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Attendre

Attendre
« Attendre » Poème de RollandJr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/Waiting-846634723

Attendre

 

Assise seule sur un banc,

Recouverte d’un châle blanc,

Châle ouvert libérant tes seins,

Qui feraient rougir d’envie tous les saints.

 

Regard fixé vers l’horizon lointain,

Tout en déposant sur ton genou ta délicate main,

Tu semblais si soucieuse de ne point me voir arriver,

Tu ignorais que j’étais près de toi afin de ta beauté admirer.

 

J’avais trouvé un endroit où me cacher,

Car j’avais dans ma main un présent à t’offrir,

Un présent qui mettra sur ton visage le plus beau des sourires,

Une bague de fiançailles car mon seul souhait de t’épouser.

 

Attends encore quelques instants ma chérie,

Toi mon amour, ma raison de vivre, ma belle aux yeux de rubis.

Me mettre à genoux devant toi afin de te demander en mariage,

Car avec toi et en toute fidélité, je veux vivre jusqu’en un vénérable âge.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Un peu de romance

Un peu de romance
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Un peu de romance

 

Assis dans mon lit,

En cet immeuble désormais interdit,

Car selon certains une chaude présence pourrait me tuer,

Alors, on préfère m’isoler pour mieux en moi la vie enlever.

 

Les secondes passent inlassablement,

En cet endroit où la mort règne éternellement,

Regardant par la fenêtre le soleil me saluant amicalement,

Ce fidèle ami qui avec entrain se lèvent beau temps mauvais temps.

 

Attendant l’heure du repas,

J’aperçois une photo en face de moi,

Une photo d’une jolie dame que je crois connaître,

Avant la venue de ce trouble qui de ma mémoire allait faire disparaître.

 

Une photo parmi tant d’autres,

De ces gens qui furent jadis mes hôtes,

Ici et là des gens si souriants, des gens si heureux,

Ici et là des enfants s’amusant en d’autres temps en d’autres lieux.

 

Souvent près de moi se trouvait cette jeune femme,

Souvent, je me demande qui peut bien être cette belle dame,

Il faudra bien un de ces jours à quelqu’un poser cette question,

Et pourquoi pas à celui qui allait apporter mon plateau comme de raison?

 

Tiens! En parlant du loup!

Je l’entends approcher à pas doux,

Apportant en ma chambre par sa présence de la vie,

Je lui dit avec le sourire : Entrez mon ami, je vous en prie!

 

Comment allez-vous? C’est la première fois que je vous vois.

Se dirigeant vers moi avec délicatesse, il me rassura.

Il me répondit : Nous nous sommes très souvent rencontrés,

Comme bien de nombreuses nuits et quelques jours passés.

 

Ho! Veuillez me pardonner pour ma faute. Je lui dis.

Pas de faute mon cher monsieur, il me répondit.

J’ai une simple question ce matin à vous demander,

Me répondre, j’aimerais tant sans vous déranger.

 

Dites-moi ! Qui est cette charmante dame sur cette photo?

Vous savez à cause de mon âge je ne me rappelle plus qui elle peut être,

C’est alors que j’ai senti malgré ma bonne volonté chez lui un mal-être,

Ses mots de ses lèvres sortirent telles de tristes notes de piano.

 

Cette femme est votre épouse et sur les autres sont vos enfants,

Donc si j’ai bien compris ma vie avait de quoi de passionnant,

Mais, je crois bien qu’à cette époque-là la plus grande chance,

C’est d’avoir jadis connu ce qu’est l’amour et un peu de romance.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

 

 

J’ai trouvé enfin le bon chemin dans le silence

J'ai trouvé un chemin dans le silence
J’ai trouvé enfin le bon chemin Poème de RollandJr St-Gelais Réalisation par carmine_vision Modèle : JenovaxLilith Source : https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/find-a-way-in-the-silence-752003929

J’ai trouvé enfin le bon chemin dans le silence

 

Longtemps, j’ai cherché le bonheur,

À tous moments, que tu ries ou bien tu pleures.

Essayant de trouver une raison de vivre, d’exister,

Tentant de repérer une preuve d’être aimée et d’aimer.

 

J’ai connu de grands sages,

En dévorant leurs nombreux ouvrages,

De ces philosophes cherchant à donner explication,

En mon être le plus profond je me posais tant de questions.

 

C’est en marchant près d’une clairière,

Que me vinrent les paroles de ma tendre mère,

Souviens-toi ô ma fille, ô ma petite chérie, de ceci :

Va dans la forêt pour y trouver du repos, un peu de répit.

 

Écoutes bien le vent et le chant des oiseaux,

Tu comprendras jusqu’à tel point tout y est beau.

Couches-toi à un endroit où tu t’y sentiras confortable.

Cherche un lieu où tu pourras t’étendre de manière convenable.

 

 Ne fait pas de bruit, je t’en pries.

Tends l’oreille et discernes ce que la nature te dit,

Ferme doucement les yeux et sens comme l’air est bon,

Sens le vent effleurer les branches qui dansent à l’unisson.

 

Vas-y ! Il n’y a pas de raison d’avoir peur.

Je serai toujours avec toi en pensées à chaque heure,

Je voulais tant te confier ceci dans le secret de ton cœur,

Que moi aussi je faisais face à ce monde fondé sur tant de leurres.

 

Tout comme toi, je me sentais si souvent désemparée.

Tout comme toi, je ne savais pas quoi faire pour être aimée.

Tout comme toi, je cherchais un refuge pour me sentir protégée.

Tout comme toi, loin de ces foules sans âmes, je désirais m’en éloigner.

 

Moi aussi à la fin de mon adolescence,

Que de questions sans répit brisèrent mon innocence,

Suivant simplement mon instinct de survie avec grande prudence,

C’est avec patience que j’ai enfin trouvé le bon chemin dans le silence.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

 

Exprimer une émotion

Par Lyvie Llonatelli
 » Son conjoint pour modèle  » Réalisation artistique par Lyvie Llonatelli.

Exprimer une émotion

Bonjour tout le monde,

Tout d’abord, je tiens à vous souhaiter un excellent début de semaine annonciatrice de la chaleur printanière et d’un été qui, espérons-le, nous sera accessible afin de nous faire oublier la situation que nous vivons actuellement. Mais, d’ici-là, gardons le moral.

Ensuite, je dois avouer que le fait de ne pas avoir de contrat de modèle nu pour des écoles d’arts et des ateliers en arts me chagrine puisque d’une part, cela me donnait une raison pour sortir de mon patelin et d’autre part, de faire la rencontre de gens intéressants. Oui, je l’avoue, je suis quelque peu casanier de tempérament au grand plaisir, semblerait-il, de ma belle princesse Goldy.

Enfin, une telle réalité est pour moi l’occasion de découvrir des œuvres de nudité artistique tout à fait remarquables. Certaines de ces œuvres sont présentées au sein de groupes d’artistes sur le réseau social Facebook tandis que d’autres sont partagées sur le site DeviantArt. Quoiqu’il en soit, il est impératif à mes yeux de demander la permission des auteurs avant d’utiliser leurs œuvres dans la rédaction d’articles dans mon blogue. C’est pour moi une question à la fois légale et de respect à leur endroit.

La découverte de certaines œuvres m’a souvent tellement interpellé que mon désir de connaître leur raison d’être n’a eu de cesse. Dis autrement, je voulais savoir ce qui a amené l’artiste à les réaliser, à les faire et les créer. Trois verbes qui n’ont pas tout à fait la même connotation. En effet, on peut réaliser une idée, on peut faire une chose quelconque, mais créer implique à la fois son âme et son cœur dans les moindres gestes que nous faisons pour donner vie à cette création. Un peu à l’image de Dieu dans le livre de la Genèse, un artiste est un être divin dans son essence même puisqu’il crée à partir des choses invisibles pour le commun des mortels. Il tire du néant ce que nous tenons pour réel. Ce qui est encore plus le cas lorsque l’œuvre a pour origine la nudité.

Comme le dit si bien Lyvie L. dans notre entretien à propos de son œuvre : « Je voulais créer une ambiance. Ambiance relative à mon émotion du moment. (…) J’emploie mon propre langage, comme champ d’exploration de mes émotions. » Créer, émotions et langage propre vont donc de pairs dans toute œuvre artistique surtout lorsque la nudité y est le sujet. Oui, je sais bien que je me répète mais il est crucial de bien saisir toute l’importance de cette idée afin de mieux comprendre ce qui va suivre.

Mais qu’en est-il de l’intégralité du corps nu, en particuliers celui de l’homme, dans la présentation de celui-ci ? Est-il possible de le percevoir comme un être à la fois doué de raison et un être sexué, surtout dans un cadre artistique ? Devra-t-il plutôt rester dans un monde angélique, un monde purement spirituel ? Quoi de mieux que de partager avec vous l’opinion de Lyvie L. afin d’y répondre de manière plus adéquate ? Après tout, la vision de l’artiste, notamment lorsqu’elle est une femme, est ici d’une importance fondamentale. Et comme elle le dit si bien : « Le fait que ce soit une femme qui exprime le corps masculin, donne une autre dimension à la lecture. Je serais un homme, on lirait différemment, c’est sociétal (puisque) les questions de genre interpellent les esprits. »

Mais quelle est sa pensée à l’égard des parties intimes de l’homme ? Doit-on le cacher ? Et dans le cas ou dans l’autre de la réponse, quelles sont à la fois sa philosophie et son éthique de travail ? Ce à quoi elle répond en ces termes : Il est « … important de représenter le corps dans sa première expression. Sans camouflage et néanmoins sans idée de voyeurisme. (Par conséquent) Le sexe masculin est rarement représenté dans l’oeuvre en général. Comme s’il s’agissait d’un tabou. On se permet dans ce contexte, de représenter la femme, mais jamais l’homme. Comme si cela était provocateur d’un trouble profond, d’un dérangement. Ouverts ou non. Je ne crois plus utile de cacher aujourd’hui. »

Toujours selon l’artiste interrogée, voilà la raison pour laquelle la représentation du phallus possède également une place, en soi sa place, dans une création artistique. Qui plus est, une telle place déloge les idées préconçues au sein d’un acquis désuet. Certes, la sensualité apparait qu’on le veuille ou non. Toutefois, elle conclut son analyse par une question que je qualifierais d’essentialisme puisqu’elle réfère à l’essence même de la réalité. Une réalité qui existe avant même les regards portés sur elle. Une question qui résume bien l’idée de l’artiste est celle-ci : « mais est-ce vraiment de l’érotisme que de montrer en toute simplicité et innocence. » Dans ce cas-là, « … seul le lecteur traduit à sa façon. »

Pour conclure le présent article sur la représentation des parties intimes, je me réfère aux propos tenus par Lyvie L. sur ce sujet. Selon elle toute serait une « … question d’éducation et d’ouverture sur (…) une certaine différence artistique qui pour autant ne plonge pas dans la pornographie. » L’objectif serait, si j’ai bien compris sa vision des choses, de simplement exprimer une émotion vécue dans une ambiance précise.

Je remercie cette artiste d’avoir si chaleureusement accepté de collaborer à la réalisation de ce présent article. Je remerciement bien entendu chacun et chacune de mes abonnés-es pour leur fidélité.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Mon cœur de tristesse

Laissez-le venir
« Mon cœur de tristesse » réalisation photographique par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da

Mon cœur de tristesse

 

En ces jours de printemps,

Je tente de prendre tout le temps,

Le temps de ne point m’en faire face à ce désert,

Désert de tous ces gens qui craignent ce virus venant de l’enfer.

 

Bien beau d’entendre ta voix sur le combiné,

La voix de celle qui est à mes yeux ma tendre aimée,

De t’écrire à chaque moment de ces drôles de journées,

Car rien de plus joyeux d’admirer ta beauté en pleine réalité.

 

Mon ultime souhait est d’être près de toi,

Que tu sois collé jour et nuit tout contre moi,

Que je te réchauffe dans le creux de mes bras meurtris,

Meurtris par les horreurs de la guerre vécue au cours de ma vie.

 

Nous nous sommes connus sur le bord de la mer,

Sous un ciel bleu, d’un bleu si pur, d’un bleu si clair.

Tu avais deviné mon désarroi dans mes yeux remplis d’effroi,

Tu avais compris quoi me dire au bon moment au bon endroit.

 

Jour après jour, nous avons appris à nous connaître,

Jour après jour, tu m’as permis tel le Phoenix à renaître.

À renaître des cendres semées par le souvenir de mes êtres chers,

Mes frères d’armes qui sont maintenant libres comme l’air.

 

En ces jours si étranges si bizarres,

Émergeant de cette calamité sans crier gare!

Je ne peux aller te rejoindre pour t’offrir mes caresses,

Pour qu’à mon tour te rassurer, ce qui remplit mon cœur de tristesse.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada