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Silence

Silence
Photographer: Matt McGee Model is JenovaxLilith on DeviantArt Avec la permission de JenovaxLilith. https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/silent-816327603

Silence

Parfois, il ne suffit de pas grand-chose. Un moment de solitude, d’être avec soi-même, d’être ici et maintenant. Autrement dit tout simplement être. Être pour soi et en soi.

Chose certes de plus en plus difficile à réaliser de nos jours où le temps file et défile tel un tapis roulant nous amenant vers un lieu inconnu. Un tapis roulant d’où l’on voit passer à grande vitesse les étapes de la vie. Celles que la vie elle-même nous a imposées, celles que la société a exigées à chacun d’entre nous et celles, plus rarement, que nous avons choisies. Que nous avons choisies selon notre connaissance du moment et que nous aurions choisies autrement en d’autres circonstances.

Être pour soi est devenu synonyme de tares, d’insanités, nous condamnant de manière quasi automatique aux portes des enfers. Et pourtant, qui n’a jamais ressenti le besoin de se retrouver en lui-même? C’est-à-dire de se trouver de nouveau et ce, bien au de-là de ce que les normes sociales lui ont imposées et qui ont contribué de manière insidieuse à effacer son individualité en l’agglomérant dans un tout informe, inodore et sans saveur.

Certains vont choisir la fuite dans des plaisirs à la fois éphémères et potentiellement destructeurs. Et le choix de tels plaisirs est fort étonnant. L’on a qu’à penser à la consommation effrénée de l’alcool, à la drogue laquelle est de plus en plus forte comme bien d’autres substances plus ou moins illicites afin de camoufler le mal-être qui est de plus en plus présent chez eux qui sont devenus leurs esclaves. Je pourrais davantage élaborer sur tout ce qui touche aux dépendances plus subtiles mais de plus en plus présentes au sein de la société. La dépendance au travail, à l’amour et au sexe en sont des exemples parfaits.

Pourtant, il suffirait d’un peu de silence à la fois autour de nous et en nous. Un silence qui jouerait le rôle de bouclier face à toutes les lances qui nous assaillent tant à l’extérieur qu’à l’intérieur de nous-mêmes. Oui, toutes les lances qui transpercent inlassablement parfois jusqu’au plus profond de notre être nous laissant à peine respirer et qui, une fois après que nous ayons repris conscience, recommencent leur jeu avec un plaisir malicieux indescriptible.

Nous sommes tous des humains et par le fait même nous avons tous besoin de connaître, de ressentir et d’expérimenter le silence à des moments propres à chacun d’entre nous. L’enfant à naître n’a-t-il pas connu le silence dans le sein de sa mère lorsqu’il était qu’aux stades de sa formation? Et c’est seulement qu’une fois qu’il est formé qu’il devient apte, j’en conviens de manière graduelle, à affronter le monde lequel lui brise le silence authentique et ce à tout jamais. Un silence dont bien des sages et des êtres ayant une grande spiritualité tentent avec plus ou moins de succès de retrouver à des instants bien spécifiques de leurs existences terrestres.

Bienheureux sont ceux qui ont su communier avec un tel silence même si cela a eu lieu pour un bref moment. Un moment qui les a incités à aller au-devant leurs contemporains afin de les inviter à communier à leur tour avec une telle lumière susceptible d’éclairer toute la noirceur qui assombrisse leur univers. Je souhaite ardemment que vous aviez lu cet article avec un silence bienfaiteur dans les trois sphères qui composent votre être que sont l’âme, l’esprit et le corps.

Merci pour votre lecture !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Vous n’êtes pas obligés d’être d’accord avec moi

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Votre humble serviteur : RollandJr St-Gelais de Québec

Vous n’êtes pas obligés d’être d’accord avec moi

(Une réflexion rarissime au sein de mon blogue artistique)

 
Bonjour tout le monde,
 
J’ai longuement réfléchi avant d’écrire un tel texte sur mon mon blogue car j’y aborde deux éléments d’actualité qui ont secoué une bonne proportion des gens au Québec. Une bonne proportion? En effet, il est aisé de constater que c’est le cas lorsque nous lisons les réactions des internautes en réponse à ce qui s’est déroulé la semaine dernière à Québec.
 
Moi-même je ne peux pas rester indifférent face au crime perpétré à l’endroit d’une femme par un homme, si on peut appeler ça un homme, qui était fraîchement sorti de prison où il y avait passé quelques années pour le meurtre de sa conjointe. Le meurtre de la femme dans un hôtel de Québec aurait pu être évité n’eut été la permission accordée à cet énergumène de fréquenter les salons de massage érotique afin de satisfaire ses besoins sexuels. Personnellement, je trouve qu’il n’aurait jamais dû sortir de tôle vue le caractère horrible du crime qu’il avait déjà commis à l’endroit de son épouse. Mais là, c’est une compétence dont je n’ai pas de pouvoir du fait que je suis qu’un simple citoyen ayant droit de vote dans un système démocratique où les décisions sont prises par des personnes fortunées et dont les administrateurs vivent dans des tours d’ivoire.
 
Ici, ce qui me choque concerne un aspect plus terre à terre face à la réalité de bien des hommes au Québec. Celui du « besoin » légitime de vivre une sexualité selon les capacités inhérentes à chacun d’entre eux. Attention! Je parle ici d’une sexualité entre adultes libres et consentants.
 
Je tiens à préciser que mon texte n’a pas pour objectif de choquer qui que ce soit mais plutôt de vous amener à voir l’autre facette de la médaille, celle de l’homme sain d’esprit mais qui pour des raisons liées aux circonstances de la vie est amené à fréquenter les salons de massage érotique ou bien des filles de joie. Bien des choses ont été écrites à propos des filles de joie mais il me semble que rien ou presque a été fait sur les hommes qui les fréquentent. Ce qui aide à entretenir une image peu flatteuse à leur égard.
 
Il est loin d’être évident pour un homme d’être un homme de nos jours. Tout ce que l’on voit dans les médias d’information est loin d’être valorisant à leur endroit. Pourtant il y en a encore des hommes bons avec des bonnes valeurs. Des hommes qui se respectent et qui respectent les femmes. Or, plusieurs de ces hommes fréquentent les filles de joie pour la simple raison que la vie en a décidé ainsi. Certes, la crainte d’être pris dans une relation toxique y est pour quelque chose. Une relation tellement toxique que certains d’entre eux préfèrent mettre une croix définitive à la recherche de l’âme-sœur. Une telle situation est également vécue par de nombreuses femmes je le concède.
 
À cela s’ajoute le fait que bien des hommes se font littéralement lavés par leurs ex conjointes dans le cas de divorce allant jusqu’à pousser certains d’entre eux vers l’itinérance. Je sais très bien de quoi je parle puisque j’ai eu la chance d’avoir déjà discuté avec une intervenante qui travaillait dans un centre d’aide pour les personnes itinérantes. Elle m’a confié que plusieurs hommes qu’elle côtoyait à cet endroit s’y trouvèrent suite à un divorce dans lequel ils avaient tout absolument tout perdu. Une telle réalité est loin d’être encourageante pour nouer des relations amoureuses à long terme.
 
Un autre aspect fort négligé est celle du désir sexuel chez l’homme vivant avec un handicap physique bien visible. Et quand j’écris fort négligé c’est encore plus le cas dans une société où la perfection physique est mise à l’avant-plan. À cela s’ajoute l’image angélique de la personne vivant avec un tel handicap. Certes, certains d’entre eux ont réussi à trouver l’âme-soeur mais il s’agit d’une partie bien minime. D’autres doivent se contenter de pas grand-chose… Alors que d’autres pour des raisons personnelles ont une certaine aisance financière laquelle leur permet de fréquenter les salons de massage érotique ou bien des filles de joie. Une fois encore je fais référence à des relations entre adultes libres et consentants.
 
Pourquoi devrions-nous mettre dans le même panier le meurtrier de Québec avec ces hommes qui pour des raisons liées à leurs existences fréquentent les salons de massage érotique? Une fois de plus, c’est l’image de l’homme qui en prend un coup. Et pour être franc avec vous, je trouve cela à la fois bien dommage et révoltant. Dommage car il s’agit d’une injustice flagrante envers ceux qui n’ont rien à se reprocher dans l’ensemble de leurs comportements envers les autres notamment envers les femmes et révoltant car bien des hommes n’ont pas d’autres choix que de fréquenter les salons de massage érotique pour répondre à un besoin voulu par la nature et qu’une fois encore ils se font passer pour des malades. Ce qui est loin d’être le cas pour la majorité d’entre eux.
 
Une telle situation a pour source l’incompétence crasse de certains fonctionnaires de la C.C.L.C. qui ont permis à un monstre de sortir de prison alors qu’il aurait dû y rester pour le reste de ses jours.
 
C’est mon humble avis.
 
Merci de m’avoir lu et désolé si j’ai pu choquer certaines personnes.
 

Rolland St-Gelais de Québec.

Ce n’est pas grand-chose

La rose
Photo par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

Ce n’est pas grand-chose

 

Bonsoir chérie,

Es-tu prête pour cette nuit?

De toi, si tu savais comme j’en ai envie.

Si tu le veux, cette nuit, maintenant et pour la vie.

 

Depuis bien des années,

Que nous nous sommes fréquentés,

Aussi loin que je puisse me souvenir

 Je t’avais remarquée grâce à ton beau sourire.

 

Nous sommes allés à la même école et dans la même classe,

Comme c’est incroyable ce que la vie si vite elle passe,

Je me rappelle comme ta main tremblait,

Lorsque pour te rassurer je la tenais.

 

 Pendant nos belles vacances d’été,

À la plage nous nous sommes tellement amusés,

Et pendant les jours de pluie, nous jouâmes à la cachette.

Sans penser une seule fois qu’un jour sonnera l’âge de la retraite.

 

Malgré nos disputes toujours idiotes et bien éphémères,

Nous revenions l’un vers l’autre comme la plage et les vagues de mer.

Car il y avait en nous un secret que nous n’osions pas nous avouer,

Une flamme qui animait notre cœur et qui se résume à celui de s’aimer.

 

Était-ce par crainte ou par une fausse pudeur?

Je crois bien qu’en ce temps, ce n’était pas la bonne heure.

Voyant le moment venu, j’ai choisi pour vivre un humble métier.

Celui que mon père m’avait par son exemple toujours montré.

 

Et de ton côté, tu as estimé bon de choisir une autre voie.

Bien entendu, je l’avoue que cela était ton plein droit.

Pour tes hautes études, tu es parti loin de moi.

Jamais je n’aurai cru un jour revenir vers toi.

 

Que de belles et suaves paroles gars des villes,

Ils t’ont gavée à satiété avec des pensées basses et viles,

Espérant dans le noir de leurs cœurs dans leurs pièges tu tomberais,

Mais dans leurs yeux aux desseins impures, de mon amour tu te souvenais.

 

Tu as bien essayé de faire en ce milieu ton chemin,

Mais tu n’y as trouvé qu’amertume et beaucoup de chagrin. 

Les jours et les nuits ont inévitablement défilé,

Marquant au feutre rouge les dates sur le calendrier.

 

Dès ton retour dans notre si beau village, tu m’as téléphoné.

Écoutant ta voix frémissante, tu voulais ce soir me rencontrer.

Nous devions mettre cartes sur la table pendant qu’il était temps,

Car dans le gouffre de nos âmes, un secret existait depuis trop longtemps.

 

Après notre modeste repas que nous avons si bien partagé,

Tu me confias avec une incroyable douceur que tu m’as toujours aimé.

C’est alors que je t’avouai que pour moi ainsi il en avait toujours été,

Alors pour la première fois, avec passion nous nous sommes embrassés.

 

Pour nos retrouvailles, je ne savais pas trop quoi t’offrir.

Mais je me doutais bien qu’une fleur te ferait sûrement plaisir,

Mais par un heureux hasard j’avais choisi la plus belle des roses.

C’est avec tout mon amour que je te l’offre même si ce n’est pas grand-chose.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Un peu penchée

Un peu penché
Superbe dessin réalisé par mon ami Eri Kel de la France

Un peu penchée

 

Un peu penchée,

Je ne fais que penser,

À ce qu’il m’est arrivée,

Au courant de la journée.

 

En effet, je suis allé déjeuner,

Dans un charmant café,

Près de chez moi situé,

Avec plaisir et gaîté.

 

Un jeune homme s’y trouvait,

Il était vraiment loin d’être laid,

À vrai dire, je le trouvais assez joli,

Il me semblait être bien éduqué et poli.

 

Je l’ai invité à ma table,

Car il me paraissait bien affable,

Je l’ai avoué que je le trouvais beau garçon,

Étonné par mon aveu, il a rougi comme de raison.

 

Je l’ai rassuré avec ardeur,

Car je ne voulais pas qu’il ait peur,

Moi une femme dans la fleur-de-l’âge,

Et lui qui était encore peut être si sage.

 

Ah ce que je regrette le temps de ma jeunesse,

Alors que je sens venir le temps de la vieillesse,

Oui je sais bien qu’il me reste du temps devant moi,

Avant ces jours et d’en être jusque-là.

 

Mais quand une telle beauté apparaît

Je me rends compte que la mienne disparaît

Je n’en veux point à la destinée ni à la vie

Car de tous temps, cela en est ainsi.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Que de questions en ce début d’année

Questions en ce début d'année

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Que de questions en ce début d’année

 

« Que de questions en ce début d’année ! Mais, est-ce si important d’y répondre? Est-ce nécessaire de connaître ce qui sera? En quoi cela pourrait-il m’apporter de bon? Et puis, advienne que pourra! La découverte, la joie, la déception et les surprises font tous parties de l’existence humaine. L’année est toute jeune et moi je ne cesse de vieillir. Pourquoi devrais-je m’en faire? Souvenez-vous que les temps de blues doivent faire place à des chansons au rythme endiablé si l’on désire vraiment espérer en de meilleurs jours. Croyez-moi, cela en vaut le coût, Alors, avançons ! Poursuivons notre route! Et advienne que pourra. »

Réflexion de RollandJr St-Gelais de Québec au Canada