yeux la seule vérité.

Ève n’est point coupable de la faute originelle, du premier péché.

En effet, c’est seulement par le sein de la femme que nous naissons.

C’est malheureusement par le glaive des hommes que nous mourrons.

 

C’est là une évidence à laquelle nous devrions souvent méditer.

Les guerres ont, de tout temps, des peuples entiers exterminés.

Mais, c’est par le corps des femmes offensées et meurtries

Que les nations ont réussi sans relâche à reprendre vie.

 

Aujourd’hui, j’aurai une belle pensée en mon for intérieur envers celles.

Qui, par la violence des hommes, se sont envolées, telles des hirondelles.

Vers une destination où elles trouveront enfin un amour impérissable.

Non! Ève n’est point face à nos malheurs l’unique coupable.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

 

Quelle femme !

Quelle femme ! Poème par Rolland Jr St-Gelais Photo par Joel Pèlerin Source : https://www.deviantart.com/charmeurindien/art/What-a-woman-776255972

Quelle femme !

 

Ce soir, j’ai rencontré.

Une dame belle à croquer.

Elle avait tellement de charmes.

Que devant son talent, j’ai rendu les armes.

 

Que pouvais-je faire devant une femme si experte ?

Face à ses courbes découpées, je courais à ma perte.

Dans sa chambre de pécheresse brillait une lampe tamisée.

Un fanal rouge à la porte de sa demeure me rappelait ma destinée.

 

Elle savait si bien raviver en mon être ma fière masculinité.

Par le fait de ma bonne santé et d’une telle beauté, ma virilité.

Dites-moi ! Est-ce un crime de succomber aux plaisirs de la chair ?

Si c’est le cas, je plaide coupable au risque de vous déplaire.

 

Que voulez-vous ? Gens, d’ici, et d’ailleurs.

Il fallait savoir me défaire de la moralité et de mes peurs.

Au risque même de me retrouver en enfer et dans ses flammes !

Après cette nuit de volupté, je me suis exclamé : « Quelle femme ! »

 

J’en ai rencontré de ces femmes aux mœurs légères.

Elles savaient, par leurs sourires et leurs gestes choisis, me plaire.

Une belle rousse qui connaissait à la perfection les poses du Kâmasûtra.

Elle maîtrisait l’art de m’amener en des zones interdites jusqu’à ce moment-là.

 

Une jolie blonde aux yeux d’un bleu d’azur m’attendait.

Car, chacune de nos rencontres, un bouquet de fleurs, je lui offrais.

Hé oui, mes amis ! L’homme que je suis est avant un cœur épris.

Un être sensible à toutes celles qui partagent avec lui leurs lits.

 

Que puis-je dire de cette brunette connue un samedi soir ?

Alors que la nuit était déjà tombée et qu’il était tard.

Une dame qui, par son expérience, m’avait beaucoup plu.

Femme fidèle à son époux chéri. Si seulement je l’avais su.

 

Il y a aussi cette dame d’origine africaine.

Qui paraissait, aux yeux de tous, bien loin d’être vilaine.

Et à qui, on lui donnerait la sainte communion sans confession.

Mais, avouons-le avec sincérité, la luxure est le cadet de tous les péchés.

Tout débute par une belle pensée, prélude d’une passion déchaînée.

 

Oui, je sais bien. Ces mots peuvent vous offusquer.

Mais, dites-vous bien. Une seule chose peut me choquer.

C’est de voir en ce monde tant de malheur et si peu de joie.

J’éprouve tant de plaisir d’être dans les bras d’une femme sous son toit.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

 

Fantasmes

Fantasme Poème par Rolland Jr St-Gelais Photo par Joel Pèlerin Source : https://www.deviantart.com/charmeurindien/art/Phantasm-663531188

Fantasmes

 

Par une nuit étoilée,

Jolie femme, j’ai rencontré.

Dans sa demeure pour connaître mon avenir.

Je sais bien mes amis que cela vous fait sourire.

 

Mais, devant tant de mauvaises nouvelles qui sont télédiffusées.

Je voulais savoir mon futur et de mes inquiétudes les apaiser.

Elle attendait depuis longtemps en ce lieu mystérieux ma venue.

Une fois que je suis entré, elle me souhaita la bienvenue.

 

Par un chaste baiser et une boisson d’une recette secrète.

Par son insistance à garder le silence, j’ai reconnu ma défaite.

Elle me demanda de penser à ce qui me préoccupe.

Il allait de soi que j’étais sur mes gardes, car je ne suis pas dupe.

 

Alors que je savourais sa concoction délicieuse.

Elle a sorti de nulle part une boule de cristal mystérieuse.

« Écoute mon ami, je vois dans ma boule toutes tes pensées. »

« Ne résiste pas, mon beau ! Laisse-toi, par mes paroles, embraser. »

 

Sentant en mon corps, un engourdissement, l’envahir.

Résister était inutile, car le combattre me faisait souffrir.

Mon âme se retira de ma chair pour rejoindre celle de mon hôtesse.

Dans cette boule magique où elle m’y attendait telle une déesse.

 

Était-ce le fruit de mon imagination fébrile ?

De me retrouver en cet endroit où tout brille.

Quelle fantaisie extraordinaire de sentir son haleine !

Qui de sa chaleur réchauffait de ma verge chacune de ses veines.

 

« Écoute bien ce que je te dis, mon beau. »

« Tu seras demain à ton réveil un homme nouveau. »

Et de son savoir-faire, elle me guida dans le labyrinthe de la luxure.

Je n’avais jamais eu de ma vie autant de pensées si belles et si impures.

 

Nos corps entremêlés par une frénésie endiablée.

Nous avons atteint le plaisir par une passion effrénée.

Était-ce une chimère, une vision ou bien une folie passagère ?

Le résultat de mes obsessions refoulées par les menaces de guerre ?

 

« Attends à ton réveil ! » Elle m’a dit au creux de mon oreille.

De sa voix suave sortie de ses lèvres à la douceur du miel.

Lorsqu’elle planta ses dents dans mon cou avec puissance.

Je ne fis que constater face à une telle ardeur mon impuissance.

 

Puis, tout à coup, j’ouvris enfin les yeux.

En ma chambre régnait un silence mystérieux.

Me levant péniblement, je suis allé dans la salle de bain.

Pour y faire, devant le miroir, mes ablutions comme chaque matin.

 

J’ai porté alors mon regard vers le col de ma robe de chambre.

Un filet de sang avait séché laissant une marque de couleur ambre.

J’ai levé mes yeux embués encore une fois vers le miroir.

Un événement si étonnant que j’ai eu peine à croire.

 

Ma robe de chambre tomba subitement sur le plancher.

Alors que mon corps charnel bien lentement commençait à s’effacer.

Je me souvenais des paroles de ma défunte mère sur la luxure et ses tentations.

Que les plaisirs sans retenue de la chair peuvent entraîner l’âme vers sa perdition !

 

Oui, c’est vrai ! Je suis devenu un homme nouveau.

Mais, par ma faute, je ne verrai plus ce monde si beau.

À trop désirer, croyez-moi, on peut tout perdre de la vie.

Alors, pensez à sauver vos âmes. Mes amis, je vous en supplie.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Laisse-moi !

Laisse-moi ! Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo : Auteur inconnu Source : https://www.deviantart.com/appetitive-soul/art/A-1-871996041

Laisse-moi !

 

Laisse-moi !

Être près de toi,

Sentir ton parfum,

Avec toi, ô chérie, faire un.

 

Mettre ma main sur ta fesse,

Je le ferai avec une grande délicatesse,

Déposer un baiser sur tes lèvres tel un châtelain,

Un baiser comme un prélude à l’amour jusqu’au matin.

 

M’étendre avec douceur sur ton corps,

Ton corps si précieux à mes yeux comme de l’or,

Entendre battre ton coeur dans ta poitrine généreuse,

Voir dans tes yeux en cet instant comme tu es heureuse.

 

Que je place ma main autour de ta taille,

Et faire des gestes de passion sans aucune faille,

Car de ta féminité je ne pourrai jamais la brusquer,

Et de notre union à jamais elle ne sera jamais terminée.

 

L’union de la chair dure qu’un moment

Mais, celle de deux âmes dure éternellement.

L’âme est, selon toutes les religions, immortelle. Dit-on ?

Deux âmes amoureuses? Davantage, et ce, avec raison.

 

Laisse-moi t’aimer en cette nuit,

Vois ô ma chérie comme j’en ai envie.

Que notre passion née de notre pureté de cœur,

Témoigne de notre fidélité sans crainte et sans peur.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada