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Le Carême

Le Carême

 

Devant l’autel,

Pour méditer, rien ne vaut-elle ?

Méditer sur nos fautes et sur notre vie,

Car nous savons qu’un jour ou une nuit elle sera finie.

 

Temps d’allégresse,

Et sans oublier un peu de paresse,

Moment de grande joie et aussi de tristesse,

Ainsi est la vie aux hommes ! Ultime sagesse !

 

Bientôt arriveront journées de pénitence,

Pour faire face à nos actes commis sous la démence,

De ce mercredi des cendres déposés sur nos fronts,

En nous souvenant de ceux qui partirent sur d’autres horizons.

 

De ceux qui dans nos questions irrésolues nous ont quitté,

Mais qui resteront dans le coeur de ceux qui les ont aimés,

Qui réciteront humbles prières et auront belles pensées,

L’instant d’un soupir ! Moment d’une caresse imaginée !

 

Ce sera bientôt le Carême,

Souvenons-nous de ceux qui ont précédé,

De leur foi, de leur courage qu’ils nous ont légués,

Car, sans leur dévouement, notre présent ne serait pas le même.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Le vieil homme…

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« Le vieil homme… »

 

Montant les marches péniblement,

Le dos courbé tourné de tous ces gens,

Se remémorant du temps de ses tendres amours,

Qui lui donnaient raisons de vivre et joies à chaque jour.

 

N’ayant point honte de sa nudité,

Témoin de sa lointaine et noble virilité,

Qu’il partagea avec dames en leurs contant fleurette,

Ha! Ce qu’il aime se souvenir comment elles étaient si coquettes.

 

Regardant de ses yeux fatigués,

L’eau de ce bassin brassée par tant de gens agités.

Ne sachant que faire de bien de cette seconde d’accalmie,

Brisée par quelques rires de ses rares et imaginaires amis.

 

Se souvenant de ses vacances d’autrefois,

Où tout était possible ! Où tous avaient la foi !

De son enfance mystérieuse et de sa  jeunesse brumeuse,

Qui firent place à la fleur de l’âge éphémère en sa mémoire ténébreuse.

 

S’appuyant sur la rampe,

En guise de canne, en guise jambe.

Affrontera-t-il cette eau qui lui glacera les os ?

De ses os jadis couverts d’une peau caressée en des temps plus beaux.

 

De cette main maternelle,

Qui fut remplacée par celles plus sensuelles,

Jours s’écoulant sans cesse amenèrent inlassablement,

Son cortège de rides et de cheveux perdus inévitablement.

 

Allons ! Se dit-il alors.

Je suis bien vivant. Voilà mon trésor !

Que cet instant soit celui du plus grand plaisir,

Car, bien que je sois vieil homme, je désire encore vivre.

 

Poème de RollandJr St-Gelais
Dessin de Eri Kel

En ce jour des rois mages

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En ce jour des rois mages

 

S’il y a une chose que la vie m’a appris,

C’est que tout peut être vite donné et vite repris,

Grande vérité que cette vie débute comme elle a commencé,

Avec des cris et des larmes de douleur  dès que nous sommes nés.

 

Un jour nous sommes étonnés,

De constater de voir nos chemins se terminer,

Ne pas pouvoir reprendre nos quelques faux-pas,

Sans oublier nos rêves inassouvis et ceux qu’on blessa.

 

En ce jour d’Orient bien spécial,

Où trois rois mages suivirent la rivière en aval,

Pour rencontrer cet enfant si tendre et fragile emmitouflé,

Dans les bras de sa chaste mère qui le serra pour le réchauffer.

 

Nous rappelant notre condition mortelle,

En souhaitant longue vie et existence éternelle,

Malgré nos grandes fautes et nos pires craintes qu’on redoute.

De nos questions sans réponses qui nous mènent vers l’ultime doute.

 

En cette journée bénie où tout a été dit et qui sera écrit,

Gardons la foi en nos cœurs et la paix en nos esprits,

Vraiment bienheureux ceux qui croient sans voir,

Et malgré la peur et la crainte gardent espoir.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Lettre à ma mère

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Ma mère m’a enseigné à ne pas avoir honte de mon corps.

Lettre à ma mère

Bonjour chère maman,

Cela fait maintenant plus de 21 ans que tu as quitté ce monde que tu aimais tant. Tu adorais entretenir ton jardin de fleurs, prendre soin de la demeure familiale, recevoir tes enfants partis depuis le jour de leurs noces afin de fonder à leur tour leurs familles sans oublier le cadet dont tu étais si fière. Fière d’avoir fait mentir les plus sombres pronostics à son endroit. Tu étais là dans nos moments de peines comme de joie. Tu partageais nos instants de bonheur tout en nous épaulant dans nos moments de tristesse. Tu nous as inculqué des valeurs chrétiennes si précieuses à tes yeux.

DSCN0257 (2)Ta foi en la vie, en l’amour et en Dieu est devenue mienne au fil du temps. Oui, j’ai foi en la vie car elle est de part sa précarité tellement précieuse que jamais je ne voudrais la perdre pour des futilités. Oui, j’ai foi en l’amour car qu’importe ce que nous sommes sur cette terre, vivant dans l’opulence ou bien essayant de survivre dans la médisance, savants au grandes connaissances ou petites gens aux humbles d’esprit, peau couleur d’ébène ou bien blanc comme de la crème, nous ne pouvons vivre sans amour. Oui, j’ai foi en Dieu. Celui que tu m’as fait connaître à travers tes gestes de bonté et de miséricorde, en ne pas jugeant autrui sur les apparences mais de tendre la main sans compter car nul trésor ne nous suivra dans la tombe une fois notre heure venue.

Pourtant, j’ai tant de choses à te dire, tant de secrets à te dévoiler, tantNew Image 43 de chagrins à te confier. Mais, par-dessus toute chose, j’aimerais avoir réponse à cette modeste question : pourquoi ai-je tendance à blesser les femmes qui m’ont aimé ? Je ne crois pas être une mauvaise personne et jamais, ne fut-ce qu’un seul instant, j’ai souhaité mauvais sort à autrui. Et pourtant, c’est la honte qui m’envahit dans la tournure de mes souvenirs. J’ai tellement désiré avoir une femme à combler, à chérir et à toujours respecter.

Pourtant, malgré mes gestes de bonté et mes marques de respect, j’ai si souvent blessé que je ne sais plus qui je suis. Tu sais. Je n’ai jamais rien refusé à celle qui allumait la flamme dans mon cœur, encore plus lorsque celle-ci me réchauffait dans le silence le plus complet. Je suis loin de regretter mes voyages, mes aventures et mes soirées avec toutes celles que j’ai réellement aimées. Bien au contraire !

20171130_135019 (1)Maintenant que l’automne tire à sa fin et que l’hiver installe son manteau blanc, je ne peux m’empêcher de revivre mes plus beaux souvenirs. Souvenirs qui me hantent dans mes rêves aux plus sombres de mes nuits. Me réveillant en sursaut, je t’appelle. Maman ! T’ai-je donc fait !? La douleur qui m’accable ne s’apaise que dans les strophes de mes poèmes.

Et, que Dieu m’en soit témoin, ce que je les ai aimées. Ce qui ne m’a pas empêché de les blesser. Malgré moi, malgré les valeurs que tu m’as transmises, je n’ai pas su être à la hauteur. À la hauteur de leurs attentes. Mais, ce qui m’accable le plus, c’est de voir que celle que j’ai en secret le plus aimée, est celle dont j’ai fait le plus souffrir.

Dis-moi maman, me répondras-tu la prochaine fois que je t’appellerai en pleine nuit ? Tu sais maman, j’aurais tellement de choses à te dire, de secrets à te confier et de péchés à te confesser. La prochaine fois, je t’en supplie pour l’amour de Dieu, réponds-moi.

Ton fils qui t’aime.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

En cette première semaine de l’Avent

 

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Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap octobre 2017

 

En cette première semaine de l’Avent

 

Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix.

 

« Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix.

Là où est la haine, que je mette l’amour.
Là où est l’offense, que je mette le pardon.
Là où est la discorde, que je mette l’union.
Là où est l’erreur, que je mette la vérité.

Là où est le doute, que je mette la foi.
Là où est le désespoir, que je mette l’espérance.
Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.
Là où est la tristesse, que je mette la joie.

O Seigneur, que je ne cherche pas tant à
être consolé qu’à consoler,
à être compris qu’à comprendre,
à être aimé qu’à aimer.

Car c’est en se donnant qu’on reçoit,
c’est en s’oubliant qu’on se retrouve,
c’est en pardonnant qu’on est pardonné,
c’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie. »

 

De

 

St-François d’Assise

Don de la foi

 

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Notre-Dame-du-Cap Priez pour nous.

 

Don de la foi

 » Avoir la foi est un don. Merci mon Dieu pour ce magnifique cadeau. « 

RollandJr St-Gelais de Québec

Voici mon rosaire

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Voici mon rosaire

 

Voici mon humble rosaire,

Que je récite en silence et en solitaire,

Pour vous mes sœurs et pour vous mes frères,

De toute cette humanité qui souffre de tant de misères.

 

Un rosaire qui contient mes prières,

Prières de foi et d’espérance et d’amour,

Pour les âmes qui ont quitté ce monde pour toujours,

Et que de leurs nombreux souvenirs sont qu’un lointain hier.

 

Croix argentée,

En rappel de nos bien-aimés,

Fondement de ma foi qui anime ma vie,

Et qui sera le chemin maintenant vers l’infini.

 

Têtes de morts,

Pour me souvenir de notre sort,

Auquel nul n’échappe malgré fortune,

Auquel nul évite malgré disette et infortune.

 

Grains d’ébène,

Car ce sang qui coule dans nos veines,

Est le même depuis le début de notre humanité,

Nulle différence existe en nos âmes, voilà la vérité !

 

Voici mon offrande de la journée,

Celle que je récite pour ces nouveaux nés,

Voici mon présent que je fais pour nos absents,

Qui sont partis il y a de cela bien trop longtemps.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada