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Le repas est maintenant servi

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Le repas est maintenant servi

Bon dimanche tout le monde,

Eh oui! J’ai enfin compris qui je suis au plus profond de moi. Je suis simplement un sybarite. J’adore le plaisir mais dans une juste mesure. Faire ce qui doit être fait et le faire avec grand plaisir. Ce qui implique la modération en toutes choses. Ne dit-on pas que la modération a meilleur goût? 

Mais quelles sont les sources de mes nombreux plaisirs? Celles qui permettent de combler ma recherche de plaisir lié aux sens qui ont été voulus et créés par Dieu! Ne l’oublions pas. En effet, c’est par et grâce à nos sens que nous pouvons communier avec tout ce qui nous entoure. Noter que mon choix d’utiliser le verbe de  »communier » au lieu de  »communiquer » réside dans le fait qu’une communion possède la sacralité entre soi et ce qui nous entoure. Ce qui inclut que chacun d’entre nous y compris chaque créature aussi minuscule soit-elle. En bref, chaque être vivant est sacré et se doit d’être considéré comme tel.

En premier lieu, me promener aux abords de la rivière St-Charles est sans contredit l’occasion rêvée pour découvrir toute la beauté de la nature, surtout en cette période de l’année où les couleurs des arbres s’harmonisent de façon spectaculaire. Il va de soi que les chants des oiseaux agrémentent mes randonnées. En deuxième lieu, savourer des plats est pour moi un plaisir incommensurable. D’ailleurs, j’avais pour habitude de fréquenter un charmant restaurant situé à quelques pas de l’église de ma paroisse après la messe dominicale où de très jolies serveuses me servirent avec un sourire à me faire tomber amoureux à chacune de leurs présences. Je défie tout homme digne de ce nom de rester de marbre devant leur beauté et leur charme.

En troisième lieu, sentir l’arôme du doux parfum féminin sur la peau de ma tendre maitresse adorée. Celle pour qui mon cœur chavire et qui peuple mes rêves les plus fous, les plus inavouables, les plus osés mais avant toute chose les plus magnifiques. Irais-je en Enfer pour ces nuits torrides où le péché de la chair est maintes fois désiré, maintes fois accompli et maintes fois répété? Maitresse que j’adore! M’unir à vous dans des étreintes éternelles, voilà ce qui me comblerait de bonheur. Être libres de nos corps, être unis par nos esprits? Quel grand mystère de la vie! Être unis par nos corps, être libres par nos esprits? Voilà un plaisir exquis! Plaisir de la chair ne désirera qu’en mariage seulement ? Avec moi, vous vous trompez royalement.

En dernier lieu, écrire. Tout simplement écrire. Que ce soit par des proses, des poèmes, des courtes pensées… Écrire pour le plaisir, pour vivre car sans ce plaisir ultime, j’en perd ma raison de vivre.

Pardonnez-moi mes amis et amies! Je dois vous quitter puisque le repas est maintenant servi. Un repas qui comblera tous mes petits plaisirs.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

 

 

J’ai joué et j’ai perdu

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

J’ai joué et j’ai perdu

 

En ce soir, une jeune dame j’ai rencontrée.

Succombant à sa beauté, chez-moi, je l’ai invitée.

Rayonnante comme le soleil et les cheveux blonds comme le blé,

Je ne m’étais guère douter comme elle pouvait être futée.

 

Aussitôt arrivés, je lui ai offert un verre à déguster.

Avec grand sourire, un vin de mon pays, elle a accepté.

Ce qu’elle préparait, jamais de ma vie je ne l’aurais cru.

De retour de mon cellier, sur le sofa elle était toute nue.

 

Tenant un jeu de cartes dans ses fragiles mains,

Elle me lança un défi étonnant que je ne pouvais refuser,

Passer la nuit ensemble à jouer jusqu’au soleil levé,

Si je gagne, nous ferons l’amour jusqu’au lendemain matin.

 

Acceptant avec entrain ce défi vraiment inhabituel,

Je tendis avec le sourire le verre de vin à ma toute belle,

Elle brassa les cartes d’une main ferme et alerte,

Les coupa en deux comme une devinette.

 

Puis, elle répéta de nouveau cet étrange rituel.

Pour déposer les cartes sur la table servant d’autel.

Combien de fois allons-nous jouer avant le matin?

Dieu seul le sait et en doute le Malin!

 

Impressionné par sa grande beauté,

J’étais tellement perdu dans toutes mes idées,

Qu’à mon étonnement je savais plus quelle carte jouer,

Ce fut peine perdue, je savais d’ores et déjà qu’elle allait gagner.

 

Avec tout ce vin et son regard envoûtant, ma tête se mit à tourner.

Je ne savais plus qui j’étais alors j’ai décidé de tout abandonner,

C’est à ce moment que je lui ai avoué qu’elle m’avait vaincu,

J’étais devant tout son charme tombé des nues.

 

Qu’à cela ne tienne me dit-elle!

Elle s’avança vers moi telle une gazelle,

Elle volait presque comme une légère hirondelle,

Elle m’amena vers ma chambre telle une tourterelle.

 

Oui, j’ai joué et j’ai perdu.

Oui, je l’avoue : Qui l’aurait cru?

J’ai joué et j’ai perdu face à une femme si admirable,

Mais face à tant de consolation, ce que la vie peut être adorable.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Je danserai pour toi

Je danserai pour toi. Poème de RollandJr St-Gelais Photo par G.B., d’Allemagne Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/I-ll-dance-only-for-you-856380677

Je danserai pour toi

 

En cette belle journée,

Après y avoir longuement songé,

Être dans mon plus simple apparat,

Je ferai dans cette grandiose forêt mille pas.

 

Sur le chemin tout illuminé,

Je me laisse par le soleil caresser,

Car, rien de plus agréable, de profiter de cet été,

L’été des Indiens comme on l’appelle en cette vaste contrée.

 

Cette contrée peuplée de gens ayant pour ancêtres,

Des peuples de la lointaine Europe où poussent les hêtres,

Les hêtres qui firent place une fois établis en ces lieux l’imposant érable,

Cet arbre adorable où coule la sève des sillons aux cavités impénétrables.

 

Je me promène en ces bois tout en silence,

N’écoutant que les oiseaux chanter leur romance,

Une romance d’amour qu’eux seuls savent les mots,

Que j’imagine avec le cœur léger comme ça doit être si beau.

 

Apercevant ici et là quelques écureuils,

Remplir leurs joues les glands à travers les feuilles,

Compléter sagement leurs provisions en vue de l’hiver,

De cet hiver de l’Amérique du nord parsemé de sapins verts.

 

En parlant de l’érable, savez-vous son grand secret?

Il possède en automne le rouge que lui seul connait.

C’est en songeant à cet arbre que je fais balader ce voile,

Tel que le ferait un peintre de son pinceau sur une toile.

 

Dis-moi bel arbre : Quand changeras-tu d’aquarelles?

De tes couleurs qui inspirent tant de chansons si belles.

De tous ces bois vivants toi seul est digne d’en être le roi,

Redonne-leur la vie car c’est ainsi que je danserai pour toi.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Voilà pourquoi en ces termes

Voilà pourquoi en ces termes Poésie par RollandJr St-Gelais Photo par James Fraser Source : https://www.deviantart.com/mtl3/art/The-Music-Man-856261660

Voilà pourquoi en ces termes

 

Bonsoir mes amis,

J’ai décidé de vous raconter ma vie,

Non pas tous les détails mais quelques parcelles,

Celles qui me font sourire car elles m’ont rendu la vie si belle.

 

Je suis né dans un lointain pays,

Où après la guerre ma mère et moi avions fui,

Trop de souffrance et d’amertume nous dûmes affronter,

Des histoires d’horreur qu’il me serait pénible à vous raconter.

 

Quoiqu’en est-il nous avons voyagé,

Sur un navire, accompagnés par gens désœuvrés,

Qui cherchèrent à l’horizon une terre promise assurément,

Où ils pourraient vivre une existence remplie d’émerveillements.

 

Ma mère travaillait et se débrouillait,

Sans trop demander comme elle le pouvait,

Elle fit en sorte que chaque jour je ne manque de rien,

Un jour elle m’inscrivit à des cours de piano que je suivis avec entrain.

 

Au fil des jours, elle me demanda ce que je voulais devenir.

Un pianiste lui ai-je répondu!  Avec une lueur dans les yeux et un sourire.

Qui était-elle pour me décourager, pour me désillusionner ?

N’étions-nous pas au pays de toutes les possibilités ?

 

Voyant mon entêtement et mes qualités,

À jouer des airs de jazz, de blues et de gaîté,

Elle me permit de joindre aux écoles d’arts en été,

Jusqu’au jour où elle comprit ce que serait ma destinée.

 

Le piano allait devenir mon fidèle compagnon,

Avec lequel je gagnerai ma vie avec mes chansons,

Mes chansons composées avec des notes écrites avec amour,

De ces airs fredonnés en ces lieux avec joie avec bonheur comme toujours.

 

Mais, ce soir je vous fais ce bien humble vœu.

Ma comparse que voici et moi voulons une chose de peu,

Chanter pour le repos de ma mère partie pour un monde meilleur,

Cette pièce que j’ai composée voilà à peine quelques heures.

 

‘’ Chère mère, tu es de nouveau partie.

Mais, cette fois-ci, pour un mystérieux pays.

Serait-ce un pays où vivent en paix tous les hommes ?

Voilà pourquoi, je te salue en ces termes : Shalom. ‘’

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Charles Beaudelaire pour Indira Spr

Charles Beaudelaire pour Indira Spr

Modèle Indira Spr Photo par Joel Pèlerin

La très-chère était nue, et, connaissant mon cœur,

Elle n’avait gardé que ses bijoux sonores,

Dont le riche attirail lui donnait l’air vainqueur

Qu’ont dans leurs jours heureux les esclaves des Maures

Extrait de : Les fleurs du mal de Charles Beaudelaire