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Maintenant, tu m’as eue

Maintenant, tu m'as eu...
« Maintenant, tu m’as eu » Poème de RollandJr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

Maintenant, tu m’as eue

 

Longtemps, je t’ai écouté.
Souvent, à tes lèvres j’ai goutées.
Abreuvée de tes dires et de ces ouï-dire,
Qui devais-je croire afin de cesser de me maudire?

 

Es-tu l’homme bien que je croyais être?
Ou bien, tu adorais simplement bien paraître?
Es-tu vraiment viril ou tout bonnement un être vil?
Que de questions sur dans les grandes cités et les petites villes.

 

Souvent, j’ai pensé venir un soir.
Afin de mes mains toucher de mes yeux voir,
Car seule l’expérience répond à toutes nos questions,
C’est une sagesse qui fut transmise depuis toujours et avec raison.

 

Cette nuit, j’ai décidé avec joie de venir te trouver,
Et de tout mon coeur et imagination découvrir et constater,
Si cela n’était que de vulgaires mensonges et de pauvres élucubrations,
Profites-en car crois-le ou non je suis là et entièrement nue dans ta maison.

 

Maintenant que je désirais en être certaine,
Ho ! Ce que je peux par moment être si vilaine.
Être ici avec toi pour une simple nuit ? Qui l’aurait cru?
Je constante donc que tout est vrai et que maintenant tu m’as eu.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Pour toi mon frère Hermann

Hermann St-Gelais 1

Hermann St-Gelais 15 février 1950-11 mai 1972

 

Pour toi mon frère Hermann

 

En cette journée du mois de mai,
Brutalement, la vie te fut arrachée.
Sous le soleil printanier où tout te souriait,
Un étranger sans crier gare dans une foule te fauchait.

 

J’ai une lointaine souvenance de mon enfance de ce jour,
De ce moment, de cette pensée, qui sera en moi pour toujours,
Où tu es parti selon tes dires pour un instant pour ne jamais plus revenir,
Sans oublier les battements du cœur de notre mère qui n’a jamais fini de souffrir.

 

Je n’avais pas encore dix ans,
Que la douleur m’accabla éternellement,
Perdre son frère des mains d’un assassin ayant un nom,
Un nom qui sera gravé en ma mémoire pour toujours pour de bon.

 

Je me souviens de cette journée,
Où famille et foule nombreuse t’avaient porté,
En ta dernière demeure où mon baiser sur ta tombe j’ai déposée,
Me jurant de ne jamais t’oublier et de ton nom à jamais je commémorerai.

 

Et puis, les années passant, j’ai grandi,
J’ai connu grandes peines et milles joies : ce qu’est la vie.
Mais jamais je n’ai oublié celui qui trop tôt m’a quitté, est parti.
Aussi longtemps que je vivrai, son nom sera dit maintenant et à l’infini.

 

Un homme m’a enlevé mon grand frère,
Comme s’ils étaient partis se faire la guerre,
Un inconnu aigri fonça dans cette énorme foule,
Faisant ainsi que mon enfance bien innocente s’écroule.

 

À toi mon frère, j’ai composé cet humble poème.
Afin que tu saches là où tu es, où tu te trouves, que je t’aime.
Et que ton nom ne soit jamais oublié aussi longtemps que je vivrai,
Car c’est ainsi que ma raison de vivre et d’exister enfin je trouverai.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada