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Les deux muses

Jocelyn Guevremont
Les deux muses Réalisation photographique de Jocelyn Guevremont Modèles Phylactère et …

Les deux muses

 

Les deux muses s’amusent,

Elles ne jouent pourtant pas de la cornemuse,

Mais elles s’amusent vraiment comme de jolies gamines,

Prenant ici et là de nombreuses poses classiques et un peu coquines.

 

Deux femmes aux corps de déesses,

D’une beauté exquise digne des plus tendres caresses,

Têtes appuyées sur leurs épaules et regardant vers le monde des pensées,

Que cherchent-elles ? Que veulent-elles en tâtonnant ce tissu satiné ?

 

Que pourrais-je bien à ces muses offrir ?

Un doux baiser ? Un mot d’amour ? Un simple sourire ?

Que pourrais-je leur apporter comme ultime présent ?

Quelques mots doux sur un parchemin bien évidemment.

 

De ces mots dont j’ai le secret, le savoir-faire.

De ma plume ensorcelée qui fait l’envie des Enfers,

Mais, à bien y penser, je préfère admirer leur féminité,

Sans dire un mot, sans faire de bruit, seulement les contempler.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Offrande de Sabbat

Offrande de Sabbat
Réalisation photographique par Elizabeth Blair Stephenson Model is JenovaxLilith on DeviantArt Avec la permission de JenovaxLilith. https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/I-Disagree-827853311

Offrande de Sabbat

 

Depuis cette magique nuit,

Où j’ai appris à vous être soumis,

À devenir un bon garçon obéissant,

À être entre vos mains un jouet satisfaisant.

 

En me laissant caresser par vos mains si douces,

Alors que j’étais à votre merci dans votre chaude douche,

À votre volonté de faire de moi tout ce qu’il vous aurait plu,

Seul et fragile devant vos yeux admiratifs de me voir ainsi nu.

 

Que pouvais-je faire pour vous satisfaire ?

De votre beauté captivante, je ne voulais pas m’en défaire.

De vos tatouages, je les jalousais tant de ne point en faire partie.

Vous offrir ma peau en guise d’obole, telle était en cet instant mon envie.

 

M’allongeant dans votre baignoire,

Tel un holocauste pour une magie noire,

J’écoutais avec délice votre voix envoûtante,

Prononcer d’un grimoire cette incantation ensorcelante.

 

Lève-toi et suis-moi dans mon donjon,

C’est l’heure où je t’enseignerai grande leçon,

D’aimer mes supplices au point de ne pouvoir t’en passer,

De ton corps je saurai bien avec ma générosité le dompter.

 

Sens sur tes bras la douceur de mes cordes,

Obéis à mes désirs car pour toi ils seront des ordres,

Que chaque parcelle de ton corps devienne mon terrain de jeu,

Que tes souffrances soient au gré du temps la satisfaction de mes vœux.

 

Voilà les mots que vous avez prononcés,

Que j’ai lu en silence dans vos sadiques pensées,

De vos moindres désirs, de vos aspirations et de vos souhaits.

Enfin bref, et pour être franc avec vous, tout ce qu’il me plaisait.

 

Tel un élève docile,

Je recevais sur mon dos fragile,

Les lanières de cuir de cet adorable fouet,

Malgré mon silence, vous saviez que j’en redemandais.

 

Déliant ces liens qui me retenaient,

Vous avez souris? Bien sûr que je m’en doutais.

Car vous aviez un projet particulier en cette veille de Sabbat.

Sur cette table rouge de sang de ses victimes, vous unir à moi.

 

Par quelle action perfide, ai-je mérité cet honneur?

Fou de joie, je l’étais, dès que j’ai su quel serait votre bonheur.

Être offert en pâture à votre corps selon vos secrètes aspirations,

Ô maîtresse, veuillez agréer ma semence lors de notre charnelle union.

 

Par vos gestes si excitants et vos étreintes si luxurieuses,

Vous avez réussi à briser au plus profond de moi toute ma volonté,

Et ainsi, avec belle passion, me laisser par votre savoir-faire dominer,

J’étais votre jouet dont vous saviez tirer plaisir avec une allure ricaneuse.

 

Nous laissant aller à nos pulsions libératrices,

Avec bon gré, vous étiez ma bien-aimée dominatrice.

En ce vendredi de pleine lune, vous étiez une reine sans roi.

De ma verge gorgée vous en avez extrait potion étrange pour le Sabbat.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Ma chère Laurita

Bonjour tout le monde,

Aujourd’hui je désire réaliser une critique à propos de deux photos réalisées par un photographe qui expose ces œuvres au sein du site deviantArt. Un site qui me permet à la fois de correspondre avec plusieurs artistes œuvrant dans le domaine de la photo et du dessin. Ces supports artistiques ont pour sujet la nudité de leurs modèles. Ces derniers sont autant féminins que masculins. Il est tout à fait normal que la permission d’utiliser quelques-unes de leurs œuvres leur soit demandée avant de réaliser un quelconque article. Il s’agit-là d’un principe à la fois moral, d’éthique et légal. Moral puisqu’il s’agit de leurs œuvres. Éthique puisque cela cadre avec la recherche de l’excellence. Légal car agir autrement irait à l’encontre du droit d’auteur.

Toutefois, ma critique s’adresserait à une certaine Laurita. Pourquoi donc ? Tout simplement pour donner une originalité au présent article. En effet, je préfère m’adresser à ce superbe modèle, un peu comme si je me confierais en secret, loin des oreilles indiscrètes. Une chose doit être dite une fois pour toute : Tu es un modèle à la beauté exquise. Une beauté mise en valeur par l’ensemble des deux photos même si l’une des deux l’accentue de manière fort appréciable tant sur le plan artistique que sur le plan visuel.

Ma chère Laurita

Comme je l’ai mentionné plus haut ta beauté est tout à fait exquise. La magnificence de tes cheveux lesquels semblent posséder la douceur de la soie, la perfection de ton visage qui peut saisir le plus difficile des hommes et la grâce toute féminine de ton corps font de toi un modèle qui ferait l’envie de bien des écoles d’art. Un corps agrémenté tant par des seins magnifiques et une vulve rasée font de toi une déesse en ce monde.

Chacune des photos pour lesquelles tu as servi de modèle rend grâce tant à ta beauté qu’à ta féminité. Toutefois, elles le font d’une manière qui leur est propre. Puisque je dois choisir l’une des deux pour commencer ma critique, j’opte pour celle réalisée en couleur.

La belle Laurita 3Pourquoi un tel choix? Tout simplement parce qu’elle accentue le regard sur les particularités de ton corps. Sois rassurée! Le regard dont il est question est empreint de respect à ton égard tout comme celui du photographe qui a eu la chance inouïe de travailler avec toi à l’occasion de cette séance. Des particularités qui, un peu à l’image d’une carte géographique, nous font découvrir des zones que seuls des yeux expérimentés peuvent percevoir.

Je prends ces deux exemples à titre explicatif. En premier lieu, les aréoles des seins et les bordures des grandes lèvres donnent, et ce par leurs teintes, à la photo un cachet unique. Certes, il s’agit d’un cachet unique mais loin d’être vulgaire puisque cela est englobé dans un ensemble de couleurs où l’harmonie est de mise. En second lieu, une telle harmonie transpire dans chacune des parties qui composent cette photo. L’on a qu’à regarder la progression des couleurs de l’avant-plan à celles de l’arrière-plan pour s’en rendre compte. En effet, elles passent du rose aux différentes teintes de bleu avec le bois de l’éventail lequel me fait penser à un soleil. Ce dernier point était-il voulu par le photographe? C’est possible.

Le tout est entrecoupé par la présence, loin d’être désagréable pour les yeux, des bas noirs que tu portes avec grande classe. Une telle classe témoigne de ton professionnalisme et celui du photographe. C’est tout à votre honneur.

Que puis-je écrire à propos de la photo réalisée en noirLa belle Laurita 2 et blanc ? Quelle serait davantage conforme à ce que l’on attend d’une photo où la nudité artistique est présentée ? Qu’a-t-elle de si particulier par rapport à la précédente ? Et pourquoi devrais-je autant m’y intéressé ? Voilà les questions auxquelles je vous apporte des réponses.

Tout d’abord, il m’est apparu impératif de m’y intéresser puisqu’elle se situe être aux antipodes de la précédente. Non pas dans le sens d’être de mauvais goût mais plutôt d’être tout aussi belle tout en étant fort différente. Des différences qui sont perceptibles pour tout amateur d’œuvres où le corps est présenté dans son plus simple apparat.

La première différence réside dans l’arrangement propre au noir et blanc. C’est-à-dire que l’on assiste à une fonte graduelle de ces deux réalités visuelles. (1) C’est un fait indéniable : les réalisations en noir et blanc possèdent une douceur tout à fait remarquable. Je dirais même qu’elles peuvent cacher certains défauts plus visibles dans les réalisations en couleur.

La deuxième différence se trouve dans le jeu de lumière. En effet, les couleurs que l’on voit dans la première photo deviennent à leur tour une accentuation des teintes passant parfois du blanc au noir avec une progression lente du gris. J’ai à titre d’exemple les barreaux de l’éventail qui n’a plus cette caractéristique de me faire penser au soleil. Ce qui n’enlève rien à l’éclat du résultat final.

La dernière différence, et possiblement la plus notable, concerne la capacité de rendre une photo de nudité plus conforme aux normes non écrites liées au nu. Désolé pour l’exemple qui suit mon propos. Mais, sans vouloir me justifier pour un tel choix, je vous dirais qu’il n’en a pas d’autres d’aussi appropriés dans les circonstances. En l’occurrence, la visualisation bien perceptible de l’anus du modèle diminue de manière significative le caractère artistique d’une telle photo.

Aussi utile est cet orifice, je ne crois pas qu’il soit tout à fait approprié que l’on puisse le voir de manière aussi visible au sein d’une photo de nu. Personnellement, et c’est mon humble opinion, un filtre aurait été appréciable pour amoindrir sa présence. Un peu comme le fait de jeter un voile pudique afin de mettre davantage l’accent sur le reste de cette œuvre. Ce qui, tu dois sûrement t’en douter, n’ôte en aucun cas à ton charme.

En résumé, je préfère la seconde photo à la première. Certes, il existe d’autres éléments qui peuvent davantage appuyer mon choix. Lesdits éléments sont trop longs à énumérer dans ce présent article. Peut-être à l’exception d’un seul, celui de devenir un superbe fond d’écran pour mon ordinateur.  (2)

Chère Laurita, ce fut avec un plaisir immense que j’ai partagé avec toi et avec mes nombreux abonnés ma critique sur l’ensemble de ces deux photos dans lesquelles ta beauté toute féminine y est présentée de manière très agréable.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

(1) J’ignore comment dire les choses autrement puisque le noir et blanc, si je me fis à mes rares cours d’arts à l’époque du lycée, ne sont pas des couleurs à proprement parler. J’ai donc opté pour réalités visuelles afin de faciliter la démonstration de mon point de vue.

(2) Il est à noter qu’il en est de même pour la photo réalisée en couleur. Ce qui prouve qu’une telle photo a été faite presque à la perfection.

 

Robe écarlate

Robe écarlate
Model is JenovaxLilith on DeviantArt Avec la permission de JenovaxLilith. https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/scarlett-829737540

Robe écarlate

 

En cette belle et fraîche nuit,

Une seule chose de toi j’ai vraiment envie,

Ô toi mon amour, ma raison de vivre, ma bien-aimée.

Voudrais-tu porter cette robe écarlate et devant moi danser?

 

Cette robe se voulait être mon présent,

Que j’offrirais à celle avec qui je vivrais éternellement,

Car, comme  tu le sais si bien, toi et moi sommes condamnés.

À ne point mourir, à ne point rendre l’âme et à vivre pour l’éternité.

 

Dans nos corps loin de la lumière,

Voilà l’ultime sentence prononcée par les enfers,

Où toi et moi avons été rejetés sur cette terre et réprouvés,

Condamnés à vagabonder sur les chemins de ces pays étrangers.

 

C’est-là le châtiment d’avoir succombé à la tentation,

Pour avoir goûté ce sang afin de ne pas embrasser les lèvres de la mort,

Ce sang de cet être damné des Carpates ne doutant pas comme nous avions eu tort.

Car en nous abreuvant de son sang nous acceptions à jamais son éternelle damnation.

 

Maintenant réfugiés dans ce château,

Le plaisir de t’offrir de tout ce qui a de plus beau,

Me comble à chaque heure d’un mystérieux bonheur,

Comme quoi il y a autre chose dans notre soif de sang que le malheur.

 

Je t’en prie mon tendre amour, accepte ce don.

Puisque mon souhait c’est de te donner de moi ce qui est bon

Car à tes côtés quoiqu’il arrivera quoique l’on nous fera je resterai,

De mon amour envers toi et face au temps qui passe toujours je te le prouverai.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Sur ma vieille bicyclette

Sur ma vieille bicyclette

Photo par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

Sur ma vieille bicyclette

 

Aujourd’hui, je me suis dès l’aurore.

En admirant le doux soleil et ses rayons d’or,

En écoutant le silence de la forêt encore endormie,

Je me suis sentie bien que depuis longtemps j’ai enfin souri.

 

Comme je vis dans la profondeur de la campagne,

Et que je sentais encore en moi un peu les effets du doux champagne,

J’ai décidé d’y aller sur ma vieille bicyclette et en vivant ma plus simple nudité,

Car il n’y a personne qui s’y trouve sauf les animaux mes compagnons préférés.

 

Que de beaux souvenirs me reviennent en ma mémoire,

De cette époque où tout me paraissait être si coloré et jamais noir,

Où mes parents m’accompagnèrent en souriant tels des amoureux,

Ah ce que nous étions sans être riches, sans être pauvres tellement heureux.

 

Nous parcourions les sentiers en fredonnant des airs de bonheur,

Nous chantions ensemble des romances d’amour pendant des heures,

J’ai appris à aimer, à chanter, à danser et à vivre en me contenter de peu de choses.

Rien ne vaut l’amour que l’on a reçu dès notre plus jeune âge, y croire j’ose.

 

En prenant ma vieille bicyclette avec un cœur fébrile,

Cette bicyclette que j’avais depuis que j’étais qu’une jeune fille,

Je me suis rappelé une chanson que jadis mon père m’avais apprise,

Une chanson qui ravive mon cœur alors une envie folle de chanter m’a prise.

 

De chanter une mélodie qui m’a fait revivre un moment de mon enfance,

Un moment de mon adolescence dans lequel j’avais face à la vie toute innocence,

Une chanson qui allait comme suit si je m’en souviens bien, si je ne me trompe pas :

« Va ton chemin quoiqu’il t’arrive car, crois-moi, le véritable amour viendra à toi. »

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada