Archives de tags | faveur

Passe ton chemin et va-t-en !

Photo réalisée par Phylactère Séance du 2 décembre 2019

Passe ton chemin et va-t’en!

 

Bonsoir ma chère tendre sœur.
De toi, je n’éprouve aucune peur.
Dès ma naissance on avait annoncé ta venue,
Alors que j’étais déjà qu’un nouveau-né frêle et nu.

 

En dépit des pires prévisions,
J’ai reculé ta visite en tenant bon,
Tu as visité ma famille à quelques occasions,
En emportant avec toi certains membres comme de raison.

 

Mais, vois-tu, je ne suis vraiment pas pressé,
De quitter ce monde parfois sombre parfois ensoleillé,
Qui m’a tant appris de l’amitié, de l’amour et la chance de vivre,
Même si en maintes occasions cela fait un peu plus souffrir que rire.

 

Je revois en mon esprit toutes celles que j’ai aimées,
Toutes celles que j’ai dorlotées, embrassées et fais pleurer,
Je ressens chacune des saisons qui ont fait l’être que je suis,
Avec les défauts et qualités, les forces et faiblesses, c’est ainsi.

 

J’aimerais bien avoir encore quelques années devant moi
J’ai encore tant de choses à faire, à voir et à accomplir, je crois.
Tant de femmes belles comme des fleurs avec qui faire l’amour, tu vois.
Et pour être franc de tout mon cœur, je n’ai pas de temps à perdre avec toi.

 

Et puis, entre nous deux, que fais-tu ici?
Sentir ton froid baisé sur ma joue, je n’en ai pas envie,
Je préfère et de loin la présence d’une dame bien en vie,
À mes côtés afin d’être comblé par son savoir-faire si exquis.

 

Ô ma sœur à la main rapide,
Posée sur cette lame à la saveur insipide,
Dépose-là au pied de mon lit, j’ai quelque chose à te confier.
Une requête? Une supplication? Une faveur? Rien de cela, c’est juré.

 

Une petite idée, j’espère que tu me comprends?
Sache que je suis assez jeune, viril et en excellente santé.
Et puis, selon gentes dames, je vieillis vraiment en toute beauté.
Alors je te l’ordonne par tous les cieux : passe ton chemin et va-t’en!

 

De

 

RollandJr St Gelais
Québec (Québec)
Canada

Un instant de faveur

L'instant de faveur
Avec la permission de mic-ardant de la France

Un instant de faveur

J’entre dans le vif du sujet en formulant cette question : Quel est l’instant le plus important lors d’une séance de nudité artistique ? Une telle question pourrait vous sembler superflue, surtout si vous parcourez mon blogue artistique depuis le 13 janvier 2016 date de sa création. Une date qui restera longtemps en mémoire puisque la création de ce blogue a été pour moi le point tournant d’une carrière formidable. Certes, je n’ai pas la notoriété d’un rock-star, ni d’un acteur de cinéma, mais il a permis de faire connaître mon corps, via sa nudité autrement qu’une simple erreur pharmaceutique.

Oui, je le sais bien. J’aurais pu choisir d’autres options plutôt conventionnelles selon les normes sociales établies. C’est un fait que je ne peux réfuter en aucun temps. Or, je l’ai choisi et j’assume mon choix pleinement et librement sans me justifier d’une manière ou d’autre autre. Toutefois, et c’est un élément majeur qui apporte un point positif dans un tel choix, cette carrière a favorisé la rencontre de gens formidables œuvrant dans divers domaines liés de près ou de loin à la nudité artistique. Je pense notamment à la peinture, la photographie, aux cours de dessins offerts dans les facultés, les écoles et les ateliers en arts. Aurais-je pu en dire si j’avais fait un autre choix? Permettez-moi d’en douter.

Néanmoins, et après avoir noté que jamais il n’a été question d’élaborer sur le moment le plus important lors d’une séance de nudité artistique, il m’a paru nécessaire d’élaborer quoique de manière concise sur le sujet. À vrai dire, trois points majeurs font de la période où je me prépare à affronter, si je peux m’exprimer ainsi, les regards des artistes qu’ils soient professionnels ou bien simplement amateurs.

En premier lieu, la confiance en soi est la pierre angulaire en cette période cruciale. J’ajouterais même que chaque vêtement enlevé ressemble d’une certaine manière à la couche protectrice de notre âme. N’oublions pas que chaque vêtement a sa propre importance que ce soit les souliers, le gilet, le pantalon et tout le reste. Pour sa part, le peignoir demeure le dernier rempart contre les regards des gens présents.

En deuxième lieu, savoir quoi offrir et comment l’offrir constituent, à l’image d’un menu de restaurant, ce dont les personnes présentes en ce lieu ont le droit de s’attendre non seulement d’une telle activité mais encore plus de ma participation. Autrement dit, je dois connaître à la perfection les poses choisies tout en ayant une idée suscitant la créativité envers mes convives. Pour se faire, un travail de longue haleine est souvent nécessaire même si tout peut se jouer au moment où je me retrouve derrière le paravent.

En dernier lieu, est-ce vraiment ma place? Vous l’ignorez sûrement, mais le modèle vivant a un droit absolu de participer ou non à une séance, et ce en tout temps. Bon ! Il est peut-être un peu tard pour y penser. Cependant, ce droit est inhérent au respect absolu de sa personne et nul ne peut le révoquer. Toutefois, une discussion franche, honnête et sans ambiguïté entre les personnes concernées demeure l’outil par excellence pour éviter une telle situation.

En résumé, vous seriez étonnés si vous connaissiez tout ce qui peut se passer dans la tête du modèle vivant lorsque vient le temps de sa préparation à quelques minutes de monter sur la balustrade. Il s’agit d’un précieux moment où il se retrouve seul face à ses craintes, ses interrogations, ses espoirs et ses attentes. Des attentes qui, fait cocasse, sont quelques fois plus élevées que celles des autres artistes en ces lieux. Il s’agit bel et bien d’un instant de répit, de prise de conscience et surtout de faveur.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

S’il-te-plaît, un baiser

S'il-te-plait, un baiser
Photo réalisée par mon ami Joel Pèlerin

S’il-te-plaît, un baiser

 

Pourrais-tu me faire plaisir?
Lequel pourrait peut-être te faire rougir,
Répondre à ma demande avec un beau sourire,
Qui, j’en suis certains, nous ferons éclater de rire.

 

J’aimerais t’offrir quelque chose,
D’un peu spécial, voilà pourquoi j’ose.
J’ose de tout mon cœur t’implorer humblement,
Une faveur qui fera ton bonheur bien certainement.

 

S’il-te-plaît, un tout petit baiser.
Sur chaque partie de ton corps de femme,
Un si beau corps chaud comme les flammes,
Un petit baiser, peut-être plus si cela peut t’amuser.

 

Un sur tes lèvres douces comme le miel,
Qui nous transportera jusqu’au septième ciel,
Un autre que je déposerai avec tendresse sur ton tendre cou,
Qui nous fera découvrir tout notre amour aussi beau et aussi fou.

 

Un baiser sur les aréoles de tes seins,
Que j’aurais avec précaution caressés de mes mains,
En n’oubliant pas de découvrir tes lieux secrets avec respect,
Car en mes pensées d’amant, je te jure que nul d’entre elles le mal y est.

 

Un baiser déposé sur ton nombril,
Que je trouve depuis toujours tellement joli,
En prenant bien garde de faire attention à mes gestes,
Car tout ce que mon cœur désire c’est de t’offrir mes plus belles caresses.

 

Un baiser sur tes lèvres discrètes,
Celles que je découvre en une zone bien secrète,
Que seul l’amant que je suis depuis cette nuit en a la préséance,
Depuis cette nuit qui a suivie ta nudité que tu m’as dévoilée lors de la séance.

 

Un baiser qui sillonnera la route de ton intimité,
Celle qui a rarement été tant explorée qu’aimée,
Car tu es celle qui ne donne pas ton corps au premier-venu,
Mais qui sait reconnaitre le maitre une fois que tes yeux l’ont vu.

 

Un tel baiser suffira pour perpétuer le souvenir,
Qui sera en chacun de nos cœurs lorsque temps de souffrir,
Viendra inévitablement avec l’âge qui nous amène vers l’autre rivage,
Celui de la mort qui nous exhorte à être malgré nous toujours plus sages.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

C’est à ton tour

C'est à ton tour
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

C’est à ton tour

 

J’ai joué des airs de mon pays,
Je t’ai fait connaître des chants de mes contrées,
Des mélodies chantées par des gens que j’ai tant aimés,
Des hymnes qui m’ont rappelé de mon petit coin de paradis.

 

J’ai tenu mon violon tel un trésor,
D’où sortirent des notes volant vers le dehors,
Des notes trop longtemps emprisonnées dans cette prison de bois,
Ayant pour barreaux ces cordes d’acier les retenant de tout le poids.

 

Pourtant, il me suffisait de quelques coups de ma baguette,
Pour en faire sortir couplets joyeux de quelques chansonnettes,
Je n’ai point bougé devant toi qui avait une mine tellement amusée,
Ayant pour seul vêtement que ce violon pour recouvrir ma gracieuse nudité.

 

Maintenant que je t’ai, il me semble, tout interprété,
J’aurais une grande mais unique faveur à te demander,
Déshabille-toi et prends ce violon sans poser de questions ni de détour,
Car je sais bien que tu es un virtuose, voilà pourquoi en jouer c’est à ton tour.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

J’ai rencontré une fée

J'ai rencontré une fée
« J’ai rencontré une fée » Poème de RollandJr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

J’ai rencontré une fée

 

Par un matin de septembre,
Je me suis promener dans la forêt,
Vêtu comme il se doit car une brise soufflait,
Faisant bouger légèrement les feuilles des trembles.

 

Écoutant les chants des oiseaux,
Qui partiront sous d’autres cieux bientôt,
Qui peuplent ces augustes bois un été si passager,
Une saison où c’est tellement bon de pouvoir s’embrasser.

 

Faisant vœu de silence tel un moine dans son monastère,
Je marchais avec calme en récitant quelques prières,
Prières pour le repos de mes chers disparus,
Qui sont, à ce que je crois, dans les nues.

 

Puis, j’entendis une voix m’appeler,
Par le digne prénom auquel je fus baptisé,
Un prénom du peuple germain brave et fier,
N’ont de cesse relevé avec courage de grandes guerres.

 

Je me suis approché de cette clairière,
Où femme à la chevelure dorée fit une posture,
Craignant rêver, je m’approcha pour en être vraiment sûr.
Ce qu’elle était belle sous l’effet du soleil d’automne et de sa lumière.

 

De grâce, faites-moi une faveur, je vous en prie.
Dites-le moi et je verrai bien ! Souriante elle me répondit.
Permettez-moi de graver en mon coeur votre irrésistible beauté,
Car cela me réconfortera lorsque viendront les nuits d’hiver glacées.

 

Si tel est votre humble désir, alors qu’il en soit ainsi !
Regardez-moi bien aussi longtemps que vous le souhaitez,
De la tête jusqu’aux pieds, avec moi ne soyez surtout pas gêné,
Dans cette clairière si particulière, en ce matin automnal, j’y rencontré une fée.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada