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Je ne peux pas prendre ta place

Je ne peux pas prendre ta place
Je ne peux pas prendre ta place Poème de RollandJr St-Gelais Réalisation par Francisco Vazquez Modèle : JenovaxLilith & Noel Malhoi Source : https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/burning-indigo-829192243

Je ne peux pas prendre ta place

 

Je ne peux pas être dans peau,

Même si le monde est loin d’être beau,

Je ne peux pas vivre ce que tu vis,

Mais, toujours je serai ton amie.

 

Je ne peux soulever des montagnes,

Ni faire vibrer des eaux stagnes,

Je ne peux pas refaire le passé,

Mais, ce que je t’ai aimée.

 

Mais je peux être présente à tes côtés,

Et, dans le secret de mon silence, t’aimer.

Être là près de toi et toi dans mon coeur,

Te protéger de ce qui te fait peur.

 

Je ne peux pas prendre ta place,

Mais t’écouter, ça maintenant je le peux.

Te tendre la main, pour des jours heureux,

Te faire la bise, pour te rafraîchir telle une glace.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

L’importance du jeu des ombres

Ombre 3
Tous les dessins présentés dans cet article le sont avec la permission de Philippe Alliet de la France Site internet : https://www.philippealliet.com

L’importance du jeu des ombres

Bonjour tout le monde,

Il m’arrive souvent de discuter avec des artistes qui vivent sur le Vieux-continent, notamment en France et en Allemagne, où bon nombre de leurs œuvres inspirent votre humble serviteur dans sa poésie et ses proses. Il va de soi que j’ai toujours leur autorisation avant d’utiliser leurs réalisations au sein de mes articles. C’est-là une question de principe tant moral qu’éthique et même, fait à ne pas oublier, légal.

IMG_20200308_110856Au fil de mes découvertes, je m’aperçois que chaque artiste trace une voie qui leur est particulière laquelle agrémente de beaucoup mes recherches afin d’enrichir mon blogue. Certains d’entre eux réalisent de véritables petits et grands chefs-d’œuvre dont je ne peux absolument pas ignorer. N’allez surtout pas croire que mes barèmes soient des plus élevés. Inutile de vous faire remarquer que je ne suis pas un critique d’art professionnel et que mes connaissances dans ce domaine sont assez limitées.

Cependant, certaines œuvres m’interpellent plus que d’autres pour la raison qu’elles ont à la fois une simplicité indéniable, une originalité appréciable tout en suscitant des surprises intéressantes. C’est le cas des œuvres que j’ai trouvées dernièrement. Des œuvres réalisées par un dessinateur de la France et j’ai nommé Philippe Alliet.

Ce qui m’a le plus étonné dans les dessins que j’ai choisi de vous présenter c’est qu’effectivement ils contiennent ces trois composantes nommées dans le précédent paragraphe. À savoir la simplicité, l’originalité et de susciter une surprise des plus intéressantes à mes yeux.

Ombre 2Tout d’abord, quoi de plus simple qu’un dessin de nudité artistique ayant notamment le corps de la femme? Un dessin réalisé sans fard ni couleurs, mais avec un crayon de plomb. Un crayon qui fait surgir en moi bien des souvenirs de mon enfance et qui maintenant me présente ce qui était interdit à mes yeux de gamin, c’est-à-dire une femme nue. Une femme parmi tant d’autres mais qui par un désir de faire grandir l’art a accepté de montrer sa vulnérabilité par l’entremise de sa chair. Qui oserait contredire une telle vérité?

Ensuite, une originalité omniprésente tant dans le coup d’œil de l’artiste sur le sujet étudié que de sa manière de transposer ce qu’il voit sur le papier tout en tenant compte qu’il immortalisera ce corps retravaillé, remanié, refait à travers les mouvements parfois rapides, parfois lents et parfois saccadés de sa main. Des mouvements qui témoignent au fil des jours, des soirs et peut-être même des nuits de sa passion pour cet art. Mais, à vrai dire, serait-ce plutôt une vocation qu’une passion? En effet, un tel mode de vie que peut susciter le milieu du nu me fait voir en esprit un noble moine qui dans son abbaye enjolive les pages d’un livre de prières par ses dessins souhaitant susciter chez le fidèle un appel à l’élévation spirituel.

Enfin, les dessins que j’ai choisi de vous présenter ontOmbre 4 amené chez moi une surprise tout à fait inattendue. Une surprise qui a fait écho, tel un cri dans les montagnes, à une question essentialiste. Une essence qui est à la source même de mon intérêt envers lesdits dessins. Bref, qu’est-ce qui peut les rendre si intéressants si ce n’est que le jeu d’ombres au sein même de leur création par l’artiste. Souvenons-nous que l’artiste est, à l’image de Dieu, l’Être suprême qui tire son œuvre du néant afin de lui donner vie. Je dirais même une parcelle de sa vie.

Ombres 1Ici, le jeu des ombres sur chacun de ces dessins semble donner un certain mouvement sur la représentation du corps. Un mouvement figé sur papier par l’artiste avec la rapidité de l’éclair. Une représentation qui a eu lieu à un endroit précis et à une heure précise. Cela peut vous paraître étrange que j’écris un tel fait comme étant important. Je vous dirais que non seulement c’est important, mais que c’est même un élément fondamental, voir essentiel, dans la création de telles œuvres. Dites-vous bien que les résultats auraient été fort différents à un autre lieu et à une autre heure de la journée ou de la nuit, et ce même si la modèle nue est la même personne. En ce qui me concerne, les jeux d’ombres constituent une preuve indéniable de mon affirmation.

Merci infiniment à Philippe Alliet pour sa permission d’utiliser ses dessins.

Merci à vous tous pour votre assiduité à suivre mes publications.

Merci vous tous pour avoir lu ce présent article.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

En ces temps troubles

La samuraï
« La samouraï » Réalisation photographique par ArthurBallimages Modèles ? JenovaxLillith Avec la permission de JenovaxLillith. https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/samurai-834489173

En ces temps troubles

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien malgré tout ce que les médias nous montrent d’affreux depuis maintenant quelques semaines. Pour ma part, je vais super bien et mon moral est au beau fixe. Je fais confiance à la vie et ce, avec ses hauts et ses bas. C’est un fait indéniable. La vie est plus ou moins semblable à des montagnes russes dans laquelle nous les êtres humains se trouvent, parfois avec sourire, parfois des larmes. L’essentiel est de prendre conscience que toute chose doit passer.

Aujourd’hui, le soleil peut briller de tous ses feux alors que demain une averse peut s’abaisser sur nous. Mais attention ! La pluie est aussi bénéfique que le chaud rayon de soleil tout comme ce dernier peut être aussi néfaste que la première. Rien n’est ni totalement bon ni totalement mauvais en soi. Par exemple, la prospérité peut créer un sentiment d’invulnérabilité alors que cela est tout à fait illogique et peut amener l’avènement de bien des défauts éloignant les hommes entre eux. Pour sa part, la pauvreté peut inciter les êtres humains à partager, à s’entraider et à s’unir pour faire face au destin et s’en sortir. S’en sortir au point d’atteindre des sommets inimaginables. Bref, rien de la vie est absurde. Et pourquoi donc ? Simplement parce tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir. Cet « espoir » qui, grâce à l’accompagnement de ses sœurs appelées « espérance » et « amour fraternel », les grecques la surnomment « agapè », a permis de toujours aller de l’avant. Encore et encore et toujours.

Oui, allons de l’avant et surtout ne craignons pas de sortir nos armes que la vie a mises à notre disposition pour faire face aux intempéries que l’avenir nous réserve. Cependant, sortons-les pour des causes nobles. Des causes qui nous rendront dignes d’être appelés des êtres humains.

Gardons le moral quoiqu’il advienne.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Concentration

Concentration
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Concentration

 

Seul, oui, seul, ce que je me sens si seul.

Car j’ai passé la soirée à t’attendre sur le seuil.

En espérant te voir apparaitre avec le sourire,

Qui m’aurait rappelé tous mes lointains souvenirs.

 

Ces souvenirs où nous jouions ces quelques morceaux,

Sur mon piano aux dents si blanches et si noirs mais si beau.

Que pourrais-je faire pour te retrouver en ce monde courant à sa perte

Qui préfère l’argent au lieu de l’amour, aux usines au lieu des contrés vertes.

 

Chaque note que je touche en cet instant exprime mon désarroi,

Face à ces dirigeants qui nous mentent avec si mauvaise foi,

Je croyais qu’un jour tu me reviendrais assise à côté de moi,

En fredonnant un air pour me faire oublier où le monde va.

 

Puisse le vent de ce nouvel automne transporter ces airs de piano,

Peu importe où que tu sois, sur le bord de la mer ou en montagnes là-haut.

Que les étoiles entendent cette mélodie de Beethoven que pour toi avec joie je joue,

Car c’est par ce moyen, trouvé au fond de mon cœur, qui peut-être m’évitera de devenir fou.

 

Assis alors devant ce piano que m’avait offert mon regretté père,

Je me suis installé dans un geste rappelant un moine avant sa prière,

Mains jointes quelques instants puis ayant pris avec fureur leurs ultimes positions,

En les laissant libres de leurs destinés car pour cette fois j’en ai perdu ma concentration.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Apprivoiser la vie

Apprivoiser la vie
Photo réalisée par mon ami Joel Pèlerin

Apprivoiser la vie

Une chose est sure, rien de plus difficile de vivre. Je ne parle pas ici du simple fait d’exister mais de s’accomplir réellement, de gravir des collines, des montagnes et de faire relever des défis selon nos capacités. Inutile de vouloir ressembler à un surhomme mais simplement de découvrir qui nous sommes au plus profond de soi. Je conviens que cela peut sembler plus facile à dire qu’à faire surtout si on tient compte des pressions sociales, des expériences déjà vécues et bien d’autres facteurs plus ou moins dépendants de notre volonté aussi bonne soit-elle.

Un des facteurs qui est susceptible de paralyser la majorité d’entre nous est celui de la peur. Peur qui se nourrit plus souvent que nous le pensions de nos constructions psychologiques. Combien de fois avons-nous freiné nos ardeurs du simple fait de craintes infondées? J’ai bien écrit des craintes infondées car il n’est nullement question d’encourager l’imprudence dans le présent article. Il s’agit plutôt de combattre, de surmonter et même de détruire les appréhensions pouvant nuire à notre essor personnel.

À l’image de cette superbe photo que j’utilise avec l’accord de mon ami Joël Pèlerin, bon nombre de nos craintes sont souvent que des chimères ressemblant à des serpents-jouets. Certes, nous pouvons être trompés aux premiers coups d’œil en voyant une telle photo, qui est très bien réalisée soi-dit en passant. Une question est ici d’une grande utilité : Pourquoi donc cette jolie dame caresse-t-elle ce serpent? La raison réside dans le simple fait qu’elle a su l’apprivoiser au point de le transformer en un jouet.

Il en est de même dans la vie. Plusieurs de nos craintes peuvent être métamorphosées en des jouets. Ainsi combien d’activités peuvent être faites si nous prenions le temps de les voir comme une opportunité sensationnelle d’accomplissement? Poser la question, c’est aussi y répondre. Une bonne dose de témérité peut être la base d’une grande réussite. Encore là, il faut savoir distinguer témérité et imprudence. Ceci écrit, bienheureux celui qui saura apprivoiser ses peurs car il aura apprivoisé la vie.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada