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Considère-le

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Considère-le !

 

Oui, j’ai passé avec toi la nuit.

Mais, qui crois-tu que je sois vraiment?

Une fille de joie que l’on oublie instantanément?

Je suis de celles qui aiment plus que tout cette vie.

 

Alors, prends bien garde de jouer avec mes sentiments.

Tu risques de le regretter pour très longtemps.

Je ne permettrai jamais une telle situation.

Je te promets l’enfer et la damnation.

 

Ma beauté et mon âme ne sont pas à vendre.

Malheur à ces imprudents qui se feraient prendre.

Mes yeux bleus deviendront rouge ardent comme les feux,

Du royaume de Satan qui me transformera en un succube ténébreux.

 

J’aspirerai chaque goutte de leur énergie vitale,

Mes langoureux baisers leur seront inévitablement fatals.

Ils me supplieront d’arrêter de les torturer, mais ce sera en vain.

Je tiendrai avec fermeté leurs esprits pervers entre les doigts acérés de mes mains.

 

Si j’ai accepté ce verre de vin que tu m’as gentiment offert.

Si j’ai voulu monter librement dans ta chambre aux rideaux verts.

C’est avant tout parce que je le désirais vraiment de tout mon cœur.

Des mecs comme toi, ô, mon cher ami, jamais je n’ai éprouvé de peur.

 

Que ceci soit bien clair entre nous, mon minou.

Mon charme féminin a rendu des hommes tellement fous.

Je suis la maîtresse de tant de conjoints désabusés par les illusions,

D’un amour qui promettait d’être passionnel lors de leurs unions.

 

Je suis de celles qui consolent les cœurs éclopés par tant de déceptions.

Que de secrets intimes on a chuchoté à mes oreilles en bien des occasions.

Des révélations interdites sur des conséquences inédites loin des médias.

À bien y penser, crois-moi, ô, chéri, c’est mieux que ce soit comme ça.

 

Des hommes d’État de passage jusqu’aux plus grands artistes.

Ces derniers ont souvent pour moi composé des chansons tristes.

Pourtant il y en a un dont je me souviendrai toujours pour son sourire.

Lui avoir donné un peu de bonheur dans ce monde insensible m’a fait plaisir.

 

Considère-le maintenant et pour de bon !

Si je te dis oui, ce sera avec joie, et avec ma raison.

Mais, dans le cas contraire, tu devras respecter mon refus.

Même si, toi et moi, dans mon lit nous serions entièrement nus.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Dualité féminine

Dualité féminine Poème de Rolland Jr St-Gelais Modèles : JenovaxLilith & Elise Felix Photo par Patrick Sun Source : https://www.deviantart.com/lilithjenovax/art/Duality-936516867

Dualité féminine

 

Dualité, avez-vous dit « dualité » ?

Deux êtres pour affronter la réalité.

Union de la masculinité et de la féminité.

Au fil du temps vient s’y ajouter la diversité.

 

Être deux pour danser les valses de l’histoire,

Pour lire les ouvrages aux pages si sombres, si noires.

Trinquer dans le calice de l’amertume et se nourrir du ciboire.

Se repaître des âmes qui surfent sur les vagues légères de l’espoir.

 

Figées dans le temps, nous restons immobiles telles deux statues de sel.

La sueur qui coule tout le long de notre corps, semblable à du miel.

Nous sommes des figures grecques présentées aux gens sans cervelle.

Mais, pour ceux qui reconnaissent l’art, nous savons que nous sommes belles.

 

Sur le plancher de couleur crème, nous avons adopté fièrement la pose.

J’ai une seule chose à vous dire, peu importe que cela vous plaise ou non, j’ose.

Aie de l’audace ! Encore et toujours ! disait ma défunte mère sans prendre de pauses.

Alors, tous ces prudes hypocrites, de mon indifférence, avec joie, je les arrose.

 

Nos bras de femmes pointant tantôt vers le haut, tantôt vers le bas.

Nos regards porteront ici, quelquefois là et souvent à d’autres endroits.

Une telle duplicité qui nous permettra de rester ensemble toi et moi.

Et, jamais nous ne serons soumises à un quelconque roi.

 

La vraie liberté réside en une belle amitié,

Qui peut se transformer en une passion effrénée,

En une relation remplie d’une authentique sensualité,

Surtout lorsqu’elle a commencé sous le signe de la dualité.

 

Unicité ! Dualité ! Diversité ! Voilà bien ce qui fait l’humanité.

Devrions-nous vivre dans la vertu ou bien dans le péché ?

C’est un choix tellement crucial et difficile à départager.

L’essentiel n’est-il pas simplement de s’aimer ?

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Depuis qu’elle est fermée

Depuis qu’elle est fermée Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/They-closed-the-line-913747929

Depuis qu’elle est fermée

 

En cette journée d’été, je suis allé,

Dans les bois feuillus, me promener.

À la campagne où mon père jadis m’y amena.

Avec sa voix chaleureuse, ses souvenirs, il me raconta.

 

Ses souvenirs de jeunesse,

Une époque remplie de jolies déesses.

Où il fit la rencontre de sa bien-aimée.

Une femme qu’il avait aimée jusqu’à la marier.

 

Ensemble, ils vécurent des jours heureux.

Ils étaient loin d’être riches sans être nécessiteux.

Mon père était un fier conducteur de locomotive.

Ma mère s’occupait de la boutique d’eau vive.

 

Il amenait les voyageurs de grand chemin.

Il en revoyait quelques-uns, selon leur destin.

Elle veillait avec grand soin au bon train des affaires.

Elle attendait le retour de son amour à l’autre bout du chemin de fer.

 

J’imagine bien que parfois.

Dans un élan de cœurs en émoi.

De retour d’un long voyage vers une terre étrangère.

Il arriva sur le seuil de la porte, celui qui deviendra mon père.

 

Dans un élan passionnel,

Sans dire un mot, il amena sa belle.

Vers la chambre où ils s’unirent d’un amour véritable.

Sans se douter qu’il y aurait plus tard un enfant à leur table.

 

Fruit inattendu de leur amour.

Ils me comblèrent d’affection nuit et jour.

Ils m’ont transmis leurs valeurs et leur foi chrétienne.

Elles m’ont toujours servi quoiqu’il advienne.

 

Les années passèrent à la vitesse de l’éclair.

Un bonheur brisé par le départ vers les cieux de ma mère.

En dépit de bons soins, une maladie étrange, son élue avait ravie.

Il me réconforta de la perte de celle qui m’a donné la vie.

 

Comme j’aurais aimé trouver les mots pour le consoler.

Lorsque je voyais de ses yeux rougis, toutes ces larmes couler.

Mais, je venais à peine de sortir de mon enfance.

Triste début pour entrer dans l’adolescence.

 

Elle a été inhumée dans le cimetière du village.

Un endroit somme toute joli entouré d’arbres sans âge.

Il n’a jamais désiré prendre pour épouse une autre femme.

Car, dans son cœur déchiré, pour elle, brûlait une éternelle flamme.

 

Puis, en une journée chaude d’été.

Lorsque j’étais en âge de comprendre la réalité.

Il m’amena près de la voie ferrée où avait tant roulé son train.

Il m’a alors enseigné une noble vérité, en me tenant par la main.

 

Retiens bien cette leçon, ô, ma chère fille.

C’est un fait que la vie sans cesse se défile.

Semblable à ses rails grugés par le temps impassible.

Aussi longtemps que tu auras foi en Dieu, tout sera possible.

 

Éloigne ton âme pure de tout mal.

Prend bien garde de ce monde, les vandales.

Ouvre avec joie les mains aux nécessiteux.

Et, choisis bien celui qui sera ton amoureux.

 

Tu joindras à ton tour des rails sur le chemin de fer de la vie.

Sache, ô, ma fille chérie! Que je te souhaite un bonheur infini.

Tu as été la plus belle surprise de toute mon existence.

Je désire tant que tu sois dans l’abondance.

 

Depuis que cette voie ferrée est fermée.

Je viens à l’occasion en cette forêt me balader.

C’est alors que je me remémore ces paroles de sagesse.

Merci père et mère pour votre amour et pour votre tendresse!

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Les jours « seins » de la semaine sainte

Les jours seins de la semaine sainte Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par Joel Pèlerin Source : https://www.deviantart.com/charmeurindien/art/So-Beautiful-867729139

Les jours « seins » de la semaine sainte

 

Cette semaine est particulière.

À vrai dire, elle est celle que je préfère.

Pourquoi donc ? Me demanderez-vous ?

Allons donc ! Vous savez bien que je suis un peu fou.

 

Il s’agit bien entendu de la semaine sainte.

Une période où seraient permises les plaintes.

Mais, vous me connaissez bien, je crois.

Me plaindre, ce n’est vraiment pas pour moi.

 

C’est donc avec plaisir que je vous présente ma signification.

En ce temps de la fin de carême, de cette morne saison.

Sept jours vraiment spéciaux au sein de mon calendrier.

Une éphéméride que je vous présente volontiers.

 

Tout débute avec le dimanche des Rameaux.

Qui me rappelle qu’arrivent les jours beaux et chauds.

Il va de soi qu’assister à la célébration eucharistique,

Est pour moi un devoir sacré en attendant la venue messianique.

 

Que puis-je dire du lundi « sein » ?

Si ce n’est qu’à la confession j’y vais d’un pas serein.

Car, dans sa grande sagesse, Dieu est tellement miséricordieux.

Il sait bien que pour moi, rien de plus beau que les femmes sous les cieux.

 

Et puis ? Qu’y a-t-il pour le mardi ?

C’est la journée où j’ai fait la rencontre de Julie.

Une demoiselle si mignonne et si coquette !

Qu’elle me faisait penser à une belle pâquerette.

 

Mercredi ! À quoi s’attendre ?

Celui où tout a commencé par l’imposition des cendres.

Ce qui ne m’a jamais empêché de faire la rencontre de dames esseulées.

Vous voyez mes amis ! De tous les péchés, le pire est celui du plaisir non partagé.

 

Mais, celui qui, à ma surprise, me fait sans cesse sourire.

Le jeudi « sein » me rappelle tant suaves et sublimes souvenirs.

À la cérémonie du lavement des pieds par notre divin Sauveur.

Je revois en effet celles avec qui j’ai passé d’inoubliables heures.

 

Puis vient le jour sacré du vendredi.

Au pied de la croix, je lui rends grâce pour ma vie.

Et, pour toute sa bonté envers son humble créature.

Je lui dis merci pour toutes ces dames aux belles parures.

 

C’est tout de même étrange qu’à la veillée pascale.

Je me remémore une nuit passée jadis avec la grande Pascale.

Une femme originaire de la France plus particulièrement de Chamonix.

N’ayez crainte ! En bon chrétien que je suis, je prie pour elle en cette cérémonie.

 

Que faire en ce jour de Pâques si c’est de savourer du bon chocolat ?

En songeant à celle qui, dans son lit de pécheresse, avec joie m’y amènera.

Mais en paraphrasant si bien Saint-Augustin évêque d’Hippone :

« Mon Dieu ! Permettez-moi de faire encore la rencontre de ces friponnes.

 

Il faut savoir apprécier du plaisir de la chair en abondance.

Pour saisir la valeur de votre miséricorde en surabondance.

Mais, accorder la grâce qu’en chacune de mes aventures,

Conservez en vos mains, je vous prie, mon âme pure ! »

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Ils sont beaux

« Ils sont beaux » Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par Joël Pèlerin Source : https://www.deviantart.com/charmeurindien/art/They-Are-Beautiful-908748780

Ils sont beaux

 

Ils sont beaux.

Ils sont tellement gros.

Ils sont beaux ces melons.

Ils sont à palper avec attention.

 

Les saints du ciel, eux-mêmes, les convoitent.

On devine leurs idées à leurs langues bien droites.

Pour lesquelles, ils feraient sûrement n’importe quoi ?

À parcourir mers et monde, à devenir les fous du roi.

 

Je me pose toutefois cette question.

Pardonnez-moi, car c’est un peu polisson.

Que puis-je faire pour, avec lenteur, les savourer?

Que puis-je faire pour, avec joie, les déguster?

 

Parmi les sept péchés capitaux.

Certains sont, à mes yeux, tellement beaux.

Outre la luxure pour laquelle je ne saurais me passer.

Même si, dans les flammes de l’enfer, je serai précipité.

 

Celui de la gourmandise vient en second lieu.

En effet, qu’y a-t-il en ce monde de plus merveilleux?

De goûter lorsque l’occasion se présente des melons si bons.

À moins de combiner la luxure et la gourmandise comme de raison.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada