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Votre esclave

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« Votre esclave » dessin réalisé à Montréal le 15 septembre 2018

Votre esclave

 

Chère et adorable maîtresse,

J’adore recevoir vos caresses,

De vos suaves et tendres mains,

Qui frottent mes fesses avec entrain.

 

Vous savez attendre le bon moment,

Pour me faire savourer votre froment,

Je déguste ce précieux instant avec plaisir,

Où je suis attaché pour assouvir votre goût de me faire souffrir.

 

Les yeux bandés permettant à vos amies,

D’assister à l’accomplissement de vos envies,

Afin que je ne puisse les reconnaître,

Moi, l’homme qui entre vos mains demande qu’à renaître.

 

Alors que bien des hommes succomberaient,

Moi, sans cesse, j’en redemandais.

Quel bonheur de recevoir cette douleur,

Quelle jouissance vécue en cette heure.

 

De mes cris de souffrance,

J’exprimais toute ma démence,

De mes supplications de continuer,

Avec joie, vous les avez maintes fois exaucés.

 

Oui ! Mon corps est à vous.

Oui ! Je le sais bien que je suis fou.

Et que dire de votre assistante si belle ?

Si ce n’est que j’ai joui grâce à elle. Quelle merveille !

 

De

 

RollandJr St Gelais

Québec (Québec)

Canada

Souffrance !

Souffrance !

 

Exister, c’est vivre et c’est souffrir.
Nous souffrons dès que nous respirons, 
Premières bouffées d’air nous souffrons,
C’est le chemin qui nous fait toujours grandir.

 

Nous souffrons d’un manque d’attention,
Nous souffrons d’un manque d’affection,
Nous souffrons de la peur même de perdre
De perdre ce que nous n’avons pas et même d’être.

 

Nous souffrons de voir ce qui existe,
Nous souffrons de ce qui nous résiste.
Alors qu’il nous suffirait de se défaire de nos chaînes,
Celle de nos illusions, de nos craintes et de nos haines.

 

Nous souffrons souvent malgré notre volonté.
C’est le propre de bien des chemins et des destinés.
Nous souffrons pour toutes sortes de raisons.
Raisons déraisonnables ! Raisons futiles à en perdre la raison.

 

Souffrance jusqu’à la jouissance !
Souffrance jusqu’à l’extase ! 
Souffrance exprimée dans le jazz !
Souffrance exprimée par la romance !

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Béatitude

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Dessin réalisé par Juste Angèle de la France

Béatitude 

 

Ho ! mon bel amour, 

À la main tendre comme du velours, 

À la peau si douce tel que le satin, 

Dans tes bras comme je suis bien. 

 

Dans cette noirceur, 

Je m’abandonne à ma torpeur, 

À ta grande expérience en ce plaisir, 

Je te donne mon corps afin que je puisse jouir. 

 

Prenant avec délicatesse mon sexe gonflant, 

Gonflant irrémédiablement de mon précieux sang, 

Que tu sais avec adresse faire croître sa magnificence, 

Cette adresse est pour toi une véritable science. 

 

Admirant la splendeur de mon gland, 

Qui te sourit avec tout le respect qu’il te doit, 

Tu le saisis avec grande sensibilité du bout de tes doigts, 

Afin de le gober et de le savourer tel un gâteau des rois. 

 

Ça y est ! Je sens ma hampe sur ta langue chaude. 

Je garde le silence tel le moment des saintes laudes, 

Dès le moment sublime où tu touches à l’orée de ma lance, 

Quel désir menant vers la route de ma souffrance et de ma démence. 

 

Vas-y ! Vas-y ! Enfonce ma verge doucement. 

Dans ta chaude gorge avec entrain assurément. 

Frôle mes bourses de ton menton dans ce va-et-vient, 

Car tel délice existe-t-il en ce monde qui serait aussi divin ?  

 

Oui, continues ma chérie ! 

Dès cet instant qui me semble infini, 

Je vais et je viens jusqu’à ce que je vienne, 

Une béatitude offerte par ma bien-aimée, ô ma reine.  

 

De 

 

Rolland St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada 

 

Jouant de la harpe

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Dessin par Nicole Boileau de Montréal

 

Jouant de la harpe

 

Mademoiselle, ce que vous êtes belle. 

J’ai entendu au loin votre mélodie telle une hirondelle. 

Ne voulant pas vous déranger dans votre inspiration, 

J’ai avancé vers vous avec grande précaution.

 

Doucement, je me suis assis à vos pieds. 

Et me laissant bercer par vos notes, je me suis mis à rêver. 

Rêver d’un monde où la musique serait la reine, 

Et que vos doigts magnifiques gouvernent.

 

Et que chaque air serait fait pour le bonheur, 

De votre royaume à chaque instant, à chaque heure. 

Nulle souffrance ni injustice n’aurait de place, 

Ni dans votre cœur ni dans votre palace.

 

J’écoute l’harmonie de votre musique, 

D’une sensibilité presque héroïque, 

M’apercevant combien c’est merveilleux, 

D’être dans ce lieu ensemble tous les deux.

 

En joignant les mains, 

J’ai pensé à tous ces lendemains, 

Où votre absence se fera sentir, 

Ce qui me fera grandement souffrir.

 

Mais, ce qui me console un peu. 

C’est de conserver une mèche de vos cheveux, 

Que vous m’avez offert avec un sourire si merveilleux, 

Accompagné par votre regard divin de vos yeux si bleus.

 

De

 

Rolland St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada 

Je suis homme de couleurs.

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Réalisation photo par Mélanie Dufresne

 

Je suis homme de couleurs.

 

Mes frères et sœurs, 

Je vous en prie, n’ayez pas peur. 

Je suis comme vous fier de ma différence, 

Ayant surmonté bien des craintes et de la souffrance.

 

Dans mes veines coule le précieux sang de mes ancêtres, 

Tel un arbre indéracinable, tel un vieil et noble hêtre. 

J’ai côtoyé de ces peuples de lointaines contrés, 

Qui comme moi et vous ont besoin d’aimer.

 

De mes expériences j’en suis sorti grandi, 

De mes rencontres, respecter les gens j’ai appris. 

Des croyances millénaires, j’y ai connu riches fables. 

De juger mon semblable, j’en suis maintenant incapable.

 

J’ai en moi, le rouge de l’amour. 

J’ai en moi, le jaune du soleil du jour. 

J’ai en moi, le bleu de l’azur présent dans le ciel. 

J’ai en moi, le vert de la terre et de ses milles merveilles.

 

De la blancheur de ma peau témoigne la présence de mes aïeux, 

Ceux qui ont construit lopins de terre en faisant de leur mieux. 

De tous mes cheveux grisonnants témoignent hélas le temps qui passe, 

Et de mes expériences de vie qui me rappellent que tout trépasse.

 

De cette eau fraîche symbole de mon baptême, 

Qui évoque le temps de Pâques après le carême. 

Fondements de ma foi chrétienne sur une terre païenne, 

Une terre neuve qui sera peut-être un jour tienne.

 

Je suis homme de couleurs dans un monde si terne, 

Où les gens puissants racontent tant de balivernes, 

Où les marchands d’armes empilent leurs richesses, 

Sur le dos des âmes si innocentes et en détresse.

 

Je suis homme de couleurs vives, 

Qui comme vous veux simplement vivre, 

Vivre dans un monde nouveau où tout est possible, 

Et où les rêves les plus beaux ne seront pas impossibles.

 

De

 

RollandJr St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada 

 

L’innocence de l’enfance

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Dessin de mon ami Eri Kel de la France

L’innocence de l’enfance

« L’innocence de l’enfance. Loin de la souffrance, le temps d’un été, le temps des futurs amours insoupçonnés. Vacances d’autrefois où tout était bercé par la joie, par la simplicité. Autre époque! Époque qui se vit enfouie dans nos cœurs à jamais épris de cette liberté perdue pour toujours. »

De votre humble serviteur

Rolland St-Gelais de Québec.

Insoumis

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Photo par Mélanie Dufresne de Chambly

Insoumis

 

Contre vents et marées,

En parcourant rivières et longs prés,

En allant à contre-courant de ces valeurs,

De ces règles élaborées par ces hypocrites et ces menteurs.

 

Quoiqu’il advienne de ce monde perdu,

Dévasté par tant de crimes, de pleurs et ses vertus.

Vertus données aux gens pour justifier leurs monstruosités,

D’avoir condamné filles-mères et leurs nouveaux-nés rejetés.

 

Devant tant d’injustice, je ne peux que dire non.

Car j’ai choisi de ne point garder silence en taisant mon nom.

Jamais mes yeux se fermeront devant tant de souffrance,

Et toujours ma bouche dénoncera ces âmes démences.

 

Insoumis devant ces tyrans, je serai.

Insoumis devant ces voleurs à cravates, je resterai.

Insoumis devant ces destructeurs de vierges forêts, je me lèverai.

Insoumis devant ces malfrats de tout acabit, je me dresserai.

 

Insoumis en ce jour béni,

Insoumis devant le futur infini,

Insoumis de corps et sûrement d’esprit,

Insoumis je resterai pour combattre mes ennemis.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Je n’en peux plus

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Modèle vivant : Phylactère Crédit photo : Lior Allay

 

Je n’en peux plus

 

Devant les multiples tracas de la vie

Je ressens cette envie de prendre un répit

Pour enfin savoir qui je suis et où je vais

Pour prendre cette décision où je m’en irais.

 

Nue dans cet escalier

Au cœur tellement blessé

À l’âme si perdue si égarée

Au corps fragile comme du papier.

 

Je ne sais plus quoi faire

Pour m’échapper de cet enfer

Je ne sais plus quoi penser

Pour mes blessures les panser.

 

Je reste là pour un moment

Le temps de reprendre mon respire

D’arrêter de ressentir cette souffrance

Que l’on m’infligea depuis mon enfance.

 

Donnez-moi votre main

Une chanson et un refrain

Que je puisse continuer mon chemin

En espérant de meilleurs lendemains.

 

De

 

RollandJr St Gelais

Québec (Québec)

Canada

En cette période de semaine sainte

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L’être humain doit de manière inévitable faire face aux multiples douleurs existentielles. Comment y faire face ? Quelles questions peut-il surgir en son esprit face à ces réalités ? Quelles en sont les réponses susceptibles de lui apporter un sens satisfaisant ? Nos douleurs peuvent être dépassées par la foi laquelle nous délie peu à peu de ces liens qui nous empêche d’être ce que nous sommes réellement : Une parcelle du divin qui nous entoure et qui est en chacun de nous. De RollandJr St-Gelais de Québec

En cette période de semaine sainte

Bonjour tout le monde,

Nous entrerons bientôt dans la période à la fois la plus sacrée et la plus symbolique de la foi chrétienne. Une période où la réflexion sur le sens de la maladie, de la souffrance, de la mort est propice au développement. Pourquoi souffre-t-on ? Y a-t-il un sens possible à la maladie ? Et, pourquoi la mort existe-t-elle ? La vie se termine-t-elle à notre dernier souffle ? Toutes ces questions philosophiques se rapportent de manière indubitable à la question ultime que tout être humain doué de raison doit tôt ou tard y répondre au meilleur de ses capacités tant psychologiques, intellectuelles que rationnelles et, finalement, spirituelles.

C’est une vérité reconnue par l’ensemble des plus grands maîtres spirituels que l’être humain doit de manière inévitable faire face aux multiples douleurs existentielles. Cependant, comment peut-il y faire face ? Quelles questions peut-il surgir en son esprit face à ces réalités ? Quelles en sont les réponses susceptibles de lui apporter un sens satisfaisant ? Ces mêmes maîtres reconnaissent que nos douleurs peuvent être dépassées par la foi laquelle nous délie peu à peu de ces liens qui nous empêchent d’être ce que nous sommes réellement : Une parcelle du divin qui nous entoure et qui est en chacun de nous.

Or, et c’est-là où la foi chrétienne diffère un tant soit peu de l’ensemble des enseignements spirituels plus ou moins connus de nos jours, la présence du Christ pleinement homme et pleinement Dieu au sein de notre existence lui octroie un caractère exclusif de filiation fraternelle. Le Christ a connu nos souffrances, nos maladies, nos peurs et nos craintes ainsi que le rejet par les membres de son entourage. Il a épousé notre destiné humaine qui se trouve qu’on le veuille ou non dans la mort, et ce sans essayer de s’y dérober.

Entendons-nous bien ! Le Christ est la source de la vie. Il est la vie. Et il nous a donné sa vie pour que nous-mêmes ayons la vie par notre foi. Notre vie a de sens qu’en Jésus-Christ et en sa victoire finale sur la mort. Ce qui ne signifie pas que nous n’aurons jamais à faire face à toutes manifestations de la souffrance allant jusqu’à notre propre mort. Cependant, le Christ nous a montré par sa vie et par son amour pour les hommes et les femmes que rien est plus fort que la foi. Une foi qui déplace les montagnes, qui aplanit les sentiers abruptes, qui donne la vue aux aveugles, l’ouïe aux sourds et qui donne la vie éternelle à ceux et à celles qui la vivent bien humblement dans le secret de leurs cœurs.

Je dédie le présent article à toutes les personnes qui m’ont écrit afin de me faire part de leurs expériences personnelles face aux problèmes qu’elles ont du affronter durant certaines périodes de leurs vies. Puisse cette période de recueillement vous apporter la sérénité, la paix et l’harmonie dans votre âme et dans votre cœur.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec) Canada

La blessure

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Séance de Shiwarie (habillé) avec l’aide de Dea Kaizoku

La blessure

 

Tu sais ma tendre bien-aimée,

Mon cœur est sans cesse brisé et torturé,

D’être en ce monde seulement qu’un homme,

Qui se voulait être courageux contre les vents et son ombre.

 

Mais, que puis-je faire contre le destin ?

Qui m’accable de ses maux à travers ses mains ?

Ce que je t’aime ! Tu ne pourras jamais te l’imaginer.

Mers et mondes auraient été à toi si puissant j’étais né.

 

Mon cœur saigne dans d’atroces douleurs,

Mon âme languit dans d’inlassables torpeurs,

Mon corps s’endorlorie sous les cordes de la souffrance,

Et mon esprit se précipite dans le fossé profond de la démence.

 

Profonde et vilaine blessure !

Pourquoi viens-tu grafigner mon cœur pur ?

Ne vois-tu pas que j’aime de tout mon cœur ?

Est-ce là le prix de la passion celle qui est mon bonheur ?

 

La blessure infernale,

Celle qui me fait ressentir ce mal,

Mal d’aimer vraiment malgré mon âge,

Est-ce le lot pour devenir tel un vénérable sage ?

 

De

 

RollandJr St-Gelais de Québec Canada