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La vieille veste de cuir

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

La vieille veste de cuir

 

Je ne suis qu’une vieille veste de cuir

J’ai parcouru bien des pays et des contrées

J’y ai vu des gens à la recherche d’une âme à aimer

Des gens comme bien d’autres qui n’en finissent plus de souffrir.

 

Mon maître possédait une moto sur laquelle il voyageait

Partout où en ce monde il y allait, jamais il ne m’oubliait

Dans ses randonnées en terres étrangères, il croisait belles dames

Qui ravinaient en lui d’un vieil amour une auguste flamme.

 

Nous dormions souvent à la belle étoile

De ces étoiles brillantes dans le ciel qui lui servaient de voile

Que ce temps de ses chansons de bonheur me paraît si lointain

Quand je me rappelle toutes ces mélodies, tous ces refrains.

 

Puis, il fut un jour ou bien peut-être même une nuit

Pardonnez-moi, je ne me souviens plus tellement je m’ennuie

Il rencontra au bar d’une auberge une dame à la beauté exquise

Quel coup de foudre ! Combien de fois, se sont-ils fait la bise?

 

Oh surprise ! Le grand amour était au rendez-vous.

Comme des enfants devant un jeu, ils étaient un peu fous.

Devinant au plus profond de moi mon souhait tenu si discret

Sa vieille veste de cuir, il lui pria de la mettre afin de voir s’il lui allait.

 

Quelle nuit de plaisir interdit, de passion charnelle et de volupté

Comme des amants portés dans leur extase, ils ont ensemble passé

De toutes les vestes de cuir en ce monde, j’étais sûrement le plus heureux.

Car pour combler de caresses cette femme si jolie, nous étions deux.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

La fête sera bientôt finie

La fête sera bientôt finie Poème par Rolland Jr St-Gelais Photo par Gb62da d’Allemagne Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/The-party-is-over-865756527

La fête sera bientôt finie

 

C’est déjà le deux de janvier,

Il me semble que je venais juste d’arriver,

Tu avais apprêté un mets tellement somptueux,

Et ton corps de déesse parfumé d’un arôme luxueux.

 

Avec un verre de vin à la main,

En te chantant un air de mon pays lointain,

Dans le bain chaud en silence je t’ai accompagnée,

Car rien ne nous donne autant de bonheur que de nous caresser.

 

Verre de vin rouge,

Tout autour de nous, bouge,

Nous laissant aller à l’extase de cet instant,

Je voyais dans tes yeux la beauté du firmament.

 

J’étais ton amoureux,

Tu étais celle envoyée par les cieux,

Comme ce premier jour fut si merveilleux,

Car cette nuit était réservée que pour nous deux.

 

Moment exquis digne du paradis,

Que même les anges dans le ciel nous envient,

Allez mon amour ! Profitons de chaque baiser, de chaque étreinte.

Car qui sait si les nuits qui suivront ne seront pas vaines?

 

Que de mots doux je t’ai à l’oreille murmuré,

Que de gestes intimes nous avons avec lenteur échangés,

Que de fois nos cœurs ont remplacé nos lèvres pour exprimer,

Notre amour, notre passion, notre raison d’exister pour l’éternité.

 

Collés l’un contre l’autre, nous nous sommes apaisés.

Dans les draps de satin, nous avons fait la grasse matinée.

Je humais la senteur enivrante de ta peau douce comme un pétale,

Un pétale d’une fleur inconnue à mes yeux qui sont devenus pâles.

 

Car je sais bien que ton époux arrivera par le dernier train,

Comme je voudrais t’avoir pour tous ces lendemains,

Être là à tes côtés, te faire l’amour jusqu’à l’infini.

Même si, malgré moi, la fête sera bientôt finie.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada 

La vie est un éternel recommencement

La vie est un éternel recommencement Texte de RollandJr St-Gelais Photo par Placi1 Source : https://www.deviantart.com/placi1/art/Dsc0104-3-863266092

La vie est un éternel recommencement

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien. Pour ma part, je dois avouer que ma vie est dans son ensemble assez bien. Certes, je ne manque de rien pour ce qui est de l’essentiel. Ce qui ne m’empêche pas d’être envahi par un sentiment de tristesse lorsque je pense à tout ce qui arrive à des personnes que la vie m’a permis de connaître. Des personnes formidables et au grand cœur. 

À moins que vous viviez dans une bulle loin de toutes formes de communication et d’interaction sociale, vous savez très certainement tout ce qui se passe sur les cinq continents. Oui, je fais ici référence à la pandémie actuelle et de tout ce qui en découle. Je ne fais pas seulement référence aux gens qui sont décédés du virus létal, mais aussi, si je peux me permettre ce langage propre au domaine militaire, aux dommages collatéraux qui en découlent. Des dommages qui passent sous le regard du commun des mortels.

Il est vrai qu’il est futile, voire puéril, de lever les bras vers le ciel et de maudire tous les saints qui s’y trouvent. Il est tout aussi inutile d’accuser qui que ce soit pour ce mal qui nous accable de près ou de loin. L’histoire regorge de boucs émissaires qui ont fait les frais de nos craintes, de notre ignorance et de notre impuissance face aux fléaux qui ont jalonné les péripéties des êtres humains. Je ne crois pas être nécessaire de vous en faire une liste.

Tout ceci m’amène à un constat majeur. En effet, après mûre réflexion, j’en conviens que rien n’est acquis pour toujours. Certes, la prudence, la tempérance, la sagesse et le courage demeurent des pierres fondamentales qui ont permis aux êtres humains de faire face à des situations peu enviables. Que voulez-vous? Le respect que votre humble serviteur éprouve envers la philosophie grecque, laquelle a eu une influence considérable dans la doctrine chrétienne par l’entremise des Pères de l’Église, fait partie intégrante de ma personnalité.

Toutefois, l’on peut y ajouter une autre pierre qui a favorisé la survie de l’espèce humaine. Je fais référence à la résilience face aux soubresauts de la vie. Ne l’oublions pas, la vie n’est pas et ne sera jamais facile. Mais, elle en vaut la peine, et parfois la joie, d’être vécue. Les gens qui ont relevé les manches devant les affres de la vie sont légion. Il en est de même de ceux qui ont baissé les bras. Or, les premiers ont survécu tandis que les seconds ont disparu dans les limbes. Nous ne pouvons guère juger les derniers puisque nous n’étions pas dans leurs souliers. 

Oui, les temps actuels sont très difficiles pour un bon nombre d’entre nous. Mais, dites-vous bien que les beaux jours reviendront un jour ou l’autre. Rien n’est éternel, pas même une pandémie. Gardons espoir.

Je vous aime mes amis et amies.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Ciel de minuit

Ciel de minuit Poème de RollandJr St-Gelais Photo de JenovaxLilith Modèle : JenovaxLilith Source : https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/the-m-i-d-n-i-g-h-t-sky-860920627

Ciel de minuit

 

En cette soirée, je me sentais solitaire.

Sous les nombreux lampadaires,

Qui illuminent cette belle cité,

Sans oublier le ciel étoilé.

 

Je ne savais pas quoi faire,

De mes inquiétudes face à l’avenir,

Qui semblent sans cesse vouloir ternir,

Alors, en un éclair, j’ai levé les yeux pour sentir l’air.

 

J’ai cru voir la plus belle dame du firmament,

En ayant les yeux à demi-fermés tout en se tenant fermement,

Telle le ferait une déesse de beauté parmi ses sœurs dans le ciel dispersées,

Dans le ciel où se trouvait peut-être celle qui depuis longtemps j’ai tant recherchée.

 

Envoûté par son charme, je n’ai pas osé faire un pas de plus,

Car par tant de beauté, jamais de ma vie, je n’avais vue,

Une beauté si pure dans le ciel était là pour un instant,

Un instant que je souhaitais qu’il dure éternellement.

 

En cette nuit, jamais je n’oublierai cette dame aux cheveux enflammés.

En cette nuit, jamais je ne verrai chez toutes les femmes tant de féminité .

En cette nuit, jamais je ne me suis senti aussi heureux que ce moment béni.

En cette nuit, jamais la vie n’a été si belle dès que cette vision a rempli mon esprit.

 

Je vous en prie belle fée, restez encore un peu avec moi.

Restez encore pour les indigents et ceux qui n’ont pas de toit.

Réchauffer par votre présence les nécessiteux qui n’ont point d’amour,

Éclairer par la splendeur de votre grâce les gens qui sont seuls depuis toujours.

 

Ciel de minuit ! Ciel des amoureux ! Ciel des gens heureux !

Ciel de minuit ! Ciel des moments inoubliables ! Ciel aux secrets sous les oreillers !

Ciel de minuit ! Ciel de tous les cœurs purs ! Ciel de ceux qui aiment avec sincérité !

Ciel de minuit ! Ciel illuminé par le sourire des anges et de tous les bienheureux !

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Soleil d’automne

Soleil d’automne Photo et poème par RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Soleil d’automne

 

Derrière les arbres, je me suis caché,

Afin de cette rivière si calme l’admirer.

Écouter les rares oiseaux gazouiller avant de quitter,

Cet endroit où bien des gens se promenèrent tout l’été.

 

À l’ombre des arbres aux couleurs variées,

Inlassablement quelque chose allait piquer ma curiosité.

En ce temps ensoleillé, un air caressait mes joues devenues rouges.

Rouges comme les feuilles au gré du vent qui doucement bougent.

 

Me rappelant alors ce secret de ma défunte mère,

Qui quitta ce monde rempli d’amour malgré toutes les guerres,

Qui me disait que de toutes les saisons l’automne était la plus étrange,

Car c’est dans le ciel automnal que l’on peut voir les cheveux des anges.

 

Dansant dans le vent pour annoncer l’arrivé de l’hiver,

De cet hiver avec sa blanche neige et ses glaçons argentés,

Recouvrant maisons où jadis on offrait aux inconnus l’hospitalité,

Car pour bien des indigents période de joie devenait leur calvaire.

 

Elle me répéta souvent cette grande leçon,

Une sage pensée qu’elle me disait à répétition,

Afin de m’en souvenir aux instants de questions,

Au plus profond de moi j’entends alors sa lucide réflexion.

 

Souviens-toi mon fils que tu es un être éphémère,

Comme chaque être humain vivant sur cette terre,

Face aux normes tu naquis dans l’incertitude la plus totale,

Et pourtant tu relevas bien des défis à première vue fatals.

 

Il faut croire qu’un être dans le ciel veillait sur tes pas,

Car depuis longtemps on croyait que tu allais passer de vie à trépas.

Malgré cela, je suis en ce lieu où je contemple la beauté de la nature,

De tous ces êtres fragiles faits de plumes ou de fourrures.

 

Ô doux et précieux soleil d’automne,

Reste encore quelques jours parmi les hommes,

Ô doux soleil qui me regarde à travers ces branchages,

Réchauffe-moi car je vois bien que malgré tout j’avance en âge.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada