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Michelle

« Michelle » Peinture de Noble Roro et poème par Rolland Jr St-Gelais de Québec au Canada

Michelle

 

Lorsque moi et mes amis

Étions allé dans la ville de Paris.

J’y ai fait la rencontre d’une jeune femme

Qui a, en un instant, mon cœur, mis une flamme.

 

Je ne parlais pas beaucoup le français,

Et, de son côté, elle s’exprimait peu en anglais.

Mais, nos regards et nos gestes suffisaient amplement.

Pour témoigner notre passion de cette soirée tout à fait librement.

 

Je lui avais demandé comment elle s’appelait.

Michelle ! Elle me répondit avec un air de couplet.

Sans plus attendre, j’ai pris ma guitare pour jouer cet air.

Ce qui, pour mon plus grand bonheur, semblait tant lui plaire.

 

Les paroles étaient si simples que je n’osais pas imaginer.

Un jour, une telle mélodie, dans un « 33 tours », la graver.

À vrai dire, je préférais la conserver en guise de souvenir.

Pour immortaliser en mon âme son magnifique sourire.

 

Comme elle était jolie, cette Michelle.

Son accent de la France me donna des ailes.

Sa féminité si légère me transporta sur les nuages.

Oserais-je composer une ballade qui traverserait les âges ?

 

Comme la langue de Molière est riche pour exprimer un amour.

Pourrais-je faire vivre cette rencontre maintenant pour toujours ?

Michelle ! Ma charmante Michelle. Fille d’une autre patrie.

Femme à l’accent si chaleureux de l’arrière-pays.

 

Chaque note de ma guitare que je jouerai.

Dévoilera, avec douceur, l’éclat de sa beauté.

En espérant qu’elle deviendra une ode à l’amour.

Que le monde entier se souviendra d’elle pour toujours !

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Miroir, mon fidèle ami !

Miroir, mon fidèle ami Poème de Rolland Jr St-Gelais Source : https://www.deviantart.com/appetitive-soul/art/G03012-1-930220634

Miroir, mon fidèle ami !

 

Courtisane expérimentée.

Consolatrice des maris esseulés.

Bienfaitrice adorée des cœurs perdus.

Je suis celle qui a tout vu, tout entendu.

 

Certes, cette profession est à la fois si noble si exigeante,

Mais, pour bon nombre de puceaux, elle est si satisfaisante.

Des jeunes trop gênés pour conter fleurette aux demoiselles

Jusqu’aux fiancés venus voir une dernière fois comme la vie est belle.

 

Je prends mon temps et mon plaisir pour offrir un service impeccable,

À des hommes qui jouissent d’une réputation respectable.

Et que puis-je dire de leurs épouses attentionnées ?

Celles qui parfois viennent en ce lieu y travailler.

 

À dire vrai, je ne peux guère les juger de leurs actions,

Elles ont depuis longtemps tant de charnelles insatisfactions.

« L’esprit est fort et la chair est faible », a dit un grand sage.

Pourtant, c’est par la luxure que l’humanité a traversé les âges.

 

Je me souviens d’un client de jadis qui se sentait rejeté.

Il possédait des mains magiques et une étonnante virilité.

Homme si triste et en pleurs, j’ai tout fait pour le satisfaire.

De mon expérience, j’en tirais un curieux savoir-faire.

 

Je l’ai revu avec une jeune femme, bras dessus, bras dessous.

Aussitôt qu’il m’a aperçu, pas surprenant qu’il m’ait fait la moue.

Après tout, n’avait-il pas commis l’acte impur de l’infidélité ?

Alors que l’amour de sa vie était dans la chambre d’à-côté.

 

Oh ! J’ignorais qu’il est maintenant treize heures.

C’est le temps de sortir de ce lit qui fait mon bonheur.

Pour bien commencer, une seule chose amplement me suffit.

C’est d’avoir en ma main frêle mon miroir, mon fidèle ami.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Je t’ai tant cherché

Je t’ai tant cherché Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo de Appetitive-Soul Source : https://www.deviantart.com/appetitive-soul/art/nT-ksjytfyibj53gny5j7qn0n1f-923246121

Je t’ai tant cherché

 

Te voici enfin,

Entre mes mains,

Un si précieux souvenir,

De cette époque où il faisait bon vivre.

 

J’étais persuadé de t’avoir perdu.

Tu étais longtemps loin de ma vue.

J’avais oublié où je t’avais laissé.

Parmi toutes les boîtes du passé usé.

 

Je ressentais le besoin de me rappeler,

D’une demoiselle que j’avais immortalisée,

Sur un papier acheté dans un kiosque français,

Accompagné d’un crayon et d’un café bien frais.

 

Les vacances d’été commencèrent.

Je venais d’arriver en cette contrée étrangère.

Ne connaissant pas un seul des gens de la région.

J’ai loué une chambre d’hôtel bien simple comme de raison.

 

Les journées et les nuits passèrent allègrement.

Profitant du rivage et du bon temps quotidiennement.

Et du confort des bistrots et de l’art culinaire du coin.

Nul ne peut être au fait d’un lieu sans y satisfaire sa faim.

 

Plage dorée illuminée par les rayons du soleil d’été.

Quoi de plus agréable si ce n’est un modèle à dessiner ?

Avec précaution, j’ai installé ma chaise à l’ombre des arbres

Et, je restai là, dans un silence absolu et immobile tel du marbre.

 

Puis, contre toute attente, le moment attendu arriva.

Une jeune femme, sans crier gare, se mit devant moi.

Dans le plus simple apparat, elle s’agenouilla sous mes yeux.

Offrant à mon regard une véritable œuvre d’art de la part des cieux.

 

Crayon de plomb glissant sur le papier neuf

Rendre hommage à cette beauté, tel était mon vœu.

D’une main, je fis le va-et-vient tel un plaisir solitaire

Estimant à juste mesure de la perfection mes critères.

 

Comme par magie, elle se retourna et elle comprit.

Que je fis un croquis pour immortaliser cet instant de la vie !

Par un grand sourire, elle répondit à mon ultime question.

Avec un regard enjôleur, elle me donna son entière bénédiction.

 

Oscillations incessantes de ma main envoûtée.

Sur la feuille, le crayon bougea pareil à un pantin ensorcelé.

Tels des jets de semences onctueuses sur le corps d’une pucelle.

La consécration fut atteinte inéluctablement en y captivant cette fleur si belle.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

 

 

 

De sa fenêtre

De sa fenêtre Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par MTL3 Source : https://www.deviantart.com/mtl3/art/Bedroom-Window-907237199

De sa fenêtre

 

Parmi mes souvenirs,

De ma lointaine adolescence,

Période qui nous tire de l’innocence,

Il y en a un qui me fait particulièrement sourire.

 

Une de mes voisines.

Qui, je crois, s’appelait Françoise.

Avec sa chevelure parfumée à la framboise.

Elle suscitait en moi mes premières pensées coquines.

 

N’allez pas douter que je lui aurais manqué de respect.

Bien au contraire, mes yeux étaient ébahis par sa beauté.

Celle d’une jeune femme, qui, de mon regard, avait tant attiré.

De bonnes éducations, aucun affront envers elle, je lui aurais fait.

 

En silence, devant sa fenêtre, souvent, elle se trouvait.

Elle s’y découvrait dès l’instant où elle sortait de sa douche.

Prenant grand soin à se badigeonner d’une crème sur sa peau douce.

Une vision qui certes peupla mes songes lorsque dans mes draps je m’y glissais.

 

Ce que j’aurais donné pour avoir été plus âgé !

Adolescence ! Le temps où tant de rêves sont irréalistes.

Ô, vieillesse pour laquelle le passé, ne pouvoir le rejoindre est si triste.

Ainsi en est-il pour tous les êtres humains de leur ultime destinée !

 

Je dois reconnaître sans aucun regret mes amis.

Que j’ai fait plus tard la rencontre de femmes magnifiques !

Avec qui, j’ai vécu bien des moments semblables à des contes magiques.

C’est Françoise pourtant qui m’a fait découvrir ce qu’une dame pouvait être jolie.

 

De la fenêtre de sa chambre, elle tira avec lenteur le rideau.

Y laissant pénétrer, avec parcimonie, la lumière tamisée du ciel étoilé.

C’est avec ma voisine que mon premier grand amour allait l’accompagner.

Sans le savoir, j’étais épris de passion en ces jours de jeunesse où tout était beau.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

De tous ces feux, elle brille

De tous ces feux, elle brille Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par G.B. D’Allemagne Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/Shining-910768098

De tous ses feux, elle brille.

 

Je songeais justement à toi.

J’étais déjà loin de chez-moi.

Une pensée remplie de pureté,

En ce printemps qui vient de débuter.

 

Je me demandais ce que tu étais devenue.

Depuis la séance de pose où je t’avais aperçue.

Tu paraissais si enjouée devant les étudiants étonnés.

De voir en une jeune femme une humeur joyeuse et de beauté.

 

Tu étais arrivée avec grande gaieté à l’heure prévue.

Aussitôt entrée, tu as retiré tes vêtements pour être nue.

Continuant ma promenade sous les rayons du soleil.

Je me suis rappelé tout ce que ce monde a de merveilles.

 

Des voix d’enfants un peu moqueurs qui me ramènent dans le temps.

Où mes amis et moi faisions les cent coups sans jamais être méchants.

Des chansons sur lesquelles je me déhanchais sur les pistes de danse.

Ces souvenirs m’entraînent à une douce époque de romance !

 

Heureusement, il y a encore de beaux moments dans mes aventures.

Des instants si précieux qui me donnent de l’espoir en mon futur.

Mais, par-dessus tout, se trouve dans mes pensées une très jolie fille.

Et dans mon cœur, chaque jour, de tous ses feux, elle brille.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada