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Pourquoi autant de photos de nudité artistique?

 

Pourquoi autant de photos de nudité artistique

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Pourquoi autant de photos de nudité artistique?

Bonjour tout le monde,

J’entre directement dans le vif du sujet dans cet article en vous présentant une question qui me vient très souvent à l’esprit. Question qui, d’ailleurs, j’ai posé à quelques reprises à quelques-unes de mes connaissances et amis. Une question qui se résume en ces mots : Pourquoi je m’inspire autant de photos de nudité artistique dans mes publications? Cela peut vous paraître futile qu’une telle question soit le sujet de cet article, mais il n’en est rien. En effet, j’aurais pu tout aussi bien utiliser d’autres sources d’inspiration pour rédiger mes articles car, vous pouvez vous en douter, les sujets sont légions.

Or, l’un de mes premiers désirs qui est venu en mon esprit lors de la gestation de mon blogue consistait, et c’est toujours le cas, à lui donner une image authentique de vulnérabilité de l’être humain. Quoi de plus symbolique que la nudité pour signifier une telle vulnérabilité? Un autre de mes désirs les plus sincères était, il en est de même maintenant, de présenter la beauté et la grâce de la nudité en évitant dans la mesure du possible toutes formes de vulgarité.

J’ai bien écrit « en évitant dans la mesure du possible » puisqu’une photo peut être perçue de manière tout à fait artistique et non vulgaire pour certains et perçue tout autrement pour d’autres. Ne dit-on pas que les goûts ne se discutent pas? (1) À tout cela s’ajoute le souhait de donner à mon blogue un cachet unique en son genre, c’est-à-dire d’incorporer mon expérience personnelle en tant que modèle vivant pour des écoles d’art et des ateliers en art dans une panoplie de réalisations artistiques provenant par le vaste monde.

C’est un fait.  Le titre de mon blogue est bien modèle vivant à Québec, mais je suis un modèle comme bien d’autres, même si je possède un physique pas tout à fait comme les autres, et je me devais d’englober la présentation d’autres modèles et ce, pour une question à la fois de justice et de logique. Qui plus est ! Une telle manière de faire facilite grandement la diversité au sein de mes publications. Et qui dit « diversité », dit aussi « enrichissement ».

En résumé, le choix est donc multiple. Une multiplicité qui repose toutefois sur un seul leitmotiv, celui d’agrémenter votre parcours de manière respectueuse envers les modèles qui offrent leurs services. Un respect que je partage également.

Merci infiniment de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

1. Personnellement, les goûts constituent une source intarissable de discussion. Oui, les goûts peuvent se discuter aisément mais ils ne peuvent en aucun cas être imposés. Il s’agit d’un sujet susceptible d’être développé ultérieurement.

L’importance du jeu des ombres

Ombre 3
Tous les dessins présentés dans cet article le sont avec la permission de Philippe Alliet de la France Site internet : https://www.philippealliet.com

L’importance du jeu des ombres

Bonjour tout le monde,

Il m’arrive souvent de discuter avec des artistes qui vivent sur le Vieux-continent, notamment en France et en Allemagne, où bon nombre de leurs œuvres inspirent votre humble serviteur dans sa poésie et ses proses. Il va de soi que j’ai toujours leur autorisation avant d’utiliser leurs réalisations au sein de mes articles. C’est-là une question de principe tant moral qu’éthique et même, fait à ne pas oublier, légal.

IMG_20200308_110856Au fil de mes découvertes, je m’aperçois que chaque artiste trace une voie qui leur est particulière laquelle agrémente de beaucoup mes recherches afin d’enrichir mon blogue. Certains d’entre eux réalisent de véritables petits et grands chefs-d’œuvre dont je ne peux absolument pas ignorer. N’allez surtout pas croire que mes barèmes soient des plus élevés. Inutile de vous faire remarquer que je ne suis pas un critique d’art professionnel et que mes connaissances dans ce domaine sont assez limitées.

Cependant, certaines œuvres m’interpellent plus que d’autres pour la raison qu’elles ont à la fois une simplicité indéniable, une originalité appréciable tout en suscitant des surprises intéressantes. C’est le cas des œuvres que j’ai trouvées dernièrement. Des œuvres réalisées par un dessinateur de la France et j’ai nommé Philippe Alliet.

Ce qui m’a le plus étonné dans les dessins que j’ai choisi de vous présenter c’est qu’effectivement ils contiennent ces trois composantes nommées dans le précédent paragraphe. À savoir la simplicité, l’originalité et de susciter une surprise des plus intéressantes à mes yeux.

Ombre 2Tout d’abord, quoi de plus simple qu’un dessin de nudité artistique ayant notamment le corps de la femme? Un dessin réalisé sans fard ni couleurs, mais avec un crayon de plomb. Un crayon qui fait surgir en moi bien des souvenirs de mon enfance et qui maintenant me présente ce qui était interdit à mes yeux de gamin, c’est-à-dire une femme nue. Une femme parmi tant d’autres mais qui par un désir de faire grandir l’art a accepté de montrer sa vulnérabilité par l’entremise de sa chair. Qui oserait contredire une telle vérité?

Ensuite, une originalité omniprésente tant dans le coup d’œil de l’artiste sur le sujet étudié que de sa manière de transposer ce qu’il voit sur le papier tout en tenant compte qu’il immortalisera ce corps retravaillé, remanié, refait à travers les mouvements parfois rapides, parfois lents et parfois saccadés de sa main. Des mouvements qui témoignent au fil des jours, des soirs et peut-être même des nuits de sa passion pour cet art. Mais, à vrai dire, serait-ce plutôt une vocation qu’une passion? En effet, un tel mode de vie que peut susciter le milieu du nu me fait voir en esprit un noble moine qui dans son abbaye enjolive les pages d’un livre de prières par ses dessins souhaitant susciter chez le fidèle un appel à l’élévation spirituel.

Enfin, les dessins que j’ai choisi de vous présenter ontOmbre 4 amené chez moi une surprise tout à fait inattendue. Une surprise qui a fait écho, tel un cri dans les montagnes, à une question essentialiste. Une essence qui est à la source même de mon intérêt envers lesdits dessins. Bref, qu’est-ce qui peut les rendre si intéressants si ce n’est que le jeu d’ombres au sein même de leur création par l’artiste. Souvenons-nous que l’artiste est, à l’image de Dieu, l’Être suprême qui tire son œuvre du néant afin de lui donner vie. Je dirais même une parcelle de sa vie.

Ombres 1Ici, le jeu des ombres sur chacun de ces dessins semble donner un certain mouvement sur la représentation du corps. Un mouvement figé sur papier par l’artiste avec la rapidité de l’éclair. Une représentation qui a eu lieu à un endroit précis et à une heure précise. Cela peut vous paraître étrange que j’écris un tel fait comme étant important. Je vous dirais que non seulement c’est important, mais que c’est même un élément fondamental, voir essentiel, dans la création de telles œuvres. Dites-vous bien que les résultats auraient été fort différents à un autre lieu et à une autre heure de la journée ou de la nuit, et ce même si la modèle nue est la même personne. En ce qui me concerne, les jeux d’ombres constituent une preuve indéniable de mon affirmation.

Merci infiniment à Philippe Alliet pour sa permission d’utiliser ses dessins.

Merci à vous tous pour votre assiduité à suivre mes publications.

Merci vous tous pour avoir lu ce présent article.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

L’histoire de vie de Séléné Alsace

Prélude

Bonjour tout le monde,

Voilà quelques jours, j’ai fait une demande spéciale au sein de ma page Facebook et de mon compte DeviantArt afin d’inviter les artistes qui ont contribué à la construction de mon blogue artistique de rédiger un texte sur leurs parcours professionnel et personnel. En effet, j’ai remarqué au fil de mes réflexions qu’il était plutôt rare que je laisse parler lesdits artistes. Certes, leurs œuvres parlent par elles-mêmes de leurs talents et de leur savoir-faire mais ne comblent en aucun cas un grand vide laissé par ces questions légitimes : Qui sont-ils et quels sont leurs chemins? Pourquoi avoir choisi un tel domaine? Bref, leur donner la parole.

Plusieurs artistes ont répondu à ma requête tandis que d’autres ont préféré mettre un voile pudique sur leurs vies. Je respecte le choix des derniers et je remercie les premiers. La liberté de choisir est un droit fondamental à mes yeux. Or, il y a parmi les artistes qui ont acquiescé à ma demande une charmante dame qui a composé un texte si captivant que j’ai choisi de vous le présenter quel tel. C’est pour moi une question de justice à son égard.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Séléné Salace 4
Vous pouvez vous abonner à son compte Instagram Selene.alsace

Histoire de vie de Séléné Alsace

J’écris cette histoire suite à l’appel de Rolland St-Gelais pour la simple raison que  je trouve sa démarche intéressante.

Drôle d’impression que celle d’écrire sa propre histoire sur ce sujet. Lorsque je commence à écrire ces quelques lignes, je comprends vite que je vais devoir mettre un peu d’ordre dans mes pensées. J’ai d’un coup tant de choses à dire! 

J’ai depuis toujours admiré les gens qui savaient dessiner, ils me faisaient rêver. J’aurais toujours aimé dessiner mais à chaque fois que j’ai tenté l’expérience, je me sentais trop “cadrée” pour pouvoir m’exprimer et je n’ai pas persévéré dans cette activité. 

Ma vie se résume en un mot : heureuse. Mon parcours professionnel est riche en expériences diverses mais qui n’ont rien à voir avec le domaine artistique. J’ai toujours vécu ma vie à 200% et je l’ai remplie au maximum de mes capacités.

Il y a un peu plus d’un an, j’arrive à un moment de ma vie où j’ai besoin de faire le point, un besoin de m’arrêter et de regarder. J’ai tant de questions que je ne me suis jamais posées. J’ai l’impression que les couleurs du tableau de ma vie se sont mélangées. Je réalise que je me connais mal et je commence une quête sur moi et aussi sur la vie en général, notre perception du monde, de l’autre. Je lis beaucoup et j’ai l’impression d’arriver parfois à m’échapper de mon corps pour prendre de la hauteur, voir sous un angle nouveau. Je découvre des choses que je n’avais jamais vu avant, mon regard change, ma sensibilité aussi, j’apprends la compassion…

Un jour,  je lis un livre illustré par Francesca Volchitza Marta et j’ai le coup de coeur pour ses dessins. Je ressors mes crayons et j’en dessine quelques-uns. Cette fois je continue parce que j’y prends du plaisir et que personne ne m’impose quoi que ce soit. Le thème développé par cet artiste m’inspire beaucoup, elle dessine beaucoup sur le thème de la féminité. J’aime sa façon abstraite de magnifier la femme. Je commence à m’intéresser de plus prêt au rapport au corps, à mon corps et je prends conscience que c’est une partie de moi que je connais mal. Notre culture en a fait abstraction. Seul l’art s’autorise à le traiter comme sujet principal. Il fait pourtant partie de moi depuis si longtemps et je l’ai ignoré, je ressens presque un sentiment de culpabilité envers mon propre corps mais aussi le corps en général.

Séléné Salace 1Pour assouvir ma passion nouvellement découverte pour le dessin, je rassemble des tonnes d’images dont j’aime le style artistique, souvent avec beaucoup de couleurs, souvent des femmes, souvent nus, souvent de l’art abstrait. Je m’intéresse ensuite aux postures, aux courbes, aux corps et je commence à devenir passionnée. Je les regarde, je les observe et je les dessine. Je complète ma galerie par des planches d’anatomie, des croquis, des statues. Je dessine de plus en plus et petit à petit, j’adapte les postures, les ombres…je prends plus de liberté. La peinture devient un plaisir, une sensation et le corps est mon unique sujet. 

Ma peinture dérange. Je me souviens alors que le corps nu est tabou aujourd’hui. Pourtant je ne suis pas prête à renoncer à le dessiner. Pour ne heurter personne et préserver mon entourage, je me construis un univers parallèle dans lequel je laisse exprimer ma sensibilité.

Ma peinture est intuitive, je fais des erreurs, je me trompe, j’essaye encore et parfois j’ai une bonne surprise. Au fil de mes essais et grâce aux échanges avec des artistes et des modèles, mes peintures me ressemblent de plus en plus, les messages et les commentaires m’encouragent à poursuivre mon voyage.

Un jour, j’ai l’occasion de dessiner un modèle masculinSéléné Salace 2 d’après une photo, je dessine depuis, avec autant de plaisir les hommes et les femmes mais je ne peux me résoudre à y rajouter de l’accessoire. Le nu a pour moi une pureté que je n’ai aucune envie de polluer. J’aime capturer l’instant, sans le forcer et j’ai une préférence pour travailler sur le corps dans son intégralité, avec la même importance accordée à chaque détail anatomique, sans que le sexe en soit caché ou bien mis en avant. Un traitement holistique du corps en quelque sorte.

Séléné Salace 3Aujourd’hui j’ai rejoint un atelier de modèle vivant et franchit ainsi, une nouvelle étape dans ma perception du nu. Je dessine parallèlement de plus en plus d’après des photos de modèles avec qui j’ai préalablement échangé, ne serait-ce que quelques mots. J’ai envie d’aller toujours plus loin dans mes peintures, de rendre quelque chose de plus fort. A présent, chacune de mes peintures capture un moment, une soirée, un modèle, mon état d’esprit, toutes racontent une histoire unique. C’est en quelque sorte les rendre vivantes. Je ne peux obtenir ce résultat si je dessine à partir de planches d’anatomie.  Ma peinture devient authentique, elle est mon oeuvre mais aussi celle de mon modèle qui me prête son corps, et ce, même lorsque je dessine d’après une photo et que mon modèle n’est pas physiquement devant moi. J’aime cette collaboration.

Je trouve le corps fondamentalement “beau”, j’aime la diversité des physiques, je peins toujours avec respect et gratitude pour ce corps qui se laisse attraper par mon coup de crayon. Lui qui est d’ordinaire vu, je le regarde maintenant. Le corps d’un modèle et les yeux d’un artiste, sans parole, sans contact, l’essence même de l’échange. Et pourtant il s’en dégage tant de force.

Il n’y a plus de barrières, plus de protections. Devant la confiance en l’artiste, la sensibilité du modèle se dévoile et avec elle, sa vulnérabilité aussi. Le résultat en est une peinture plus profonde qui va au-delà de l’apparence physique. C’est en tous cas ainsi que je ressens le nu artistique et c’est ainsi que je souhaite le vivre. Je ne saurai choisir entre le corps et la peinture, j’aime autant l’un que l’autre. 

La particularité de mes peintures est de ne pas représenter les détails du visage. Les principales raisons en sont la complexité d’une part et le souhait de certains modèles de garder l’anonymat d’autre part. Mais aussi et surtout parce que mes dessins représentent tous une part divine et sans représentation du visage, chacun pourra plus facilement se reconnaître en eux !

Séléné Alsace

Dessins gracieusement offerts par Séléné Salace

En ordre d’apparition :

La première : « Voyage au cœur de soi – Peinture à l’huile – Modèle Nicolas TheJasmin Maudaile merci pour ta collaboration. »

la seconde : « Avance vers demain – Peinture à l’huile sur tons bleus de cobalt – Merci à mon modèle pour sa collaboration « 

La troisième :  » La vent se lève – Peinture à l’huile sur tons gris – Autoportrait »

Le handicap physique

Le handicap
Votre humble serviteur : RollandJr St-Gelais

Le handicap physique

Bonjour tout le monde,

Hé oui! Nous sommes déjà rendus au 30 décembre 2019. Une journée propice à une rétrospection, non seulement de nos bons et moins bons coups que nous avons réalisés au courant de l’année en cours, mais aussi à établir une liste de nos résolutions aussi minime soit-elle pour celle qui frappe à nos portes. Bon ! Je le reconnais que l’année 2019 a été somme toute assez intéressante même si elle avait débuté par un long séjour à l’hôpital.

Un tel séjour a permis chez votre serviteur quelques remises en question lesquelles se sont poursuivies tout au long de cette année. Des remises en question qui d’une part, m’ont conforté dans mes valeurs judéo-chrétiennes et qui, d’autre part, m’ont amené à percevoir certaines réalités avec des points-de-vue différents. C’est un fait. Je tiens mordicus à ces valeurs qui m’ont été transmises par mes parents et par les religieux qui enseignèrent dans l’établissement scolaire que je fréquentais durant mon adolescence. C’est aussi un fait que bien des gens peuvent avoir des pensées, des opinions et des modes de vie bien différentes que les miennes. Une telle diversité rend la vie fort intéressante.

Ceci m’incite à répondre à une question que plusieurs de ces personnes me posent à quelques occasions au fil de nos discussions sur le réseau social Facebook. Une question qui semble provenir de leurs pensées, leurs interrogations, de leurs opinions et, dans quelques cas, de leurs modes vie. À vrai dire, il s’agit davantage d’une requête qu’une question. En effet, plusieurs de ces personnes souhaiteraient que je rédige un texte dont le sujet serait de vivre avec un handicap physique. Une requête qui est, je le reconnais volontiers, tout à fait légitime. Or, j’avais déjà décidé de ne jamais rédiger un tel article sur ce sujet au sein de mon blogue artistique. Pour quelles raisons ? C’est précisément ce à quoi je tenterai de répondre mais de manière à ne pas m’éterniser sur ledit sujet.

À vrai dire, il y a trois postulats qui expliquent bien mon objection à élaborer sur le sujet. Veuillez noter que par un souci de rendre cet exposé écrit le moins lourd à lire, je vais essayer de faire qu’un survol des trois postulats de base. Ce qui, je le crois, sera satisfaisant autant pour vous que pour moi.

Le premier postulat de base réside dans le fait que tout le monde a un handicap lequel n’est pas toujours évident à voir mais qui peut quand même être lourd à supporter. Certains de ces handicaps peuvent être d’ordre physique, mental, émotionnel ou psychologique. Qui plus est! Les gens n’affrontent pas leurs handicaps de la même manière, et ce pour les raisons suivantes : des expériences de vie des plus traumatisantes, des ressources répondant de manière plus ou moins de façon efficace à leurs besoins et des capacités de résilience pouvant être aux antipodes les unes des autres. Bref, il serait à mon humble avis superflu de rédiger un tel article portant sur le sujet car il faudrait tenir-compte des paramètres mentionnés ci-dessus. Et, pour être franc avec vous, cela ne m’intéresse absolument pas.

Le second postulat de base réside tel que mentionné ci-dessus dans mon non-intérêt pour le sujet. En effet, ayant participé à de nombreux reportages tant au sein de la presse écrite que la presse télévisée, on dirait aujourd’hui la presse électronique, sur mon vécu en tant que survivant de la thalidomide, vous comprendrez qu’en ce qui me concerne le vase est plein jusqu’à ras-bord. En résumé, j’ai déjà amplement donné et beaucoup plus que vous pourriez même l’imaginer un seul instant.

Le dernier postulat, et le plus important d’entre les trois, c’est qu’un tel sujet n’a pas vraiment sa place dans mon blogue. Certes, il est aisé de constater que je vis avec un handicap physique apparent tout en remarquant au passage que je suis de sexe masculin lorsque je publie des articles concernant mes expériences de modèle nu pour des écoles d’arts, des ateliers en arts et des artistes tant professionnels qu’amateurs. Il en est de même lorsque je diffuse les poèmes inspirés par les photos prises durant mes poses de nudité que ce soit lors de session en privé ou bien durant les cours de dessin ou autres. Cependant, j’évite de toucher directement sur ma situation physique afin d’une part, de ne pas attirer ou susciter un quelconque sentiment de pitié chez mes abonnés et d’autre part, de ne pas faire de mon blogue un instrument de propagande pouvant servir à une cause liée de près ou de loin aux diverses situations de handicap existant dans le monde. Il y en a tout plein sur le web qui sont là que pour ça.

Une mise-au-point doit être faite ici afin d’éviter une certaine contradiction de mes énoncés. Certes, il est vrai que j’ai déjà posé nu pour un jeune étudiant en photographie qui avait choisi de réaliser une exposition portant sur la beauté de la différence. Ladite exposition comprenait toute une série de réalisations photographiques sur des personnes vivant avec des différences physiques, et ce dans le cadre d’une activité scolaire de rang collégial. Soyez convaincus d’une chose, si j’ai accepté de poser nu pour une telle activité, cela a été justement pour venir en aide à un étudiant dont le seul désir était de briser une image omniprésente au sein de la société selon la beauté physique doit répondre à des critères précis. Ce qui est, vous en conviendrez, entièrement faux.

J’ose espérer que mes explications sur mon opposition à élaborer sur le handicap physique présentées au sein de cet article vous ont été satisfaisantes. Et, pour être franc avec vous, il y a tant de sujets plus captivants à développer que je préfère laisser celui-ci à un autre.
Merci infiniment de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Mots inutiles

Mots inutiles

Modèles : Phylactère et RollandJr St-Gelais

Bonjour tout le monde,

Je désire en cette journée du mois d’octobre m’entretenir sur un sujet qui semble être tabou au sein de la société actuelle. Une société pour laquelle tout doit s’exprimer par des mots. Des mots qui, à force d’être utilisés à tors et à travers, en arrivent à perdre leurs sens premiers. Des mots qui sont galvaudés à tous vents et qui sont corrodés par des gens se voulant se donner une certaine importance auprès de leurs pairs.

L’on a qu’à prendre, à titre d’exemple, les mots utilisés par quelques personnages politiques en ayant pour optique la déformation de la réalité. Il en est de même de quelques chroniqueurs peu soucieux de donner un minimum de crédibilité dans leurs propos. Et que puis-je affirmer du manque flagrant de respectabilité du français tant écrits que parlé dans le monde de la francophonie ? À vrai dire, je n’ose pas l’imaginer. Seule consolation ? Un tel phénomène se trouve également tant anglophone que germanophone. Quel en est l’ampleur ? Excellente question à laquelle je n’ai point de réponse.

Toutefois, un aspect fondamental semble échapper à notre époque et qui est l’inutilité des mots. En effet, bien que vivre c’est avant toute chose communiquer, il ne suffit guère de le faire par des mots. Souvent, un regard prolongé, un geste fait de manière brève ou bien tout en douceur ou bien encore la promiscuité de deux corps peuvent en dire plus qu’un long discours. D’ailleurs, ne dit-on pas qu’une image vaut mille mots ? À cela viennent s’ajouter les émotions auxquelles chacun d’entre nous ont eu à expérimenter au cours de son existence. Certes, on peut décrire telle ou telle émotion à l’aide de mots. Mais aucun d’entre eux ne pourra faire vivre ladite émotion. Pourquoi donc ? Une émotion se vit avant toute chose.

La plus belle expérience qui démontre hors de tout doute l’inutilité des mots est bien les sentiments amoureux. Combien de mots peuvent expliquer la joie d’être en présence de la personne aimée ? Combien de mots peuvent faire vibrer un coeur lors d’un échange de baisers ? Combien de mots peuvent décrire la douceur d’une caresse tant reçue que donnée lors d’une relation intime ? La liste peut être quasi infinie.

Je dois reconnaître, lorsque je relis le présent texte, que cela peut paraître contradictoire de développer un tel sujet en utilisant autant de mots. Et pourtant, il m’est si souvent arrivé de vivre des émotions fortes que je n’arrivais pas à les décrire tellement la tempête me charroyait sur les vagues profondes de mon âme. Était-il utile d’écrire un tel texte ? Pas vraiment ! Car je peux aisément deviner qu’en votre fort intérieur, vous y avez déjà longuement réfléchi sans dire un mot.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada