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Entouré de lumières

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Photo réalisée par Phylactère Séance du 2 décembre 2019

Entouré de lumières

 

Suis-je devenu dément?

Ou bien fatigué tout simplement,

Ou bien mes prières ont-elles exaucées?

Serait-ce des anges que le Ciel m’aurait envoyés?

 

Comme c’est extravagant,

Je me trouve bien petit face êtres brillants,

Qui me transportent dans un autre lieu en un autre temps,

En entendant un chant d’une langue inconnue jusqu’à maintenant.

 

Quel beau bleu comme le ciel si attendrissant,

Et ce jaune tel le soleil si chaleureux et si réconfortant,

Et que dire de cette boule d’un vert si agréable à regarder?

Si ce n’est qu’il me fait penser au gazon où j’aimais belles dames courtiser.

 

Qu’ai-je bu avant d’aller dans les bras de Morphée?

Dans le fond, serais-je encore endormi ou bien réveillé?

Or dans cet instant de bien-être une seule chose je désire,

Veuillez, de grâce, me laisser en ainsi jusqu’à mon dernier soupir.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Les mains m’ont toujours fasciné

Les mains
Très beau dessin réalisé par mon ami Eri Kel de la France

Les mains m’ont toujours fasciné

 

Les mains,

Quel heureux destin,

Pour celui qui par grâce les a,

Comme pour celui qui par grâce ne les a pas.

 

Mains blanches si usées et si expertes,

Mains tellement alertes, Mains de la couturière,

Quelles soient d’une jeune et belle célibataire,

Ou bien celles d’une vénérable grand-mère.

 

Mains de paix ou de guerre,

Mains qui essuient les chaudes larmes,

Versées pour les fils tombés sous les armes,

Des larmes qui coulent sur les joues des mères et pères.

 

Les mains peuvent parfois parler,

Poings fermés prêts à venger à frapper,

Mains tendues vers le prochain pour l’aider,

Poings levés au ciel devant tant d’injustice et d’adversité.

 

Les mains peuvent si bien construire,

Les mains peuvent aussi bien tout détruire,

Elles font tout ce dont on leur demande de faire,

Elles obéissent aux cœurs de chair ou bien de pierre.

 

Oui, les mains m’ont toujours fasciné.

Qu’elles soient jeunes ou dans la fleur de l’âge,

Elles nous ont laissé les œuvres des grands sages.

Elles témoignent à l’humanité la présence de la divinité.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Comme dans un puit

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Réalisation photo par Priscilla Vaillancourt

Comme dans un puit

 

J’ai fait un drôle de rêve cette nuit,
J’ai rêvé que j’étais nu au clair de la lune,
Alors qu’une belle grande dame à la chevelure brune,
Me regarda de la tête jusqu’aux pieds avec une mine éblouie.

 

Elle semblait se demander ce qu’il m’était arrivé,
Ai-je combattu sur quelques fronts de l’Europe occupé?
Où j’y avais laissé mes membres face à des ennemis entraînés?
Étais-je un des héros qui ont combattu dans l’ombre de la clandestinité?

 

Elle sembla tout de même étonnée de ma virilité,
Car avec franchise je ne pouvais guère la désirer m’en empêcher,
Puisque sa féminité gracieuse resplendissait par ses courbes délicieuses,
Qui démontrèrent que la femme est en ce monde la perle la plus précieuse.

 

Rêve bien bizarre en cette nuit d’hiver hâtif,
Où je me sentais étendu dans une clairière près d’un récif,
Une clairière où flottait une dame blanche attendant le moment,
Le temps propice pour venir s’étendre à mes côtés tout lentement.

 

Qu’ai-je bien pu boire avant d’aller dormir?
Quelle potion ai-je concoctée avant d’aller m’assoupir?
Dans la douceur bienfaisante de mes draps de rouge et de noir,
Alors que la lune était déjà haute dans le ciel depuis qu’est tombé le soir.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Éloges vers le ciel

loges vers le ciel
Avec la permission de Jordh00 du Canada

Éloges vers le ciel

 

Il fait nuit et pourtant dans la forêt je suis,
Je le suis comme je le fais à chaque nuit,
Au clair de lune et aux étoiles brillantes,
Nuit sans lune et les étoiles absentes.

 

Ne craignant point les animaux,
Car je sais bien que chacun d’eux est beau,
Et qu’en cette forêt se trouvent tant de créatures,
Qui ne possèdent que ce que leur a donné mère-nature.

 

Sentir en moi chaque goutte de mon sang parcourir mes veines,
Ressentant en mon fort intérieur être le fils d’un roi et d’une reine,
Comme tous les êtres humains devraient pourtant le ressentir pareillement,
Car chacun d’eux possède le droit à la dignité et de vivre humainement.

 

Écoutant les bruits transportés par le vent du nord,
Vent du nord qui annonce subtilement la venue du froid hiver,
Pourtant déjà prévenu par les arbres ayant perdu leurs feuillages verts,
Je me suis alors dirigé vers une vaste clairière tout en me tenant aux abords.

 

Ne pouvant guère lutter contre ce désir étouffant,
De renouer pour un bref instant à la liberté d’un enfant,
Cette liberté qui est si souvent brimée par une hypocrite société,
J’ai alors de manière quasi sacrée mes vêtements salis par le temps enlevés.

 

Quelques pas je fis en direction des verts sapins,
Et vers le firmament je levai tant les yeux que les mains,
En espérant atteindre la cime des arbres pour y trouver refuge,
Loin de ces religions et de leurs dieux qui condamnent et qui jugent.

 

Je ne veux point de ces dieux et de leurs prophètes de malheur,
Car en chacun des êtres en ce monde se trouve le désir du bonheur,
Bonheur d’aimer et d’être aimé ! Bonheur de vivre et de laisser-vivre !
Et de mes éloges vers le ciel, c’est ce dont en cette saine nuit, je m’enivre.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Par ce précieux souvenir

Par ce précieux souvenir
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Par ce précieux souvenir

 

C’est une journée spéciale,
Un matin où je me sens si mal,
Voilà maintenant que l’été est terminé,
Ce bel été où toi et moi nous nous sommes rencontrés.

 

Ce fut la première fois que j’allais dans ce charmant village,
Un village du Midi de la France cette région qui n’a pas d’âge,
Je vivais seule dans un chaume entouré par le parfum des lilas,
De ces fleurs bleuâtres disposées dans le verger tout près de chez-moi.

 

Allant faire quelques emplettes en marchant avec légèreté sous le ciel,
Je ne me doutais guère que je découvrirai tes lèvres au goût de miel,
Une fois mes achats faits, aussitôt je sortis précipitamment,
Échappant ma sacoche, tu l’as ramassée prestement.

 

Avec le sourire de ce coin de pays vous me l’avez tendue,
Malgré mon cœur si esseulé, je me suis sentie détendue.
Je vous ai simplement remercié avec noblesse et galanterie,
Et tu m’as répondue gentiment : De rien, je vous en prie.

 

Puis-je, sans vous importuner, vous raccompagner charmante dame?
Et je vous ai répondu : Je vous en remercie avec en mon cœur une flamme.
Sans dire un mot ni un geste déplacé, à la porte de ma maison, vous êtes venu.
Aussitôt avec politesse vous ai-je remercié, aussitôt vous êtes disparu.

 

Puis les journées chaudes ont passé sans pour cela vous oublier,
Ne pouvant m’empêcher une seule fois d’être de vous intriguée,
Je vous ai recherché en parcourant ce village que j’ai appris à aimer,
Jusqu’à ce jour du début du mois de juin où finalement je vous ai retrouvé.

 

Me reconnaissant, vers moi vous vous êtes dirigé.
Aimeriez-vous me faire l’honneur de passer avec moi cette journée?
Une simple requête que je vous aie faite en espérant que vous l’acceptiez,
Ce à quoi vous m’avez répondu : Mais bien sûr, je l’accepte volontiers.

 

Vous m’avez appris les contes et récits de votre région,
Et je vous ai tant écouté avec une immense joie et toute mon attention,
Quelle chance j’avais d’être en présence d’un homme si doux et dévoué,
Jamais une indélicatesse ! Avec vous je me sentais être si en sécurité.

 

Hélas ! Les sables du sablier n’en finirent plus de couler,
Me faisant oublier que les couleurs des arbres allèrent changer,
Que malgré mon amour pour vous qui de jour en jour allait grandissant,
Quitter cette région merveilleuse je devrai le faire bien malheureusement.

 

Je ne savais quoi faire pour vous laisser de moi un inoubliable souvenir,
C’est alors que de mon corps de femme j’ai désiré ardemment vous offrir.
Par cette nuit d’été où nous avions savouré un délicieux champagne,
Ensemble nous avons fait l’amour tels Adam et Ève sans leurs pagnes.

 

Je suis maintenant de retour dans ma ville du nord,
Dans cette ville où tout semble être tout gris et si mort,
Mais en moi vit un être qui me fera penser à vous éternellement,
Par ce précieux souvenir, je vous chérirai, car il s’agit de notre enfant.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada