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Si

 

Pour toi, Victoria.

 

Si

 

Si je pouvais revenir
Ce que j’aimerais te dire
Comme je t’ai aimée
À toi, je m’étais attaché.

 

Si je pouvais comprendre
Cette crainte qui veut tout me prendre
Et par laquelle je perds tout y compris l’amour
Serais-je ainsi jusqu’à la fin de mes jours?

 

Si je pouvais revivre mon enfance
Y déceler cette faille qui englouti celles que j’aime
Revivre mon adolescence pour savoir qui je suis vraiment
Sûrement qu’aujourd’hui ma vie serait autrement.

 

Si je pouvais revenir sur mes pas
Et dire à mon père qu’un homme me suivait pas à pas
Sur le chemin de l’école qui allait devenir ma route de Damas
Route qui allait devenir fardeau à supporter telle une croix, hélas.

 

Si je pouvais arrêter cette culpabilité
Peut-être aurais-je moins peur d’aimer
Car il y a dans l’amour tant de raison d’exister
D’exister, de respirer et de sans cesse être émerveillé.

 

Avec des si, on mettrait Paris en bouteille à ce qu’il paraît.
Mais même avec tous les si en ce monde, mon mal de vivre est.
Si seulement je le pouvais, ce soir là je t’aurais serrée dans mes bras
Car vraiment je t’aimais plus que tout ma chère Victoria.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Ce sein

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Par Sarah Saudek

Ce sein

 

 

Mon si tendre enfant, 

Ce que j’ai pensé à toi en dormant 

Ce que je te désirais chaque nuit en rêvant, 

Avec ton adorable père que j’aimais tant.

 

 

Il est maintenant porté disparu au front, 

Un jour, de nouveau nous nous retrouverons. 

Le jour où à jamais les canons se seront tus, 

Comme jadis ton père et moi nous étions souvent nus.

 

 

Dans une modeste maison, 

Où de bon cœur sans cesse nous rions. 

Entendant au loin le chant mirifique des oiseaux, 

À cette époque où tout était calme où tout était beau.

 

 

Nous ne connaissions pas la richesse vue par les hommes, 

Qui calculent leur bonheur par l’accumulation de sommes. 

Mais de notre liberté de quelques sous et de notre amour, 

Cela suffisait pour combler nos besoins de tous les jours.

 

 

Ce que j’étais bien dans ses bras, 

Jusqu’à ce jour fatidique où on le força, 

À servir le drapeau et apprendre à marcher aux pas. 

Quelle triste constatation que seul l’humble au front ira.

 

 

Maintenant que je suis avec toi dans cet immeuble, 

Dans ce logis avec pour tout quelques meubles, 

J’ai pour consolation de te tenir dans mes mains, 

Alors, je te donne avec grand amour mon sein.

 

 

De

 

 

RollandJr St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada 

Le combattant

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Excellent dessin réalisé par mon ami Eri Kel de la France

Le combattant 

 

Né dans un pays envahi, 
N’ayant pour vœu que de le libérer, 
Voyant ma terre sacrée se faire massacrer, 
J’ai alors juré de tuer tous ces maudits. 

 

Très tôt, j’ai rejoint la résistance, 
Et de mes ennemis prendre la distance, 
Je me suis longtemps forgé le caractère, 
Car mon seul désir était de leur faire la guerre. 

 

J’ai appris la langue de mes ancêtres, 
Celle pour qui je me sentais renaître, 
Afin de comprendre mes frères d’armes, 
Dans le feu de l’action du sang et des larmes. 

 

Assauts répétés ! 
Guérilla sans cesse orchestrée ! 
De jours comme de nuits, nous n’avions pas de pitié, 
Pour nos ennemis qui nos femmes ont violées. 

 

Au bout de longues années, 
À force de voir leur sang versé, 
Et de leurs corps retournés vers leurs familles endeuillées, 
L’ennemi a décidé de déposer les armes sans aucune fierté. 

 

Enfin, la victoire fut acquise par notre volonté, 
Mais sans aucune hésitation nous avons accepté, 
Leur reddition pour le bien de nos deux nations, 
En rêvant que peut être un jour nous nous unirons. 

 

En mon cœur de combattant, 
Je souhaitais une chose ardemment, 
Vivre heureux et en paix avec les miens, 
Car un vrai combattant veut avant tout le bonheur des siens. 

 

De 

Rolland St-Gelais 
Québec (Québec) 
Canada 

 

Jeu de lignes

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Superbe jeu de lignes qui m’a fait réfléchir sur le sens de la vie. Réalisation artistique par mon ami et collaborateur de la France : Eri Kel

Jeu de lignes 

 

Depuis quelques jours 

Je réfléchis sur l’ensemble de mon parcours, 

Sur qui arriva, qui aurait pu arriver et qui n’arrivera peut-être pas,  

Inutile de se lamenter et de s’apitoyer sur la vie et ses lois. 

 

J’ai grandi comme tous les enfants de ce monde, 

Avec des membres en moins sans être pour autant immonde, 

Dans une région à l’hiver rude et dans une charmante petite ville, 

Un endroit délicieux où il faisait bon vivre appelé Sept-Îles. 

 

C’est là où j’ai grandi dans une maisonnée, 

Où joie et peine se manifestèrent à chaque année, 

Certains sont arrivés tandis que d’autres sont partis, 

Partis vers un endroit merveilleux appelé Paradis. 

 

J’ai connu dans ma modeste vie, 

Bien des gens parfois drôles, parfois méchants, 

Mais ils étaient plutôt indifférents la plupart du temps, 

Voilà pourquoi je n’en ai pas fait de cas puisque ce fut ainsi. 

 

J’ai aimé sans le savoir et surtout sans le vouloir, 

Parfois sur de belles dames, j’ai longuement fantasmé. 

Faisant des rêves inavouables dans le plus intime de mes idées, 

Maintenant je couche la tête libérée et tellement reposée. 

 

Me rendant-compte que tout n’est qu’un jeu, 

Où tout le monde gagne et perd toujours un peu, 

À chaque coup de dés ! À chaque carte laissée sur table ! 

Et puis nous recommençons jusqu’à ce qu’en être incapables. 

 

Épuisés de tenter un tant soit peu de comprendre, 

Ce qui nous est arrivé, ce que notre cœur a ardemment désiré. 

Malgré nos chagrins et nos vœux maintes fois exprimés, 

C’est alors qu’il faut accepter librement de se rendre. 

 

De se rendre à l’évidence, 

Que la vie n’est point une romance, 

Et que nos lignes tracées par notre existence, 

S’effacent comme sable du désert au grand vent. 

 

Jeu de lignes ! 

Lignes formant en nos esprits, 

Des jardins imaginaires pour nos cœurs épris, 

Finalement tout n’est qu’un jeu créé par une force divine. 

 

De 

 

Rolland St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada 

Déjà la fin

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Réalisation photo par Phylactère

 

Déjà la fin

 

Les jours raccourcissent, 

Alors que le temps rétrécisse, 

Dans le sablier au sable fin, 

Glissent les blancs grains.

 

Les couleurs vives de la vie, 

Sont remplacées la sombre nuit, 

À la chaleur de nos amours torrides, 

Prend place le froid de la solitude aride.

 

Les rires des enfants, 

Semblent se taire indéfiniment, 

Et le chant mélodieux des oiseaux multicolores, 

Quitte nos forêts boréales vers de lointaines aurores.

 

Et pourtant nous sommes immobiles, 

Figés dans l’encre du temps indélébile, 

Nus comme des vers surpris par l’arrivée de notre hiver, 

Mais en attendant, voici l’automne rougeâtre absent de vert.

 

C’est déjà le temps de se dire au revoir, 

À la pénombre mystérieuse du soir, 

Où se cachent farfadets de nos bois, 

Se cachant des animaux aux abois.

 

Dis-moi, chérie !  

Comment sera l’automne prochain ? 

Puis-je lire les lignes de ta tendre main ? 

Même si c’est la fin, rien n’est vraiment fini.

 

De

 

RollandJr St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada 

À l’abri des regards

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Dessin par Eri Kel de la France

À l’abri des regards

 

Que le temps passe!

Je vis cet instant et je trépasse.

Pas si longtemps je préparais mes pinceaux,

Alors que vous preniez grand soins de votre peau.

 

Sous la lumière d’un abat-jour,

Vous étiez à vos plus beaux jours.

Coups de pinceaux par-ci parfois par-là,

Découvrir votre beauté je n’en finissais pas.

 

Sous une chanson de ce groupe britannique,

Nous croyions vivre quelques moments sur le Titanic.

Un air ! Un refrain ! Qui nous mettait tout en extase.

En écoutant cette chanson métamorphosée en une phrase.

 

Une phrase toute simple mais si bien connue,

Pour un monde où l’amour est désormais inconnu.

Tout ce que nous avions besoin en ce temps-là fut d’aimer,

Aimer dans la joie ! Aimer pour aimer et simplement d’être aimé.

 

Mais qu’est-il donc arrivé à cette pauvre terre ?

Où règnent désormais vendeurs d’armes et maîtres de guerre.

Pouvez-vous chère dame, chère amie, me faire cette faveur ?

Puis-je être avec vous loin de ces regards en cette triste heure?

 

Oui, je veux être loin de tous ces regards.

Ici et maintenant avant qu’il ne soit trop tard.

Fermons ces pâles rideaux et éteignons les lumières,

Rejoignons cette époque où l’amour était l’unique mère.

 

De

 

Rolland St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Une journée pas comme les autres

15-06-2018(p)

Par Gérard Teillot de la France

Une journée pas comme les autres

 

Les jours passent inlassablement,

Mais, pouvons-faire autrement ?

Tout débute par le levé du soleil,

Qui se rend-compte de cette merveille ?

 

De pouvoir vivre une journée de plus ?

De profiter de sa santé et d’être repu ?

De pouvoir marcher, rire et surtout aimer ?

N’est-ce pas ce à quoi nous sommes destinés ?

 

Être libre d’être tout simplement,

Sans se soucier qu’à notre heure,

Celle qui nous fait pourtant si peur,

Que nous retournerons vers le néant.

 

En cette journée pas comme les autres,

C’est avec grand plaisir que vos hôtes !

Vous présentent dame délicate et si jolie,

Voici donc votre modèle : la fille du vendredi.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Pour toi mon frère

Mon enfant

Auteur de ce poème en hommage à son frère assassiné le 11 mai 1972

Pour toi mon frère

 

Tant de jours se sont écoulés,
Pour tant de larmes qui ont séché,
Malgré le temps qui s’égraine dans le sablier,
Et la vie qui poursuit sont cours dans nos souliers.

 

J’étais encore tout jeune enfant ,
Avec mes rêves de gosse innocent,
Ne connaissant que les rires et le bonheur,
Jusqu’en cette journée où nous frappa ce malheur.

 

Une foule immense en grande colère,
Un peuple assourdi par ces bruits de guerre,
Puis ? Soudain, une voiture fonça sans distinction.
Cherchant à détruire toutes vies sans aucune raison.

 

En ce jour de fête des mères,
On offrit une couronne de larmes,
Une gerbe de fleurs pour lui briser son âme,
À ma mère qui aimait ses enfants été comme hiver.

 

Encore aujourd’hui, et ce après tant d’années.
J’ignore pourquoi nous a-t-on enlevé notre frère aîné.
Les jours et les nuits ont poursuivit leurs longs chemins,
Et moi ? J’ai suivi les routes de mon existence et de mon destin.

 

J’ai vieilli moi aussi mais encore vivant et toujours là.
Parfois j’ai pleuré à en vouloir en terminer avec la vie.
Mais, je me suis souvenu de ma promesse faite devant l’Infini.
Que je vivrai pour deux. Pour moi et pour celui que l’on m’enleva.

 

Bientôt sera l’anniversaire de cet instant fatidique,
Où dit-on tu es parti dans un monde si paradisiaque,
Voilà tu es à jamais dans le cœur de ceux qui t’ont connu.
De ceux qui t’ont aimé malgré tout ce temps qui n’en finit plus.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

 

Poème composé à la mémoire de mon défunt frère qui perdit la vie le 11 mai 1972 lors de l’émeute intersyndicale à Sept-Îles.

Mon corps, c’est mon histoire.

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Mon corps, c’est mon histoire.

 

Corps de sang et de chair

Qui connu amour et guerre,

Qui vécu bonheur et parfois malheur,

En cette vie ! En ces jours ! En ces nuits ! En ces heures !

 

C’est le mien.

Sera-t-il un jour le tiens?

Pourquoi pas ?! Si tu sais l’apprivoiser.

Avec tendresse et soumission et de suaves baisers.

 

C’est mon humble corps,

Crois-moi qu’il vaut son pesant d’or.

Blessures et force en ont fait arme redoutable,

Mais expérience de vie lui confère âme vénérable.

 

C’est mon histoire.

Récit d’un homme qui veut voir,

Admirer dames blanches nues aux dents d’ivoire,

Les emporter aux pays merveilleux et des mille espoirs.

 

Leur faire l’amour en les entendant gémir,

Gémir de plaisir ! Gémir de jouir à en plus finir.

De les satisfaire en parcourant cet endroit interdit,

Tant adulé par Marquis de Sade et ces grands génies.

 

C’est ma chair et mon sang,

Qui sera de ce monde encore longtemps,

Il est le temps de le découvrir de l’immortaliser,

À coups de pinceaux ou  à coups de crayons aiguisés.

 

Devenir immortel !

Tel est son seul désir !

Sur vierge papier il le deviendra,

Pour la postérité, peut-être il le sera.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Car…

Lysandre 4

Modèle nu ? Une amie du Québec

Car…

 » Car tes yeux illuminent l’obscurité de mes jours. « 

De

RollandJr St-Gelais de Québec