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En amour avec mon lion

En amour avec mon lion
Photo réalisée par mon ami Joel Pèlerin

En amour avec mon lion

Chose tellement étrange,
Peut-être même drôle de coïncidence,
J’avais décidé de faire un ménage dans mes affaires,
Car, pour une rare fois, de mes dix doigts je n’avais rien à faire.

Je suis monté dans le vieux grenier,
Dans la maison familiale où jadis je vivais,
Entourée de mes frères et de mes sœurs que j’aimais,
Dans ce vieux grenier j’y ai découvert biens des effets insoupçonnés.

Parmi ceux-ci il y avait une chaise berceuse,
Dans laquelle ma mère s’assoyait en paraissant si heureuse,
Pendant qu’elle nous lisait un conte de son pays d’où elle était originaire,
De ces pays où les animaux dans la chaude savane librement gambadèrent.

J’imaginais gorilles, zèbres et gazelles ensemble s’amuser.
J’imaginais plaines remplies d’animaux de toutes les couleurs,
Mais celui qui m’impressionnait vraiment car rien il ne lui faisait peur,
C’était le plus beau, le plus fort, le lion avec sa crinière et son grand cœur.

Voyant mon admiration pour le roi des animaux,
Mes parent m’offrir pour ma fête un très joli cadeau,
Un de ces souvenirs qui restera gravé dans mon cœur d’enfant,
Dès l’instant que je l’ai reçu, maintenant et pour bien longtemps.

Un lion en peluche que je serras très fort contre moi,
En le tenant tendrement comme une fleur dans mes bras,
En souhaitant que cet instant si précieux dure éternellement,
De ce moment où j’étais si bien avec ma famille et mes parents.

Dès l’instant où dans le vieux grenier je l’ai trouvé,
Quelques larmes du plus profond de mon être, j’ai versées.
Maintenant que je suis jeune femme et que je serai bientôt une mère,
À mes enfants, je raconterai ces contes dont je me souviens comme si c’était hier.

Sur cette vieille chaise berceuse en bois je m’assoirai.
Et comme faisait ma mère, ces contes je leur raconterai.
Mais je prendrai bien garde de toujours placer à mes côtés,
Ce joli présent, ce lion que m’avait donné mes parents bien-aimés.

De

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Ce n’est pas grand-chose

La rose
Photo par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

Ce n’est pas grand-chose

 

Bonsoir chérie,

Es-tu prête pour cette nuit?

De toi, si tu savais comme j’en ai envie.

Si tu le veux, cette nuit, maintenant et pour la vie.

 

Depuis bien des années,

Que nous nous sommes fréquentés,

Aussi loin que je puisse me souvenir

 Je t’avais remarquée grâce à ton beau sourire.

 

Nous sommes allés à la même école et dans la même classe,

Comme c’est incroyable ce que la vie si vite elle passe,

Je me rappelle comme ta main tremblait,

Lorsque pour te rassurer je la tenais.

 

 Pendant nos belles vacances d’été,

À la plage nous nous sommes tellement amusés,

Et pendant les jours de pluie, nous jouâmes à la cachette.

Sans penser une seule fois qu’un jour sonnera l’âge de la retraite.

 

Malgré nos disputes toujours idiotes et bien éphémères,

Nous revenions l’un vers l’autre comme la plage et les vagues de mer.

Car il y avait en nous un secret que nous n’osions pas nous avouer,

Une flamme qui animait notre cœur et qui se résume à celui de s’aimer.

 

Était-ce par crainte ou par une fausse pudeur?

Je crois bien qu’en ce temps, ce n’était pas la bonne heure.

Voyant le moment venu, j’ai choisi pour vivre un humble métier.

Celui que mon père m’avait par son exemple toujours montré.

 

Et de ton côté, tu as estimé bon de choisir une autre voie.

Bien entendu, je l’avoue que cela était ton plein droit.

Pour tes hautes études, tu es parti loin de moi.

Jamais je n’aurai cru un jour revenir vers toi.

 

Que de belles et suaves paroles gars des villes,

Ils t’ont gavée à satiété avec des pensées basses et viles,

Espérant dans le noir de leurs cœurs dans leurs pièges tu tomberais,

Mais dans leurs yeux aux desseins impures, de mon amour tu te souvenais.

 

Tu as bien essayé de faire en ce milieu ton chemin,

Mais tu n’y as trouvé qu’amertume et beaucoup de chagrin. 

Les jours et les nuits ont inévitablement défilé,

Marquant au feutre rouge les dates sur le calendrier.

 

Dès ton retour dans notre si beau village, tu m’as téléphoné.

Écoutant ta voix frémissante, tu voulais ce soir me rencontrer.

Nous devions mettre cartes sur la table pendant qu’il était temps,

Car dans le gouffre de nos âmes, un secret existait depuis trop longtemps.

 

Après notre modeste repas que nous avons si bien partagé,

Tu me confias avec une incroyable douceur que tu m’as toujours aimé.

C’est alors que je t’avouai que pour moi ainsi il en avait toujours été,

Alors pour la première fois, avec passion nous nous sommes embrassés.

 

Pour nos retrouvailles, je ne savais pas trop quoi t’offrir.

Mais je me doutais bien qu’une fleur te ferait sûrement plaisir,

Mais par un heureux hasard j’avais choisi la plus belle des roses.

C’est avec tout mon amour que je te l’offre même si ce n’est pas grand-chose.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Le manque

Manquement

Superbe photo réalisée par James Fraser Voir son site sur https://www.deviantart.com/mtl3

Le manque

Vous ne le savez peut-être pas, mais c’est souvent dans le manque que l’on trouve notre richesse véritable. Non pas celle que l’on retrouve dans un compte bancaire ou encore dans les biens acquis à crédit ou bien encore avec les résidences exhibant un luxe souvent plutôt éphémère. Un luxe dépendant des soubresauts de la vie et de sa destinée.

Les hommes ont tendance à voir leurs richesses dans tout ce qu’ils ont accumulé au fil des années, souvent au prix d’un dur labeur et parfois même au péril de leur santé. Oubliant que leur vrai trésor réside là où leurs propres yeux ne peuvent voir au premier coup d’œil.

L’être humain peut travailler en espérant se bâtir un avenir meilleur, fonder une famille dont les descendances porteront fièrement son nom et léguer à ce monde un quelque chose de positif aussi minime soit-il. Pourtant, un rien peut tout anéantir en un instant à peine visible à l’œil nu pour le commun des mortels. Un matin, il peut se réveiller plein d’entrain. Et le soir venu, il peut pénétrer aux cieux pour un joyeux festin. Ainsi va la vie pour chacun d’entre nous.

Pour chaque chose accumulée correspond un temps qui lui a été consacré. Pour chaque activité ignorée correspond un impossible retour en arrière. Pour chaque amour abandonné correspond des regrets amers. Pour chaque expérience de la vie vécue correspond celles que l’on n’a pas pu vivre. Bref, on ne peut pas tout prendre mais on peut aisément tout perdre.

Perdre pour toujours et à jamais. Et, plus souvent que l’on pense, c’est en perdant qu’on retrouve son soi véritable. Cet être qui au plus profond de notre âme nous comprendre que les biens accumulés ne vaudront jamais savoir aimer et savoir s’aimer. Savoir aimer sans rien demander en retour. Savoir s’aimer afin de mieux se donner. Se donner non pas pour plaire mais pour enrichir l’humain en soi et en chacun d’entre nous.

La philosophie hindouiste n’enseigne-t-il pas que tout est éphémère, que rien ne demeure pour l’éternité? Et par le fait même que tout ce qui existe doit tôt ou tard exister sous une autre forme? C’est là que réside la richesse incroyable que tout peut commencer de nouveau.

Sachons avoir la capacité de s’ouvrir aux occasions qui se présentent à nous. De quelles occasions peuvent, en dépit des premières appréhensions, être de magnifiques tremplins pour la découverte des trésors cachés dans nos manques. De ces manques peuvent surgir un tournant majeur dans notre chemin de vie.

Selon RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Proximité

Proximité
Superbe photo réalisée par James Fraser Voir son site sur https://www.deviantart.com/mtl3

Poème inspiré d’un fait vécu

Proximité

 

Depuis trop longtemps,

J’attendais ce merveilleux instant,

Où toi et moi, nous nous serions enfin retrouvées.

Depuis ce jour où par désespoir nous avons été séparées.

 

À une époque où par fausse pudeur,

Être mère célibataire faisait tellement peur,

De notre si jeune mère telle une criminelle notoire,

Qui alla nous céder tel une offrande à des femmes habillées en noir.

 

Je fus heureusement adoptée,

Par un couple qui chercha une fillette à aimer,

Et qui me prit sous son aile comme leur propre enfant,

En me prodiguant bonne éducation tout en m’aimant tendrement.

 

L’adolescence bientôt venue,

Ma différence avec eux se voyait à l’œil nu.

Différente en dehors mais si semblable en dedans,

Car avec reconnaissance, je les appelais cher papa et chère maman.

 

N’étant ni populaire, ni très fortunés,

Ils m’ont donné un bien que j’ai toujours estimé,

Des études pour un travail par lequel je serai autonome,

Dans une profession par laquelle je ne dépendrai pas d’un homme.

 

Les années se sont écoulées avec pour chacune de nous sa destinée,

Par grande chance, un beau et gentil homme j’ai rencontré,

Et comme il me trouva bien de son goût, il m’a épousée.

Si heureuse, que j’ai avec lui grande famille fondée.

 

Puis un jour, nombreuses questions en mon esprit apparurent.

Questions auxquelles réponses n’étaient point une parure.

 Qui était donc cette femme que je n’avais jamais connue?

Était-elle qu’une futile illusion tombée des nues?

 

Dans les journaux est apparu un avis de recherche,

En souhaitant ardemment voir celle que je cherche,

Bien des laudes et des vêpres allègrement chantèrent,

En accompagnant au Ciel chacune de mes nombreuses prières.

 

Puis, un jour que je ne m’y attendais pas.

Mon vieil téléphone tel un ami de longue date sonna,

Une douce voix de femme m’annonça cette grande nouvelle,

Était-elle celle que je recherchais car elle fut aussi séparée de sa mère si belle.

 

Éloignée de son unique sœur dès sa naissance,

Car on espérait ainsi qu’elles ignoraient l’une de l’autre son existence,

Elle me demanda avec trémolo dans la voix si je voulais bien la rencontrer,

L’instant d’un déjeuner? L’instant d’un dîner? L’instant d’un bon souper?

 

J’ai accepté avec toi de partager un bon repas,

Afin de bien commencer cette rencontre comme il se doit.

Le moment venu, mon cœur palpita tellement j’étais touchée.

De voir celle qui m’a été enlevée, celle que je n’ai jamais près de moi serrée.

 

Mais quelle fut notre surprise lorsque nous nous sommes aperçues en ce lieu,

Que nos prières, telle une seule voix, ont été entendues par les cieux,

Et qu’avec grand étonnement, en se regardant droit dans les yeux,

Que toi et moi, nous avions déjà vécu des moments si heureux.

 

À chaque début de journée de travail nous nous saluons,

À chaque fin de journée de travail chez soi nous retournions

Dans cette usine, où à chaque pause, avec toi j’aimais discuter.

Qui nous aurait dit que malgré notre destin nous vivions une telle proximité?

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Oiseau de feu

Oiseau de feu
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Oiseau de feu

 

Libre de mes mouvements,

Sentir le vent sur moi à chaque instant,

Voler de mes ailes flamboyantes là où bon me semblera,

Parcourir le monde en regardant les gens faire les milles pas.

 

Prendre la vie comme à moi elle viendra,

Qu’elle puisse me surprendre comme il se doit,

Mais en attendant, je ne me soucie guère de demain,

Car, il faut bien avouer que nul sait de quoi sera fait les lendemains.

 

Alors, dites-moi, à quoi bon s’en faire ?

Je choisi de toutes mes craintes et mes peurs de m’en défaire,

Je prends mon envol et puis gare aux fous qui seront sur mon chemin,

N’essayez surtout de pas de me retenir et de m’enfouir entre vos sales mains.

 

Dès l’aurore, je m’envole vers d’autres cieux.

Au de-là de l’horizon il y a tant pays si merveilleux,

Je suis un oiseau pas comme les autres car je sais ce que je veux,

Par la chaleur de mon cœur et le rouge de mes ailes, je suis un oiseau de feu.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada