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Ses mains

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Réalisation photo par Priscilla Vaillancourt

Ses mains

 

J’ai deux questions à vous poser,

Y répondre avec honnêteté veuillez essayer,

Comment peut-on qualifier ce qu’est un être humain?

À quoi peut-on le reconnaître face à tant de différents destins?

 

Devant l’histoire, je vois tant d’illusions,

Que j’en perds tant mon espoir et que ma raison,

Devant tant de guerres sanguinaires et d’horribles conflits,

Pour lesquels gens à leurs dieux sourds et aveugles sans cesse prient.

 

En revoyant les témoignages de nobles femmes,

Que les églises chrétiennes condamnèrent à périr dans les flammes,

Pour avoir percé de leur volonté les précieux mystères de Dame nature,

Afin de guérir les pauvres et les indigents trouvés sur les routes avec un cœur pur.

 

Doit-on être de la bonne couleur?

Doit-on éviter à tout prix de faire peur?

Doit-on parler la bonne langue avoir une seule pensée?

Pour en tant humain en être à jamais et pour toujours qualifié?

 

À bien y penser je me suis définitivement trompé,

Car à vrai dire, j’ai en moi tant de choses à vous demander.

Mais, il y en a une que me tend de sa queue le diable appelé Le Malin :

Faut-il pour être un homme avoir en son corps ses jambes et ses mains?

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

La pensée de la semaine

La pensée de la semaine
« Pensée de la semaine » Poème par RollandJr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

La pensée de la semaine

Attendre c’est un peu vivre, un peu souffrir.

Mais c’est dans la souffrance que se trouve la plus profonde des espérances.

Par RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Que la musique est terminée

Que la musique est terminée
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de Poème écrit par RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Que la musique est terminée

 

Je pense souvent à toi mon amour,
Une pensée qui me vient toujours,
Lorsque je suis seule dans mon lit,
Car rien ne va depuis que tu es parti.

 

Tu m’as fait tant de promesses,
Sous une multitude de caresses,
Me couvrant de tes baisers,
De la tête jusqu’aux pieds.

 

Tu me chantais douce romance,
Pendant que je bougeais les hanches,
Tu m’abreuvais de tes mielleuse paroles,
Que je croyais car de toi j’étais folle.

 

Tu as pris tes affaires en me disant tout est fini,
Pourquoi m’avoir caché cette terrible vérité?
Qu’une autre femme dans ta vie tu as aimée,
Alors que je voulais passer avec toi ma vie.

 

Il ne me reste plus que ton instrument,
Avec lequel tu jouais pendant très longtemps,
Je l’ai pris dans mes mains avec le cœur brisé,
En découvrant pour de bon que la musique est terminée.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Noir et blanc

Noir et blanc
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Noir et blanc

 

Ô mon tendre amour,
Ce soir, je t’ai écrit un billet.
Car en moi un foudroyant venin y est,
Qui brûle mon être et rend mon esprit si sourd.

 

Mais, sache que j’ai envers toi aucune récrimination.
Simplement cette fatale sensation d’être à l’abandon.
Je voulais t’en te le dire en évitant te faire trop souffrir,
Car temps heureux nous avons su partager avec le sourire.

 

Je me souviens à l’école de notre enfance,
Que déjà je protégeais ta tendre innocence,
Te consolant avec passion tes moments de tristesse,
Tout en imprégnant dans ton cœur des instants d’allégresse.

 

Ô ma chérie te rappelles-tu au lycée,
La première fois que je t’ai embrassée ?
J’étais si maladroit dans mes mouvements,
Que tu m’as alors serré dans tes bras gentiment.

 

Nous nous sommes fréquentés très longtemps,
Et de faire l’amour, nous avons attendu le bon moment.
Car nous souhaitions nous donner l’un à l’autre pleinement,
Afin de bâtir un amour authentique qui durera éternellement.

 

Dans les jours de bonheur ou de malheur,
Nous étions ensemble contre vents et marées,
Chaque moment de ma vie, tu étais à mes côtés.
Chaque jour qui se levait, sans cesse je t’ai admirée.

 

Puis le temps passa de manière inévitable,
Jeune dame j’ai rencontrée à une soirée mondaine,
Submergeant alors en moi une pensée si impure et vilaine,
Face à son charme et ses cheveux roux, j’ai commis l’irréparable.

 

Dans son lit avec liberté j’y suis allé.
Malheur à moi ! Oui, c’est vrai que je t’ai trompée.
Sur ses lèvres si pulpeuses, j’y ai déposé mes baisers,
Dans son intimité, j’y ai laissé ma semence qui t’était alors réservée.

 

Me pardonneras-tu mon erreur ?
Me blanchiras-tu de ce péché, de cette horreur ?
Me gracieras-tu de mon crime, de mon manque d’honneur ?
Comment puis-je sécher tes larmes alors qu’en lisant cette lettre tu pleures ?

 

Tout est ma faute ! Oui, je l’admets.
La honte m’accable de tout son poids si lourd,
Vers toi ô ma chérie, oserais-je revenir un de ces jours ?
Dis-le-moi une seule fois et je te promets de disparaitre à tout jamais.

 

En une minute tout en moi est devenu si noir,
En une minute est disparu tout le blanc qui en moi s’y trouvait,
Alors que dans le fond de mon cœur, je peux le jurer, comme je t’aimais,
Par mon erreur de parcours, sur nous s’est abattue la couverture du désespoir.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Pour toi mon frère Hermann

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Hermann St-Gelais 15 février 1950-11 mai 1972

 

Pour toi mon frère Hermann

 

En cette journée du mois de mai,
Brutalement, la vie te fut arrachée.
Sous le soleil printanier où tout te souriait,
Un étranger sans crier gare dans une foule te fauchait.

 

J’ai une lointaine souvenance de mon enfance de ce jour,
De ce moment, de cette pensée, qui sera en moi pour toujours,
Où tu es parti selon tes dires pour un instant pour ne jamais plus revenir,
Sans oublier les battements du cœur de notre mère qui n’a jamais fini de souffrir.

 

Je n’avais pas encore dix ans,
Que la douleur m’accabla éternellement,
Perdre son frère des mains d’un assassin ayant un nom,
Un nom qui sera gravé en ma mémoire pour toujours pour de bon.

 

Je me souviens de cette journée,
Où famille et foule nombreuse t’avaient porté,
En ta dernière demeure où mon baiser sur ta tombe j’ai déposée,
Me jurant de ne jamais t’oublier et de ton nom à jamais je commémorerai.

 

Et puis, les années passant, j’ai grandi,
J’ai connu grandes peines et milles joies : ce qu’est la vie.
Mais jamais je n’ai oublié celui qui trop tôt m’a quitté, est parti.
Aussi longtemps que je vivrai, son nom sera dit maintenant et à l’infini.

 

Un homme m’a enlevé mon grand frère,
Comme s’ils étaient partis se faire la guerre,
Un inconnu aigri fonça dans cette énorme foule,
Faisant ainsi que mon enfance bien innocente s’écroule.

 

À toi mon frère, j’ai composé cet humble poème.
Afin que tu saches là où tu es, où tu te trouves, que je t’aime.
Et que ton nom ne soit jamais oublié aussi longtemps que je vivrai,
Car c’est ainsi que ma raison de vivre et d’exister enfin je trouverai.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Nous étions nées pour voler 

Nés pour voler

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ 
Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Nous étions nées pour voler 

 

J’ai froid. J’ai vraiment très froid. 

En vivant un tel désarroi au-dedans de moi. 

En revoyant mon passé, mes rêves à jamais effacés. 

En pensant à celles qui sont disparues depuis des années. 

 

Mes si beaux espoirs de jeunes filles, 

Qui ont glissé allègrement sur le métier à tisser, 

De la déesse du temps qui ne dure qu’une pensée, 

De cette pensée qui se brise aisément tel un fragile fil. 

 

Devenue femme, je voyais leurs tristes sorts. 

Alors que leur courage et leur vaillance valent bien de l’or. 

Et que dire de la grâce de la beauté conférée par dame nature ? 

Si ce n’est que rien n’est son égale exceptée un cœur pur. 

 

Avançant en âge dans l’honneur et la dignité, 

Principes de base que ma tendre mère m’a inculquée, 

Et que j’ai ardemment partagés à mes filles tant aimées, 

En y ajoutant comme il se doit d’autres valeurs face à notre réalité. 

 

Mais, ce soir je suis désemparée. 

Car je vois tant de violence envers mes sœurs adulées. 

Tant de larmes versées et tant de peine accumulée, 

Alors qu’un peu d’amour était tant souhaité. 

 

Pourtant, je croyais réellement en cette fratrie. 

Pourtant, j’espérais tellement en cette noble utopie. 

Pourtant, j’étais tant convaincue en cette ultime égalité. 

Car je croyais de tout mon cœur que nous étions nées pour voler. 

 

De 

 

RollandJr St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada 

Pensée dans la nuit

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Pensée dans la nuit

 

Alors qu’il n’y a point de bruit,
Alors que tout semble à jamais fini,
Viennent en mon esprit bien des songes,
Qui sont peut-être vérité ou bien mensonges.

 

Certains me trouvent prétentieux,
D’autres tout simplement orgueilleux,
Bien d’autres encore très courageux,
Je leur réponds que je fais ce que je peux.

 

Mes rêves et mes espoirs me font bien vivre,
Alors que bien des gens en ce monde ne font que survivre,
Mes chagrins d’amour m’ont enseigné l’humilité,
Car chose sûre qu’à chacun sa destinée.

 

Ainsi va la vie de l’homme et de la femme,
Dans leurs cœurs existe une ultime flamme,
Celle de trouver sa raison d’être et d’aimer,
Voilà l’importance de toujours et sans cesse espérer.

 

De

 

RollandJr St Gelais 
Québec (Québec)
Canada

À quoi bon aimer ?

 

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Croquis fort intéressant réalisé lors de ma prestation tenue le 15 septembre 2018 à Montréal

 

À quoi bon aimer ?

 

Il arrive parfois dans la vie, 

Que même dans le silence tout est dit, 

Aucun mot, aucun geste, aucune pensée, 

Ne saurait permettre de changer notre destiné. 

 

Rêver de revenir sur nos pas … si sages, 

De ces pas légers de notre enfance, 

Qui deviennent lourds à notre adolescence, 

Et que dire de ceux qui nous suivent jusqu’au vieil âge ? 

 

La solitude est certes une compagne lourde à supporter, 

Mais elle devient tellement légère une fois apprivoisée. 

Solitude qui me dirige la main vers des zones inexplorées, 

Dans les livres où ont lieu des aventures insoupçonnées. 

 

Et que dire de toutes ces grandes douleurs de la vie ? 

De ces douleurs qui lui donnent des milliers de couleurs ? 

Pourquoi amener avec un amour dans ce monde de frayeurs ? 

Que ce soit un amour d’un pays lointain ou d’une femme d’ici. 

 

Maintenant que ma tête est claire, 

Et que mon corps est libéré de cette pierre, 

Et loin sont les chaînes de mes mains désormais libres, 

Et que se trouve en mon âme une question qui sans cesse vibre. 

 

Que me convient-il vraiment pour être heureux ? 

Serait-ce, comme veut la tradition, un jour de vivre à deux ? 

Je me permets avec grande sincérité d’en douter. 

Car rien de pire de faire pleurer celles que l’on a aimées. 

 

Alors dites-moi ! Serait-ce la fin de mon rêve ? 

Celle d’être un nouvel Adam pour une autre Ève. 

Le temps passe sans arrêt tel le sable du sablier, 

Et qui passe entre les doigts du Grand Horloger. 

 

À quoi bon aimer si c’est pour faire souffrir ? 

À quoi bon aimer si c’est pour détruire ? 

Faire souffrir par notre suffisance ? 

Et détruire par notre imprudence ? 

 

De 

 

RollandJr St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada

Un peu de douceur

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Un peu de douceur

 

En cette journée bien spéciale,

Une pensée bien amicale,

Pour vous souhaiter,

Beaucoup de gaieté.

 

De la paix en votre cœur,

De l’amour à profusion,

Une prière vers Sion,

Et de la douceur.

 

Car rien n’a plus de valeurs,

Que d’être entourés,

Et d’être aimés,

À chaque heure.

 

Merci pour votre fidélité, 

Par votre présence je suis comblé,

Je vous dis Joyeux Noël,

Car la vie est une merveille.

 

 

De

 

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Haïku en ce 20 décembre 2017

 

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Modèle nu ? RollandJr St-Gelais

 

Haïku en ce 20 décembre 2017

 » La pensée se dissipe l’instant d’une pensée. « 

De

RollandJr St-Gelais de Québec