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Nu face à la lumière

Nu face à la lumière Réflexion du modèle Orlandorem Source : https://www.deviantart.com/orlandorem/art/Nude-at-window-light-926590704

Nu face à la lumière

Il arrive parfois que je sollicite à un modèle vivant de partager avec moi son expérience dans ce domaine très spécial qu’est la nudité artistique. Une telle requête se fonde essentiellement sur trois critères.

En premier lieu, elle doit répondre à cette interrogation : pourquoi souhaiter réaliser tel ou tel type de poses ! En second lieu, elle doit être formée en toute logique de l’intérêt du parcours de la personne concernée. En dernier lieu, elle doit pouvoir enrichir mon blogue, et ce, en offrant aux lecteurs une facette jusque-là nouvelle. Voilà pourquoi j’ai demandé à un membre, originaire du Canada, du site DeviantArt de bien vouloir rédiger quelques mots pour nous exposer son point de vue sur le sujet. Il est à retenir qu’il s’agit dans le cas présent d’une traduction que j’ai faite à partir de son texte écrit dans sa langue natale qui est celle de Shakespeare dans celle de Molière.

« Tout d’abord, je vous remercie de m’avoir demandé de vous présenter ma vision de ce qu’est la nudité artistique et de partager avec vous ma manière de concevoir mes créations. Vient ajouter à cela la raison de mettre l’accent sur la nudité absolue.

Cela peut surprendre, mais ma principale inspiration a sans cesse résidé dans le regard de la forme féminine. Une attention qui est en lien avec la géographie. Cela peut aller des diverses nations, faisant référence pour les indigènes vivants en tenues d’Adam et Ève jusqu’aux photos des différents camps naturistes.

Sous un autre ordre d’idée, j’ai toujours été porté à imiter des postures entièrement nues devant le miroir en tant que jeune homme. Il s’agissait avant tout d’un regard que je qualifierais d’androgyne et même de raffiné puisque mon intention était de présenter, si je peux m’exprimer ainsi, le tout de manière créative.

C’est bien plus tard que mes perceptions artistiques sont devenues de plus en plus sophistiquées avec la découverte d’artistes féminines, qui ont chacune à sa façon, exploré le corps dénudé. Je pense entre autres, à Imogene Cunningham, à Anne W. Brigman et Ruth Bernhard ainsi que Violeta Bubelyte sans oublier Francesca Woodman.

Ces femmes faisaient des déclarations fort intéressantes à propos du corps féminin. J’ai pris et utilisé leurs idées afin d’en faire, à mon tour, une représentation d’un homme moderne. Un individu qui n’a pas besoin de se tenir debout ni d’être musclé pour se sentir masculin. Bien au contraire ! Il peut avoir la capacité d’être à la fois gracieux, enjoué et même androgyne. Et puis ? Quel mal y aurait-il d’être vu sexuellement stimulé ? N’est-ce pas là une réalité tout à fait naturelle ?

Francesca Woodman est celle qui a inspiré certains de mes exercices d’autoportrait. Par conséquent, j’ai les réalisé lors de manifestations lentes avec forme de présence que je qualifierais d’un côté, de fantomatique et d’un autre côté, d’intemporalité.

Je terminerai mon exposé sur ce point. L’ensemble de mes créations photographiques se veut une représentation de l’homme qui réfléchit sur lui-même.

Je te remercie, Rolland, de m’avoir donné l’opportunité de partager sur cet article un peu à la fois mon état d’âme et de mon intention en tant qu’artiste. »

Signé Orlandorem

Lien externe à propos de Francesca Woodman : Francesca Woodman — Wikipédia (wikipedia.org)

Près de l’écorce

Poème inspiré par une très belle photo prise par mon ami Eri Kel de la France.

Près de l’écorce

 

Me promenant au vent,

Un vent d’automne surprenant,

Un vent qui annonce la venue de l’hiver,

Un hiver de neige blanche et d’un frais air.

 

Sur un sentier fraîchement battu,

Avec sérénité et prudence, j’ai parcouru.

Me préoccupant à la fois de tout et de rien,

Car d’un pas sûr et heureux, j’y allais de bon train.

 

Je regardais à travers les bois,

Cherchant un souvenir pour mon toit,

À travers les nombreuses branches tombées,

Sous l’effet du vent, un peu partout éparpillées.

 

J’y ai découvert une petite merveille de la nature,

Une de ces merveilles qui me rappellent ce qui est pur.

Quelques feuilles menues de teintes rougeâtre et cuivrée,

Qui par leur présence ravive en moi la notion même de la beauté.

 

Quelques feuilles ont suffi,

Pour me rappeler l’importance de la vie,

Une vie qui défit même le vent le plus féroce,

Quelques feuilles se tenant en silence près de l’écorce.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

La petite fée

La petite fée Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par G.B. D’Allemagne Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/The-little-fairy-896930733

La petite fée

 

Lorsque j’étais enfant,

Un joli conte me racontait maman.

Un conte pour me rassurer, m’endormir,

De sa voix si douce, en mon cœur, j’en ai le souvenir.

 

Un conte où se trouvait un château merveilleux,

Qui était situé sur une montagne si près des cieux,

Entouré d’un jardin parsemé de fleurs parfumées et colorées,

Au-dessus duquel des oiseaux volèrent et chantèrent avec gracieuseté.

 

Une fée y vivait loin de ce monde perdu,

Une fée aux cheveux de feu à peine vêtue,

Une fée d’une beauté tellement remarquable,

Vous la décrire, j’en serais toujours incapable.

 

De manière inévitable, le temps fit son œuvre,

Je suis devenu un bel homme, sans être un chef-d’œuvre.

J’ai acquis de ma vie somme toute modeste mon expérience,

Travaillant avec ardeur et selon mes connaissances.

 

Puis, sans crier gare, un jour ma mère est partie vers le Père.

Sans toutefois me laisser en mon âme un quelconque goût amer.

En effet, elle avait su mettre en mon cœur d’enfant un conte de fées,

Un conte qui peut-être correspond à ce mystérieux Paradis. Qui sait?

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Amène-moi avec toi

Amène-moi avec toi ! Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par Durham Fruit and Produce Co Modèle: JenovaxLilith Source : https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/dance-study-877941569

Amène-moi avec toi !

 

Cette journée est pourtant ensoleillée,

Mais, je me sens tellement épuisé.

Face à cette vie si vide de sens,

Qui m’amène vers la démence.

 

Y a-t-il une seule bonne nouvelle?

Qui, pour un moment, rendra ma vie belle.

Tous les journaux parlent de plaies et de maux,

Alors que l’amour et la paix sont parmi les plus beaux.

 

Les plus importants que tous les mots jamais créés,

Car rien n’a de sens si nous ne pouvons pas aimer.

Heureusement ô mon amour que tu es dans mon cœur,

Car, sans toi, comment ferais-je pour dissiper tous ces leurres?

 

C’est par la légèreté de tes pas que je reprends goût à la vie,

Que je puisse enfin comprendre que rien n’est fini,

Qu’il y a encore une place pour une réelle espérance,

Qu’il peut avoir encore en mon âme un peu d’innocence.

 

Danse encore ! Danse encore ! Danse encore !

Ta présence est mille fois plus précieuse que l’or.

Ta beauté est sans cesse ravivée par ces rubans de rouge,

Qui anime en mon esprit un monde merveilleux où tout bouge.

 

Grâce à toi, ma vie reprend son sens,

Ton parfum vient jusqu’à moi et m’encense.

Ô, ma chérie, montre-moi à danser.

Montre-moi à toujours espérer.

 

Montre-moi à faire quelques pas,

Je t’en prie, chérie, amène-moi avec toi.

Amène-moi avec toi vers d’autres cieux,

Car je sais qu’avec toi comme ce sera merveilleux.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

La chaise de bois

La chaise de bois Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par Gb62da Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/The-chair-891540651

La chaise de bois

 

En ce samedi,

Je me suis promenée,

Afin de profiter de cette journée,

Sous le soleil qui avec joie m’éblouit.

 

Marchant avec lenteur sur l’herbe verte,

Songeant en cet instant de calme à tout et à rien,

Seule, sous le regard des arbres de feuilles d’or et d’airain,

Avec plaisir j’ai enlevé mes vêtements me laissant découverte.

 

À quoi bon me priver de cette intimité?

De ces dernières chaleurs de la saison estivale,

Succéderont l’automne et ses jours de plus en plus glacials,

Jusqu’à l’avènement de l’hiver et ses nuits qui sembleront une éternité.

 

Que vois-je? Me suis-je alors demandé.

Un souvenir lointain de ma petite enfance,

Une de ces pièces sorties de mon adolescence,

Une chaise faite de bois et d’amour à ce que l’on m’a raconté.

 

Voulant profiter des chauds rayons du soleil,

Je me suis assise avec délicatesse sur cette pièce de bois,

Ne sachant en ce moment quoi dire tellement j’étais sans-voix.

Est-il utile de dire un mot alors qu’il suffit de vivre une telle merveille?

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada