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Je n’y suis pour rien

Je n’y suis pour rien. Poème de RollandJr St-Gelais Photo et modèle : gfriedberg

Je n’y suis pour rien

 

Appuyé sur le cadre de la fenêtre,

Je ressens en moi tout mon mal-être,

Un profond mal-être qui n’en finit plus,

Étouffé par mes vêtements alors que je suis nu.

 

Regardant au loin pour y trouver refuge,

Loin de ce frère qui n’avait pas compris et qui me juge,

Alors que je voulais protéger le repos de notre mère,

La prémunir de revivre de nouveau ce véritable enfer.

 

Pourquoi tourner le fer rouge dans nos plaies?

Rappeler en pensées ce drame si horrible, si laid?

Ouvrir des livres écrits à l’encre si sombre, si noire?

De ces livres longtemps enfouis dans nos mémoires.

 

Méritais-je de me faire traiter de Juda?

Alors que je souhaitais garder ce triste souvenir,

Cet événement qui arracha à jamais mon plus beau sourire,

Pour toujours loin de mon âme, de mon être, de mon corps, de moi.

 

Je n’y suis pour rien dans toute cette histoire,

Qu’on me laisse tranquille tant mon esprit avant que vienne le soir,

J’ai depuis longtemps tourné la page de cette période de mon enfance,

Pour être franc, puisque tu n’as pas compris, maintenant je m’en balance.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Juste regarder

Juste regarder
Juste regarder Texte de réflexion par RollandJr St-Gelais Dessin par CapitaPerdu Source : https://www.deviantart.com/capitaperdu/art/Floating-in-the-Blue-842134133

Juste regarder

Aujourd’hui, je vais simplement regarder. Regarder sans dire un mot, sans me prononcer, sans juger et sans condamner. Regarder les choses sans me questionner. Regarder la vie comme elle et ne jamais y chercher à y trouver ce qu’il y a de beau, ni de laid.

Juste regarder assis sur un banc, sous le soleil et caressé par le vent. Regarder sans me poser de questions. Regarder la nature, les gens autant les petits que les grands. Regarder sans faire de comparaison. Sans me comparer à eux, ni eux à moi. Regarder ce qui est sans me demander si c’est bien ce que je vois.

Regarder en me promenant, en répondant aux salutations tout en poursuivant mon chemin. Regarder en écoutant. Écouter ce que je regarde et, parfois, qui me regarde. Car, pour bien regarder il faut aussi savoir bien écouter. Regarder le monde qui m’entoure sans imaginer d’autres mondes. Le regarder comme le seul qui existe sans supposition, sans imagination et sans religion. Le regarder le temps d’un moment. Un moment ancré dans ma mémoire pour l’éternité.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Argile

Argile
Argile Poème de RollandJr St-Gelais Réalisation photographique: Sleepy Selfies modèle: JenovaxLilith Source : https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/clay-835792186

Argile

 

Argile,

Êtres si fragiles,

Que l’on soit garçon ou fille,

Hommes ou femmes face à la vie qui défile.

 

Souviens-toi de ceci disait-on tu es poussière,

Que tu retourneras en poussière et tu ne peux rien y faire,

D’autres étaient ici bien avant toi et le seront longtemps après moi,

Riche ou pauvre, beau ou laid, jeune ou vieux, mendiant ou roi?

 

Argile pétrie par l’amour,

Je désire tant vivre pour toujours,

Comme bien des peuples désespérés devant ce fait,

J’ai ma propre foi et croyance afin de faire face à ce qui est.

 

Façonnée par les expériences de ma vie,

Toutes choses doivent passer ! Voilà ce que j’ai appris.

Parcourant sans cesse le long des sinueuses ou droites routes,

Je cherchais bien de réponses à tant de questions, à tant de doutes.

 

Ce qui ne m’a jamais empêché d’aimer et d’être aimée,

Ce qui ne m’a jamais empêché de pleurer d’amour et de faire pleurer,

Mais, n’est-ce pas ce qui donne toute noblesse à cet argile tirée de la terre?

D’aimer à en perdre la raison, à chercher l’être aimé par de-là les mers.

 

Mais aujourd’hui je suis là tout au bout du chemin,

Et vraiment je n’ai pas l’intention que ce soit déjà la fin,

Car je veux être libre de mes choix et du parcours de mon destin,

Sentir la brise fraîche à chaque fois où je me promènerai dans mon jardin.

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Un peu penchée

Un peu penché
Superbe dessin réalisé par mon ami Eri Kel de la France

Un peu penchée

 

Un peu penchée,

Je ne fais que penser,

À ce qu’il m’est arrivée,

Au courant de la journée.

 

En effet, je suis allé déjeuner,

Dans un charmant café,

Près de chez moi situé,

Avec plaisir et gaîté.

 

Un jeune homme s’y trouvait,

Il était vraiment loin d’être laid,

À vrai dire, je le trouvais assez joli,

Il me semblait être bien éduqué et poli.

 

Je l’ai invité à ma table,

Car il me paraissait bien affable,

Je l’ai avoué que je le trouvais beau garçon,

Étonné par mon aveu, il a rougi comme de raison.

 

Je l’ai rassuré avec ardeur,

Car je ne voulais pas qu’il ait peur,

Moi une femme dans la fleur-de-l’âge,

Et lui qui était encore peut être si sage.

 

Ah ce que je regrette le temps de ma jeunesse,

Alors que je sens venir le temps de la vieillesse,

Oui je sais bien qu’il me reste du temps devant moi,

Avant ces jours et d’en être jusque-là.

 

Mais quand une telle beauté apparaît

Je me rends compte que la mienne disparaît

Je n’en veux point à la destinée ni à la vie

Car de tous temps, cela en est ainsi.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Je me suis couché

 

IMG_0696
Photo réalisée par Priscilla Vaillancourt 17 octobre à l’U.Q.A.C.

Je me suis couché

 

Dans la vierge forêt,
J’ai fui ce monde si laid,
En y cherchant la beauté innocente,
Des contes de fées qui en mon esprit me hantent.

 

Dans la fraîcheur du petit matin,
J’y suis allé avec un coeur léger et serein,
Ne craignant guère ce que j’allais y trouver,
Écoutant les oiseaux chanter et regardant les lièvres balader.

 

Que l’air frais me faisait du bien,
Faisant surgir en moi un drôle de refrain,
« Promenons-nous dans les bois pendant que le loup n’y est pas »
Voilà pourquoi j’ai continué mon chemin tranquillement par-ci et par-là.

 

Prenant plaisir de sentir les arômes des bois,
Jusqu’à une rivière où eau claire et limpide y coula,
Une soif apparut en moi, je me penchai et quelques gouttes je buvais.
Quel bonheur sublime et indescriptible en mon âme soudainement émergeait.

 

Clairière entre quelques fleurs et arbres de moi inconnus,
Lentement devant moi comme par magie à mes yeux apparue,
Me rappelant les récits de druides et de sorcellerie celte une idée naquit,
Exposer mon corps frêle aux déesses des lieux en espérant qu’il soit à jamais béni.

 

Retirant mes vêtements morceau par morceau,
Lentement et avec grâce sous le soleil de plus en plus chaud,
Désirant savourer chaque seconde de ce rituel magique improvisé,
En prononçant des formules sorties tout droit d’une kabbale imaginée.

 

Formules d’un grimoire de magie blanche,
Formules entendues par les mystiques avalanches,
Avalanches mystérieuses apportant gens courageux mais imprudents,
Vers des lieux qu’aucun mortel en ce monde a eu la chance de voir de son vivant.

 

Voulant regarder autour moi la beauté qui s’y trouvait,
Je n’ai point bougé afin d’admirer les êtres qui y vivaient,
De ces animaux sauvages aux cœurs d’or et tellement naturels,
Comme je jalousais avec douceur Dame nature d’être à la fois noble et belle.

 

Sentant venir en moi un étrange assoupissement,
Alors nu sur le sol boisé je me suis étendu calmement,
Prenant la position que j’ai connue alors que je voguais dans le néant,
Je me suis couché sans arrière-pensées pour ne jamais me réveiller assurément.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada