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Une oeuvre remarquable : La femme nourrissant son père

Le sein
« La charité romaine » par Jules Lefebvre (1836-1911)

Une oeuvre remarquable : La femme nourrissant son père

L’image ci-jointe pourrait faire rire certains et en amuser même d’autres. En fait, il s’agit d’un tableau vendu à plus de 30.000.000 d’euros à un collectionneur qui en connaît toute la valeur. Il s’agit d’un pauvre vieil homme du temps de Louis XIV qui a été reconnu coupable d’avoir volé un pain et condamné à la peine de mort. Mais une mort tragique qui était de mourir de faim.

Sa fille ayant su sa peine demanda l’autorisation d’aller le visiter. À chacune des ses visites, les gardiens fouillaient minutieusement la jeune dame ainsi que le bébé de 6 mois qu’elle portait. Puis la laissait entrer, et ce une fois par jour! Au bout du quatrième mois, ayant constaté que le condamné n’est pas mort, ni n’avait maigri, les autorités décidèrent de le faire surveiller minutieusement et le constat fut fait. La fille est la seule visiteuse de son père.

Or, à chacune de ses visites quotidiennes, elle nourrissait son père au lait maternel destiné à son nourrisson. Informés, les juges au lieu de se fâcher et de la condamner furent pris de compassion pour cette femme devant l’amour qu’elle a porté à l’égard de son père mais également devant les émotions D.M.,Maroc, d’une femme face à la vie. En effet, d’une part, elle donnait la vie malgré sa propre souffrance et, d’autre part, elle désirait plus que tout la protéger au détriment de sa propre vie. Par conséquent, les juges ordonnèrent la libération à la fois du père et de sa fille.

C’est ainsi que ce fait hors du commun  arriva aux oreilles du grand et célèbre peintre qui, par un souci d’immortaliser cette fabuleuse histoire, décidera de réaliser cette peinture magnifique.

Cette histoire nous amène aujourd’hui à nous poser ces deux questions fondamentales de l’image de la femme : En premier lieu, est-elle seulement l’être frêle et fragile que nous utilisons selon notre bon vouloir ? Et, en second lieu, lui reconnaissons-nous toujours ses nombreux sacrifices pour sauvegarder la vie des êtres qui lui sont chers ?

Texte tiré de D.M. du Maroc

Mon corps comme seul langage

Mon seul langage
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Mon corps comme seul langage

 

Bonsoir mon cher ami,
Vous rentrez bien tard cette nuit,
J’espère que vous me reconnaissez,
Nous avons pris quelques verres dans un café.

 

Nous avions discuté de nos chemins de vie,
Et, bien souvent, de votre sourire j’en étais ébahie.
Que pouvais-je faire de la douceur de votre accent étranger ?
Au fil de nos rencontres, à vous je me suis finalement attachée.

 

Mais dernièrement une idée m’est apparue,
Sans faire de bruit, je vous ai suivi dans les rues.
Afin de savoir où je pourrais vous faire cette belle surprise,
Même si je savais qu’une autre femme au loin était de vous éprise.

 

Mais, comment pouvais-je m’empêcher de vous aimer ?
Comment de votre charme aurais-je pu un seul instant y résister ?
Sans ainsi que, ayant pris ma décision, par cette fraîche nuit d’automne.
J’ai décidé de faire de moi votre maîtresse et que vous seriez mon homme.

 

Il est vrai que tant de choses nous séparent pour toujours,
Voilà la raison d’être de mon malheur et de ma souffrance en cet amour.
Tant de vos mots et de vos expressions me sont inconnus sans oublier nos âges,
C’est ainsi que j’ai choisi de vous prouver ma passion par mon corps comme seul langage.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Dans votre donjon

Je suis votre esclave

Magnifique photo réalisée par Tastethewine Modèle ? Emily Jo

Dans votre donjon

 

Bonsoir ! Bonsoir ! Bonsoir !
Il y a si longtemps que j’attendais ce moment,
Être devant vous, ô maître adoré, nue tout simplement.
En cette heure qui est la dernière bien avant qu’il ne soit trop tard.

 

Pour vous plaire, j’ai bien apprise ma leçon.
Sans cesse et avec délices, j’en ai fait des révisions.
Espérant que cette nuit vous me donnerez cette correction,
Celle que j’ai tant méritée de ne point vous avoir donné satisfaction.

 

Ô mon maître tant adoré,
Saurez-vous cette nuit me pardonner ?
De vous avoir tant offusqué par ma désobéissance,
Car, loin était de mon être, une authentique innocence.

 

Mes seins fermes sont pour vous combler,
Ma peau est à votre main experte réservée,
Mes fesses si parfaites vous sont à jamais destinées,
Et de mon tendre visage, ma souffrance, vous contemplerez.

 

Ô maître que sans cesse je glorifie,
Pour votre savoir-faire depuis les temps infinis,
Faites de moi votre prisonnière, votre captive et esclave.
Que vos doigts effleurent mes seins tel le feraient ceux d’un noble et beau slave.

 

Chantez-moi l’une de vos berceuses,
Vous verrez alors que je ne suis guère peureuse,
Ne voyez-vous pas que vivre pour vous est mon seul droit ?
Allez ! Ô mon maitre bien-aimé ! Dans votre donjon, allons-y de ce pas.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Approche prudente

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DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Approche prudente

 

Bonjour belle brune,
Déjà réveillée malgré la brume ?
Si tu voulais, tu aurais pu dormir encore.
Rêver à tes jardins de roses et à un palais en or.

 

Tu sais, j’ai beaucoup songé une partie de la nuit.
Pendant que tu dormais et de ta beauté j’en étais ébloui.
Que de nombreuses questions venèrent en mon esprit,
Je me rappelais le jardin où toi et moi nous jouions étant petits.

 

De tous ces coups bien innocents,
Que nous faisions quand nous étions enfants,
De nos secrets enfouis dans le jardin et à jamais perdus,
Ce jardin où aujourd’hui se trouve un monument en hommage aux disparus.

 

Puis, nous avons grandi de corps et d’âme.
Je suis devenu homme robuste et toi belle dame,
Malgré toute la distance et les années qui nous ont séparés,
Jour après jour, nuit après nuit, sans cesse tu étais dans mes pensées.

 

Je suis revenu dans mon village,
Qui, après la guerre, avait pris de l’âge.
Souffrance et larmes font bon ménage dans l’expérience de la vie,
Car bien des souvenirs sont pour le commun des mortels à jamais détruits.

 

Je t’ai revue assise seule à un café,
Avec grand respect de toi je me suis approché.
Allais-tu me reconnaître malgré mes blessures de guerre ?
Comment allais-tu réagir face à ce membre absent, je n’en savais guère.

 

Puis, à ma grande surprise, tu m’as simplement souri.
En m’invitant à ta table afin de partager un café à l’arôme du pays.
Tu me parlas de tes rêves supposément perdus depuis mon départ.
Alors que dans le fond de ton cœur, tu savais que j’allais revenir tôt ou tard.

 

De toutes mes sanglantes batailles, je gardai grande discrétion,
Que tu respectas sincèrement en ne me posant point de question.
De ces cris de désespoir et de douleurs lancés dans ces tranchés,
Loin de moi, ne fut-ce qu’une seconde, mon envie de t’en parler.

 

Au fil du temps, notre discussion fit place à un silence.
Car nos regards tels que ceux de jadis suffisaient pour parler de romance,
Avec ton légendaire sourire et tes pupilles légèrement dilatées,
Chez-toi, avec grande douceur, tu m’as tout simplement invité.

 

Aussitôt arrivés, aussitôt franchie la porte d’entrée,
Tu te collas prestement contre moi pour m’embrasser,
Sans dire un mot, tu enlevas mes vêtements.
Puis les tiens avec délicatesse assurément.

 

Nos gestes tendres éloignèrent de moi mes souvenirs de guerre,
Et de nos baisers faits avec fougue écartèrent mes pensées amères.
Vers ce lit où nous avions jadis fait l’amour au temps de notre jeunesse,
Nous nous y allâmes avec une immense joie et dans l’allégresse.

 

Dans ces draps, nous nous sommes aimés.
Dans ces étoffes, nous nous sommes avec passion enlacés.
Dans nos étreintes, nous n’avions une soif d’affection si démente.
Dans notre ivresse de ce moment, pas question d’une approche prudente.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

 

N.B. Probablement mon plus beau poème d’amour.

C’est en ayant retrouvé cette photo

C'est dans le regard
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

C’est en ayant retrouvé cette photo

 

C’est en écoutant une chanson de mes années folles,
Tout en fredonnant gaiement ces innocentes paroles,
Que mon envie de toi, ô mon amour, augmente sans cesse,
Quoi de plus normal ? En effet, tu as la beauté d’une déesse.

 

Une chanson qui me rappelle de prendre soin de toi,
Une chanson qui vient me chercher au plus profond de moi,
Des chansons de chanteurs pour toujours et jamais disparus,
De cette époque où nous pouvions rêver d’un monde au-dessus des nues.

 

C’est en me remémorant le temps où je t’ai connue,
Que maintenant pèse sur moi tout le poids de mon exil,
De cette époque lointaine où nous étions que garçon et fille,
Mais que me reste-t-il dans ma vie maintenant que baisse ma vue ?

 

Inutile de revenir sur notre passé,
Ce qui est fait est maintenant trépassé,
J’aurais tellement voulu réparer mes tords,
Mais, je m’aperçois que maintenant c’est trop tard.

 

La prunelle de tes yeux,
Me rappelle comme ce temps était merveilleux,
Sauras-tu me pardonner un jour de t’avoir quittée ?
Pourrais-je à mon tour simplement t’oublier ?

 

Ho ! Comme je t’ai aimée.
Ho ! Comme je voudrais être pardonné.
Car je sais depuis peu que mes jours sont comptés.
Et de mourir seul et rempli de regrets sera mon ultime destinée.

 

C’est en ayant retrouvé cette photo,
Que je me suis souvenu qu’avec toi tout était beau,
Où tout était possible ! Où se trouvait la paix en mon cœur !
Et de la souffrance et de la mort, je n’en avais point peur.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Rêves-tu à moi ?

Rêves-tu à moi
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Rêves-tu à moi ?

 

Dis-moi, rêves-tu la nuit ?
Dis-moi, à qui penses-tu dans ton lit ?
Dis-moi, te sens-tu seule dans la noirceur ?
Dis-moi, de quoi pourrais-je te rassurer de tes peurs ?

 

Bien du temps sont passé,
Depuis que nous nous sommes quittés,
Mais, sans cesse, à toi à chaque instant j’ai pensée,
Ne sachant comment faire pour mes erreurs les réparer.

 

Les secondes me sont parues être des éternités,
Alors que j’aurais voulu tant dans mes bras te serrer,
Et sentir ton divin cœur battre à l’unisson contre le mien,
Que je t’aurais donné avenant le cas où cesse de battre le tien.

 

Les minutes sont devenues un véritable supplice,
Un cruel et lent poison versé dans un calice,
Dont chaque gorgée me brûle les entrailles,
À quoi bon vivre car rien ne vaille ?

 

Les heures s’écoulent dans une rivière de souffre,
Dans laquelle, avec désarroi, je m’engouffre,
Devrais-je mettre fin à ma souffrance ?
Pour moi qui erre en ce lieu d’errance.

 

Les jours émergent des profondeurs des enfers,
Car, loin de toi, ô mon amour, je ne sais que faire.
Passant mon chemin sur la route ineffable de la solitude,
Seul devant la vie ! Je ne pourrai pas vivre, c’est une certitude.

 

Les nuits sans toi dans mon palanquin,
À quoi bon espérer un meilleur lendemain ?
Car est perdue ma satisfaction d’être en cet univers,
Et que mon âme porte avec peine le feu impitoyable des fers.

 

Rêves-tu à moi, quelques fois ?
Partages-tu mon envie de te faire l’amour ?
De t’exprimer par des gestes de tendresse qu’un jour,
De voguer de nouveau sur de chaudes mers toi et moi.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Gravir cette colline

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DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Gravir cette colline

 

Bonsoir mon amour,

Je suis enfin de retour,

De ce voyage au-delà des mers,

J’ai parcouru milles lieux et terres.

 

Cherchant toutes les richesses,

Je n’en avais que cesse,

Trésors promis par les déesses,

Allant de la pure folie à la détresse.

 

Mes pas traînant dans l’eau,

Ce que j’étais un vrai idiot

Ayant oublié que la seule voie,

Se trouve au plus profond de soi.

 

Alors j’en ai eu plus qu’assez,

Aux noms de ces rois de lever mon épée,

J’ai donc décidé vers toi, ô mon amour, de revenir,

En l’espace d’une larme versée, d’un profond soupir.

 

Est-il utile de te raconter ?

Est-il important de te dévoiler ?

Tout ce que j’ai vécu, fait et subi ?

Ne me questionne pas, je t’en supplie.

 

Pour le reste de mes jours mon âme est blessée,

À jamais, je chercherai la rédemption de mes péchés.

Mais Dieu, par sa divine grâce, m’a ramené vers celle,

Qui est depuis toujours à mes yeux de ces dames la plus belle.

 

Laisse-moi t’aimer ! Laisse-moi te prouver !

Que l’homme que tu as connu n’existe plus,

Car toute cette souffrance que j’ai vue et que j’ai eu,

Nul homme vraiment digne de ce nom ne peut y résister.

 

Je ne te promets pas grand chose,

Mais je te donne ma parole, si j’ose.

Que nous élèverons nos nombreux enfants,

Loin de tous ces tyrans, de ces menteurs et ces mécréants.

 

Laisse-moi près de toi me coucher,

Laisse-moi pour la vie te dorloter,

Laisse-moi cette unique chance de revivre,

Laisse-moi gravir cette colline pour que nous puissions vivre.

 

De

 

RollandJr St-Gelais de Québec

Homme ou ombre ?

Magnifique dessin par mon ami et collaborateur Eri Kel de la France

Homme ou ombre ?

 

Suis-je un homme?
Ou bien son ombre?
Sans l’ombre d’un doute,
Avec attention, je vous écoute.

 

Âme dans ce corps
Un corps pleinement masculin
Sans cacher son sexe avec ses mains
Mains expertes qui valent leur pesant d’or.

 

Homme qui a fait les cent pas
Depuis bien trop longtemps déjà
Ombre qui ne le quitte jamais depuis sa naissance
Dans les jours de joie et d’abondance, de peine et de souffrance.

 

Homme qui marche et qui rêve de voler
Avoir des ailes d’anges puis s’envoler
Afin d’être de son ombre pour toujours libéré
Libéré du temps qui passe et connaître la joie de l’éternité.

 

De

 

RollandJr St-Gelais de Québec

Fatiguée

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Fatiguée

 

J’ai parcouru bien des pays

J’ai rencontré bien hommes

J’ai si souvent été abusée en somme

Que j’en ai perdu l’amour de la vie.

 

Où va alors ma confiance?

Celle de ma tendre enfance

Celle de ma folle adolescence

Cela m’a fait prendre conscience.

 

Que la souffrance existe autour de moi

Et pas seulement entre moi et toi

J’essaie de comprendre, de voir cette nuit

Ce qui ne va pas, ce qui en moi me détruit.

 

Fatiguée! Fatiguée!

Je suis simplement épuisée

Ô mon chéri, pourrait on remettre ça à demain?

Car en mon cœur, je ne veux que passer la nuit entre tes mains.

 

De

 

RollandJr St-Gelais de Québec

Votre esclave

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« Votre esclave » dessin réalisé à Montréal le 15 septembre 2018

Votre esclave

 

Chère et adorable maîtresse,

J’adore recevoir vos caresses,

De vos suaves et tendres mains,

Qui frottent mes fesses avec entrain.

 

Vous savez attendre le bon moment,

Pour me faire savourer votre froment,

Je déguste ce précieux instant avec plaisir,

Où je suis attaché pour assouvir votre goût de me faire souffrir.

 

Les yeux bandés permettant à vos amies,

D’assister à l’accomplissement de vos envies,

Afin que je ne puisse les reconnaître,

Moi, l’homme qui entre vos mains demande qu’à renaître.

 

Alors que bien des hommes succomberaient,

Moi, sans cesse, j’en redemandais.

Quel bonheur de recevoir cette douleur,

Quelle jouissance vécue en cette heure.

 

De mes cris de souffrance,

J’exprimais toute ma démence,

De mes supplications de continuer,

Avec joie, vous les avez maintes fois exaucés.

 

Oui ! Mon corps est à vous.

Oui ! Je le sais bien que je suis fou.

Et que dire de votre assistante si belle ?

Si ce n’est que j’ai joui grâce à elle. Quelle merveille !

 

De

 

RollandJr St Gelais

Québec (Québec)

Canada