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Permets que je me retourne

Permets-moi que je me retourne
Dessin réalisé par mon ami Eri Kel de la France

Permets que je me retourne

 

Quoi? Est-ce vrai? Que dis-tu?
Trois heures que je suis ainsi nue?
À poser nue pour ton plaisir et le mien,
J’aurais pu continuer jusqu’au matin.

 

Mais, fais-moi cette faveur.
J’aimerais bien continuer encore une heure.
Car vois-tu, je suis tellement de belle humeur,
Allons! Allons! Poursuivons! N’ai pas peur.

 

J’ai posé de dos et de côté,
Sans oublier quelques fois couchée.
En écoutant des chansons que la radio a diffusées,
Des chansons en langues étrangères mais que j’ai bien aimées.

 

Des mélodies! Des balades! Des airs joyeux!
Qui rendirent en ce temps si précieux, si heureux.
Dans mon coin de pays qui est le Québec,
Où nous nous embrassons avec des beaux becs.

 

Nous appelons ces refrains des tounes,
Des airs qui nous font danser et bouger les foufounes,
Alors, mon ami, avant que la tête me tourne,
Avant de poursuivre, permets que je me retourne.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Voici mon offrande

Voici mon offrande
Dessin réalisé par Eri Kel de la France

Voici mon offrande

 

Bonsoir de nouveau, mes chéris !
Ce n’est pas croyable comme avance la soirée,
À force de mon corps vous présenter pour l’immortaliser,
Sans oublier que je vous raconte quelques bouts de ma vie.

 

Nous voilà maintenant arrivés à la seconde partie de cette séance,
Où j’ai été à l’aise, devant vos yeux, de faire jouer mes hanches.
Afin de susciter en vous un regard, une envie, un désir,
Et de rendre vivants vos dessins pour votre plaisir.

 

Je vous confie un secret,
Un secret qui devra rester entre nous,
Un secret qui vous rendra peut-être un peu jaloux,
Et qui suscitera le souhait de vérifier la véracité de ce fait.

 

Mon dernier amant venu du Canada,
Ce lointain pays où il fait tout le temps froid,
M’avait fait une de ces confidences bien coquines,
Selon laquelle il admirait mon dos lors d’une pose divine.

 

Comme vous avez été de bons garçons,
Et que vous aviez bien appris avec calme vos leçons,
Vint en moi cette idée de vous faire cette grande faveur,
Un privilège qui saura éveiller en vous un moment de bonheur.

 

Avec petits pas semblables à une danse,
Tournant avec lenteur sur moi telle une transe,
Je réponds avec une sincère joie à votre humble demande,
Voilà donc mon dos de jeune femme ! Voici donc mon offrande !

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Cléo !

Cléo
« Cléo » par Juste Angèle de la France

Cléo !

 

Cléo ! Hé ! Cléo !
Où es-tu mon beau ?
Que fais-tu là-haut ?
Viens me gratter le dos.

 

Cléo ! Je m’ennuie de tes mains,
Douces comme du pur satin,
Toi seul s’est si bien me satisfaire,
De plaisir ! Quel est ton savoir-faire.

 

Cléo ! Mon amour de vie,
Comme de toi j’ai si envie,
Rejoins-moi dans mon lit,
Ne me fais pas languir cette nuit.

 

Cléo ! Fais-moi cette faveur.
Apaise en moi cette chaleur
Cléo, viens jouer avec mon clito
J’ai depuis longtemps trop chaud.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Embrasse-moi

embrasse-moi
Réalisation artistique par Juste Angèle de la France

Embrasse-moi

 

Je suis depuis longtemps couchée,

Étendue sur mon lit, j’attends mon chéri.

Viens vers moi, de tout mon cœur, je t’en prie.

Enlève tes vêtements et installe-toi à mes côtés.

 

Je sais que tu as des choses à me dire,

De tendres secrets d’amour à me dévoiler,

Sois sans crainte, sans jugement, je t’écouterai.

Et tout ce que tu me dévoileras restera secret pour l’éternité.

 

Moi aussi, à toi, en toute simplicité, je me dévoilerai.

Depuis ton retour dans ma vie, le soleil s’est remis à briller.

En mon esprit, résonne un refrain d’une mélodie longtemps oubliée,

Celle qui me rappelle comme jadis nous nous sommes en secret tant aimés.

 

Maintenant que bien jours sont passés,

Il serait peut-être le temps de tout recommencer,

Qu’en dis-tu ? Qu’en penses-tu ? Ne me réponds pas.

Prends, mon bel homme, tout le temps qu’il te faudra.

 

Mais, avant toute chose, fais-moi cette faveur :

Comble de bonheur, ô mon amour, mon fragile cœur.

Avec grande confiance tout près de ta maitresse, étends-toi.

Et en guise de prélude de cette nuit, simplement embrasse-moi.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Prier pour moi ma sœur

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DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Prier pour moi ma sœur

 

À genoux devant vos seins,
Au Ciel je lève bien haut les mains,
En priant le Seigneur de m’accorder cette faveur,
Un privilège que je souhaite se voir réalisé de bon cœur.

 

Oui, j’ai encore et toujours péché
Je reconnais devant mes sœurs et mes frères,
Que je suis allé en ce lieu de délice pas plus tard qu’hier
Que j’ai péché en pensées, par action et par ma volonté.

 

Comment ne pouvais-je succomber à la tentation ?
À ces plaisirs de la chair qui firent toutes les nations ?
Comment aurais-je pu résister à beauté de ces pécheresses ?
Qui ont pour toutes vertus que leurs charmes et tendres caresses ?

 

Devrais-je embrasser votre croix ?
Et, si telle est ma pénitence, combien de fois ?
Devrais-je m’abreuver à votre fontaine de jouvence ?
Celle avec laquelle vous jouez les nuits jusqu’à la démence.

 

Devrais-je vous combler de mon savoir-faire ?
Au risque de vous précipiter dans les profondeurs de l’Enfer.
Laissez-moi vous embrasser afin de vous faire connaître la volupté,
Ainsi nous saurons tels sont nos chemins, nos voies et nos destinés.

 

Prier sans cesse chère donzelle,
Car je doute vraiment que vous soyez pucelle,
Prier à jamais pour ne pas succomber au plaisir de la chair,
Et si tel est le cas, accompagnez-moi en ces lieux où j’y ai ma chaire.

 

Je vous y présenterai dames de feux,
Qui savent si bien enjôler avec leurs yeux bleus,
Je vous y montrerai avec joie dames aux cheveux d’or,
Celles qui savent si bien mettre en valeurs la grâce de leurs corps.

 

Je vous prouverai avec fougue ma virilité,
Celle que l’on ne devine pas sous mes airs de sainteté,
Et pour préserver pour toujours votre religieux anonymat,
En silence, nous ferons l’amour dans une chambrette comme il se doit.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

L’implorante

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Magnifique dessin par mon ami Eri Kel de la France

L’implorante

 

Ô messires ! Hommes de la noblesse !

N’avez-vous point en vous de la tendresse ?

Ne voyez-vous pas en moi le fruit d’un amour ?

 Ignoriez-vous donc que je suis votre égale depuis toujours ?

 

Depuis l’aube de l’humanité,

Je n’ai pas cessé de vous épauler,

Être votre support en hiver comme en été,

Et malgré les aléas de l’histoire toujours à vos côtés.

 

Femmes fragiles vous nous adulez !

Femmes fortes parfois vous nous craignez !

Femmes pucelles, allègrement vous nous convoitez !

Femmes d’expériences, jalousement vous nous enviez !

 

Sous d’autres cieux, vous extirpez notre virginité.

Sur d’autres terres, vous préservez pour vous notre pureté.

Parfois, utilisées nous le sommes pour assouvir vos bas instincts.

Autres fois encore, notre rôle est à vos yeux de rester un être enfantin.

 

C’est en regardant tout le parcours de mes sœurs,

Un parcours qui n’a de cesse de me briser tellement le cœur,

Que moi, la chair tirée de votre chair, je vous demande cette faveur :

Mais, avant toute chose, je dois avouer que j’ai un peu peur.

 

Peur d’être prise pour une folle,

Pour d’être prise pour partisane d’une révolte,

Alors que bien simplement cette requête depuis toujours me hante :

Traitez mes sœurs avec respect et bonté ! Je viens ainsi à vous en implorante.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Colle-toi !

 

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Colle-toi !

Colle-toi ! 

  

Journée bizarre, 

Où j’en ai plus que marre. 

Que toutes mes nombreuses questions, 

Pour lesquelles je ne trouve pas de solutions. 

 

Suis-je une si mauvaise personne ? 

Ai-je en moi quelque chose qui soit bonne ? 

Ou bien suis-je digne des peines des enfers ? 

Car en cet instant, je ne quoi penser ni que faire ? 

 

Toutes celles que j’aimées, 

Je n’ai guère su mon amour l’exprimer. 

J’essaye de voir où j’en suis et de me comprendre, 

Cela est-il peine perdue ? Devrais-je arrêter et me rendre ? 

 

Maintenant que les feuilles d’automne tombent, 

Qui avec lenteur et sans relâche recouvriront les tombes. 

Je me demande sans arrêt : quelle aurait pu être ma vie ? 

En lisant les noms écrits sur ces pierres de gens partis. 

 

J’avance bien entendu en âge inéluctablement, 

Regardant le parcours de mon existence lentement, 

Me rappelant ceux rencontrés dans le train de ma destinée. 

De ceux qui ont été présents ou absents dès que je suis né. 

 

Puis sans y faire attention, 

Je ressens en moi cet horrible froid, 

Qui me glace le sang jusqu’au bout des doigts, 

Et qui à jamais consume joie de vivre et passion. 

 

Puis-je te demander une faveur ? 

Une requête sans que tu éprouves de la peur ? 

Ô belle dame ! Gracieuse dame ! Venue du lointain horizon. 

Colle-toi sur moi afin d’apaiser dans ma tête cette triste chanson. 

 

De 

 

RollandJr St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada

Le temps du repos

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Magnifique dessin de mon ami Eri Kel de la France

Le temps du repos

 

Bonsoir mes chers amis,

Comment allez-vous mes chéris?

Ce que je suis heureuse de vous revoir,

En cet instant où dame lune annonce le soir.

 

J’aimerais vous demander une faveur,

N’ayez crainte, rien qui vous fera bien peur.

Je souhaiterais tant prendre une simple pose,

Celle qui me plaira pour un court moment, si j’ose.

 

Car je sens mon corps rattrapé par l’âge,

Et qui ne cesse de me faire penser à cet adage:

“Cœur qui soupire n’a pas ce qu’il désire”,

Voilà triste réalité qui me fait tant souffrir.

 

Quelle époque de ma folle jeunesse,

Où j’ai connu jeunes amants m’offrant leurs caresses,

De ce temps où herbes interdites garnissaient bien des stocks,

Dans les chansons d’amour et de liberté ici ou à Woodstock.

 

Quel temps méconnu à notre ère,

Où les plaisirs sont devenus si éphémères,

Où l’être humain a perdu son âme et ses valeurs,

En s’isolant de ses frères et ses sœurs au sein de leurres.

 

Maintenant que tombe la fraîche pluie,

Et que dans vos yeux brille votre légitime envie,

D’immortaliser la fragilité de ma nudité vieillissante,

Permettez-moi que je puisse rejoindre ce qui me hante.

 

Ce temps de jadis! Ce temps longtemps révolu!

C’est vrai, je suis une simple femme si frêle et si nue.

Permettez-moi que j’aille retrouver ceux qui sont là-haut.

Dans mes rêves en cet instant, en ce temps de repos.

 

De

 

Rolland St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

À l’abri des regards

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Dessin par Eri Kel de la France

À l’abri des regards

 

Que le temps passe!

Je vis cet instant et je trépasse.

Pas si longtemps je préparais mes pinceaux,

Alors que vous preniez grand soins de votre peau.

 

Sous la lumière d’un abat-jour,

Vous étiez à vos plus beaux jours.

Coups de pinceaux par-ci parfois par-là,

Découvrir votre beauté je n’en finissais pas.

 

Sous une chanson de ce groupe britannique,

Nous croyions vivre quelques moments sur le Titanic.

Un air ! Un refrain ! Qui nous mettait tout en extase.

En écoutant cette chanson métamorphosée en une phrase.

 

Une phrase toute simple mais si bien connue,

Pour un monde où l’amour est désormais inconnu.

Tout ce que nous avions besoin en ce temps-là fut d’aimer,

Aimer dans la joie ! Aimer pour aimer et simplement d’être aimé.

 

Mais qu’est-il donc arrivé à cette pauvre terre ?

Où règnent désormais vendeurs d’armes et maîtres de guerre.

Pouvez-vous chère dame, chère amie, me faire cette faveur ?

Puis-je être avec vous loin de ces regards en cette triste heure?

 

Oui, je veux être loin de tous ces regards.

Ici et maintenant avant qu’il ne soit trop tard.

Fermons ces pâles rideaux et éteignons les lumières,

Rejoignons cette époque où l’amour était l’unique mère.

 

De

 

Rolland St-Gelais

Québec (Québec)

Canada