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Présentation de Amani Lizah Glaise

Présentation de Amani Lizah Glaise

Capture3Autodidacte dans l’art de peindre à l’encre et à l’aquarelle depuis février 2018, le nu artistique s’est imposé à moi tel un nettoyage en profondeur de tous les traumatismes du passé. Ce fut un passage en revue des instants mal vécus dans la chair et ma volonté était de transcender cela. Pour moi, il n’était pas question de remuer la souffrance, mais de surmonter les obstacles afin de me permettre d’aller de l’avant et de mieux accepter les failles de mon existence.

Pendant deux ans, ce fut un travail quotidien deCapture4 trouver une technique propre, apportant une touche de vivacité et de profondeur dans mes dessins et peintures. Une recherche aussi bien picturale que liée à la réflexion, une lourde introspection pour me diriger vers une forme de libération dans l’expression de mon être. Puis, courant 2019, j’eus l’opportunité de recevoir des modèles féminins lors de séances de poses. Il était question pour moi, de « toucher » l’essence de la féminité, ceci afin de pouvoir se réapproprier cet espace pollué, d’en accepter également les parts d’ombre et mieux y distinguer la lumière qui en émane.

Capture1Puis, rapidement, des modèles masculins se sont présentés à moi afin que je travaille en collaboration. Il m’était impossible d’un point de vue pratique et même psychologique de mettre en place des séances de poses comme j’avais pu le faire pour les modèles féminins. C’est donc à partir de photographies personnelles que j’ai pu « toucher » l’essence masculine, ce qui m’a permis de me détacher des aspects purement négatifs vécus à travers l’homme. Cette nouvelle démarche, ressentie comme une forme de réconciliation, m’a amenée à ne plus considérer l’homme comme un ennemi potentiel mais bien comme un égal, aussi fragile dans la nudité, prompt à donner de lui en confiance et en simplicité.

Travailler dans ce domaine demande, il me semble,Capture2 beaucoup de respect de part et d’autre. L’ancienne « victime » qui se sauve elle-même en devenant artiste, pose son regard sur cet autre, féminin ou masculin, décryptant ce qu’elle en perçoit en traits et en couleurs, d’un geste nerveux et concentré. Assumer et accepter le processus de guérison incluant la volonté de rester fidèle à soi en se respectant pleinement désormais.

Signé : Amani Lizah Glaise

 

https://amaniglaise.wixsite.com/alg-art31/parcours-d-amani-lizah-glaise 

Article du 27/08/2019
https://amani-lizah-glaise.blogspot.com/2019/08/couvrez-ce-sexe-que-je-ne-saurais-voir.html

Comment peut-on ?

La pensive
Un véritable chef d’oeuvre artistique réalisé par G.B. d’Allemagne devianArt : https://www.deviantart.com/gb62da/art/The-thinker-833601373

Comment peut-on rester insensible à une telle beauté ?

En effet, comment peut-on rester insensible à une telle beauté ? Tout y est parfait. Je prends à titre d’exemples la luminosité qui accroît l’harmonie entre d’une part, les différentes zones d’ombre et d’autre part, la présence de la lumière. Il va de soi que la perfection physique du modèle féminin est un élément loin d’être négligeable dans notre admiration de cette oeuvre photographique. Qui plus est ! La posture choisit semble démontrer une grande sensibilité chez celle-ci.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Robe écarlate

Robe écarlate
Model is JenovaxLilith on DeviantArt Avec la permission de JenovaxLilith. https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/scarlett-829737540

Robe écarlate

 

En cette belle et fraîche nuit,

Une seule chose de toi j’ai vraiment envie,

Ô toi mon amour, ma raison de vivre, ma bien-aimée.

Voudrais-tu porter cette robe écarlate et devant moi danser?

 

Cette robe se voulait être mon présent,

Que j’offrirais à celle avec qui je vivrais éternellement,

Car, comme  tu le sais si bien, toi et moi sommes condamnés.

À ne point mourir, à ne point rendre l’âme et à vivre pour l’éternité.

 

Dans nos corps loin de la lumière,

Voilà l’ultime sentence prononcée par les enfers,

Où toi et moi avons été rejetés sur cette terre et réprouvés,

Condamnés à vagabonder sur les chemins de ces pays étrangers.

 

C’est-là le châtiment d’avoir succombé à la tentation,

Pour avoir goûté ce sang afin de ne pas embrasser les lèvres de la mort,

Ce sang de cet être damné des Carpates ne doutant pas comme nous avions eu tort.

Car en nous abreuvant de son sang nous acceptions à jamais son éternelle damnation.

 

Maintenant réfugiés dans ce château,

Le plaisir de t’offrir de tout ce qui a de plus beau,

Me comble à chaque heure d’un mystérieux bonheur,

Comme quoi il y a autre chose dans notre soif de sang que le malheur.

 

Je t’en prie mon tendre amour, accepte ce don.

Puisque mon souhait c’est de te donner de moi ce qui est bon

Car à tes côtés quoiqu’il arrivera quoique l’on nous fera je resterai,

De mon amour envers toi et face au temps qui passe toujours je te le prouverai.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Silence

Silence
Photographer: Matt McGee Model is JenovaxLilith on DeviantArt Avec la permission de JenovaxLilith. https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/silent-816327603

Silence

Parfois, il ne suffit de pas grand-chose. Un moment de solitude, d’être avec soi-même, d’être ici et maintenant. Autrement dit tout simplement être. Être pour soi et en soi.

Chose certes de plus en plus difficile à réaliser de nos jours où le temps file et défile tel un tapis roulant nous amenant vers un lieu inconnu. Un tapis roulant d’où l’on voit passer à grande vitesse les étapes de la vie. Celles que la vie elle-même nous a imposées, celles que la société a exigées à chacun d’entre nous et celles, plus rarement, que nous avons choisies. Que nous avons choisies selon notre connaissance du moment et que nous aurions choisies autrement en d’autres circonstances.

Être pour soi est devenu synonyme de tares, d’insanités, nous condamnant de manière quasi automatique aux portes des enfers. Et pourtant, qui n’a jamais ressenti le besoin de se retrouver en lui-même? C’est-à-dire de se trouver de nouveau et ce, bien au de-là de ce que les normes sociales lui ont imposées et qui ont contribué de manière insidieuse à effacer son individualité en l’agglomérant dans un tout informe, inodore et sans saveur.

Certains vont choisir la fuite dans des plaisirs à la fois éphémères et potentiellement destructeurs. Et le choix de tels plaisirs est fort étonnant. L’on a qu’à penser à la consommation effrénée de l’alcool, à la drogue laquelle est de plus en plus forte comme bien d’autres substances plus ou moins illicites afin de camoufler le mal-être qui est de plus en plus présent chez eux qui sont devenus leurs esclaves. Je pourrais davantage élaborer sur tout ce qui touche aux dépendances plus subtiles mais de plus en plus présentes au sein de la société. La dépendance au travail, à l’amour et au sexe en sont des exemples parfaits.

Pourtant, il suffirait d’un peu de silence à la fois autour de nous et en nous. Un silence qui jouerait le rôle de bouclier face à toutes les lances qui nous assaillent tant à l’extérieur qu’à l’intérieur de nous-mêmes. Oui, toutes les lances qui transpercent inlassablement parfois jusqu’au plus profond de notre être nous laissant à peine respirer et qui, une fois après que nous ayons repris conscience, recommencent leur jeu avec un plaisir malicieux indescriptible.

Nous sommes tous des humains et par le fait même nous avons tous besoin de connaître, de ressentir et d’expérimenter le silence à des moments propres à chacun d’entre nous. L’enfant à naître n’a-t-il pas connu le silence dans le sein de sa mère lorsqu’il était qu’aux stades de sa formation? Et c’est seulement qu’une fois qu’il est formé qu’il devient apte, j’en conviens de manière graduelle, à affronter le monde lequel lui brise le silence authentique et ce à tout jamais. Un silence dont bien des sages et des êtres ayant une grande spiritualité tentent avec plus ou moins de succès de retrouver à des instants bien spécifiques de leurs existences terrestres.

Bienheureux sont ceux qui ont su communier avec un tel silence même si cela a eu lieu pour un bref moment. Un moment qui les a incités à aller au-devant leurs contemporains afin de les inviter à communier à leur tour avec une telle lumière susceptible d’éclairer toute la noirceur qui assombrisse leur univers. Je souhaite ardemment que vous aviez lu cet article avec un silence bienfaiteur dans les trois sphères qui composent votre être que sont l’âme, l’esprit et le corps.

Merci pour votre lecture !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Je suis qu’une ombre

Je suis une ombre
Superbe photo par Tastethewine sur https://www.deviantart.com/tastethewine

Je suis qu’une ombre

 

Je suis qu’une ombre,

Et je fuis sans cesse la pénombre,

J’aimerais bien rejoindre la lumière,

Alors qu’à chaque fois, elle et moi sommes en guerre.

 

Je suis une ombre prisonnière de ses chaînes,

De mes peines et de mes désespoirs, cela me déchaîne.

De mes craintes et de mes illusions, je veux m’en défaire,

Car il y a sûrement dans cette vie autre chose que l’enfer.

 

Mais je me dis que c’est la réalité de la vie,

Alors pour lui plaire à pleines dents je souries.

Je la regarde tel le ferait une esclave devant son maître,

Car c’est elle et seulement elle qui me délivrera de mon mal d’être.

 

Oui, c’est un fait indéniable.

Peut-être orchestré par tous les diables,

Que la vie est celle de toutes les enseignantes,

Qui est la plus efficace car elle est la plus intransigeante.

 

Et pourtant je ressens une drôle de sensation, 

Telle que de recevoir une noble invitation,

De lui offrir avec grande liberté ma bouche,

Car je désire goûter chaque arôme telle une douche.

 

Peut-être ainsi serais-je libérée de mes entraves,

Car après tout, je suis mieux qu’une esclave.

Je suis femme fière et fille d’une grande reine,

Et un sang pur coule dans chacune de mes veines.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada