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Aqueuse éclipse

Aqueuse éclipse
Photographer: Matt McGee Model is JenovaxLilith on DeviantArt Avec la permission de JenovaxLilith. https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/watery-eclipse-815356271

Aqueuse éclipse

 

Devant l’inévitable situation,

J’ai accepté librement de prendre cette décision,

Un décret pris en toute bonne foi et avec toute ma raison,

Devant une telle réalité, j’ai jugé bon d’aller vers d’autres horizons.

 

Car voyez-vous, je n’en pouvais plus de cette souffrance.

Qui grugea mes espoirs, mes rêves depuis ma lointaine enfance.

Qui envenima la moindre parcelle de ce qui devait être mon adolescence,

Cherchant dans les substances illicites un semblant d’une douce romance.

 

Une douce chanson qui allait penser mes blessures,

Une balade d’amour qui allait soigner mes nombreuses meurtrissures,

Dans les bras de purs inconnus, je m’y suis précipitée souhaitant être aimée.

Dans leurs lits l’instant d’une nuit, je m’y suis blottie espérant y être protégée.

 

Être enfin défendue de tout ces démons,

En être enfin libérée maintenant et pour de bon.

Réponds-moi : Qu’ai-je fait pour mériter ce qui m’était arrivé?

Réponds-moi : Pourquoi de mon innocence et de mon corps as-tu joué?

 

Tu étais pourtant là pour me consoler et voir à mes besoins,

Tu devais me traiter comme une reine et de moi prendre grand soin,

Quelle atroce douleur j’ai ressenti quand tu osas franchir cette voie interdite,

Tu ignoras tant mes cris que mes pleurs en cette journée si terrible et si maudite.

 

Maintenant de cette douleur qui pénétra ma chair.

Et avec laquelle tu me précipitas jusqu’en enfer à la vitesse de l’éclair,

Je vais pour toujours et à jamais du haut de cette falaise de ce pays m’en défaire,

Dans cette eau noire comme la plus sombre des nuits, je plongerai libre comme l’air.

 

Une poussée vers l’avant, voilà qui est fait.

Sentant tout autour de mon corps un vent frais,

Glissant dans le tourbillon effréné de mes pensées,

Dans cette eau ressemblant à un puits sans fond bientôt j’y serai.

 

Me sentant couler avec ma robe blanche pour linceul,

Je n’éprouvai point de crainte ni de peur même si j’étais seule,

Mon corps lentement s’enfonça et de mes bras je forma une ellipse,

Par une sérénité jamais connue de ma vie, j’ai disparu telle un aqueuse éclipse.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Le retour

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Photo réalisée par Phylactère à l’occasion de la séance photo du 2 décembre 2019

Le retour

(Poème dédié à Victoria)

 

 

Bonsoir ! Bonsoir mon trésor,

Je suis vraiment désolé pour mon retard,

Je t’avais promis de partir pour quelques temps,

Mais la guerre si lointaine en a voulu autrement.

 

Aussitôt arrivé au camp,

On nous a mis à l’entraînement,

Mis aux ordres des pas cadencés donnés,

Plutôt criés par des généraux face à leurs vies désabusés.

 

Une fois rendus obéissants comme il se doit,

Armés jusqu’aux dents et prêts au grand combat,

Nous traversâmes mer houleuse évitant les sous-marins ennemis,

Ces sous-marins tant redoutés par tous les convois amis.

 

Arrivés sur la terre de la divine Albion,

On nous rappela que la force est celle où réside l’union,

Mais pour trouver en moi la vraie flamme du courage,

J’ai pensée à celle que j’aime depuis mon jeune âge.

 

Et par un bon matin d’une journée qu’on ne s’y attendais pas,

On nous ordonna de monter à bord de ces navires de guerre,

Crois-moi ! Je m’en souviens comme si c’était hier.

Ces navires nous amenèrent tout près là-bas.

 

Débarqués sur la plage d’une mer abreuvée de sang,

J’ai vu bien de mes frères d’armes tombés rapidement,

Avançant avec tête baissée tout en maintenant ma fierté,

Car il en allait tant de mon honneur ainsi que de ma loyauté.

 

Aux champs d’honneur, je suis allé sans jamais tomber.

Dans mon foyer, c’est là où je voulais y retourner.

Tu me trouves courageux ? Tu le penses vraiment ?

Devant cette souffrance je devais l’être sûrement.

 

J’ai avec mes confrères libéré bien des pays occupés,

Mais, toi seule occupa toutes mes belles pensées.

La noblesse qui réside dans le coeur du soldat,

Est celle vers qui sa bien-aimée l’emmènera.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

La chair et le sang

 

 

 

 

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La chair et le sang

Bonjour tout le monde,

Hé oui ! Nous sommes déjà le 30 novembre 2019, dernière journée du Temps ordinaire de la liturgie catholique et anglicane qui précède la période l’Avent. Une période propice à se préparer le cœur pour accueillir un enfant pas comme les autres. Un Dieu ? Un Roi ? Un être illuminé ? Un prophète ? Libre à vous de le reconnaître comme bon vous semble. Quoiqu’il en soit, pour ma part, il est Celui qui s’est incarné dans la chair et dans le sang à la fois pour connaître nos forces et nos faiblesses ainsi que pour nous enseigner ce que devrait être l’humanité.

J’ignore si vous l’avez noté mais la chair et le sang sont les deux mots essentiels sans quoi l’incarnation de cet être non seulement serait impossible, mais perdrait tout son sens. En effet, nous sommes faits d’abord et avant tout de chair. Sans celle-ci communiquer, voire de communier, avec son prochain est tout simplement utopique. Autrement dit, j’existe d’abord et avant tout par ma chair.

Cette chair peut être perçue différemment à la fois selon les époques, les lieux, les mentalités ainsi que par les us et coutumes. Par exemple, dans la Grèce antique, la nudité était tolérée alors que lors de l’avènement du christianisme elle fut non seulement réservée pour la procréation mais elle fut aussi réprimée comme étant la source de tous les péchés. Et que dire des contrées et pays qui possèdent des visions diamétralement opposées au monde occidental? La liste est presque infinie.

Attention ! Il n’est pas question de juger des valeurs mais simplement d’amener à une réflexion plus approfondie sur le sujet.

Or, qui dit chair dit aussi sang ! La période de l’Avent est aussi un temps de partager davantage avec ceux et celles qui souffrent au plus profond de leurs êtres. Parfois, la souffrance est tellement intense qu’elle peut être même ressentie dans les veines. Par ailleurs, ne dit-on pas que le sang, c’est la vie?

Chaque être humain vit grâce au sang. J’irai jusqu’à dire que nous existons grâce au sang. Deux réalités corroborent mes propos. La première est d’une simplicité déconcertante : Toute érection du membre sexuel masculin est rendue possible que par l’apport du flux sanguin dans celui-ci. La seconde est toute aussi déconcertante par sa simplicité : l’être en devenir est nourri dans le sein maternel par l’entremise du sang de celle-ci. En résumé, toute vie humaine est permise que grâce au sang. Bon ! Il n’y a pas que cela. Je l’admets volontiers.

Néanmoins, ces deux aspects de la réalité cadrent parfaitement bien dans le cadre de mon blogue consacré à la nudité artistique, à la poésie et à la photographie ainsi qu’à des réflexions personnelles. Des réflexions ayant pour arrière-plan la nudité tout en étant développée de manière à la fois respectueuse et sans vulgarité.

Merci infiniment de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Juste une accolade

Juste une accolade
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Juste une accolade

 

La vie peut parfois nous sembler très grise,
La vie peut parfois nous faire de belles surprises,
La vie peut parfois nous être très difficile à supporter,
La vie peut parfois nous être vide d’un amour à trouver.

 

Quoi de plus pénible d’être prisonnier de nos pensées?
Quoi de plus cruel de se sentir enchaînés et ne pas se libérer?
Quoi de plus mortel que ces regards qui nous fuient ou de nous rient?
Quoi de plus insignifiant qu’une vie vide de sens et où rien nous sourit.

 

Faut-il alors pour toujours désespérer?
Faut-il alors finir pour toujours tout abandonner?
Faut-il alors penser que le soleil cessera de briller?
Faut-il alors se convaincre qu’à jamais tout est terminé?

 

Pourtant il suffit de si peu pour tout changer,
Pourtant il suffit de si peu pour la souffrance l’atténuer,
Pourtant il suffit de si peu pour se mettre à la place de l’autre,
Pourtant il suffit de si peu de briser la peur et devenir nos hôtes.

 

Il suffirait de regarder l’envers du décors,
Il suffirait dans le train de la vie monter à bord,
Il suffirait d’un peu de compassion face à l’étranger,
Il suffirait simplement de lui tendre l’oreille pour l’écouter.

 

Juste quelques coups de mains,
Juste pour faire un meilleur lendemain,
Juste une main sur une épaule pour un peu de chaleur,
Juste une accolade pour lui dire de ne plus enfin avoir peur.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

 

Poème inspiré du film « Joker » de Todd Phillips

Pouvoir de femme

Pouvoir de femme
« Pouvoir de femme » Poème de RollandJr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

Pouvoir de femme

 

Dans la vive et forte lumière
Ou dans la plus grande noirceur,
Elle ne craint rien dans le fond de son cœur,
Ni les archanges du ciel foudroyant ni les démons de l’enfer.

 

Force innée en elle depuis le début de la création,
Force tant crainte et espérée afin de bâtir fières nations,
Force dominatrice sévissant au cours de l’histoire de l’humanité,
Force sans laquelle rien n’aurait même en pensées seulement existé.

 

Femmes parfois adulées, parfois soumises,
Mais qui sont dans leurs cœurs toujours insoumises.
Femmes gardiennes des secrètes connaissances traversant les âges,
Qui ont du payer cher leurs savoirs sacrés car brûlées vives au Moyen-âge.

 

De leurs mains, elles soignèrent tant les indigents.
Qu’ils furent de leurs terres ou bien des étrangers lointains.
Car devant la souffrance, rien de plus honorable que des secourables mains.
Faisant fi des conditions des hommes, des femmes et de leurs nombreux enfants.

 

Hélas ! Trois fois hélas ! Bien entendu,
Certaines d’entre elles n’avaient point de vertu.
Car bonté et méchanceté n’ont pas de sexe même le corps nu,
Et que seul compte dans les cieux la valeur d’un cœur pur et généreux.

 

Pouvoir d’aimer est une attribution,
Que seule la vie peut donner sans restriction.
Mais le plus véritable amour sait réchauffer telle une douce flamme,
Voilà la liberté véritable : celle qui réside éternellement dans le pouvoir de femme.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada